La Calcio Académie vous raconte la deuxième journée (bordel)


Ciao bambini,

Qui a dit que la Serie A était un championnat défensif ? Ceux qui ne la regardent jamais, et c’est à peu près tout. Après les 33 buts de la première journée, place aux 32 de la seconde. Côté résultats, l’une des grosses affiches du weekend a fait plaisir à deux membres sur cinq et c’est déjà pas mal. Sur cinq ? Mais vous étiez pas quatre comme les Beatles ? Et ben figurez-vous Arsenio qu’on avait besoin de notre fifth Beatle nous aussi. George Best étant mort et composté, on a cherché celui qui s’en rapprochait le plus dans notre talentueuse équipe de rédacteurs. On s’est aussi dit qu’il fallait un autre son de cloche. On carillonne notre désamour unanime de l’Inter chaque semaine, c’est donc fort logiquement que nous nous avons choisi un tifoso de l’équipe que l’on adore détester. Chichi Musampalà (on a italianisé le nom, c’est marrant) fait donc son entrée dans la cour des glands. Bonne chance à lui, beaucoup moins à son équipe ça va de soi.

On a eu beaucoup de buts, encore. On a aussi eu droit à une nouvelle démonstration d’abitbolisme primaire de la part de la Curva Matteo Salvini de la Sardegna Arena. Les fils de putes ont encore de beaux jours devant eux, même s’ils ne sont plus au gouvernement (pour l’instant). Heureusement que Lukaku, comme Kean avant lui, a fermé des gueules. Mais Kiki vous en parlera mieux que moi.

Genoa-Fiorentina (2-1) : Encore une défaite pour la Viola, deuxième en autant de matchs et début de saison aussi mauvais que la fin du dernier exercice pour Montella malgré les recrues qui rappellent à tous le début des années 2010 avec papy Boateng et papy Ribery sur le front de l’attaque. Kouame, jeune pousse du Genoa enfonce Florence (la ville) et malgré la réduction du score sur un pénalty gentil accordé à la Fio, permet aux rossoblu de prendre quatre points en deux matchs, quatre de plus que son adversaire du soir.

Buteurs : Zapata (11e), Kouame (65e) ; Pulgar (76e)

Udinese-Parme (1-3) : Duel culinaire entre Lasagna côté Udine et Barilla à Parma, duel footballistique entre deux équipes qui veulent prendre des points rapidement pour s’éviter une longue fin de saison. A ce jeu, c’est Parme emmené par Gervinho buteur et passeur qui s’en sort dans un match assez ouvert, contrairement à la bouillie de football proposée par Udine et Milan la semaine dernière. Ce weekend c’était opération portes ouvertes dans le Frioul, après avoir ouvert le score par Lasagna justement, Parme en met trois et glane une victoire qui offre les premiers points de la saison à l’équipe de Karamoh, l’ancien girondin.

Buteurs : Lasagna (17e) ; Gervinho (43e), Gagiolo (59e), Inglese (75e)



Juventus – Napoli (4-3) : La dolce vita (avec un slip sale) côté turinois vu par le bel Alessio Tachycardie, le fatalisme littéraire tout napolitain d’Aurelia de Laurhindiis. Faites votre choix. Non je déconne, lisez tout c’est vraiment bieng.

Lecce-Hellas Verone (0-1) : Tous les weekends il y a ceux qui creusent et ceux qui tiennent la VAR, ce weekend c’est Lecce qui a creusé et qui a été victime de la VAR, ou plutôt aurait pu obtenir un pénalty grâce à cet outil du démon, d’après la logique capitalistico-anti foot qui réclame penalty pour toute mimine sortie du calbard dans le rectangle sacré. Pas de penalty donc et un but inespéré du Hellas, emmené par le jeune Amrabat frère de l’illustre  Nordin dont vous avez pu lire les péripéties dans l’académie marocaine pendant la CAN 2019 (elle était bien cette académie non ?). Victoire du Hellas, victoire des tifosi de l’extrème droite, hélas.

Buteur : Pessina (81e)

Sassuolo – Sampdoria (4-1) : La rouste. Mimmo Berardi, ex-futur grantatakan de la Squadra, a marché sur la Samp’ avec un coup du chapeau en 12 minutes. Globalement, c’est Sassulolo tout entier qui n’a laissé que des miettes aux Génois. 71% de possession, 4 buts, 685 passes (deux fois plus que leurs adversaires), ça fait beaucoup de chiffres. Mais ça fait surtout trois points pour les neroverdi. Et on se fout du reste.

Buteurs : Berardi (29e, 36e, 43e), Traorè (47e), Quagliarella (67 SP).

Bologne-SPAL (1-0) : Sinisa continue à niquer le cancer, ses joueurs continuent à refuser la défaite. Soriano permet aux bolognesi d’arracher la victoire dans les arrêts de jeu. Le mister peut retourner se soigner pendant la trêve avec la certitude que ses ragazzi joueront pour lui cette saison.

Buteur : Soriano (90e+3).

Cagliari-Inter Milan (1-2), les cris de la honte

On aurait aimé évoquer en quelques mots la victoire de l’Inter à Cagliari et se moquer, gratuitement et lâchement, du match poussif de Lukaku ou de ce stade tout neuf qui semble déjà avoir traversé des décennies tant il est laid et délabré. Mais on ne peut pas faire semblant. Et croyez-le, nous aurions préféré. La Sardegna Arena s’est une nouvelle fois enfoncée dans la honte et dans l’indignité la plus totale. La même tribune, qui avait insultée et lancée des cris de singes à l’encontre de Matuidi ou de Moises Kean, a récidivé une nouvelle fois. Le football italien reste gangréné par le racisme et par la haine. Les tribunes chantent en toute impunité, les banderoles s’affichent sans soucis et quand des voix s’élèvent, c’est pour mieux excuser et expliquer ces actes honteux, leur donner une légitimité incroyable. Il n’est pas question de pointer du doigt les sardes. Car le problème concerne toute la botte, de Milan à Vérone, de Rome à Cagliari. Personne ne semble prendre conscience de la réalité de la situation et de sa gravité.

Alors finalement, Lukaku a inscrit son pénalty. L’arbitre a validé le but en se bouchant les oreilles. Et le monde du football en Italie est rapidement passé à autre chose. La politique de l’Autruche n’est pourtant pas des plus efficaces. Les Sardes avaient fait leur match en égalisant sur une des rares belles occasions dans le jeu par l’intermédiaire de Joao Pedro. Quelques minutes plus tôt, Stefano Sensi (on en reparlera, soyez en sûr) déposait un amour de ballon sur la tête de Lautaro pour ouvrir le score. Une nouvelle fois l’ancien de Sassuolo fera la différence en seconde période. L’inter remporte une victoire précieuse mais l’essentiel est ailleurs.

Buteurs : Galvao (50e), Lautaro (27e) et Lukaku (72e SP).

On ne peut pas vous quitter sans parler d’Icardi. Massimo Moratti a réussi un véritable coup de maître. Mauro, l’ancienne idole et capitaine, avait annoncé dans la journée sa volonté d’instruire une action en justice contre le club. Il voulait rester coute que coute quitte à fréquenter les tribunaux. Quand le PSG s’est présenté avec son offre, Icardi ne voulait pas en entendre parler. C’est con un Icardi, mais c’est fier. Wanda Nara, presque aussi célèbre que son mari, téléphone alors à Tiki Taka (aucun rapport avec le lac) pour lui demander de tout faire pour convaincre son têtu de mari. Finalement Mauro signera bien à Paris avec une option d’achat à 70 millions d’Euros, une opération complètement inespérée pour Moratti.

Lazio-Roma (1-1)

Le derby de la capitale a tenu ses promesses pendant au moins une bonne heure, dont une mi-temps aussi passionnante que frustrante pour la Lazio.

Pendant les trente premières minutes, les deux équipes se sont rendues coup pour coup, poteau pour poteau, cinq poteaux exactement. Un manque de réussite incroyable, mais un match très plaisant où la Lazio se montre plus dangereuse et plus pressante. C’est pourtant les giallorossi qui ouvrent le score sur Penalty après une main de Milinkovi?-Savi?. Penalty transformé par Kolarov dans le plus grand calme. Les biancocelesti continuent à mener des assauts plus dangereux les uns que les autres, Correa, Immobile et Milinkovi?-Savi? menant la vie dure à la défense romaine, qui tiendra malgré tout bon, aidée par la terrible inefficacité de la Lazio qui domine pourtant outrageusement.

Ils seront toute fois récompensés de leurs efforts en deuxième mi-temps à travers Luis Alberto servi par Immobile. Malgré quelques situations dangereuses, la Lazio ne réussit pas à prendre l’avantage et la Roma peut s’en estimer heureuse, un peu plus de précision et elle serait repartie sur une note beaucoup plus salée.

Buteurs : Kolarov (17e SP), Luis Alberto (58e)

Milan-Brescia (1-0) en une image :

kebab d’oro pour le grand tas Hakan.

Buteur : Calhanoglu (12e).

Atalanta-Torino (2-3) : C’était encore un match riche en buts et dont l’issue fût bien serrée. Le Torino contre toute attente ouvre le score à travers Bonifazi qui reprend parfaitement de la tête un corner sortant de Baselli. Le Toro continue à pousser mais manque d’efficacité, il en sera puni, Zapata décidément une grande forme réussit à tromper Sirigu qui ne peut rien faire pour arrêter ce ballon. En bon diable il est tente et encore mais cette fois il croise trop sa frappe, ça passe un poil à côté. Pas découragé pour autant, au retour de la pause Zapata tente coup sur coup et réussit à nouveau à retrouver les filets pour signer un doublé. Deux minutes à peine après, Berenguer égalise pour les siens et remet le Torino dans le match. L’Atalanta pousse, mais les visiteurs tiennent bon et vont même prendre l’avantage sur une superbe tête de Izzo qui reprend un CF de Baselli, décidément dangereux sur coup de pied arrêté. Victoire du Toro, qui a su se montrer décisif devant et solide derrière, malgré quelques trous d’air.

Buteurs : Zapata (38e) et (54e), Bonifazi (24e), Berenguer (57e), Izzo (66e)



LE CLASSEMENT (ça veut dire la classifica en langue de pays qui n’a gagné que deux fois le Mondial).

NOTE ARTISTIQUE DE LA JOURNÉE (4/5)

J’aurais mis cinq, mais le racimse me donne la nausée. Et je commence à en avoir vraiment plein le cul. Les saisons se suivent et se ressemblent… Bon mis à part cette nouvelle preuve de bêtise humaine, on s’est régalé. C’était une journée qu’elle était belle à voir. Des buts, du drame, du Milan qui gagne, de l’Inter qui reste en tête, de la Juve qui suit, du Napoli qui… bref, la Serie A qu’on aime.


Rendez-vous le weekend prochain. Comment ça non !? Argh, cette saloperie de trêve internationale revient nous faire chier alors qu’on était bien, entre nous, nus dans une baignoire de Lambrusco à chanter du Eros Ramazzotti… Rendez-vous bientôt, donc.

Bacci anali.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

Un commentaire

  1. Bon, on va voir ce w.e. si j’ai bien suivi ce qu’il se passe dans le calcio.

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