LA CALCIO ACADÉMIE VOUS RACONTE LA QUATRIÈME JOURNÉE DE SERIE A

Ciao ragazzi,


Ce week-end s’est mieux passé pour certains d’entre nous, que d’autres. Alors que le Napoli a sorti ce qu’il avait dans le caleçon pour l’agiter au nez d’une pauvrette fraîchement débarquée dans le milieu, un Milan falot, a fait l’étoile et laissé l’Inter le retourner salement, brisant le cœur de Franco Baresilles qui a subi un cockhold violent pendant 94 min. Il vous raconte tout ici : la belle rossonera accademia du triste Franco Baresilles . L’Inter qui s’affiche de journée en journée plus aguichant, pendant que la Juve reste sur les classiques : Pip…euh Peno, un peno bien baveux, simple, efficace, méthode infaillible.


Pour le reste, on vous raconte tout ici avec moult détails et calembours lubriques.

 

Napoli-Lecce (4-1) :
C’était la fête à Llorente, après avoir fait le job comme on dit face à Liverpool en Champions League, il a remis ça ce week-end en plantant un doublé. Autant dire que cela fait beaucoup de bien d’avoir enfin un attaquant technique et physique, capable de s’intégrer à l’équipe aussi rapidement.
Le scénario du match a été très simple vraiment, Llorente ouvre le score sur une passe de Milik qui s’est vu repoussé sa tentative et Fernando n’a plus qu’à pousser du talon le pied qui finit au fond des filets. Lecce tente de résister tout en faisant le jeu, mais sans grand succès, une faute de main dans la surface leur fait concéder un pénalty qui sera marqué en deux temps par Insigne. A partir de là, les azzurri déroulent tranquillement.
En deuxième mi-temps c’est un autre espagnol qui nous rend le zizi tout dur en envoyant une grosse patate après avoir cassé les reins à quelques honnêtes hommes qui n’étaient pas encore au bout de leurs souffrances. Le Napoli concède quand même un penalty qui permet à Lecce de sauver un peu l’honneur à domicile, même si dans le contenu, ils auront eu le mérite d’essayer.
Mais à la fin Fernando Llorente, encore lui signe le doublé en reprenant un ballon écarté après une tentative d’insigne et l’addition s’alourdit pour Lecce.
Comme une envie de chanter :

Buts : Llorente 28’, 82’, Insigne 40’ (P), Fabian Ruiz 52’, Mancosu 61’(P)

 

Sassuolo- Spal (3-0) :
Caputo aura fait bien du mal à cette équipe de la Spal inoffensive et au passage je vous ai dit que Caputo était merveilleux ? Une Spal sans idée de jeu et brouillonne et sinon je vous avais dit que Caputo déchirait tout ?
Caputo donc a soigné ses statistiques déjà bien sympathiques en marquant un doublé. Le premier intervient après une magnifique action collective, Caputo est servi par Peluso et bombarde en bon capocannoniere (oui ça va je suis dans la propagande j’ai même pas honte) plat du pied en toute détente. Le deuxième but vient nettoyer la lucarne et Sassuolo mange toute crue une Spal apathique.
Duncan vient tripler la mise et le score en reste là.
Buts : Caputo 26’, 45+ 2’, Duncan 47’

 

Atalanta-Fiorentina (2-2) :
Comme le week-end dernier, ce fut encore une fois un match de la honte, un match entaché par des cris et des insultes racistes. Cette fois le match fut interrompu mais la récurrence des ces incidents a de quoi inquiéter et questionner sur les causes et surtout sur les actions à entreprendre pour en venir à bout.
Dalbert, l’arrière droit de la Fiorentina a été victime d’insultes racistes et s’est exprimé ce qui a conduit à l’interruption du match le temps de réclamer plus de décence aux supporters de l’Atalanta qui n’en sont pas à leur premier coup d’essai.
Aucun résumé pour ce match donc en modeste signe de protestation et parce qu’il n’y a pas de foot sans respect, il n’y a pas de sport et il ne peut pas y avoir de plaisir non plus à assister à un tel spectacle.
Nique les racistes !
Buts : LLicic 84’,Catsagne 90+5’, Palomino 24’, Ribery 65’

 

AC Milan-Inter Milan (0-2) : Le Point de Vue Interiste.
Avec la déliquescence du Milan AC, le derby milanais a perdu de sa superbe. Mais, vous pouvez écrire et penser ce que vous voulez, les « curva » ont prouvé que ce match n’est vraiment pas un match comme les autres. L’Inter a dominé le derby de la tête et des épaules. Conte aime ces ambiances chaudes, brûlantes même. Le technicien italien doit justement amener avec lui cette sérénité indispensable pour gagner des matchs à haute tension ajoutée.
Après une première demi-heure maîtrisée, on commence sérieusement à douter. En ratant des occasions immanquables (D’ambrosio seul face au but vide par exemple), l’Inter donne l’occasion au Milan d’y croire. Et ils vont y croire. Bon, ce n’était pas non plus un déchainement offensif mais les percées de Suso et quelques enchaînements laissent passer des frissons dans le dos des supporteurs nerazzurri.
Ce fut le seul moment de faiblesse de l’Inter. Brozovic et Lukaku donnent un avantage définitif. Godin maîtrise la défense. Il donne ce supplément d’âme à ses coéquipiers. Au milieu de terrain, Sensi réalise également un énorme match. Ça commence sérieusement à ressembler à un superbe coup.
La victoire est belle, mais il faut être réaliste et lucide. Malgré l’excitation d’une victoire facile, contre un Milan aussi vif qu’une équipe de vétérans en corpo, le véritable test se jouera mercredi contre la Lazio.

Pour revenir sur le point de vue milaniste de Franco Baresilles c’est ici.

Les ambitions du Milan AC

 

Sampdoria-Torino (1-0) :
On ne peut pas dire que le football soit au plus haut en Ligurie. Entre un Genoa à la gestion chaotique et la Sampdoria, on ne s’éclate pas tous les jours. La Sampdoria vit un début de saison catastrophique tant au niveau des résultats que du jeu proposé. Le recrutement était pourtant plutôt prometteur. Audero débarque de la Juve pour une vingtaine de millions, Jankto de l’Udine pour quinze. En plus de ces têtes d’affiche, Il Doria mise sur des jeunes, une ribambelle de gamins. Mais le pesto alla genovese tarde à prendre, les hommes d’Eusebio Di Francesco ne parviennent pas à s’imposer. La réception du Torino, dans un Luigi-Ferraris loin d’être rempli, se présente déjà comme un match essentiel. La Samp’ ne tremblera pas. Largement supérieur aux Turinois dans le jeu et dans les duels, les Génois l’emporte plus facilement que prévu. Gabbiadini inscrit le but décisif dans son style très personnel, plein de fougue et de puissance, bref un bourrin volontaire. Mais il marque et finalement, on ne lui demande que ça. En face, le Torino n’a jamais existé.
Le But : Gabbiadini 56e

 

Lazio-Parme (2-0) :
Le match des confirmations. Lazio confirme son intention de jouer le haut de tableau. Parme confirme leurs intentions louables mais inconscientes de ne pas tout miser sur la défense. La Lazio a rappé des Parmesans bien naïfs. Va peut-être falloir leur expliquer qu’il n’est pas possible de se prendre des points en contre en jouant à l’extérieur contre les cadors du championnat. Alors, on ne s’ennuie pas, merci de penser à nous. Mais si tu ne corriges pas le tir, tu vas vite retrouver les chroniques de Serie Bellissima. Et ce n’est pas l’objectif de base.
Parmi les choses à retenir sur ce match, il convient de parler de cette association entre Luiz Alberto et Ciro Immobile. L’espagnol fait un super début de saison. Cette Lazio sera compliquée à bouger.
Les buts : Immobile (8e) Marusic (67e)

 

Cagliari-Genoa (3-1) :
Le Genoa se plante encore le couteau de cuisine dans le pied. Mené au score juste après la pause, les Génois ont tout fait pour revenir. Avec un peu de chance, ils exploitent les maladresses sardes et parviennent à égaliser sur une frappe de Kouamé de vingt mètres.
C’est le moment choisi par la défense rossoblu pour un festival de saucisse monumental. Zapata claque une superbe tête imparable, dans son propre but. Allez les gars, ce n’est pas fini, on peut faire mieux. C’est possible. Ok coach. Deux minutes plus tard, c’est chose faite. Zapata glisse et tacle son propre défenseur, Joao Pedro se retrouve seul à soixante-dix mètres des buts de Radu. Comme les sardes aiment le dire (bon, on s’avance un peu mais le proverbe existe) : « Pustis de sait justizia benit il sait mort » qu’on pourrait résumer ainsi « Si tu fais que de la merde, tu le paies cher ». Cagliari remporte trois points offerts par le Genoa. Merci pour tout.
Les Buts : Simeone (46e), Zapata CSC (85e), Joao Pedro (87e) / Kouamé (83e)

 

La défense du Genoa, allegorie

 

Udinese-Brescia (0-1) :
Petit match et petit score entre ces deux équipes, qui voit le Brescia de Balotelli (sans Balotelli) gagner encore. Une belle 10e place pour le promu et une belle petite équipe avec Tonali, Romulo, Donnarumma, Matri, Balotelli. Le maintien est pas trop mal embarqué et avec ces joueurs, il pourra même vite se confirmer, au contraire d’une Udinese triste à mourir … surtout quand on se souvient il y a quelques années les Cuadrado, Di Natale, Alexis Sanchez, Handanovic, Benatia, Inler …
Le but : Romulo (58e).

 

Bologne-AS Roma (1-2) :
Victoire sur le fil de la Roma qui pensait repartir de Bologne dans la sauce, comme disent les jeunes. Sur une magnifique montée de Veretout, Pellegrini décale d’un centre parfait Dzeko qui ajuste une tête à bout portant et délivre la louve. Avant ce point final, Kolarov avait pris le temps d’enrouler un coup franc à 20m en lucarne et Sansone d’inscrire un beau pénalty imparable. Toujours invaincue, la Roma fait partie des trois dernières équipes à n’être jamais repartie la queue moribonde, pendante entre des cuisses de loser (avec la Juve et l’Inter).
Les buts : Sansone (54e) pour Bologne, Kolarov (49e) et Dzeko (94e) pour la Roma.

 

Juventus-Hellas Verona (2-1) :
Les semaines s’enchaînent et toujours la même rengaine. Des excuses, encore et toujours. « On joue mal mais tu comprends c’est normal, [au choix de l’artiste] on revient d’une trêve internationale ou d’une semaine européenne ; c’est le début de l’année, faut leur laisser le temps ; Dybala joue pas ; les pâtes de ce midi sont pas passées ; c’est la faute d’Allegri cet en*ùlé ». Et merde, sortez-vous les doigts putain. Sarri ou pas on continue de jouer avec le même système (oui-oui papa Max était en 433 l’année dernière), les mêmes joueurs (Khedira et Matuidi ont bon dos, t’ajoutes Bonucci qui n’a pas réussi une ouverture depuis près d’une saison, Alexsandrine tm qui n’a toujours par retiré les petites roues de son vélo et je parlerai pas de Dybala). Bref. Les visiteurs scorent à la vingtième après avoir touché le montant sur péno et la transversale dans la seconde suivante. Une belle frappe à l’entrée de la surface de Veloso qui va gonfler la lucarne de Gigi à qui l’on souhaite (ou pas) un bon retour. Ramsey égalise à la demi-heure de jeu d’une frappe contrée. Premier but pour ce beau Gallois que l’on espère voir de plus en plus souvent sur le pré. Le reste n’est pas fameux. Un péno de Cricri qui offre, malgré un match terne, les trois points à son équipe. La frustration du Portugais est d’ailleurs palpable à la fin du match après un bon quart d’heure à serrer les fesses sur les offensives répétées des Véronais. Heureusement Buffon veille au grain. Une victoire de plus et des points qui s’empiles. « Vincere è l’unica cosa che conta » disait l’autre. Je le pense aussi sérieusement. Mais avec des joueurs de ce calibre tu te dois de proposer autre chose, et vite. Les idées de jeu sont encore rares et les raisons d’être serein de moins en moins nombreuses. Reste ce choc, dans deux semaines, qui opposera le club à ses ennemis nerazzurri. La petite tremblote en plus. Le match qu’on attend déjà impatiemment.
Les buts : Ramsey (31e) et C.Ronaldo (49e) pour la Juventus, Veloso (20e) pour le Hellas.

Le but de Veloso, qui aurait rendu fous tous les joueurs de Fifa

 

Note Artistique de la Journée : 2/5.

Vous reprendrez bien une petite ration de bouillie de football ? Alors ça score, certes, mais dieu que les équipes sont coincées du cul. Sur les pré italiens les blocs sont souvent statiques, la tactique et les coachs timorés brident de nombreuses rencontres et l’on les clubs soucieux de ne pas perdre trop de points en ce début de saison. Certains clubs sont carrément à la dèche et cherchent encore leur philosophie de jeu : Le Milan, la Samp, le Torino, quel gâchis… Quelques rares rayons de soleil éclairent pourtant nos jours bien ternes : le rugissement de Llorente, la belle histoire de Ribery, la première victoire de Di Francesco avec la Samp. Reste ce début de trio de tête qui nous promet une belle histoire. Espérons que celle-ci nous tienne en haleine toute la saison. Parce qu’on les voit venir les beaux interisti après 12 points sur 12. Rappelez-vous l’histoire du bal et des musiciens, hein.

 

 

PS : je ne vous ai pas trouvé une vidéo de tous les buts de cette 4e journée de Serie A, donc pour me faire pardonner voici un top 10 du magnifique Ronaldo à l’époque où le Calcio était roi d’Europe. 

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

Un commentaire

  1. J’ai eu le nez creux en basant mon onze mpg sur le Torino. Porca putana…

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