La Calcio Académie vous raconte la 29e journée de Serie A (20-21) :

Ciao ragazzi,

Disizzihend comme on dit dans le Piémont. Le dix de rang n’aura pas lieu. La faute à une Inter trop forte, la faute surtout à une Juve trop faiblarde. Ironie du sort, la saucisse nous est gentiment servie par le voisin simplet. L’Inter elle fonce tout droit vers son scudetto rêvé. Elle aura abandonné le beau jeu pour y parvenir, mais elle n’en a rien à branler. L’ex-chauve aura sa revanche. Cette passation de pouvoir nous démontre toutefois une chose : rien n’est éternel. Sauf Zlatan bien sûr, mais c’est une autre histoire.

Toro-Juve (2-2) en une image :

ANALogie par excellence (la corrida c’est de la merde).

Napoli – Crotone (4-3) :

Nom d’un chibre, on a vu un paquets de buts au stade Maradona ! Un match à rebondis-sements (mais non, pas un match de basket-ball voyons). Insigne ouvre le bal, puis offre le break à Osimhen d’une passe dé JCVDesque. Mais Simy ne l’entend pas de cette oreille et il refuse de voir le Napoli filer aussi facilement vers la victoire. Et même si Mertens nous offre un bijou de coup-franc, Simy ne renonce pas. Quinzième but en Serie A pour lui dans une équipe de manches à couille en difficulté depuis le début, il ne devrait pas y faire de vieux os, d’autant plus que Di Lorenzo offre les trois points à son Napoli et en laisse zéro aux Crottes. Le Napoli souffle dans le cou de la Juventus, et Crotone ben… Crotone profite de Simy encore quelques semaines. Avant la B.

Buteurs : Insigne (19e), Osimhen (22e), Mertens (34e) et Di Lorenzo (72e) pour le Napoli, Simy (25e et 48e), Messias (59e) pour Crotone.

Sassuolo – Roma (2-2) :

Et bien, on s’est régalé et on l’aurait pas parié. Sassuolo a fait le spectacle et a essayé tout le match. Nous n’étions pas vraiment préparé à ce genre de scenario. Les dernières rencontres avaient laissé des regrets aussi sincères qu’inutiles. De Zerbi devait se résoudre à accepter de perdre contre des équipes plus ambitieuses. Condamnée à rester l’éternelle équipe joueuse, bien calée dans le ventre mou et flasque de la Serie A, Sassuolo s’imaginait terminer la saison en roue libre. C’était mal connaître la Roma et sa propension à relancer les équipes en plein doute. Le petit Maxime Lopez fait tourner en bourrique le milieu Giallorossi. Il trouve le poteau d’une frappe croisée. En seconde période, il aura une nouvelle occasion mais il échouera cette fois sur un Pau Lopez, attentif. Lopez est vraiment redescendu d’un cran sur le terrain. Il forme avec Obiang une paire de milieu relayeur vraiment intéressante. L’ancien joueur Marseillais n’a pas la vitesse ni le réalisme nécessaire pour évoluer dans une position plus offensive. Sa performance du jour est toutefois à relativiser. Elle doit être confirmée, encore et encore. Sassuolo et Lopez peuvent peuvent être de magnifiques danseurs et retomber l’instant d’après dans l’anonymat le plus complet.

El Shaarawy, Mayoral, Diawara et Perez les quatre presque fantastiques

La Roma se fait finalement égaliser dans les derniers instants. Cette fébrilité est devenue une sorte de marque de fabrique. Ils ont certes la malchance de tomber sur un Consigli concerné et diablement efficace mais il faut bien reconnaître que la Lupa a perdu son allant offensif. Les ambitions et le jeu affiché en début de saison semblent être un lointain souvenir. Mathématiquement rien est fait, bien entendu, mais ce match nul sonne comme une alerte inquiétante avant d’envisager la fin de saison. Il va falloir retrouver une petite assise défensive et proposer un peu plus que trente minutes d’intensité dans un match. On n’a connu de meilleures façons de préparer la double confrontation contre l’Ajax ce jeudi en Europa League

Buteurs : Traoré (57e), Raspadori (85e) / Pellegrini (26e), Bruno Peres (69e).

Cagliari – Hellas (0-2) :

C’est l’histoire d’une équipe qui prend un but à la con et qui tente tout le reste du match à égaliser. Ils ont pourtant des occasions, des franches, des hasardeuses, des improbables, des joufflues, des petites, des grosses, des poilues, des peureuses, des prétentieuses et aussi des dépressives. Pis à force de les louper dans une frénésie enivrante, tu finis par prendre un deuxième but en contre par l’attaquant au patronyme le plus rigolo du championnat. Ben c’est une histoire qui risque de mal finir.

Ca semble être parfaitement cuit du coté Sarde.

Buteurs : Barak (54e), Lasagana(90 +8e)

Lazio – Spezia (2-1) :

Le but de Verde a fait le tour d’Europe. Il illustre tellement bien la saison en tout point remarquable de La Spezia. Condamné avant la première journée, les ligures ont joué chaque match comme s’il était le dernier. Lazio a bien fini par l’emporter, bien aidée par la VAR et par la naïveté défensive des hommes de Vincenzo Italiano.

Les Laziales ont perdu leur sang froid dans les dernières secondes. Ils terminent logiquement à neuf sans en payer les conséquences sur ce match. Ce manque de sérénité est malgré tout assez révélateur. Les anciens prétendants au Scudetto en sont à rêver à une qualification de plus en plus hypothétique en Champion’s League. Le retour sur terre est peut-être trop douloureux.

Le but de l’année

Buts : Lazzari (56e), Caicedo (89e) / Verde (73e)

Genoa – Fiorentina (1-1)

Le quatorzième est venu chercher un point chez le treizième. Voilà un résumé assez juste et représentatif quand on évoque le résumé du match. Scamacca s’est arraché pour délivrer une offrande à Destro. Le Genoa ne va pas garder longtemps cet avantage. D’une reprise croisée, le serbe égalise dans les dix minutes qui suivent. La Fiorentina dominera jusqu’au carton rouge reçu par Ribery plus maladroit que méchant.

Buteurs : Destro (13e) / Vlahovic (23e)

Bologna – Inter (0-1) :

Avant d’affronter Bologna dans son antre, L’Inter connaissait les faux de ses deux rivaux. La pression était du coté de Conte. A dix journées de la fin, les Nerazzuri pouvaient s’offrir un écart significatif qui sentirait bon le Scudetto si l’Inter n’était l’Inter. Bologna n’a pas démérité mais la ville Dotta (savante) a fini par perdre son latin. Lukaku d’un tête surpuissante libère l’Inter. Malgré les quelques tentatives Rossoblu, la défense interiste tient bon.

Nous évoquerons plus tard le nouveau logo et les objectifs politiques de ce changement. Il est temps de rendre l’antenne en attendant les matchs en retard de mercredi.

Buteur: Lukaku (31e)

Milan – Sampdoria (1-1) :

Période compliquée pour le Milan, très irrégulier dans ses derniers matchs (2N, 2V, 1D) et en grosse difficulté à domicile … (2V, 2N, 4D sur les 8 derniers matchs à San Siro).
Que dire de ce match, à un horaire fumeux comme les piatti servis au même moment dans tout le pays … Milan s’est sabordé tout seul, comme ça lui est déjà arrivé cette saison. Ranieri et sa belle équipe est venue faire le jeu à San Siro et aurait dû mener au score à la mi-temps sans un énorme Donnarumma (n’en déplaise aux 2 commentateurs du jour sur BeinSport Josse et Fernandez qui découvrait pour ce dernier certains joueurs : « comment il s’appelle le joueur turc ? » …). Mais les genovese ne s’inquiètent absolument pas et savent pertinemment que face à ce Milan, ça finira par passer et c’est Theo Hernandez qui ne s’entend pas avec Kessie aux 20m, qui offre à Quagliarella un somptueux but d’un petit lob … Milan est mené au score à l’heure de jeu et c’est mérité.
C’est donc à ce moment que les rossoneri décident de se mettre dans le match. 60min après le coup d’envoi. Ibrahimovic, pas dans un bon jour, fait plus office de passeur que de tireur … et comme les autres attaquants sont blessés ou laissés sur le banc (au profit d’un Castillejo abominable), c’est compliqué de trouver la faille dans le bloc soudé mené par Ranieri. Une expulsion facilitera le travail et permettra sans doute à Milan d’égaliser en fin de match par Hauge, avant que Kessie ne trouve le poteau dans les arrêts de jeu. Milan ne méritait pas la victoire, et Milan piétine encore au classement. L’avance s’est envolée, l’Atalanta recolle et la Juve n’est pas loin. La fin de saison sera passionnante !

Buteurs : Hauge (87e), Quagliarella (57e)

Atalanta – Udinese (3-2) :

Au petit jeu de « celui qui marque le plus gagne », c’est l’Atalanta qui gagne, souvent.
Quitte à concéder des occasions, la Dea a décidé comme déjà depuis quelques mois, années, d’attaquer et d’attaquer encore. Muriel, toujours lui, marque deux fois, ainsi que son compère d’attaque Zapata. Le club frioulan réduira l’écart deux fois mais la bande à De Paul partira la queue entre les jambes, sans point glané à Bergame.

Buteurs : Muriel (19e, 43e), Zapata (61e) ; Pereyra (45e), Larsen (71e)

Benevento – Parma (2-2) :

Terrible pour Benevento, habitué aux désillusions de fin de match, égalisé à la 88e minute par un Parma combattif à l’image des derniers machs.
L’équipe de Inzaghi est ambitieuse et elle le prouve à chaque match, en ne lésinant pas sur les actions offensives quitte à se découvrir et se faire punir.
Parme est toujours 19e et les sorciers 15e se maintiendront vraisemblablement en Serie A ! Bravo à eux, mes poulains depuis le début !

Buteurs : Glik (23e), Ionita (67e) ; Kurtic (55e), Man (88e)

Note Artistique de la journée : 4/5 :

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PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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