La Calcio Académie vous raconte la 4e journée de Serie A (20-21) :

Ciao ragazzi,

Des buts, des chocs, un derby de Milan et une Juve sans C. Ronaldo, beaucoup d’intérêt pour notre calcio ce weekend. Comme d’habitude, on vous en raconte les faits majeurs.

Un derby sans supporter… Tristesse absolue mais pensée quand même aux ultras de la Nord qui auraient fait un magnifique tifo.

Naples – Atalanta (4-1) :

L’Atalanta est venue, a pris sa fessée puis est repartie, un peu rougie par la douleur somme toute atténuée par la douceur du climat napolitain et par la Ligue des champions qui arrive.
La Dea n’y était pas du tout, et Naples a fait grosse impression. Quatre pions en 35 minutes, les Bergamasques n’ont pas vu le jour en première mi-temps et sont rentrés au vestiaire en pensant déjà au match européen quelques jours plus tard. Grosse opération de Gattuso qui a imposé son style, qui a magnifiquement intégré un Osimhen pesant match après match sur les défenses adverses (premier but pour lui en Serie A) et en trouvant également sa place à Lozano, auteur d’un doublé.
Tout roule pour les bleus de Naples et trois points bons à prendre face à une Atalanta toujours chiante à préparer la semaine, qui signe d’ailleurs son premier faux pas de l’année.

Buteurs : Lozano (23’, 27’), Politano (30’), Osimhen (43’) ; Lammers (69’)


Sampdoria – Lazio (3-0) :

Quel homme ce Quagliarella. On en parlera un jour plus longuement de cet attaquant, 37 ans et encore décisif 3 fois sur les 4 derniers matchs. Buteur par tous les temps, sur tous les terrains, il ouvre le score aujourd’hui d’une tête en lucarne.
Ensuite la Samp déroule devant une Lazio peu inspirée qui ne cadre aucun tir en 90 minutes… 3-0 sec, et ça aurait pu être bien plus sévère sans des arrêts miraculeux de Stratoshka le gardien laziale. La Lazio pleure mais doit vite sécher ses larmes avant de recevoir Haaland, Sancho et toute la clique du Borussia, qui ne viendra pas à l’Olimpico se satisfaire d’un match nul.

Buteurs : Quagliarella (32’), Augello (41’), Damsgaard (74’)


Inter – AC Milan (1-2) :

Depuis 2016, Milan n’avait pas gagné un derby en Serie A. Une éternité. Enfin la ville de la mode se pare de nouveau du rouge et noir en vogue depuis septembre !

Ibrahimovic. Que dire de plus qu’on n’a pas encore dit et qui pourrait vous surprendre ? Un monstre, tout simplement. Par son énergie, son efficacité, son influence mentale auprès de ses coéquipiers …  Encore un doublé pendant le derby, contre une très belle Inter qui méritait peut-être davantage que ce score. Une belle Inter qui devrait aller loin cette saison, à n’en pas douter. Espérons qu’elle soit accompagnée, pas si loin, par sa cousine rossonera, leader de Serie A avec 4 victoires en 4 matchs et déjà candidate auto-proclamée au podium.
Grâce à Maldini, Ibrahimovic, Pioli, enfin de l’ambition ! Pourvu que ça dure.

Buteurs : Lukaku (29′) ; Ibrahimovic (13′, 16′)

Nul doute que les ultras de la Curva Sud auraient fêté ça comme ils savent très bien le faire.


Bologne-Sassuolo (3-4) :

Quelle régalade ce Calcio. On ne le répètera jamais assez. Du jeu, des idées, de la jeunesse, de l’expérience, des coachs volontaires comme Mihajlovic et De Zerbi ce jour qui nous livrent une partition magnifiquement déchaînée, telle une polonaise de Chopin.
Bologne, menant 3-1 à l’heure de jeu se croyait à l’abri d’une défaite dans son stade. Le béret bien vissé sur la tête de Mihajlovic couvrait sa tranquillité… mais De Zerbi et ses joueurs sont remplis de fougue on le sait, puisque 20 minutes et trois buts plus tard ils l’emportaient 4-3 au terme d’un match rempli de beaux buts, de belles actions (et de gros risques défensifs).
Sassuolo est 2e de Serie A, 3 victoires et 1 nul en 4 matchs, merci De Zerbi.

Buteurs : Soriano (9’), Svanberg (39’), Orsolini (60’) ; Berardi (18’), Duricic (64’), Caputo (70’), Tomiyasu csc (77’)


Crotone – Juve (1-1) :

C’était le soir des premières. La première de Chiesa, le premier but (du retour) de Morata, la première passe décisive de Chiesa, le premier point de Crotone, la première expulsion de Chiesa, la première sans C. Ronaldo, la première polémique arbitrale en défaveur de la Juve… Bref, Crotone prend un point bien précieux et la Juve en perd 2 importants dans la course au titre avec déjà 4 points de retard sur le premier.
Tout avait bien commencé pour Crotone avec l’ouverture du score rapide sur penalty après une faute de Bonucci. Morata clôt un beau centre de Chiesa, piston droit donc dans sa nouvelle équipe, avant que ce dernier, expulsé dès son premier match, ne laisse les siens, à 10 contre 11, qui ne marqueront jamais le deuxième but… à cause de la VAR si l’on en croit l’arbitre qui empêche Morata de marquer un doublé.
L’arbitre n’était décidément pas du côté de la Juve, ce qui, ne nous leurrons pas, n’arrivera pas tous les weekends.
Oui, vous avez compris, notre académicien juventino nous a laissé le soin d’écrire sa partie, et nous le lui rendons bien. Sans rancune Roberto Bettegras, mais on est beaucoup trop jaloux de ton combo comté-vin du Jura.

Buteurs : Nwanko (12), Morata (21)


Roma – Benevento (5-2) :

La Roma en mode diesel se fait peur mais gagne. Assez lente dans les transmissions, assez ennuyeuse, la Louve finit tranquillement par en mettre 5, avec un bon Dzeko, un bon Pedro, un bon Cristante et un bon Mkhitaryan.
De son côté Benevento n’a pas à rougir de son entame de match et des buts de Caprari et Lapadula (sur un péno concédé par Veretout, qui se vengera quelques minutes plus tard en en mettant un) mais la machine romanista, bien huilée, finira par en mettre trois dans le dernier quart d’heure, pour tuer toute volonté rebelle.

Buteurs : Pedro (3’), Dzeko (35’, 77’), Veretout (69’), Perez (89’) ; Caprari (5’), Lapadula (55’)

L’alliance rebelle annihilée


Hellas – Genoa (0-0) :

Perin sauve donc encore une fois le Genoa. Pourtant les adversaires du jour n’étaient pas dans leur assiette. On ne peut pas vraiment l’expliquer mais l’Hellas ne joue plus aussi bien que la saison dernière. Si on ose se permettre, ça ressemblerait presque à une critique d’un film de Luc Besson : « Les actions sont poussives et ça manque de dialogue sur le terrain. Les effets spéciaux ont leur limite ».
Dans cet océan moyennasse, il faut tout de même sauver le petit Ebrima Colley. Le jeune Gambien est prêté par l’Atalanta. Il sera, à n’en pas douter, une des attractions véronaises.


Spezia – Fiorentina (2-2) :

Menés de deux buts, les petits gars de La Spezia ont réussi l’exploit de revenir dans le match. Ils auraient même pu l’emporter à la toute dernière seconde. On ressent un vrai engouement pour cette équipe malgré l’absence de tifosi dans les stades. On aurait tellement aimé voir le stade Alberto-Picco se soulever et hurler quand Farias égalisa à la 75e. La Fio, quant à elle, est restée fidèle à ses fâcheuses habitudes. Cette incapacité à conserver un score risque d’être rédhibitoire au moment de faire les comptes. Et ce maillot third ? On en parle de ce maillot third ? Il n’est pas assez moche pour prétendre à la cacamiseta ou même pour faire rire mais il est malgré tout d’une laideur infinie.

Buteurs : Verde (39′), Farias (75′) ; Pezzella (2′), Biraghi (4′)


Udine – Parma Calcio (3-2) :

Dans ce duel des mal classés, l’Udine s’est fait peur avant de s’imposer sur le fil. Parme ne sera pas la surprise de l’année. L’effet de surprise s’est estompé. Les départs de Kulusevski à la Juve, de Cornelius à Bergame et de Darmian à l’Inter n’ont pas été compensés. Parme ne joue pas si mal. Mais ils n’ont plus les joueurs pour faire la différence. Sepe n’est plus impérial. Mais bon, on va rester positif pour nos amis parmesans, ce n ‘est pas encore râpé (élue blague de l’année par les lecteurs de Bilto Magazine).
L’Udine respire à nouveau et sort la tête de l’eau. Nos amateurs de patates en manquent parfois en début de saison. Ils ont su résister au coup du sort et à la réussite des visiteurs. Le milieu argentin Pussetto prend sa chance à vingt-cinq mètres du but adverse. Il a une solution à droite et une à gauche. Visiblement l’Argentin n’est pas fan du nouveau monde, il préfère la jouer perso. Il faut du courage pour la tenter. Il écrase sa frappe qui prend une trajectoire étonnante. Sepe, qui était parti cueillir des girolles, est battu.

Buts : Samir (28′), CSC Iacoponi (52′), Pussetto (88′) ; Hernani (26′), Karamoh (70′)

Belle cueillette ce dimanche


Torino – Cagliari (2-3) :

Je suis l’autre club de Turin. Chaque saison les tifosi espèrent vibrer à nouveau. On y chante les louanges de Belotti. Et pourtant, ça finit mal à chaque fois. Je suis, je suis le Torooooooo.
Dominé par de timides Piémontais, on a longtemps cru que Cagliari allait perdre le match tout seul. Mais c’était sous-estimer la volonté et l’opiniâtreté des hommes de Giampaolo. Sirigu signe incontestablement la toile de la journée. Sur un centre complètement anodin, l’ancien portier du PSG s’emmêle les pinceaux. Cagliari prend l’avantage sans se procurer la moindre occasion.

Buts : Belotti (4′, 49′) / Joao Pedro (12′), Simeone (19′, 73′)


Note artistique de la journée : 5/5

Que de spectacle ! 41 buts en 10 matchs, plus de 4 buts par match, un derby de Milan bien rythmé et une Juve qui trébuche, que demande le peuple ? 5-2, 4-3, des 3-2 en pagaille, on se régale comme si on buvait du vin jaune. Dès la 4e journée, on retrouve les favoris en haut : le Milan, l’Inter, Naples, l’Atalanta, la Juve… et le Sassuolo de Zerbi, qu’on ne vous présente plus comme une surprise. Quid des Romaines ? À la traîne, une Roma 8e et la Lazio 15e déçoivent et ne peuvent que faire mieux. Ça passera par l’Europe cette semaine et par un regain de forme obligatoire en Serie A car cette saison, plus encore que les précédentes, la lutte est âpre et incertaine. En tout cas, le début de saison et ce qui nous attend nous excitent énormément autant qu’un beau corps nu, qu’un coup franc tiré par Franck Homer, ou qu’un pâté lorrain.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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