La Calcio Académie vous raconte la 5e et 6e journée de Serie A (21-22)

Ciao ragazzi,

On est pas des branleurs, on avait juste pas le temps, merde. Alors voilà sans transition la cinquième journée :

-Dans le match du rouge et du bleu, le Genoa et Bologne ont partagé les points. Bologne aurait bien pu gagner, mais Sirigu ne voulait pas.

-Dans le match des équipes que je déteste, la Fio s’est fait rouster le cul par l’Inter chez elle. Joie étrange que celle de voir un club honni se faire rouster par un autre club honni, mais en ces temps merdiques on s’en contentera.

-Dans le match de la hype, l’Atalanta a pris le dessus sur Sassuolo. Je vais pas faire comme tous les hipsters de merde qui ont parlé en long, en large et en travers de ce match sans en avoir vu une seconde donc je m’arrête là.

-Dans le match du nain et du tricheur, lo Spezia a bien crû arracher un point à la Juve. Il aurait pas été mérité, et de toute façon De Ligt en a décidé autrement en offrant une victoire – la première de la saison – à une Vieille Dame qui récupère doucement de sa pose de prothèse de hanche.

-Dans le m… bref, vous avez compris, l’Hellas a offert son premier point à la Salernitanale. Plus qu’une quarantaine pour rester en Serie A (rires).

Et le Franco Barésillico alors ? Et bien le Milan a enfoncé Venezia, comme prévu. Un de Brahim, un de Theo et puis s’en va. Le Milan reste en tête du championnat, Venezia n’arrive pas à décoller.

Et ben voilà vous savez tout. Hein ? Ah oui. Empoli continue à impressionner tout le monde en enchaînant les bonnes prestations, ici au dépens de Cagliari. Le Napoli a quant à lui massacré la Samp’ sur ses terres. Le Toro et la Lazio ont fait un nul bien nul et Jouzé le grand a continué son sans faute en gagnant contre l’Udinese.

Pour le cocktail, on va faire simple :

Le Trois Tiers

1/3 Ricard
1/3 Suze
1/3 San Pe, parce qu’on est dans la Calcio Académie, bordel.

(Ce cocktail a été éprouvé sous un nom différent par plusieurs membres de la rédaction, vous pouvez y aller les yeux fermés).


Juventus – Samp’ (3-2) :

La tuile. Orpheline de la Cricre, la Vieille Dame perd sa Joya jusqu’après la trêve internationale. Dybala avait pourtant ouvert les hostilités face à une Samp’ vêtue pour l’occase d’un maillot rouge à gerber les dents serrées. Bonucci avait même fait le break sur rigore per la Juve, avant de faire une belle air-défense pour permettre aux Genovesi de revenir dans le match. Locatelli, ce bel homme au pied seyant et au port altier, permettra à la Juve de reprendre le large et de se rassurer après un début de saison bien anal, et peu importe le but de Candreva dans les dix dernières minutes.

Buteurs : Dybala (10e), Bonucci (43e s.p.) et Locatelli (56e) pour la Juve, Yoshida (44e) et Candreva (83e) pour la Samp’


Sassuolo – Salernitanale (1-0) :

Va falloir encore tenir 32 journées hein les copains. Peut-on déjà tabler sur un record ? Trop tôt pour le dire, même si les anges de la merde semblent bien s’être penchés sur le berceau de la Salernitanale. Peut-on dire que je porte l’œil aux promus après Crotone la saison dernière, sans aucun doute.

Buteur : Berardi 54e) pour les Neroverdi.

La Spezia – Milan (1-2) :

C’était dur mais Milan l’a fait, encore une victoire pour les Rossoneri, au bout du bout d’un match très compliqué et très bien joué par les mecs de Lo Spezia Calcio.
Cramés physiquement, les joueurs du Milan ont bien péché devant et la charnière Tomori-Romagnoli a laissé pas mal d’espaces à Verde et Nzola notamment.
Milan s’en remet à Brahim Diaz en fin de match pour la victoire mais avant ça c’est un moment d’histoire qui s’est écrit avec la première titularisation en Serie A et le premier but inscrit par le petit fils Maldini (Daniel de son prénom). Trois générations de joueurs sous le même maillot, un grand père illustre, un père fondateur, un petit fils qui a tout pour être une coqueluche lui aussi du club. On lui souhaite, et on le souhaite, pour la beauté de notre sport.

Buteurs : Verde (80’) ; Maldini (48’), Brahim (86’).


Inter – Atalanta (2-2) :

Le spectacle était au rendez vous. Rarement verni par l’arbitrage dans le derby lombard, l’Atalanta a respecté les traditions. Pour une fois, les Bergamasques ne peuvent pas vraiment se sentir floués. Le penalty y est. Di Marco, flairant l’injustice, expédie une lourde sur la barre. Le but refusé ne souffre d’aucune contestation possible. Le ballon est sorti. L’arbitre aurait mérité de valider le but rien que pour donner une leçon à Handanovic. Le Slovène avait sorti un gros match contre la Fio’. On n’était plus habitué. Merci Handa de remettre l’église au milieu du village.

En dehors de ces faits d’arbitrage et du décorum habituel d’un match de Serie A dirigé par un arbitre aussi autoritaire qu’une moule de bouchot défendant son piquet, on s’est régalé. Les locaux n’ont pas su profiter de l’ouverture du score de Lautaro. Omniprésent durant le premier quart d’heure, Calhanoglu s’est éteint, plus de son, plus d’image. Il aura fallu attendre sa sortie et l’entrée de Vecino pour retrouver un peu de rythme. C’est bien gentil de se répandre dans la presse mais il va falloir se bouger sur le terrain. On ne va pas rester éternellement sur des débuts réussis.

Rapidement menée au score, la Dea n’a pas paniqué. Musso sauve les quelques ballons chauds. Toloi est plus à l’aise qu’un acteur porno, il s’impose autant derrière que devant avec un vigueur légendaire. Malinovskyi est trop fort, il illumine l’effectif, caresse le ballon, dribble quand il le faut. Il sait tout faire.

Finalement le nul est assez équitable. Rendez vous en milieu de semaine pour les deux équipes lombardes et il faudra s’imposer cette fois…

Buts : Lautaro (5′), Dzeko (71′) ; Atalanta Malinovsky (30′), Toloi (38′)


Lazio – Roma (3-2) :

Assurément le derby della Capitale est LE MATCH DE LA JOURNÉE et de ce début de saison. On a tout vu, des buts de malades, une prise de Kung-fu de Rui Patricio, un penalty généreux, du suspens, un exploit de Reina, des grimaces du Mou’, une chevauchée victorieuse de Ciro, un grattage de burnes spectaculaire de Zaniolo. Ce fut épique, grisant et électrisant. Juste après le coup de sifflet final, on ressent déjà l’effet du manque. On aurait du rajouter trente minutes de plus pour en profiter encore, allez juste un peu. Alors tu regardes le résumé encore et encore.

Le résumé incontournable !!!

Quel pied les amis, quel pied. Et pis après le coup de sifflet final, Jouzé, en conférence de presse, se plaint d’un petit rouge oublié, Maurizio confirme les propos de son homologue en se demandant comment effectivement Rui Patricio peut finir le match. C’était beau, c’était intense, c’était fou.

Jouzé calme le jeu ?

La Lazio a joué à la Sarri, en mouvement perpétuel et en se projetant. Ils peuvent tuer le match dix fois et ils finissent par laisser quelques espoirs à la Roma. La Lazio revient dans le jeu. Il a bien mérité sa clope, Maurice.

Maurice et Pierre (vu de dos), on ne va pas vous faire l’affront de vous l’expliquer

Buts : Milinikovic-Savic (10′), Pedro (19′), Felipe Anderson (62′) ; Ibanez (41′), Veretout (69′)


Venezia – Torino (1-1) :

Matchs de concurrents au maintien entre Venise et le Torino et un partage des points logique vue la physionomie du match. Les deux équipes auraient pu tuer le match mais les gardiens, les arbitres s’y sont mis pour empêcher une des deux équipes de gagner.
Venise fait du surplace avec quatre points seulement mais le Torino fait un bon début de saison avec une honnête 9e place, loin du marasme de l’an dernier… pour le moment.

Buteurs : Aramu (78’) ; Brekalo (56’)


Napoli – Cagliari (2-0) :

Tranquille pour le leader de Serie A qui boucle sa 6e victoire en 6 matchs. Anguissa qui montre un tout autre visage que celui montré à l’OM n’en finit plus de plaire à Naples ! Il est encore à l’ouverture du but d’Osimhen, bien en forme depuis son retour de suspension. Mais comme Insigne a un petit air jaloux, c’est lui qui est allé conclure le penalty pour une faute sur Osimhen (encore) pour signer la victoire napolitaine face à de faibles Sardes.

Buteurs : Osimhen (11’), Insigne (57’)


Genoa 3 – 3 Hellas

Il gol dalla bottiglia d’acqua restera dans les annales. À quelques minutes de la fin du match, Destro est sur le coté. Il quémande une bouteille d’eau, il est cuit Matteo. Il a passé son match à courir dans le vide, à voir le temps s’échapper inexorablement. Il se traînait sur le terrain comme se traînent les condamnés à l’échafaud lors de leur dernière promenade. Et puis tout a changé. Un coude et un péno mérité, un coup de boule catapulté et voilà le Genoa revenu dans le match. Alors, il la prend sa bouteille, elle n’est pas volée nom de diou. Sauf que voyez vous, le jeu a repris. Matteo ne sait pas où poser sa bouteille, alors il la tient fermement dans sa main gauche. Il fera danser la défense veronaise, à droite, à gauche, avant de tromper un Montipo qui ne savait plus où il habitait.

Le fabuleux voyage de la bottiglia d’acqua

Heureusement pour l’Hellas et pour les supporters de la Samp’, le Genoa reste le Genoa. Ils se font égaliser comme des cons dans les arrêts de jeu sur une tête du vieillard Kalinic.

Buts : Criscito (76′), Destro (80′, 86′) ; Simeone (8′), Barak (49′), Kalinic (91′)


Empoli 4-2 Bologne

Empoli corrige Bologne et se rassure un petit peu. Il faut dire que les hommes de Mihajlovic ont cette faculté admirable à se saborder avec classe et détermination : deux poteaux, deux barres, un péno raté, un CSC, et Arnautovic qui manque le ballon du 3-3, n’en jetez plus, la coupe est pleine. À noter le premier but du jeune espoir Samuele Ricci, ça ne sera certainement pas le dernier.

Buts : Bonifazi csc (1′), Pinamonti (31′), Bajrami sp (54′), Ricci (90′) ; Barrow (11′), Arnautovic (76′)


Udine – Fiorentina (0-1) :

Une nouvelle fois, la VAR et l’arbitre central ont été les acteurs de ce match. Cette fois ci, la vidéo a alerté le référé d’une possible « faute » sans contact dans la surface de réparation. Cet andouille d’arbitre n’avait pas vu en direct cette absence de contact. Il n’avait pas décidé de siffler la sanction suprême (non ce n’est pas écouter un spectacle de Camille Lelouche en se goinfrant d’Oreo). Contacté par son oreillette, Davide Ghersini se décide à revoir l’action au ralenti. Après trente minutes de visionnage intensif, le verdict est sans appel. L’absence de contact est évident, le doigt est tendu. Il n’indique nullement la lune. Ce n’est pas non plus une invitation à se mettre au travail façon Khazri. Non, c’est bien un péno. Du coup, la Fio le marque et remporte injustement un match un peu ennuyeux.

But : Vlahovic (16′)

Note Artistique la journée (4/5) :

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

Un commentaire

  1. Il est bien raconté, ce non-pénalty florentin. On s’y croirait.
    Et quel beau périple pour cette bouteille génoise. Guy Roux aurait été content, Matthieu DROITE n’a pas gâché la flotte en la balançant encore ouverte sur le bord du terrain. Un but qui sauve la planète, en vérité.

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