Leeds – Manchester United (0 – 0) : La Hipster académie tend les bâtons


I am the Hipster Mandy, and I approve this title (et peux raconter moult anecdotes à ce sujet)

Comme l’avait si bien fait remarqué Sir Bobby Carlton, ce match fut violent. A la Hipster académie, on aime bien comprendre les raisons profondes de certains événements. Les éléments de contexte sont bien connus : on en a pris six pour le Boxing day en guise de cadeau de Noël. Marcelo a conçu l’idée de se venger de cela. Les deux entraîneurs se sont rencontrés en amont du match, avant leur conférence de presse respective. Et l’idée d’une fourberie ne lui déplaît pas, aussi étonnant que cela puisse paraître.

Ole Gunnar Hé bien ! Marcelo, comment va l’affaire du football ?
Marcelo Le football, Monsieur, est en lieu de sûreté ; mais son économie court maintenant le péril le plus grand du monde, et je voudrais pour beaucoup que votre club fût la propriété de vos supporters.
Ole Gunnar Comment donc ?
Marcelo À l’heure que je vous parle, les Américains cherchent de toutes parts à rentabiliser leurs investissements.
Ole Gunnar Les Américains ?
Marcelo Oui.
Ole Gunnar Que faire ?
Marcelo Sur le terrain et en dehors, rester proches de vos supporters. Les Américains croient que leur dessein de mettre des superstars à la place des gamins de la région est ce qui pousse le plus fort à se faire bien accepter, et, dans cette pensée, ils ont résolu hautement de vous remplacer, et de vous virer séance tenante pour rétablir leur popularité. Vos supporters, gens passionnés comme ils sont tous, vous cherchent de tous les côtés et demandent de vos nouvelles. J’ai vu même deçà et delà des supporters qui interrogent les journalistes qu’ils trouvent, et occupent par pelotons toutes les avenues qui mènent au stade. De sorte que vous ne sauriez distraire cette excitation, vous ne sauriez faire un pas ni à droite ni à gauche, que vous n’ayez à vous expliquer sur votre avenir.
Ole Gunnar Que ferai-je, mon pauvre Marcelo ?
Marcelo Je ne sais pas, Monsieur, et voici une étrange affaire. Je tremble pour vous depuis les pieds jusqu’à la tête, et… Attendez. (Il se retourne, et fait semblant d’aller voir au bout du couloir s’il n’y a personne.)
Ole Gunnar, en tremblant. Eh ?
Marcelo, en revenant. Non, non, non, ce n’est rien.
Ole Gunnar Ne saurais-tu trouver quelque moyen pour me tirer de peine ?
Marcelo J’en imagine bien un ; mais mes joueurs courent le risque, eux, de se faire expulser.
Ole Gunnar Eh ! Marcelo, montre-toi confrère zélé. Ne m’abandonne pas, je te prie.
Marcelo Je le veux bien. J’ai une tendresse pour vous qui ne saurait souffrir que je vous laisse sans secours.
Ole Gunnar Tu en seras récompensé, je t’assure ; et je te promets ce joueur-ci, le petit Greenwood, quand je l’aurai un peu usé.
Marcelo Attendez. Voici une affaire que je me suis trouvée fort à propos pour vous sauver. Il faut que vous vous demandiez à vos joueurs de mettre de l’intensité, et que…
Ole Gunnar, croyant voir quelqu’un. Ah !
Marcelo Non, non, non, non, ce n’est personne. Il faut, dis-je, qu’ils mettent de l’intensité, et qu’ils se gardent de retenir des taquets. Ils nous chargeront dans le dos comme un paquet d’ivrognes, et vous pourrez aller ainsi, au travers des journalistes, jusque dans salle de conférence de presse, où, quand vous serez une fois, vous pourrez pavoiser et souligner l’engagement des joueurs et la violence, dans ce match de rivalité historique.
Ole Gunnar L’invention est bonne.
Marcelo La meilleure du monde. Vous allez voir. (À part.) Tu me paieras les six buts pour seulement 1.9 xSlips.
Ole Gunnar Eh ?
Marcelo Je dis que vos ennemis seront bien attrapés. Mettez-vous bien en rage jusqu’au fond de vous même, et surtout prenez garde de ne vous point vous montrer détendu et ne montrez pas que vous n’en avez rien à branler de ce match, quelque chose qui puisse arriver quand vous serez sur le banc.
Ole Gunnar Laisse-moi faire. Je saurai me tenir…
Marcelo Cachez-vous, voici un journaliste mancunien qui vous cherche. (Ole Gunnar saute dans un sac à ballons vide qui traînait par terre. Marcelo, en contrefaisant sa voix.) « Quoi ! jé n’aurai pas l’abantage d’avoir la réagtion dé cé Ole Gunnar et quelqu’un par charité ne m’enseignera pas où il est ? » (À Ole Gunnar, avec sa voix ordinaire.) Arrondissez vos membres, qu’ils ressemblent plus à des ballons. (Reprenant son ton contrefait.) « Cadedis ! jé l’intérroberait, se défilât-il comme un homme bolitic.» (À Ole Gunnar, avec son ton naturel.) Eh, l’important c’est les trois poings (Tout le langage gascon est supposé de celui qu’il contrefait, et le reste de lui.) « Oh ! lé Loco ! –Monsieur. –Jé té vaille un louis, et m’enseigne cé ké t’a dit Ole Gunnar. –Vous voulez questionner le seigneur Ole Gunnar ? –Oui, mordi ! jé lé cherche. –Et pour quelle affaire, Monsieur ? –Pour quelle affaire ? –Oui. –Jé beux, cadédis ! lé faire dire du mal dé coups des bâtonnaire. –Oh ! Monsieur, les coups des actionnaires n’intéressent point des gens comme lui, et ce n’est pas un homme à être traité de la sorte. –Qui, cé fat de Ole Gunnar, cé maraud, cé vélître ? –Le seigneur Ole Gunnar, Monsieur, n’est ni fat, ni maraud, ni bélître, et vous devriez, s’il vous plaît, parler d’autre façon. –Comment ! tu mé traîtes, à moi, avec cette hauteur ? –Je défends, comme je dois, un homme d’honneur qu’on offense. –Est-ce que tu es des connefrères dé cé Ole Gunnar ? –Oui, Monsieur, j’en suis. –Ah ! cadédis ! tu es dé ses connefrèes, à la vonne hure (Il pose plusieurs questions sur les relations de l’entraîneur avec l’actionnaire italien du club.) Tiens ! boilà cé qué jé té vaille pour lui. (Il l’assomme de questions sur la légitimité d’Ole Gunnar) Ah ! ah ! ah ! ah ! Monsieur (Il lui tape sur le système avec des questions sur le mercato estival et les rumeurs de transferts). Ah ! ah ! Monsieur, tout beau ! (Il lui fouette les sangs en lui demandant son avis sur la VAR) Ah ! doucement, ah ! ah ! ah ! –Va, porte-lui cé quouestionne dé ma part. Adiusias ! » –Ah ! Diable soit Manchester Evening News ! Ah ! (en se plaignant et se grattant la tête, comme s’il avait reçu des questions à la con).
Ole Gunnar, remettant la tête dans le champ des caméras. Ah ! Marcelo, je n’en puis plus.
Marcelo Ah ! Monsieur, je suis tout moulu, et mon crâne me fait un mal épouvantable.
Ole Gunnar Comment ! c’est moi qu’il voulait interroger hardiment.
Marcelo Nenni, Monsieur, c’était sur ma prolongation de contrat qu’il s’enquérait.
Ole Gunnar Que veux-tu dire ? J’ai bien senti les questions, et m’en souviens bien encore.
Marcelo Non, vous dis-je, mais allons joueur cette cette première mi-temps avec engagement.
Ole Gunnar, allant vers son banc Allez, jouons cette rivalité à l’ancienne, avec des taquets…

Marcelo de retour devant les micros à la mi-temps. (à Ole Gunnar) Prenez garde, en voici un autre qui a la mine d’un type du Yorkshire Evening Post. Allez, mettez-vous à quatre pattes, recouvrez-vous de cette nappe blanche, je prends un micro et une bouteille d’eau et vous abuserez les journaliste en ressemblant à une table de conférence de presse (Cette pantomime est de même que celle du Gascon pour le changement de langage et le jeu de théâtre.) « Parti, moi loui coullé aux basques, et moi ne pouvre point couissiner de tout mon soul sti tiable de Uli Gounner. » (À Ole Gunnar, avec sa voix ordinaire.) Bougez plus. « Dites-moi un peu, fous, Monsir l’homme, s’il veus plaît, fous savoir point lé angseignémons qu’Uli Gounner pourrair vair té cétté moutemgs ? –Non, Monsieur, je ne sais point ce qu’en pense Ole Gunnar. –Dites-moi-le, fous, frenchemente, moi li fouloir pas grande déclairaizionne à lui. L’est seulemente pour le donnair une petite prublémaitiqué sur une douzaine de taiclé virillé, et de trois ou quatre petites coups d’séméllé qu’on danné ses jouours. –Je vous assure, Monsieur, que ceci m’a l’air normal. –Il me semble que j’y fois remuair sur lé terroir plou qué l’haibutoute. –Pardonnez-moi, Monsieur. –Li est assurément quelque rufaillité là-tetans. –Complètement, Monsieur. –Moi l’avoir enfie de tonner ain scoupé pour man journaille. –Ah ! Monsieur, gardez-vous-en bien. –Montre-le-moi un peu, fous, ce que cé d’être là. –En Premier League, rivalisant avec United ! Tout beau Monsieur. –Coumment ? tout beau ? –Vous n’avez que faire de vouloir comprendre nos projets de jeu. –Et moi, je le fouloir un hustoire, moi. –Avez vous vu comment on relance face à leur pressing ? –Ah ! que de badinemente ! –Ce sont ajustements tactiques qui m’appartiennent. –Racontez-moi la rufaillité, te dis-je. –Mais les ajustements tactiques? –Toi ne rufaillisé rien ? –Si peu. –Moi parler de cétté taclair d’Ailleligne dessus les chéfilles de Rachevorde. –Je me moque de cela. –Ah ! toi faire le trôle ! —(Donnant d’autres questions sur les coups échangés et évitant les questions, mais tapant du poing sur la table) –Ahi ! ahi ! ahi ! Ah ! Monsieur, ah ! ah ! ah ! –Jusqu’au refoir. L’être là un petit leçon pour li apprendre à toi à répondair insolentemente. » –Ah ! Peste soit du baragouineux ! Ah !
Ole Gunnar, sortant la tête du sac. Ah ! je suis embrouillé.
Marcelo Ah ! je suis fatigué
Ole Gunnar Pourquoi diantre faut-il qu’ils s’excitent tous sur la rivalité ?

Marcelo, revenant après la fin du match avec Ole Gunnar Prenez garde, voici une demi-douzaine de journalistes tout ensemble. Restez cachés derrière ce pan de mur (Il contrefait plusieurs personnes ensemble.) « Allons, tâchons d’interroger ce Ole Gunnar, interrogeons le sur tout. N’épargnons point nos langues. Courons tous les thème. N’en oublions aucun. Visitons tout. Furetons de tous les à-côtés du football. Comment questionnerons-nous ? Tournons celle-ci comme cela. Non, pas comme ça. Plus directe. Plus subtile. Nenni. Si fait. » (À Ole Gunnar, avec sa voix ordinaire.) Ne bougez pas. « Ah ! camarades, voici son adversaire. Allons, coquin, il faut que tu nous enseignes ce que tu as pensé de ce match. –Eh ! Messieurs, ne me pressez point ainsi. –Allons, dis-nous ce que tu en penses. Parle. Hâte-toi. Expédions. Dépêche vite. Tôt. –Eh ! Messieurs, doucement. (Ole Gunnar tourne doucement la tête vers le tableau d’affichage et aperçoit la fourberie de Marcelo.) –Si tu ne nous livre pas ton analyse tout à l’heure, nous allons faire pleuvoir sur toi une ondée de questions à la con. –J’aime mieux souffrir toute chose que de répondre des choses fausses. –Nous allons t’assommer sous les questions cons. –Faites tout ce qu’il vous plaira, j’essaierai de vous répondre. –Tu as essayé de ne pas être battu ? –Je ne trahirai point un secret en vous l’accordant. –Ah ! tu as volontairement refusé d’aller les presser haut ? Voilà… –Oh ! » (Comme il est prêt de poursuivre son analyse, Ole Gunnar l’interrompt et Marcelo s’enfuit.)
Ole Gunnar Ah ! infâme ! Ah ! traître ! Ah ! scélérat ! C’est ainsi que tu repars avec un point !


>>>>>#####La composition #####<<<<<

Pour United, chaque supporter Leedesois espère pouvoir aligner la grosse équipe. Celle alignée ici n’en est pas loin : Malgré la concurrence au poste de central, Llorente et Struijk auraient notre préférence. La grosse absence est celle de Raphinha, qui ne se remet pas de la béquille reçue contre City. Pour l’équipe-type, les deux postes les plus incertains sont les deux postes de 8 : la stabilité apportée défensivement par Dallas, testée pour la première fois en seconde mi-temps du match aller, semble lui assurer sa place au milieu, avec Roberts dont la capacité à dribbler son vis-à-vis lui donne un rôle important dans l’équipe. Dribbler son vis-à-vis, c’est quelque chose que nos ailiers ne réussissent qu’avec parcimonie. Mais ils courent, proposent des solutions et défendent pas mal, nous nous en contenterons pour ce match, placées devant le fait accompli. On attendra que nos truculentes pépites U23 progressent encore, même si nous avons quelque espoir qu’ils soient déjà plus fort que Jack Harrisson. L’équipe alignée ressemble à ceci :


Meslier
Latérayling Llorente Struijk Alioski
Phillips
Costa Roberts Dallas Harrisson
Bammie

>>>>>##### Le Match #####<<<<<

Marcelo a eu beau dire que son équipe avait fait relativement un bon match à l’aller, on sent qu’il ne tient absolument pas à reproduire le schéma qui a permis le 6-2. Et pour la première fois de la saison, nous n’avons pas vu Bammie sortir sur les centraux en essayant de les orienter sur un seul demi-terrain. Marcelo avait aussi identifié Fred et McTominay comme leurs principales menaces, et il faut bien avouer qu’ils n’ont pas été lâchés d’une semelle.

Du coup, cela a donné un match assez fermé, d’autant que Bruno Fernandes avait été laissé aux bons soins de Kalvin Phillips, autant dire qu’il n’a gagné que deux duels du match, et que cela n’a pas aidé à débrider ce dernier. Les principaux pourvoyeurs de munitions pour United furent alors Maguire et Shaw, qui n’avaient pas les moyens de nous déséquilibrer seuls. Enfin, surtout Maguire. Qui a franchement un physique à vendre des salles de bain, avec le crédit à la consommation qui va avec. Shaw était plus surveillé, même s’il est parvenu à fausser compagnie à Costa et Harrison quelques fois.

Et pourquoi a-t-on commencé par parler de notre jeu défensif, plutôt que de notre si brillant jeu offensif ?

Eh, bien, si quelques séquences furent brillantes, il faut avouer qu’elles reposaient sur une sortie de balle réussie, ce qui n’arrivait pas si souvent. On sentait que la consigne n’était pas de trop prendre de risque, et comme le pressing de United était relativement bon, souvent Latérayling se retrouvait à forcer (et rater, sur ce match) ses relances longues. Ce qui redonnait des possessions à United, que l’on agressait pas comme l’habitude pour serrer de près leurs deux zigotos devant la défense.

On a quand même réussi à installer quelques phases de possession sur ce match, où l’on restait haut à la perte de balle. Pas très longtemps. Et aussi à réussir à déjouer leur pressing et s’offrir quelques situations intéressantes. Pas très bien jouées souvent (si Harrisson touchait la balle). Le Savagnin est donc resté sagement au frigo. Ça tombait bien, on n’en avait pas des masses restant en stock

Du coté de nos slips, ce ne fut pas une hécatombe, mais quelques braves tombèrent au champ d’honneur à l’occasion d’escarmouches. Rien qui n’inquiéta vraiment Meslier, mais nos slips n’ont pas le flegme d’un gardien de foot dont les veines charrient de la glace. Quelques uns sont mort, dont un sauvagement souillé sur un coup franc excentré.

Après, il y eu dans chaque mi-temps quelques bouffées de violence. Pendant lesquelles, les grandes balayettes étaient de sortie, comme les bâtons étaient brandis lors de diverses jacquerie de l’ancien régime. Sûrement pour rappeler à tout le monde le caractère historique de cette rivalité entre les roses blanches du York et les roses rouge du Lancastre. Les coups partaient toujours un peu plus de notre coté gauche (on se demande quel joueur chez nous aurait pu les provoquer, cœur avec les doigts sur toi, Gjanni). Costa en est sorti blessé jusqu’à la fin de saison, Latérayling a récolté un beau carton jaune orangé en découpant Rashford en position de dernier défenseur, bref, quelques flambées de violence, qu’on aurait dû noter pour trouver un vainqueur à ce match.


>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

To think doesn’t get you tired. And to look, neither.

a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste, qui dans un autre monde lui aurait demandé « N’est ce pas fatiguant de regarder les matchs en se demandant quelles conneries on pourrait bien écrire à son propos ? »

Meslier (Le chien Buck) Après tant de souffrances endurées sur coups de pieds de coins, où Ilan restait comme enchaîne sur la ligne à tirer un traîneau dans le froid et la neige, il est finalement parvenu à retrouver sa liberté, et son sens de la coordination sur les ballons aériens. Deux beaux arrêts en plus à mettre à son actif.

Latérayling (D’Artagnan/5) Le moment où il a enfin son bâton de maréchal, son insigne de capitaine, Luke n’a pas été aussi flamboyant que lors d’autres sorties où il était un simple mousquetaire. Si ses réflexes défensifs et ses parades ont fait merveille pour annihiler certaines occasions chaudes, les bottes offensives ne sont pas trop passées (en particulier sur les ballons longs, où United arrivait à l’enfermer pour le forcer à allonger)

Llorente (Scapin/5) Manifestement, Diego a dû forcer son talent ce soir, pour à la fois anticiper les coups que préparait United et pour colmater les brèches quand les Mancuniens voulaient imposer des mariages non-consentis entre le ballons et nos filets. Mais, avec aplomb et ruse, Diego (qué hombre esto Hidalgo) s’en est fort bien sorti. Le tout en étant belhomme quand il a un ballon, ce qui ne gâte rien.

Struijk (Musashi/5) On voit bien Pascal acquérir quelque sagesse à l’avenir, fonder une école de défense à deux pieds, et écrire le traités des cinq ballons dégagés à la fin de sa carrière quand il sera retiré en ermitage. La première loi : quand un adversaire met un ballon aérien dans la surface, tu prends la position préférentielle, au besoin en dégageant l’adversaire qui s’y trouvait et tu dégages la balle. Si le défenseur n’arrive pas à dégager son adversaire, c’est qu’il ne lui est pas rentré dedans assez gaiement. D’ailleurs, le duel avec Harry Maguire sur coup de pieds arrêtés n’était pas sans évoquer la rivalité de Musashi avec Kojiro dans un ultime combat au sabre de bois, ou entre Hans Grohe et Jacob Delafon pour la robinetterie de salle de bain.

Alioski (Exode 21:20/5) Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l’esclave meurt sous sa main, ce maître sera puni. Mais Gjanni n’a pas achevé le pauvre James : il a pris un petit jaune pour la forme, sans vraiment le mériter sur cette action. La première période violente de première mi-temps a débuté trente secondes après qu’un joueur dans sa zone s’est retrouvé mystérieusement au sol (on a détaillé l’action à la Hipster Académie, notre hypothèse – non vérifiable avec les images – c’est que James en a eu marre que Gjanni, qui est fort affectueux avec ses adversaires, posant ses mains partout, sur et sous le t-shirt, ne lui fasse sentir son homosexualité latente). Sinon, un match complètement fou pour Gjanni, avec de nombreux sauvetages défensifs, si parfaitement exécutés que le commentateur de Leeds United TV a fini par lui décerner un « Gjanni, calm head »

Phillips (Saint Martin/5) Non content des distribuer des morceaux de football dans les stades qui n’en on pas vu depuis fort longtemps, Kalvin, dans un épisode moins connu de sa vie, s’est battu contre le diable (qui s’appelait Bruno). Il s’est battu avec ses armes pour diminuer l’espace dont disposait son adversaire, qui, gêné dans ses mouvements, n’arrivait pas à mettre ses grands coups de tatane habituels. De son côté, Kalvin a bâtonné ce qu’il faut pour que l’autre ressorte fourbu. Un beau duel de lutte greco-romaine au cœur de la période violente avec McTominay.

Costa (les trois coups du brigadier/5) Qui n’ont annoncé ni une pièce comique ni une pièce tragique, mais la fin de saison pour Helder, blessé au dos lors d’un O-soto-gari mal maîtrisé par Wan-Bissaka. La représentation qu’il nous avait accordée était jusque là pas mal, quand on est bon public et qu’on se réjouit d’un ailier qui va fixer son défenseur. Sans vraiment le dribbler, mais…

Dallas (Guignol et le Gendarme/5) La marionnette de Marcelo Bielsa sur le terrain. A eu un peu de mal à exister offensivement, mis à part deux frappes de poussin façon Matteusz Klich. Défensivement présent bien que peu d’interventions spectaculaires à noter. (N.d.A : La Hipster académie a cherché un lien entre Stuart et Lyon. Elle a fini par en trouver un : il peut jouer arrière gauche et martyriser City comme le premier Maxwell Cornet venu). D’ailleurs, pour parachever la ressemblance, Stuart a fini le match ailier droit après la blessure de Costa. Un poste qu’il n’avait pas encore occupé cette saison…

Roberts (Tiresias/5) Alors qu’il se promenait au milieu de terrain, Tyler a vu des Mancuniens se rapprocher afin de limiter l’espace entre eux. D’un grand coup de bâton au milieu, il a essayé d’interrompre leur ballet et de se faufiler entre. Instantanément, il a été changé en défenseur, courant dans le vide et toujours difficile à atteindre pour ses partenaires. Alors qu’il se re-promenait devant, il croise à nouveau la route de Maguire, qui le découpe comme un vulgaire carreau de salle de bain. Tyler retrouve sa nature première d’attaquant, avant d’être rappelé sur le banc. Marcelo et Ole Gunnar se disputant de savoir si l’on prenait plus de plaisir à défendre ou à attaquer. Tyler répondit qu’il prenait plus de plaisir à attaquer. Ole Gunnar le maudit et le rendit aveugle, mais Marcelo lui donna le don de trouver ses partenaires les yeux fermés.

Harrison (Canne d’aveugle/5) Quand tu joues au football et que tu as la balle, c’est mieux d’arriver à voir où sont tes partenaires, où sont tes adversaires avant de passer ta balle. Ça évite de l’envoyer en touche, dans les pieds adverses, dans le zig alors que ton attaquant partait dans le zag. Le seul trait qui permettait de savoir que Jack jouait pour nous est qu’une canne d’aveugle est blanche aussi. Sinon, en défense, il recouvrait miraculeusement la vue…

Bamford (Moïse/5) Bammie a voulu ouvrir la défense de United en deux, mais le passage dans la mer diable rouge était difficile, puisque Maguire se chargeait d’inonder d’eau le canal initialement sec grâce à une baignoire à multiples jets massants. Il se servit de son bâton Nehustan pour transformer la sueur en sang, ou pour transformer Alioski en moustique qui s’écrase sur Wan Bissaka. Sa prière sur le mont Sinaï n’a pas été entendue : pourtant sa mélopée : « Go down, Go down, Bammie, Bammie, way down for the penalty, tell old Solskjaer to let my people score », était des plus entrainantes.

Poveda (le cheval bâton/5) Ian sur le terrain, c’est l’assurance de l’énergie de la jeunesse : il court partout, fonce dans tout ce qui bouge… C’est un peu désordonné mais s’il est perché sur son cheval bâton, vaut mieux s’écarter avant de prendre un mauvais coup.

Koch (Majorette/5) Le moment où il est rentré sur le terrain correspond au moment où ce match devenait pénible à regarder pour les supporters leedisiens. Surtout qu’il ne fait pas partie des joueurs qui nous font gonfler la chemisette, sur le plan strict du belhommisme.

Klich (Bacchus/5) La sagesse d’un dieu antique : aux hommes qui boivent il faut donner des bâtons de fénules, plutôt que des bâtons en frêne ; quitte à ce que ces cons se battent, autant qu’ils ne se fassent pas trop mal. Matteusz et ses frappes de poussin appliquent ces sages préceptes aux gardiens de buts adverses. L’action à noter de sa courte rentrée : un magnifique contrôle orienté qui le met presque seul à dix mètres des cages mancunniennes. Suivi par une frappe de poulet adolescent.

Les notes auxquelles vous avez échappé

  • les policiers anonymes de l’affaire Théo Luhaka
  • Les camp d’initiation sexuelle au Malawi, où l’on apprend au petites filles vers 10 ans à sucer des bâtons.
  • Maître Yoda ou Obi Wan Kenobi
  • Lebrac de la guerre des boutons
  • bâton de nazzari
  • Le Dildo de cléopatre
  • Le Jodo de Muso Gonnosuke (école d’art martial japonaise avec des bâtons de bois)
  • les Vascons à Ronceveau (Surprennent Roland et le tuent à coup de bâtons)
  • les Josh qui se battent à coup de sabre en mousse
  • ip_man (maître de Bruce Lee) art martial wing chun avec une longue perche pour pousser les jonques
  • arnis kali eskrima (art martial avec bâton thaïlandais)
  • Stargate Teyla Emmagan (pratique l’art martial ci dessus)
  • Elisabeth Canorimora et la légende du serviteur qui prend la bague d’un évêque mort, et la cache dans le pommeau de son bâton. A un moment il pose le bâton qui s’enracine et fait un miracle
  • Psaume 23 *Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent*
  • Saint Grégoire et les crues (arrête un fleuve en crue avec son bâton.)
  • Dr House
  • Une bougie senteur vagin de Gwyneth Paltrow
  • (une partie de ses histoires de bâtons nous a été présentée par le site https://www.crcb.org/, le trop méconnu centre de la recherche sur la canne et le bâton, qui regorge de trésors. Pour briller dans les dîners en ville ou sur les terrasses, vous devriez le lire)

Candy, Mandy et Sandy

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