Crystal Palace – Leeds (4-1) La Hipster académie à l’heure des choix.

Que choisir : blâmer l’arbitrage ou être digne de Marcelo Bielsa ?

La Hipster académie avait encore suffisamment d’occupation ce week-end pour ne pas voir le match en direct. Les choix étaient multiples : Candy voulait aller à la chasse au bouteilles de Savagnin (un grand nombre de celles qui furent en sa possession se sont suicidées en sautant de la cave directement dans son verre…) , Mandy aurait bien fait la chasse aux barbus tout frais peignés des salons de coiffures branchouilles, Sandy aurait bien profité des derniers rayons de soleils automnaux pour débusquer des paradis artificiels déguisés en champignons.

Mais comme nous voulions passer du temps ensemble après une semaine de dur labeur, nous avons discuté. Sans s’accorder sur la grande question du moment : Mais que choisir ?

Nous étions entre le fromage et le dessert, pour discuter des différentes propositions. Nous avions à peine entamé le débat et la cinquième moka format familiale de café (éthiopien, cela va sans dire…) que nos Twitter se sont mis à vibrer. Il devait se passer quelque chose de graves pour nos chouchous. Quelques secondes plus tard, nous étions réconciliées, et nous commencions à choisir le supplice approprié à ce reliquat de pq usagé à force de torcher en long en large et en travers l’arrière train de Pierre Ménès qui officiait en tant qu’arbitre vidéo au cours de ce match.

— On pourrait commencer par le torturer.
— Lui faire exploser les couilles une par une dans un étau…
— Ou lui enfoncer des aiguilles de couture dedans, jusqu’à ce qu’elles ressemblent plus à un porte épingle de la maison Chanel qu’à des roubignolles.
— Oh, les bonnes idées. Mais je ne sais pas quelle façon se révélerait la plus douloureuse… — Moi, non plus, je ne sais pas. — Ce c’est un choix pas facile.
— Mais il faudrait trouver d’autres supplices !
— Et si nous lui élargissions l’arrière train avec…
— Nous ne sommes pas Superacad, même si de temps en temps, cela pourrait se révéler jubilatoire ! — On pourrait lui enfiler un gros piment frais bourré de capséine. — Non, Un chiffon imbibé d’acide sulfurique pourrait suffire. Ce n’est pas la peine de gâcher des bons piments dans le cul de cette ordure.
— Un vieux tasseau perclus de clous rouillés serait bien aussi. Et si son ténanos n’est pas à jour. Bingo !
— Pas mal. Je ne sais toujours pas quelle version du supplice anal choisir, mais on peut en rester là pour l’instant. Mais il en faut encore d’autres supplices.
— Et si nous le trépanions ?
— Ah, je ne sais pas, nous risquerions de trouver plus de merde dans sa tête que dans son cul.
— On pourrait prendre lui et l’arbitre de Chelsea Rennes, et leur faire subir un supplice d’Ugolin : leur faire manger réciproquement la cervelle de l’autre : si ça a le goût de merde, cela ne fait qu’ajouter un coté charmant au supplice.
— Je pourrais aussi proposer d’avoir des bousiers qui roulent sa matière pas trop grises mais plutôt brune en boules avant d’aller amener leur merde devant le siège de la FIFA….

Pour faire bref, la discussion a duré encore un petit temps. Nous n’étions pas très sûres que Marcelo Bielsa approuve, mais cela fut relativement cathartique comme expérience. Nous ne sommes pas au niveau du Maître, nous sommes encore bien faibles. Lui seul est capable de ne pas vraiment s’énerver après s’être fait par quatre fois interroger à propos de l’absence de Pablo de la feuille de match, qui faisait suite à son jeté de bouteille très benoitpairesque lors de son remplacement la semaine dernière.

Marcelo Bielsa, seul être sur terre capable de porter l’auréole aussi bien qu’un moine bouddhiste. A touch of Zen, on vous dit

Et vous, chers lecteurs ? Seriez vous plus aiguilles ou étau ? clous rouillés ou acide sulfurique ? Ugolin ou bousier ?

Mais encore plus que tout, seriez vous prêt à prendre du plaisir en voyant ce foot arbitré par la VAR, qui cherche à appliquer mot à mot la règle, sans laisser de marge pour l’interprétation aucune, comme des représentants de la chanson du décervelage du Père Ubu ? Et préférez-vous les cornes au culs rennaise (Marco a presque été pudique, dans son compte rendu), ou les cornes au culs lidésiennes ?

Ce qui est fascinant avec la VAR, c’est que de loin on a l’impression qu’elle limite l’interprétation de l’arbitre. Ici en lisant de près comment elle est implémentée , c’est fascinant à quel point c’est encore en deça de la vérité. C’est une interprétation intégriste des règles que ne renierait pas la nouvelle juge Amy Conasse-Barrett. Même si ici, autant pour Bammie (j’ai hâte qu’il marque avec son moignon signalé en jeu ici) que pour Dalbert ( Avez-vous lu l’avis de la Breihzou ? on se demande à quel point est allé se nicher l’absence d’interprétation pour signaler la faute…)

>>>>>##### Le Match #####<<<<<

Est-ce qu’on préfère perdre en jouant suivant les principes établis au fil des saisons ou gagner en se reniant ? La question ne se pose pas chez Bielsa, et le début de match commence en fournissant aux téléspectateurs les ingrédients familiers qui suffisent – croient-ils – à leur contentement du week-end : transversale de Latérayling, maîtrise de Klich, faute débile de Koch. Mais quitte à perdre, préfère-t-on avoir entretenu jusqu’au bout du match l’espoir ne serait-ce que d’un nul ou se faire assommer d’entrée ? Koch et Coop décident à notre place en se faisant des courbettes pour savoir qui marquera Dann lors du corner, qui ajuste Meslier au bout de 12 minutes.

Prompt à réagir, le Bammie nouveau marque avec un petit piqué clinique après la passe en profondeur de Klich. C’est là qu’il se rend compte qu’à la question "tu préfères mettre des buts magnifiques ou avoir toutes les décisions de VAR en ta faveur", il aurait peut-être dû réfléchir avant de répondre. Pas but, on pourra dire que la physionomie du match en a été changée, etc, bref insérer ici votre marque de mauvaise foi la plus éclatante (Note de Candy : MAIS COMPLETEMENT TOPIQUE ET JUSTIFIEE).

À peine dix minutes plus tard, Koch, encore lui, fauche Eze à l’entrée de la surface. Alioski tente vaillamment d’argumenter avec l’arbitre / adversaire pour savoir s’il faut mettre le ballon à l’endroit de la faute ou deux mètres devant. Ça paraissait infantile sur le coup cette discussion, mais je n’ai pas pu m’empêcher de louer l’esprit guerrier d’Alioski et sa clarté d’esprit quand on se prend le but sur coup-franc direct après que l’arbitre, en lui donnant tort, permet à Aké de poser le ballon là où bon lui semble.

Sur une action calquée sur le non-but précédent, le Bammie nouveau nous régale d’une nouvelle finition clinique et réduit la différence de buts. Des petits bisous à Latérayling, Dallas, Costa et Klich sur ce coup-là.

Malheureusement, la mi-temps s’achève sur un autogogoal de Costa qui a préféré faire un sprint de 50m pour finalement dévier un centre dans son propre but plutôt que de se toucher la nouille dans son couloir quand les caméras étaient tournées ailleurs comme aurait fait l’ailier moyen de liguain adepte du parti-fini (ou Mbappé).

Dans la pièce du fond, Tuchel vient de montrer à Mbappé l’action de Costa où il met le c.s.c.. Depuis l’attaquant vedette parisien ne quitte plus son peignoir, et se déplace par bons, qui ne sont pas sans rappeler son attitude défensive lors du dernier match contre United. La cellule psy du PSG a été mise sur le coup, mais n’arrive pas à atténuer le traumatisme. Nasser al-Khelaïfi essaie de faire jouer ses relations au sommet de l’État pour recruter les psychologues intervenus auprès des rescapés du Bataclan.

La seconde mi-temps reprend de façon assez semblable. Nos passes semblent lisibles aux joueurs de Crystal Palace qui les bloquent, et on aimerait les presser sur leurs sorties de balles courtes et construites, malheureusement, ils n’en font pas. On n’a qu’un temps très court, pour leur mettre la pression et éviter les saucisses balancées dans la zone de Koch (qui soit récupère la balle en passant devant son bonhomme, soit se loupe. On aime sa façon de défendre en avançant, mais on se désole de son taux de réussite trop près de 50-50)

Koch d’ailleurs, nous offre un contrôle en porte-manteau (© J.M.Larqué) au milieu de la surface adverse sur une chandelle du plus bel effet. Quelques minutes plus tard, Harrisson rate la sienne… Vous préférez que votre central mette des contrôle de fou dans la surface adverse, ou défende les corners, vous. Nous nous sentons un peu amères à l’écriture de ces lignes, mais bon, la deuxième mi-temps voit le troisième tir de Palace ne pas échouer dans notre but. Ça change.

Alioski est là pour le côté divertissement : la façon dont il fait bouffer le gazon à son vis à vis après un duel qui a bien duré 10 bonnes secondes, ou dans le même mouvement les deux joueurs se pètent plus ou moins la gueule, mais Alioski est le plus prompt à se relever, puisque discrètement, dans le mouvement, il utilise la tête de l’autre comme un marchemain.

Préférez vous la blague : Il devait y avoir une prison secrète de la CIA en Macédoine du Nord ?, ou bien cella là: Manifestement, Bielsa a emmené beaucoup de vidéos lors de son passage en France. Celle ci s’intitule : techniques pour maîtriser un suspect à l’allure suspecte et ombrageuse, Commissariat de Clichy sous bois, collection personnelle du sergent instructeur.

Que dire de plus sur cette deuxième mi-temps ? Que voulez vous que je vous raconte ? Voulez vous vous moquer parce que nous avons fini par prendre un but par Joe le Sconse ? Admirer Meslier qui se met à faire des RAIES une fois qu’il en a pris 4 ? Bammie qui juste avant que Joe ne se fasse oublier par Aliosky et Struick seul au 6 mètres prend la balle de l’épaule ? Ou Klich qui mériterait sûrement du repos, tellement il semblait sur les rotules en fin de match, passant pas loin du double jaune en l’espace de 3 minutes, une forme d’acte manqué pour se prendre quelques vacances ? Qu’après Costa en première mi-temps, Bammie nous fait 2 courses à haute intensité, dans un sens puis l’autre, histoire de finir complètement de traumatiser Killian ?

Killian, tu sais que ça ne pas pas te tuer d’aller presser comme le fait Bammie, hein ? Bon Killian, tu vas presser où on recrute Bielsa l’année prochaine (non) ?

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

I have already explained the decision and there is no point on insisting.

a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste, qui dans un autre monde (en plus de le saouler avec des questions sur Pablo Hernandez) lui aurait demandé : Avez-vous une idée de ce que Jean Castex veut annoncer aux Français ?

Meslier (Trick or Treat/5) a vu les bonbons décorer ses lucarnes, puis a compris – un peu tard – qu’il ne fallait pas ouvrir sa porte aux garnements. Joe le Sconse, quand même. Des appuis légèrement suspects sur le premier but, comme s’il n’avait pas vu la trajectoire de la balle.

Laterayling (Arrête ou ma mère va tirer !/5) une transversale (comme fait ma mère), ou une passe (comme fait ta mère) qui fait plus avancer le jeu que trois mois de confinement pour la situation sanitaire.

Koch (Grouchy ou Blücher/5) L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. Saviez-vous que sur tous les matchs de Leeds dirigés par Marcelo Bielsa, un seul fut remporté par les Whites après avoir été mené ? Et vous vouliez que nous laissions passer ce duel perdu sur le premier but ?

Cooper (le beurre ou l’argent du beurre/5) ou le gros cul de la charnière. Mais en même temps, le gros cul, personne ne pense qu’il faute.

Alioski (Las Végas ou le paradis/5) Personne ne dit qu’il est le jumeau de Cocteau, mais niveau prestations éthérée, amour des zigzags, et de vouloir rendre les monstres sympathiques, il y a quelque chose.

Struijk (des bras de deux mètres ou trente canards qui te suivent partout/5) dans les deux cas, ça aura pas mal géné sa production offensive comme défensive. A tenu plus de 20 minutes sur le terrain cette fois-ci. Une tête sur corner qui passe pas loin.

Klich (La rose ou le réséda/5) répétant le nom du Biels’ que jamais il ne trompa. Héro de la résistance mais fatigué vers la fin de la guerre.

Dallas (La gauche ou Mitterand/5) est passé d’un vrai poste de gauche à un recentrage pour pallier les absences. Mais au centre, est quand même plus agréable à voir évoluer que Macron, même s’il va dédoubler son ailier droit le long de la ligne de touche.

Costa (Résistance ou collaboration/5) Oui, la résistance c’est la vie au grand air, les appels dans les dos des latéraux, les balles qui arrivent dans le bon tempo. Oui, mais la collaboration, c’est une place réservée au chaud sur le banc, sans avoir besoin de courir

Harrison (L’aile ou la cuisse/5) N’avait peut-être pas les cuisses qui le font d’habitude briller à l’aile. A été cuit à l’étouffée par son vis-à-vis. Ses centres ont perdu de leur saveur.

Bamford (hippopotame ou éléphant/5) Et qui est le plus fort entre les deux ? (La Hipster académie n’oublie pas cette tête de l’épaule, quand même…)

Raphinha (Candide ou l’Optimisme/5) La jeunesse et l’espoir de voir ses coups francs directs rentrer.

Roberts (With or without you/5) Au moment il rentre, la Hipster académie était déjà un peu grognon, du coup, comme il ne s’est ni signalé ni en brillant ni en faisant de grosses conneries… Pas d’avis.

Et maintenant, la Hipster académie va savourer sa trêve internationale, avec Pinard, jolis garçons (masqués, entre autres, la santé d’abord) et champignons hallucinogènes… D’abord.

Candy, Mandy et Sandy

5 commentaires

  1. Candy, Mandy et Sandy sont-elles ouvertes au polyamour ? C’est pour un ami…

    • Bien évidemment.
      Cependant, Candy Mandy et Sandy sont très sourcilleuse sur les accoutrements, elles aiment beaucoup leur robes, et ce n’est pas parce que votre ami (sans e, n’est ce pas ?) est un homme que cela le dispense d’en revêtir une semblable avant d’espèrer quoi que ce soit de sérieux de notre part.

      La bise anale à votre ami.

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