Leeds-Everton (2-2) et Burnley-Leeds (1-1) – La Hipster académie entre saucisses et boules.

Même les conquêtes de Mandy le reconnaissent volontiers : la saucisse et les boules, c’est surfait.
Vivent les prostates !

Dans la douceur qui arrive en cette fin d’été, on peut enfin retourner en terrasse se siroter un savagnin tandis que le soleil du soir éclaire quelques nuages qui nous pisseront à la gueule dans une heure. Dans ce délicat camaïeu de blancs, de dorés et de bleus, comment ne pas retrouver les couleurs de cette équipe de Leeds dont nous continuons à vous narrer les matchs, semaines après (certaines) semaines. Et puis, il n’y a pas à dire, on s’attache… Surtout que… Enfin les stades sont pleins, enfin on peut entendre quarante mille leedisiens beugler en cœur « marching on together »… Et enfin revoir les petites frimousses mignonnes de Phillips, Ayling, Llorente et consorts.

Après une année de retour en premier league, nous sommes persuadées que l’équipe peut rivaliser, d’égal à égal, avec tous les clubs que nous affronterons. D’ailleurs, Marcelo le répète à chaque conférence de presse. Mais tout de même, d’égal à égal, merde, ça ne veut pas dire « faire égalité » à chaque fois ! Alors les matchs des deux derniers week-ends nous semblent bien frustrants. Nul contre Everton emmené de manière flasque par leur emblématique saucisse simulatrice la Calvert-Lewin, puis nul chez les burnes, alors qu’il nous a fallu environ 30 minutes pour répondre à la question : comment les Burnes vont-elles arriver à marquer ? Comme à l’habitude du cher Marcelo, on les a un temps maîtrisés avant de prendre un but sur coup de pied arrêté (ou en l’occurrence conséquence d’icelui).

Qui sait, peut-être qu’un professeur Zigmunde nous expliquera un jour la signification pour ainsi dire profonde de ces nuls, de cet anéantissement des forces en présence dans le couple de ces deux matchs symbolisés l’un par la saucisse (voir a description du match d’Everton) et l’autre par les boules (pour cela nous n’avons pas de justification : mais quelle meilleure accompagnement pour une saucisse que des boules, hein ?). Sur ces entrefaites, Mandy est partie bouder dans son coin. Et ce n’est que quand elle a ressorti quelques instruments et gods que j’ai compris l’essence sexiste de ma proposition.

>>>>>##### Les compositions #####<<<<<

>>>>> Contre Everton <<<<<

Pour cette deuxième journée de championnat (bizarre, ça, que le championnat ne commence qu’à la deuxième journée… Ils sont nuls en maths, ces anglais) on passe sur une défense à trois, vu qu’en faces ils ont deux saucisses sur la première ligne de pressing. Firpo gagne ses galons de titulaire, ce qui fait passer Dallas à droite. Klich est préféré aux autres milieux valides. Et on a un truc à mi chemin entre le 3-3-3-1 et le 3-4-3, suivant que nous attaquions ou défendions.

Meslier
Centrayling Struijk Cooper
Dallas, Shackelton Phillips Firpo, Dallas
Raphinha Klich, Roberts Harrisson
Bammie

>>>>> Contre Burnley <<<<<

Et pour la journée suivante, Marcelo doit se priver de deux des titulaires de match précédent, covidés. Du coup, Llorente, de retour en forme récupère la place de central droit et Ayling son titre de Latérayling. Rodrigo supplée Klich, et notre banc est garni des U23 dont les réseau sociaux leedisiens nous rebattent les oreilles… (Notons tout de même que Marcelo ne leur a pas donné pas de minutes en milieu de semaine, alors que nous jouions une équipe de second rang en coupe Moustache (match pendant lequel Harrisson a brillé, comme quoi…)).

Meslier
Llorente, Centrayling Struijk Cooper
Latérayling, Shackelton Phillips Dallas
Raphinha Rodrigo, Roberts Harrisson
Bammie

>>>>>##### Les Match #####<<<<<

>>>>> Contre Everton <<<<<

Eh bien, on dirait que les matchs contre Everton cette année seront moins distrayants que ceux de l’année dernière. Sur le plan footballistique s’entend, même si le duel de puissance entre Doucouré et Phillips reste quelque chose à voir.

Mais les Toons ça reste une équipe très distrayante, à défaut de nous avoir enthousiasmée. Si Alioski (reviens, bébé) ne va plus se chatouiller l’entrejambe avec Mina, celui-ci reste une saucisse intersidérale : si l’on devait trouver quelqu’un pour interpréter Requin dans un prochain James Bond, on n’a pas de meilleure idée…

Saucisse dégingandée actors studio

Évidemment, Pickford, c’est aussi un sacré specimen, qui manque de se manger à chaque dégagement, et qui se rattrape en s’équilibrant avec les bras par un miracle dont seuls les pantins désarticulés sont capables (n’est-ce pas vu du banc merci pour la comparaison). On a l’impression qu’il tape la balle en force, sans la traverser, et qu’il se bloque. Bref, jugez plutôt.

Saucisse dépenaillée

Et puis ces gens ont recruté Allan. Typiquement le genre de joueurs que tu préfères avoir dans ton équipe que dans celle adverse…

Saucisse au couteau

Et puis il faut rendre hommage aux deux saucisses volantes chargées d’embêter nos défenseurs. D’abord, la saucisse qu’est Richarlison qui a passé la soirée à réfléchir à comment il pourrait bien gagner un duel (ses parents avaient dû s’acheter des écrans plats plutôt que de l’emmener à l’école, ce petit).

Saucisse qui ne tient pas la cuisson

Pour finir, le potentiel de Calvert Lewin, dans sa capacité à glaner des fautes, nous avait quelque peu marqué l’œil la dernière fois (https://horsjeu.net/etrangers/les-clubs/hipster-academie/leeds-everton-1-2-la-hipster-academie-a-le-sens-de-la-glisse/). Était-ce prémonitoire ?

Saucisse simulatrice

Bref, tout ceci pour dire qu’on n’avait pas vraiment mérité d’être mené au score par deux fois dans le match. Mais que l’on ne nous lise pas de travers : on ne méritait pas forcément de gagner ce match : les dix dernières minutes, alors que Raphinha avait égalisé, ont été d’un n’importe quoi des plus total. Et si l’on aurait pu s’en tirer avantageusement, les boulevards qu’Everton trouvait dans les dernières minutes ne furent que miraculeusement pas sanctionnées par un but. Et ce, même si la qualité de notre production offensive était grandement meilleure…

>>>>> Contre Burnley <<<<<

Et quelque part, le dilemme précédent, c’est le résultat de l’équation magique permanente dont Marcelo cherche la réponse, ce truc dont il nous rebat les oreilles à longueur de conférence de presse. Peut-être que notre incompétence footbalistique caractérisée (vous verriez Mandy faire un contrôle… autant avec un dildo, elle se défend, autant avec des boules elle ne sait qu’en faire) nous fait faire un contre-sens total, et nous comprenons Marcelo à l’envers… (cela ne nous arrive jamais, hein, de comprendre des choses à l’envers, nous vivons entourées d’allemands pour qui, si des bâtons sont bien durs, c’est qu’ils doivent être en frêne.)

Mais… Voilà. Il y a des gens qui ont parlé en mal de Luke Ayling cette semaine, nous ne pouvions laisser passer. Alors, pour une fois, on va raconter des conneries, mais ça sera sur du foot, et pas sur la première connerie qui nous passe par la tête. Parce qu’il suffit que l’on touche à un cheveu de Luke Ayling pour que l’on ait les boules (ah tiens, le titre est justifié, du coup)

Il paraîtrait que Luke (et aussi Stuart, mais pour cela, on admet volontiers, Stuart est sur le terrain en tant qu’antithèse Rodrigo : beaucoup moins doué avec la balle, mais au moins il ne ressemble pas à une porte de saloon sans…) il paraîtrait donc que Luke ne serait pas assez créatif. Et que ce serait à Phillips de tout faire. Alors, oui, bien sûr, Phillips est un meilleur footballeur. Plus puissant physiquement, plus rapide sur 3 pas, et plus régulier dans le jeu long. Mais au final, dans le système de Marcelo, on n’insiste pas tant que cela pour trouver Phillips face au jeu. Dans l’ordre des gens responsabilisés à la sortie de balle, Llorente est le patron, et Luke est son suppléant. Marcelo l’envoie souvent fixer la défense, et on arrive à enclencher à partir de là.

Le truc, c’est que cela arrive assez régulièrement que Luke allonge. Mais si l’on fait cela, ce n’est pas parce qu’il ne saurait pas faire un dribble, ou une passe à l’intérieur : il n’est pas si maladroit que cela dans ces exercices. Mais le principal problème, à nos yeux, est côté receveur : Bammie, en particulier, mais aussi dans une moindre mesure Klich, Roberts et Rodrigo, les cibles potentielles, n’offrent pas assez de garantie pour que ces schémas puissent se répéter, sans perte de balles régulières et slipocides. Et Leeds, qui utilisait cette arme bien plus régulièrement en début d’année dernière, s’en est petit à petit détournée, surtout après le 6-2 reçu à Old Trafford (où ne vous en déplaise, nous avions fait un bon match l’année dernière, où la différence s’était faite dans l’adresse devant le but). D’ailleurs, c’est souvent la zone où l’on perd la balle qui fait que l’adversaire peut nous faire mal, ou pas. Notre meilleure défense, c’est de perdre la balle d’une façon contrôlée. Et Luke applique cette consigne.

Malgré tout, il est difficile d’avoir vu les burnes nous en foutre partout pendant les deux quarts d’heures qui encadraient la mi-temps. C’était assez sale, et pas très beau à voir. Comment cette équipe, qui n’avait pas réussi à toucher une balle dans notre moitié de terrain pendant la première demi-heure, bâtie comme une armée de bulldozers, se payait-elle le luxe d’obtenir des coups de pieds arrêtés proche de notre surface, contre nos frêles joueurs qui l’année dernière avaient tout juste appris à sauter dans les airs pour aller toucher la balle de la tête ?

Pour cela, on n’est vraiment trop incompétentes au foot pour répondre. Les mecs en face ont du changer un truc, pour trouver leurs deux golgoths devant et garder la balle plus haut sur le terrain. Peut-être aussi que si l’on interprète correctement le Marcelo Bielsa, peut-être que Llorente, si cher à nos cœurs, souffrait de plus en plus physiquement et avait à peine 60 minutes dans les jambes. Peut-être… Mais si c’est la faute de quelqu’un, c’est plus la faute de Marcelo que celle de Luke Ayling qui est beau et fort et intell…

Quoi Candy ? Hein ? Luke s’est marié cet été ?

Ah, si seulement Luke était plus fort pour sublimer le système de Marcelo qui est un homme si pur et honnête, et qu’on aimerait le voir faire la nique à tous ces clubs, à tous ces entraîneurs, à tous ces joueurs qui dénaturent le foot ! En même temps, le système des Burnes met aussi en valeur la maxime  » the football is for the fan ». Avec toutes les balles qu’ils envoient en tribune, on ne peut que saluer l’effort.

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

We can’t think that the relashionship between them is going to happen rapidly and spontaneously.

a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste, qui dans un autre monde lui aurait demandé « Comment voyez vous évoluer la relation entre Chibrald et Sandrine Rousseau »

Meslier (Jésus et avoir les boules/5) Un ou deux miracles contre Everton, quelques actions d’éclat où il détourne les pécheurs du mauvais chemin, avant de devoir porter sa croix et la couronne d’épine. Puis, face à Burnley, il fait un bon match, malgré ce putain de but encaissé, sur une déviation d’un tir écrasé rebondissant sur un mec avec les pieds carrés, qui faisait suite à un ballon mal dégagé après que Illan ait été cherché un ballon qui prenait le chemin de la lucarne. Sobre dans le jeu au pied (on précise, après le match espoir, hein…)

Latérayling (Saucisse de « Un roi sans divertissement » puis boule à facette/5) Personnage éminemment sympathique de ce grand roman, même si cette « Saucisse » a tendance à amplifier légèrement les coups qu’elle reçoit. Beaucoup porté la balle, comme pour le match suivant, où si l’on a toujours eu envie de faire la fête en voyant Luke, il nous a offert aussi une splendide perte de balle anale en début de match.

Llorente (Boule de bain/5) S’est dissous avant qu’on ait pu sortir de la baignoire, vers la 60ème. Et n’est jamais avare pour laisser à l’adversaire le soin de ramasser la savonnette. Lui ou Alioski dans le match contre Everton, Richarlison prenait un rouge avant le quart d’heure de jeu.

Struijk (Bratwurst puis boule vanille chocolat/5) Ça fait plaisir sur le moment, mais au final ça ne laisse pas d’un repas inoubliable. Il nous avait habitué à des saveurs plus recherchées, que ce soit pour des relances claquées à l’intérieur, ou pour des retours défensifs salvateurs.

Cooper (la saucisse sèche de l’archiduchesse puis boule de démolition /5) Ce n’est pas tant qu’il bafouillait son football, mais on peut lui reprocher la propreté deux-trois actions défensives (un penalty et un carton rouge évité de peu) qui nous ont rendues humides, mais pas de la bonne manière. Puis le match d’après, on est revenu dans des trucs qu’il maîtrise mieux, puisqu’il a joué à saute-tractopelle avec les attaquants de Burnley.

Dallas (Gendarme puis roulement à bille/5) Gendarme partout, justice dans le score nulle part contre Everton, même s’il sert de courroie de transmission et d’équilibre à l’équipe.

Phillips (Morteau puis boules de Geishas /5)A livré un duel avec Doucouré contre les Toons qui a dégagé autant d’énergie qu’un chapelet de saucisse de Morteau, puis est revenu dans un rôle plus traditionnel contre les burnes, puisque si l’on l’utilisait pour préparer l’action, celle-ci devenait plus fluide et donnait au final plus de plaisir.

Raphihna (N’duja et Polpette /5) Si Digne a trouvé sa prestation piquante, Taylor a vu une explosion de saveur partir dans tous les sens.

Klich (le Fouet/5) Il a enfin fouetté la balle au fond des filets, et même fait une tentative d’enroulé depuis l’entrée de la surface pas si molle que cela. On a regretté qu’il soit covidé contre les Burnes.

Rodrigo (Boule de Suif/5) A dû se faire passer dessus par Westwood pour que le ballon puisse continuer son chemin dans le camps des burnes.

Harrisson (Saucisse au Picon puis Bilboquet/5) Jack était un peu dans le même thème sur les deux matchs : assez efficace dans les prises de balles, les dribbles… mais assez peu conventionnel. Un peu comme quand on goûte la saucisse au picon : surprenant mais efficace. Dans le match, sa vitesse a été très visible contre les tractopelles d’en face ; revers de la médaille : de la tête, il n’en a pas pris une. Mais on se demande quand même : Jack a quand même réussi à perdre un duel de la tête qu’il était le seul à disputer. C’est un peu notre bilboquet à nous, ce Jack…

Bamford (le sixième film de la série « Saw » puis boule de flipper/5) a vu l’horreur et l’haleine de Yerry Mina de près (il lui a piqué une balle à l’épaule), mais a vu les ballons de plus loin, surtout après ses tentatives de contrôle. Une fois qu’il l’a compris, il a joué en déviation, et on marque… Puis contre les burnes, il leur a fait faire tilt à traîner devant leur but comme cela. (et du mieux dans la participation au jeu). Après, il a eu sur le dos Tarkowski tout le match. Pour un cinéaste mort, il lui a bien tapé dans les Andreï Roublov (au propre)

Junior Firpo (Chair à saucisse/5) On sent que c’est de la bonne viande, mais il n’est pas encore bien incorporé dans le grand ragoût de l’équipe.

Roberts (Figatellu ou boulette d’Avesnes/5) Une excellente entrée contre Everton, où il redonne foi(e) au jeu offensif de l’équipe, et une seconde entrée toujours savoureuse contre les Burnes quoique moins consistante.

Costa (Rosette/5) Pas exceptionnel, mais toujours combatif et disponible quand il est sur le terrain. On lui en accroche une à la boutonnière pour le remercier, et on lui souhaite bon vent.

Shackelton (la Mortadelle puis Boule et Bill/5) Il apporte sa saveur de pistache à la charcuterie, mais ce n’est pas comme si c’était la meilleure saucisse du monde. Tout comme Boule et Bill, dont il reproduit à la fois la figure pouponne et le caractère de cocker obstiné qui ne va pas lâcher les chevilles de l’importun.

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

Merguez et film de boules

Chorizo et boule puante

Chipolata et trackball

Diot et meubles Boulles

la Montbéliard et 100 boules

la Toulouse et boule de pétanque

la Frankfort et 100 boules

Soppressata et boule de cristal

le Felino et boule de noël

Cervelas et boule à zéros

la Wiener et bull-gum

Candy, Mandy et Sandy

2 commentaires

  1. Je rajouterai le knaki et bein évidemment sa version balls, car il paraît que c’est bon d’avoir les boules.
    BA les filles

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