La Calcio Académie vous raconte la 8e Journée de Serie A

Ciao ragazzi,

Pendant cette trêve, un peu d’ennui, un petit bonbon  et du temps pour se retrouver avec soi-même (ou avec les autres autour d’une bonne suze).
La Serie A reprend ses droits avec son lot de surprises, d’incertitudes, de suspens, de bêtises, … C’est une journée pré-Ligue des Champions, attention aux faux pas des équipes engagées, attention aux poursuivants de ne pas louper le coche pour recoller au classement, attention à Milan de ne pas re changer d’entraîneur, le quota d’indemnités de licenciement est déjà bien entamé pour 2019.
On déteste toujours autant la VAR, rassurez-vous, on déteste toujours autant les cris racistes, tout comme vous. On va donc essayer de garder notre calme en écrivant ce qui va suivre car l’amour du calcio est plus fort que tout (enfin moins qu’une bonne baise, qu’un bon vin ou qu’une bonne tartiflette).


Parme 5-1 Genoa

Parme s’est débarrassé avec une facilité déconcertante d’un Genoa ridicule et perdu sur le terrain. Le bûcheron Cornelius inscrit un triplé improbable au vu de ses dernières saisons. Le Genoa Cricket et Football Club a probablement privilégié la section Cricket cette année. Nous ne voyons pas d’autres explications. Ou alors ils ont échangé les staffs. Les Génois passent leur match à taper dans le ballon comme des fous et à courir dans le vide. On ne sait pas si ça ressemble à du Cricket mais ça ne ressemble pas à du foot en tout cas. Thiago Motta débarque chez les Rossoblu. Bon courage !!!

Buteurs : Kucka (38e), Cornelius (42e, 45e, 50e), Kulusevski (79e) / Pinamonti (52e)

Un groupe attentif au nouveau coach

Lazio-Atalanta (3-3)

La Lazio reçoit l’Atalanta. On imagine assez bien la pensée qui anime les supporteurs. On pourrait la résumer ainsi : « On va les ouvrir les paysans. Ça commence à bien faire leurs conneries. Remus et Romulus nous regardent. Soyez fier de vous, levez les bras bien haut (allez, allez, allez), la main sur le cœur et chantons à la gloire de la louve nourricière ». L’Atalanta se déplace sans le Général Zapata (blessé à la cuisse) et le Yougo de service Ilicic (préservé après les matchs internationaux).

La Lazio va vite regretter son optimisme gênant. Dès les premières minutes, la Lazio est littéralement étouffée. Ils ne parviennent que très rarement à se projeter. Les lombards s’amusent, passent sur les côtés comme dans du beurre. Et finalement ce qui devait arriver arriva. Muriel inscrit son doublé (un premier but d’école, une passe de Gosens dans le mouvement, Muriel profite de la sieste de Parolo et trompe le gardien du temple laziale sans forcer) en trente minutes et Gomez (sans Tavares en plus) parachèvent le score à la mi-temps. On ne voit pas bien par quel miracle les Biancocelesti pourrait revenir dans ce match.

Et pourtant, ils vont revenir. L’Atalanta s’acharne à gâcher ses nombreuses occasions avec une application admirable. Ce manque de réalisme évident laisse bien évidemment quelques espoirs aux laziales. Immobile relance les siens sur pénalty avant de lancer parfaitement Correa. En deux minutes, la Lazio est revenue. Le match devient véritablement électrique. Les locaux n’ont même plus le temps d’insulter les Albanais ou de divaguer sur la fiabilité légendaire des Lancia. L’émotion est à son comble. En dramaturge de talent, Ciro (comme la sauce) égalise à la dernière seconde avec l’aide d’un arbitrage parfois loufoque et souvent burlesque. L’essentiel est ailleurs. L’honneur de la louve est sauf, les Lombards peuvent se les bouffer avec de la polenta bien tassée. Ils tenaient le match, ils l’ont laissé filé.

Buteurs : Immobile (69e et 93e), Correa (70e) / Muriel (23e et 28e), Gomez (37e)

Napoli- Hellas Verone (2-0) :

L’Hellas a encore perdu. Ce n’est pas vraiment une surprise. Mais on peut noter quand même le clin d’œil des Napolitains qui laissent un vieux polonais, un peu rouillé, claquer un doublé et assurer une victoire facile. Ça fait mal au cul les gars ?

Buteurs : Milik (37′ et 67′)

Sassuolo-Inter (3-4) :

Berardi et Boga ont fait trembler l’Inter. Le match semblait pourtant complètement plié. Lukaku et Martinez avaient claqué leur doublé devant une défense apathique. On sait recevoir au « Mapei Stadium ». Et oui, l’Italie aussi est touché par le « naming » de merde. On n’épargne rien aux pauvres Sassolesi. En plus de leur hymne un brin ridicule du Pascal Obispo local, ils doivent en sus se taper le pire nom de stade de toute la botte. La Mapei tente de se refaire une virginité. Pis ça tombe bien, vu les parpaings envoyés par les défenseurs et les failles collectives, les neroverdi ont bien besoin de l’expertise de la Mapei. Et oui, à votre grande surprise, la Mapei n’est pas seulement une ancienne équipe cycliste vérolée par le dopage. Il s’agit également de la marque transalpine de référence pour la colle, le bricolage et tous ces trucs à la con. Voilà une information qui pourrait vous faire briller en société.

L’Inter l’emporte donc dans la douleur. Pas sûr que le match soit du gout de Conte. Le technicien italien semblait fulminer sec dans sa zone technique. On le soupçonne, malgré tout, d’avoir apprécier le festival de Boga sur son but. Sept Buts, des occasions à gogo, un parachutiste barjot, le calcio est tellement ennuyeux…

Buteurs : Berardi (16e), Djuricic (74e), Boga (83e) / Lukaku (38e et 45e), Martinez (2e et 71e)

Brescia 0-0 Fiorentina

La VAR innove. A cause d’une main (légère qui plus est) au milieu de terrain du prometteur Tonali, l’arbitrage vidéo refuse un but pour Brescia. A part ça ? Pas grand-chose, une Fio un peu flemmarde qui attend avant de jouer au football et Brescia qui se bat avec courage mais sans y croire vraiment. On se quitte sur un 0-0 logique.

Juve-Bologne (2-1) :

On aime la suze, on hait la VAR, la Juve gagne encore. Rien de surprenant à voir cette juve gagner encore, à domicile contre Bologne. Rabiot est titulaire (c’est à souligner), et c’est presque lui qui délivre la 1e passe décisive du match puisqu’il lance horriblement C.Ronaldo (la passe est ratée et CR7 se démerde pour récupérer la balle) qui fait du Ronaldo, fixe, passement de jambe, frappe en force imparable. Kiki Musampala a fait la même aux horsjeuiades mais seuls les présents savent.
La Juve domine mais se fait surprendre par Danilo qui égalise, alors la vieille dame active le mode sans échec et pilonne le gardien de Bologne. La Juve marque logiquement un but par Pjanic décidément très décisif ; élu but le plus moche de la décennie (regardez le cafouillage extrême pendant les 15 secondes qui précèdent le but).
Le reste est d’une gestion juventinienne autant dans la rigueur défensive que dans l’aide arbitrale puisque l’homme en noir du jour (qui n’a pas d’ennemi en tribunes, lui) décide avec l’aide de la VAR de ne pas siffler une main évidente de De Ligt dans sa surface, à la 91e … Stupeur, surprise, la VAR est une plaie, vous le savez, on le sait. 93e Bologne touche la barre et oblige Buffon à un magnifique arrêt, la Juve a eu chaud, mais la Juve a gagné, comme d’habitude.

Buteurs : C.Ronaldo (19′), Pjanic (54′) – Danilo (26′)

Milan-Lecce (2-2) :

A Milan, on a beau changer d’entraîneur comme de chemise, on est toujours aussi mal fringué. Ce genre de chemisette à rayures, trop grande, trop large, qu’on remplace par une chemise slim cintrée au col bicolore. Bref, vous voyez l’image.
Sur le banc du Milan, c’est pareil, et sur le terrain, aussi. On change de nom, mais on ne change rien d’autre. Alors oui, il y a eu du mieux, beaucoup d’occasions, un Calhanoglu plus haut sur le terrain et très intéressant, un Leao qui sera vite récompensé de ses efforts, un Paqueta intéressant à la création. Milan mène donc logiquement 1-0 à la MT, Milan aurait même dû mener davantage avec un peu plus de chance et de réussite. Car Milan est toujours aussi mal fringué et le revers de la médaille arrive vite, un penalty accordé par la VAR donne l’égalisation à Lecce devant un Donnarumma qui avait pourtant repoussé le tir … dans les pieds du tireur. Calhanoglu (encore lui) se sortira les doigts pour délivrer une belle passe décisive à Piatek le buteur retrouvé (sur le banc au début du match) ! Milan tient sa victoire, Pioli peut dormir tranquille ? C’est mal connaître le mental rossonero qui se chie dessus, qui coule et qui encaisse à la 92e, faute de sérieux, faute de rigueur, faute d’un replacement de Suso notamment (2-2). Une habituée de la calcio académie  me disait bien à contre coeur, « quand la Juve doit serrer les boulons, elle le fait et gagne ». Quand Milan doit serrer les boulons, la rigueur n’est pas la même, la volonté de gagner n’est pas la même et un but encaissé est un but de plus. Avec ce genre de mentalité, la 12e place au classement n’est pas usurpée.

Buteurs : Calhanoglu (20′), Piatek (81′) – Babacar (62′), Calderoni (92′)

Cagliari 2-0 SPAL

Un proverbe sarde dit : « Au sixième jour, Dieu créa la Sardaigne avec un tas de pierres jetées çà et là ». Et comme le septième jour, Dieu s’emmerde parfois, Dieu s’amuse à donner des pouvoirs spéciaux à des gars ordinaires. Des mecs qui volent, qui tissent des toiles d’araignée, ça c’est du cinoche. Ça ne l’intéresse pas ce genre de futilités. Des drôles, il en plein les nuages au paradis. Non, Dieu kiffe le foot et surtout le calcio. On raconte dans les milieux autorisés que le divin barbu (une barbe assez significative pour mériter un signalement aux autorités compétentes) se marre à chaque fois qu’un clampin entre en jeu en se signant. Bon, on divague légèrement. Mais revenons à l’essentiel, Dieu a doté Nainggolan d’une frappe absolument fabuleuse. Quand il ne se perd pas en boite de nuit à fumer ses trois paquets de clopes, le Ninja est un footballeur complet. Ce n’est probablement pas le joueur du siècle mais il a une arme redoutable. Il inscrit incontestablement le plus beau but de la journée et peut-être même de la saison. Il aurait très bien pu en mettre un autre tout aussi joli (un peu moins mais qui sommes-nous pour juger ?) en seconde période. Cagliari confirme son super début de saison. On en connait un qui s’ennuie un peu moins le dimanche…

Buteurs : Nainggolan (9e) Farago (67e)

Combo Bon Gout et discrétion ok

Sampdoria 0-0 Roma

Le stade Lui-Ferraris sonnait creux à l’heure de recevoir la Roma. Petit à petit, Ranieri mesure l’ampleur de sa tâche. Il aligne une formation en 4-4-2 à plat pour donner un peu de corps à une équipe en déliquescence totale. Gabbiadini et Quagliarella viennent tour à tour donner un coup de main au milieu. Et ça marche. La Sampdoria domine sans être géniale. La Roma ne se crée aucune occasion, mais les Génois ne parviennent pas à l’emporter. Ils sortent, en revanche, sous les applaudissements de leurs supporteurs. L’opération reconquête est en cours. La route est encore longue.

Udinese 1-0 Torino

Alors, on va mettre les choses à plat. Quand le comité de rédaction a proposé de suivre ce match, personne ne s’est jeté à genou pour obtenir l’exclusivité du résumé. Et pourtant, le match ne manquait pas de piments. L’Udine devait impérativement gagner pour ne pas sombrer dans une zone rouge angoissante. Le Toro est un adversaire à leur portée. Les Turinois jouent sur courant alternatif. Les Frioulans entament le match de la meilleure des façons. La défense piémontaise (faut pas nous raconter des salades) avait dû abuser des fameux Strudel aux pommes locaux. C’est bon les strudels mais il faut les digérer. Après une digestion difficile, il est donc totalement logique qu’Okaka débarque. D’une tête opportuniste, Stefano délivre le stade Friuli. Naturellement et inconsciemment l’Udine recule, désirant préserver une victoire précieuse. Le Toro a les occasions d’égaliser (superbe retourné de Belotti également mais on ne peut pas se moquer alors bon…) mais Zaza glisse une nouvelle fois. Le jeu de jambes c’est pas trop son truc. Finalement, ce fut un plaisir de s’intéresser aux spécialités de ces drôles de gens du Nord. Pis, il ne faudrait pas décevoir le brillant @FriulConnection spécialiste ultime de la région. On va bosser nos fiches wikipedia pour les prochaines semaines.

Buteur : Okaka (42e)

Le meilleur attaquant de l’Udine

Note Artistique : 4/5 :

31 buts en 10 matchs, le calcul est vite fait, le spectacle était au rendez-vous ce weekend, des 3-3, des 4-3, des 2-2, … le suspens est là, sauf quand il s’agit de siffler penalty contre la Juve à la 92e, vous l’avez compris.
La Juve, l’Inter, Naples et l’Atalanta ne chutent pas, évidemment et cimentent leur place en haut tandis que Milan se saborde (encore) et que la Roma devient de plus en plus anonyme … Naingollan a encore mis un but de fou, tout comme Calhanoglu pourtant moins habitué de la chose.
En bref, il s’est encore passé plein de choses en Italie ce weekend, des belles et de moins belles, l’avantage est qu’on s’emmerde jamais et ça, mes amis c’est quand même pas mal quand on regarde du football et qu’on habite en France.

Le lien youtube de la Serie A 

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

Un commentaire

  1. Et ben, je pars une semaine et v’là qu’on ressort la vieille rengaine de la Juve et des arbitres ? Alors que bon… bon d’accord. Excellent papier. Il me suffit de fermer les yeux pour voir Kiki marquer son but, vêtu de son maillot de l’URSS. Et voilà, je bande.

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