Leeds – Burnley (1-0) : La Hipster Académie se fait vacciner contre les corners

Réalisme sale sur ce match : et si Marcello était en train de lire le journal d’un vieux dégueulasse ?

On en était restées au coup de douze mis par Monsieur Marcelo aux journalistes lors de la conférence de match pre-Burnley. Les pauvres souffrent tous de diverses lésions aux muscles de la main et à l’articulation du poignet, mais remarquons que si c’était pour lui poser trois fois la même question qui l’énerve, ce n’est finalement que justice divine. Ceci dit, on avait cru Marcelo se draperait dans sa science du jeu et sa doudoune sans vraiment faire attention aux petites critiques mesquines sur le réalisme triomphant du rêve.

Même Sean Dyche, entraîneur de nos adversaires du jour, y était paraît-il allé de sa petite phrase sur l’étrangeté d’un coach qui préfère réjouir ses supporters par l’intensité du spectacle pendant les matches que par la contemplation des feuilles de résumé de journée (ndhh: la trace de cette présumée déclaration n’a pas été retrouvée). Qu’à cela ne tienne, Bielsa lui aura rendu la monnaie de sa pièce avec panache, rentrant du match avec une courte victoire obtenue grâce à des coups du sort arbitraux en notre faveur et des passes en U qui avaient probablement été travaillées intensément à l’entraînement, tant elles étaient rares au cours des matchs précédents. Pour être bien sûr de diminuer les passes qui nous font progresser sur le terrain, Philipps s’était reculé (cf. ci-dessous) et nos automatismes de construction se sont métamorphosés en difficultés à ressortir la balle.

Avec ce travail spécifique prévu pour les entraînements, la perfection de notre défense sur corner était un peu passé à la trappe. Nous trouvâmes cela fort hasardeux lorsque la première image des joueurs sur le terrain était l’occasion d’un gros plan (avec musique dramatique, du moins nous a-til semblé) sur le numéro 9 de Burnley, Wood, et ses statistiques flatteuses de tête. Heureusement, Bielsa et Dyche s’étaient accordés pour proposer aux spectateurs une vulgarisation du concept de vaccin transposé au football. D’habitude, Leeds contracte une forme très pénalisante du corner, résultant souvent dans la mort d’un slip, d’un but tant nos globules blancs sont inadaptés à la situation. Ici, ils ont été mis en présence d’une grande quantité d’une forme plus inoffensive de la menace : nous avons certes concédé quatorze (!!) corners, Burnley les tirait assez mal pour permettre à Meslier de perfectionner ses sorties aériennes, à Struijk de travailler son explosivité et même à Ayling de prendre confiance de la tête. Les prochains matchs nous dirons si la première dose aura été suffisamment efficace…

>>>>>##### La composition #####<<<<<

Marcelo pour ce match a reconduit l’équipe habituelle, tenant compte des absences de nos centraux de premier choix(Cooper, Koch, Llorente). Si les burnes jouent en 442, nous déformons notre 4141 habituel en un genre de 343 pour assurer un homme en plus en défense, et donc Latérayling poursuit son intérim de Centrayling, Struijk prend une position plus naturelle pour lui et Phillips redescent entre les deux. La structure 343 se déforme en fonction de la position de Klich, qu’il redescende ou pas pour être la première cible à la relance.

Ce qui donne ceci :

Meslier
Centrayling Phillips Struijk
Dallas Rodrigo Klich Alioski
Raphihna Bammie Harrisson

## >>>>>##### La Match #####<<<<<

On ne s’attardera pas à décrire chaque action du match. Quelques images nous pensons pourront suffire à rendre l’essentiel du ressenti des supportrices devant leur écran.

La lessive le lendemain du match ne connut point de grande diversité dans le type de vêtement lavé
Les quelques rares moments où l’on s’est dit que finalement on voyait un peu de foot, voyaient souvent l’humain nommé Ayling impliqué. Chacune de ses touches de balles valait 0.1 x•G, constituant ainsi la quasi-totalité de notre plaisir footballistique sur cette rencontre..
Conseil : N’habitez jamais dans une résidence proche de celle de Luke Ayling. Il est tellement habitué à gagner du terrain que vous le retrouverez sûrement un soir dans votre lit. Mandy se porte évidemment volontaire pour lui arracher une interview et quelques poils autour de la rondelle

Et nous, devant le match, attendant qu’on les asphyxie dans leur moitié de terrain :

Ce n’était pas qu’une certaine soif nous assaille, mais putain, l’alcool est le meilleur passe-temps pour oublier à quel point on se fait grave chier.

Nous savons bien, nous qui lisons monsieur Picon avec un plaisir coupable, et qui par solidarité de temps en temps nous infligeons certains match de Nancy, nous savons bien que le football peut-être que souffrance, pour manier la litote. En vrai, cela peut ête aussi un dégueuli qui vous digère tout éveillé, qui attaque votre dernière parcelle d’humanité, cette dernière parcelle qui différencie l’homme du robot robot ou du dircom de Marlène Schiappa : nous parlons de cet espoir, l’espoir que cette merde finira par s’arranger, cet espoir chevillé au fond de vos yeux ternes et bientôt sans éclat, que la joie et l’intégrité sont des valeurs qu’un putain de chevalier, débarqué sans vergogne d’un film coréalisé par Luis Bunuel et Terry Gillian, viendra vous carrer là où HorsJeu.net (mâtin, quel site), le préconise.

Mais que voulez vous. Nous avons été élévées pour croire que cet homme était Marcelo Bielsa, et il nous a habituées aussi bien à l’enthousiasme de voir des gens courir partout foutre le dawa dans shorts adverses, qu’à la rage de se faire ouvrir en deux lorsque l’un des nôtres se lance dans l’imitation de la porte de saloon. Mais nous avions jusque là vu des héros sur nos couleurs, qui regardaient en face les équipes sérieuses, celles construites pour amasser les millions que nous leur offrons par passion et qu’ils se partagent avec des réseauteurs véreux confis dans leur champagne millésimé, et non pas pour le plaisir des gens qui regardent. Et nos mecs regardent ces équipes en face, leur sourire disait aux autres: « Et si vous buviez un grand ballon d’eau fraîche ? » Et une fois cet action accompli, nous pardonnons très facilement aux portes de saloon et aux mecs qui concèdent des corners.

Mais là. Cette fois, nous avons eu des anti-héros, en rupture avec l’eau fraîche en ce jour d’après Noël

## >>>>>##### Les Notes #####<<<<<

I haven’t been able to watch the action back

a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste, qui lui demandait son avis à propos du but refusé à Burnley. Moi non plus, a ajouté Varidou qui trainait par là…

Meslier (Butch Coolidge /5) A eu très peur de se faire emmener par Wood au sous-sol, mais a été sauvé au dernier moment par Varidou qui roupillait consciencieusement dans sa benne à ordure. Le reste du temps, a eu la vie routinière d’un boxeur raté dans une équipe de bras cassé : concéder des corners, les voir arriver dans sa zone, essayer de les boxer, mais soit mettre les gants à coté de la cible, soit manquer d’allonge pour réellement porter le coup. On a prié Ezechiel 25.17 à chacune de ses interventions sur corner.

Dallas (Fry /5) L’homme à tout faire par le Professor Marcelbert Bielsworth. Baladé dans tous les coins de la galaxie dans le football de 2999, pour essayer de délivrer les ballons en temps et en heure. Sans le supplément humour, mais avec le supplément efficace au taf.

Centrayling (Roger « Verbal » Kint /5) Le coup le plus rusé que le défenseur n’ait jamais réussi, c’est de faire croire à l’attaquant qu’il avait déjà gagné son duel, qu’il n’avait pas besoin de forcer. Et là, Luke lui pique la balle, ou l’emmerde juste assez pour qu’un but tout cuit se transforme en occasion où t’es trop mal placé pour viser autre chose que la caméra au bout de sa perche télescopique juste derrière le but. Et quand il s’agit de lancer des grands plans d’attaque, on peut être sûr que c’est lui qui a tout téléguidé depuis l’arrière (par exemple, la passe sur le péno de Bammie…). Notre Kaiser Söze à nous, donc.

Phillips (Gaston Lagaffe /5) Est inventif, hyper sympathique, cela ne sert à rien de le nier. Mais bon, sur ce match, il était quand même en mode "boulot" : a travaillé dans le vide, et a piqué son roupillon dans les moments où l’on aurait attendu le leader qui nous aurait permis de souffler un peu et faire remonter le bloc, afin de mieux contrôler les burnes d’en face.

Struijk (Docteur Bill Harford /5) Traverse le match comme Tom Cruise traverse Eyes Wide Shut : plein de bonne volonté pour effectuer un dégagement, mais sans pouvoir le concrétiser vraiment. Mais comme il était invité à la fête en tant que central, n’a pas eu sentir l’humiliation de révéler son vrai visage : celui d’un homme qui met trois plombes à contrôler une balle dos au jeu puis se retourner. Quelles belles passes claquées entre les lignes.

Alioski (Omar Little /5) A l’air d’apprécier les étreintes masculines. C’est particulièrement visible dans les duels, quand il nous fait sa spéciale la tête en avant : on dirait que ça le démange d’avaler des kilomètres de queues. Mais quand il faut faire le job, il est là.

Raphinha (Ptit Quinquin /5) A le don pour se retrouver exactement aux endroits où il y a de l’action de notre côté, et est le joueur le plus fout-la-merde de notre effectif. Fais des zigzags sur le pré. Mais n’a servi absolument à rien pour résoudre

Rodrigo (Marge Simpson /5) Tu devrais te laisser pousser la belette en hauteur et la teindre en violet. Déjà visuellement ce serait plus agréable à regarder, et après cela t’aiderai à rabattre ces putains de tête à 6 mètres de buts où tu es démarqué. Beaucoup de pertes de balles (comme les autres).

Klich (Calimero /5) On ne le dira jamais assez : notre bon Mateuz a une frappe de poussin. C’est trop injuste, mais c’est comme cela. Pas trop à son aise dans le rôle devant la défense comme cible privéligiée à la relance (aucun des Peacocks ne le fut, soyons honnête)

Harrison (Vicomte de Valmont /5) Fier séducteur qui sait faire rompre les digues défensives dans un premier temps, avant de tomber comme les autres sous le charme des batailles pour les seconds ballons en seconde. Mais même si l’on sait qu’il n’est plus puceau, dans certaines circonstances, sa détermination à transpercer les filets est demi-molle.

Bamford (Anakin Skywalker/5) Son dernier fait d’arme en tant que joueur de ballon est celui de se faire découper sur le péno et de se faire justice lui même.Nous sommes à la quatrième minute de jeu. Vivement que Disney rachète sa franchise pour avoir un épisode de Bammie contre-attaque par semaine (et sa fameuse réplique Luke, je suis ton compère sur la ligne d’attaque).

Pablo Hernandez (Gregory House /5) Se déplace avec une canne, a de telles valises sous les yeux qu’on pourrait y ranger un Carlos Gohn sortant du Japon: détonne un peu au milieu d’un effort collectif au pressing par la rapidité avec laquelle il s’en détourne, mais on ne peut nier que quand on lui refile les ballons chaud, il fait l’analyse froide de la situation et ses capacités au dessus de la moyenne font le reste. Aurait dû marquer ou faire marquer sur un contre.

Shackelton & Poveda (Mr Morel et Mr Saladin /5) Entrés pour fermer la boutique coté droit, ou pour assener des sentences définitives, suivant que l’on soit en phase offensive ou défensive. Néanmoins, ils ont eu l’air un peu frèles pour faire l’un ou l’autre : après tout la fromagerie Morel doit plus produire du fromage blanc que des Coeurs de Neufchatel affinés 12 mois en cave.

Après 9 mois en cave, une Époisse, à coté d’un Neufchatel, fait figure de petit fromage délicat, qui aurait autant de goût qu’un mauvais Cheddar – ou que cette prestation de Leeds

Candy, Mandy et Sandy

2 commentaires

    • Nous n’avons pas pensé à Georges Abidbol pour rédiger cette académie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.