Leeds – Palace (2 – 0) : La Hipster académie passe entre vos jambes

trrrrrrrrrrlllmmmbbbom (roullement de tambour)
trrrrrrrrrrlllmmmbbbom
trrrrrrrrrrlllmmmbbbom
trrrrrrrrrrlllmmmbbbom


Et y fait passer ….


… (réponse en cours d’intro)

Imaginez donc la scène. Un bel éphèbe à la peau mate s’avance. Il est beau comme un arc-en-ciel éclairé par un soleil tropical, et il a la démarche chaloupée des gens enjoués. Mettez-lui quelques accords de bossa, et son corps va se désarticuler d’une manière totalement incompréhensible, mais fascinante. Chaque muscle, mis en valeur par un indice de masse graisseuse inférieure à 5% – il est entraîné par Marcelo Bielsa – qui se contracte et se relâche fait apparaître des ombres voluptueuses. Ses expressions faciales sont pour ainsi dire inexistantes, tant c’est de l’évolution de ses membres dans l’espace que doit jaillir l’émotion. Et de la voix de Chico Buarque qui accompagne ceci en racontant la bleuette un peu triste Praça Clóvis nous fait déjà regretter que l’instant de l’aubade touche bientôt à sa fin…

Qui sait, si ce moment avait duré un peu plus longtemps, peut-être que la face du monde en eut été changée. Peut-être, le clitoris de Gérald (une étude anal(itique) de ses discours rend évident ceci : cet homme à un manque à compenser) n’aurait pas servi de « sésame ouvre-toi » pour la porte d’un logement social roubaisien. Peut-être Sarkozy de Nagy-Bocsa (son nom complet laisse entrevoir un goût pour les pratiques d’ancien régime, n’est-ce pas ?) aurait laissé un policier récolter le laurier décerné aux sauveurs de chiards à la maternelle. Peut-être Valls aurait appris à se contenter de l’affection de son maître en échange de susucre, sans cette passion pour faire tourner les autres en bourrique. Et peut-être, Jean-Marie Le Pen se serait crevé les deux yeux plutôt que de bander devant le spectacle de moudjahidin se voyant introduire certaines variétés de corps étrangers dans l’anus, bien avant de se foutre un coup de marteau dans l’œil comme un con se stigmatisant ainsi comme le dernier des cons. Mais la grâce est toujours trop éphémère, comparé à l’effort que nécessite d’expurger de l’esprit des hommes leurs mesquineries sadiques.

Nous sommes presque sûres que vous avez déjà vu ce moment éphémère de beauté, qui, si les circonstances restent favorables, entrera dans la légende des supporters leedisiens. Mais l’intérêt de publier une académie avec un petit mois de retard, c’est que la plupart d’entre vous l’avait déjà oublié, ce petit point. Regardez le donc encore une fois.

C’aurait pu encore être meilleur si ce geste était passé contre Chelsea, mais bon, Cahill en a porté les couleurs pendant 8 saisons, ça compte toujours, non ?

Ce qu’il y a de plus remarquable dans le fait de glisser un ballon (évidemment, qu’avez-vous imaginé) entre les jambes adverses, c’est qu’il y a une sorte de vérité anthropologique dans ce genre de dribble. Il suffit pour cela de traduire mot à mot comment un petit pont se traduit dans les différentes langues du globe (et de consulter la merveilleuse page Wikipedia sur le sujet pour s’en convaincre. Si vous êtes impatients, vous pouvez suivre ce lien céans, les plus patients d’entre vous attendront les notes. Mais bon, sachez que le globe est recouvert de 70% d’eau, et de 70% de gens qui, lorsqu’on leur parle de faire passer quelque chose entre des jambes y voient comme vous (enfin, nous espérons) une certaine forme d’émasculation…

Le geste est un peu moins esthétique, mais cela n’en diminue pas l’affection que nous portons à Latérayling

>>>>>##### La composition #####<<<<<

Deux attaquants en face, Marcelo nous ressort la défense à trois au début. Mais assez rapidement, on se rend compte que Palace n’est pas venu là pour attaquer. Joe le Sconse est une de leurs deux cautions techniques pour ressortir les balles, il doit redescendre (l’autre étant le dénommé Ezé qui, comme à chaque fois que nous le voyons, nous donne envie de l’arracher à cette triste équipe de Palace pour le faire jouer dans un vrai club qui joue au foot. Leeds, par le plus grand des hasards, comment avez-vous deviné ?). Oui, cela surprend aussi, la phrase Joe le Sconse caution technique, nous pouvons vous assurer qu’elle fait drôle à écrire aussi. Mais on n’y peut rien s’il était une des deux personnes visées à la relance, pour un jeu dans les pieds. Et qu’il a réussi à se retourner, assez régulièrement…

Joe le Sconse laissait à une autre idole de L1, Jean-Phillipe Mateta, le soin de faire du rien seul devant. Mais si le second ne nous faisait guère peur, le premier évidemment, nous savions tous de quoi il est capable, surtout quand Marcelo Bielsa est assis sur le banc d’en face. Nous avons en mémoire, si cette dernière ne nous trahit pas, une épopée que racontait le camarade Blaah à ce propos. Une petite recherche en ligne nous a bien vite fait retrouver cette académie, . A relire ses lignes, on se surprend à se dire qu’effectivement Marcelo Bielsa a dû coacher cette équipe, Marcelo Bielsa étant toujours supérieur à tout pastiche de Marcelo Bielsa. Et à relire ce texte, on ne peut que s’esbaudir devant la clairvoyance du vénérable ancien : l’avenir lui a tellement donné raison. Mateta semble avoir été moins marqué de chose de son passage dans l’autre olympique, si l’on excepte bien sûr son goût une coupe de cheveu bien dégagée sur les oreilles.

Tout ceci pour dire, qu’avec un seul mec en pointe, Centrayling recouvre bien vite les habits de Latérayling, Dallas remonte au milieu, et l’équipe ressemble à cela :

Meslier
Latéryling Cooper StruijkAlioski
Phillips
Raphinha Rodrigo Dallas Harrisson
Bammie

>>>>>##### Le Match #####<<<<<

Etant donné que le Savagnin a été sorti deux fois au début de chaque mi-temps pour célébrer nos buts, les occasions de s’inquiéter d’une contre-performance dans ce match furent limitées. Leur volonté de venir nous presser a été rapidement tuée dans l’œuf. Ils ne s’autorisaient à aller nous chercher que quand la balle arrivait dans les pieds d’Alioski. C’est bien vu, ce n’est certainement pas notre joueur le plus fiable sous pression. C’est le plus fiable pour nous divertir, en revanche, et l’on a eu de grands espoirs pour son match quand il est venu faire un petit câlin en passant à l’arbitre. Mais rien de plus ne s’est finalement concrétisé. Snif…

Dans ce match, on arrivait à sortir proprement régulièrement, sans que les risques pris ne se traduisent en pertes de balles anales. Et si la première mi-temps fut relativement gérée, la seconde a pratiquement fait penser à une vieille réclame pour des pneumatiques teutoniques : « sans maîtrise, avoir la balle ne sert à rien ». Quand Palace avançait, ils se faisaient assassiner par quelques ballons longs, qui, bien donnés ou pas, finissaient quasi systématiquement dans nos pieds trente mètres plus haut sur le terrain tant Palace n’appréciait que moyennement notre contre-pressing de barbare sur les seconds ballons. Nous n’eûmes même pas trop à forcer sur le contre-pressing, vu qu’une belle proportion des longs ballons sont arrivés proprement à leur destinataire. Et si Ezé a bien réussi à sortir quelques ballons, et à trouver de l’espace pour lui ou d’autres, Cooper, Struijk et Phillips ont géré les situations, ce qui nous a empêché de trop nous inquiéter, et d’assassiner de pauvres slips immaculés à défaut d’être innocents plus que de raison.

Pour décrire à quel point nous avons géré le match, nous avons même eu plusieurs occasions de marquer sur corner ! Un but ici aurait quasiment été l’affront ultime pour Palace. Et ce n’est que lors de la rentrée de Benteke qu’on leur a laissé gagner quelques ballons de la tête.

Le fait de gérer le score nous a permis en fin de match de voir quelques belles séquences de passe à dix où Palace n’arrivait clairement plus à courir et à nous emmerder le moins du monde. On était très contentes de voir que l’on savait faire cela aussi, sans pour autant renoncer complètement à avoir quelques occasions. Bref, pour faire court et compréhensible (les deux qualités principales des rapports de la hipster académie), nos joueurs pouvaient libérer une main pour la stimulation de leurs muscles périnéens.

Mais quelque part, nous, devant notre écran, nous n’étions pas capables de profiter des bienfaits extatiques de ces petites carabistouilles. Au final, on pourrait presque dire que nous avons consommé un certains nombres de slips sur la fin de match, à partir de la 65e, voyez plutôt ces extraits choisis de nos notes:

  • 65e : Phillips, sur un changement d’appui pour revenir défendre, grimace, et une fois l’action finie et la balle habilement dégagée par Struijk, s’effondre dans notre surface en attendant le soigneur. Il lui montre un point dans ses ischios.
  • 72e : Gjanni fait une connerie, Kalvin n’est pas là en couverture, Struijk doit s’employer à nouveau.
  • 74e : Phillips laisse s’échapper Joe le Sconce à la course. Joe le Sconse !!! À la course. C’est évident, il est blessé. Marcelo !!!
  • 78e : Kalvin rate une passe à quarante mètres. Si ce n’est pas la preuve ultime qu’il est blessé. Marcelo !!!
  • 79e : Kalvin rate une passe à trente mètres. C’est la deuxième en deux minutes, là, Marcelo, n’est-ce pas de l’eau de roche : Kalvin est BLESSÉ !
  • 80e : Phillips n’arrive pas à sauter sur un corner offensif, c’est bien la preuve qu’…. Ah non, ça c’est normal par contre.
  • 84e : Le commentateur de Leeds United TV : "Kalvin Phillips is flattened to the ground." Kalvin Phillips. Se faire rouler dessus. Bordel Marcelo, arrête avec cette tranche de jambon pour essuyer tes lunettes !
  • 85e : Kalvin rate ENCORE UNE FOIS une passe.
  • 87e : Phillips demande son remplacement et retourne vers le banc sans vraiment claudiquer, mais avec une démarche qui nous fait nous inquiéter sur son titre de Pirlo du Yorkshire.

Kalvin Phillips manquera suite à cela environ un mois de compétition. Snif…

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

>if you predict what’s going to happen before it happens, it makes you think the person is wise > >a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste, qui dans un autre monde lui aurait demandé "Que vous inspire ces gens qui dès 2017 n’avaient aucune confiance dans un gouvernement d’Emmanuel Macron ?"

Sur le thèmes des traductions de l’expression « petit pont » sur la planète football.

Meslier (Panna mot du Sranan Tongo, créole anglais du Surinam, signifiant portail, utilisé aussi en Hollande, au Pakistan et dans pas mal de pays africains /5) Comme la planton au portail devant sa caserne, Illan s’est bien fait chier aujourd’hui. Il a bien du refouler trois ballons qui traînaient par là, mais il a pris le temps de discuter avec eux, contrôler leur papiers avant de les renvoyer gentiment. Pas de grosses erreurs sur le jeu de passe, et même des passes au dessus du premier rideau de pressing réussies.

Latérayling (Gurkerl, mot l’autrichien signifiant petit concombre /5) L’activité de va et vient de Luke sur son côté compense, et même bien au-delà, le fait que ce n’est pas le joueur avec le plus gros bagage technique. Par contre, tout ce qu’il fait est intelligent, il ne panique que rarement. Il propose les courses, gère les moments où allonger, et n’est qu’un faux-maladroit qui passe à chaque fois ses trois dribbles par match.

Struijk (Caño mot espagnol, signifiant le bec du tuyau /5) Pascal a toujours plutôt fait des bonnes prestations sous nos couleurs, même quand il se faisait régulièrement dominer par ses vis-à-vis sur corner défensif. Ici, il a été presque dans le rôle de l’arrosé qui devient arroseur. Non seulement il a réussi à se procurer trois occasions très nettes, à six mètres des buts, sur corners offensifs, mais en plus il les a arrosées généreusement à coté des buts. Le reste du temps, il a brillé sur quelques situations défensives pas trop engagées. Les retours de Llorente et Koch va poser des questions de riches à Marcelo, ce qui n’est pas pour déplaire…

Cooper (Jesle, mot tchèque, littéralement étagère à foin /5) A première vue, on pense pas que ce n’est pas très utile, une étagère à foin. Mais on se rend compte rapidement qu’une fois que l’étagère à foin est en place, les bœufs d’en face vienne sagement brouter là, sans venir trop piétiner les plates-bandes. Et quand en plus l’étagère à foin se met à claquer des passes difficiles à quarante mètres à l’intérieur du jeu, on ne peut que s’incliner

Alioski ( ????? (prononcez "Mata nuki" signifiant poignarder l’entrejambe en japonais /5) On imagine assez bien notre ami Gjanni faire cela, à ses heures perdues. Si ce n’est qu’aujourd’hui, il a semblé clairement ciblé à la fois offensivement et défensivement par les mecs d’en face. Contre Ezé en première mi-temps, il s’en est plutôt bien sorti, avant que l’entrée de Townsend lui pose plus de problèmes. Le fait qu’il touche la balle était clairement le déclencheur du pressing, et le jeu est moins passé à gauche de d’habitude.

Phillips (Nutmeg étymologie disputée soit de l’anglais nutmeg, noix de muscade, ou de nuts, les couilles, et meg, dérivé de leg, les jambes /5) Match énorme de Kalvin jusqu’à la soixante-sixième minute, où il a littéralement battu le tambour avec ses parties génitales pour annoncer qu’il régnait sur cet espace. Plusieurs retours défensifs qui ont coupés des situations peu confortables, une gestion du tempo admirable, et toujours ces passes qui cassent les lignes ou les transversales trouvent nos joueurs derrières les lignes adverses.

Raphihna ("????? ??? ????" de l’hébreu signifiant passer le fil dans le chat de l’aiguille /5) Et Gary Cahill a pu retourner à ses travaux de couture tranquillement, se faire une doudoune, un cache-nez, un bonnet… Pas de quoi vraiment résister au froid, mais ça lui a évité de tomber malade. Du coté Raphinha, toujours très percutant, de nombreux contre-pressing, la complémentarité entre lui et les déplacements d’Ayling, de Dallas et de Klich ont fait plaisir à voir tout le match. Mention spéciale après un dégagement de corner de notre part, où il a remonté le terrain plus vite que la balle

Klich (???? prononcez Bayda, de l’arabe darija oeuf. Le mot correspondant dans d’autres dialectes est utilisé en Tunisie ou au Liban. Souvent utilisé dans des expressions, mais avec une moins belle écriture, comme pondre (Népal, Ouganda), ou carrément couver (en Corée)/5) Klich a été totalement papa poule ce soir, que ce soit pour accompagner nos piou piou dans leurs offensives, ou pour aller mettre des coups de becs aux inconvenants qui voulaient avancer avec la balle. D’ailleurs quand il l’avait, il la couvait littéralement, et ceux qui ont essayé de la lui piquer ont eu des problèmes. Cela faisait un bout de temps qu’il ne nous avait pas sorti un match aussi remarquable. Comme quoi, les quelques matchs sur le banc l’ont peut-être un peu reposé…

Dallas ("???" se prononce comme ça s’écrit en cantonais, et signifie cureter les drains /5) Quand la pression quelque part se fait trop forte, vous pouvez envoyer Stuart, qui va venir soulage cette pression là où il faut, et rendre le tout plus fluide. Un peu comme quand tu trouves un petit peu de tranquillité pour te masturber, après avoir joué été le crapaud (snif, Gianluigi Bufò) qui se fait rouler des pelles lors d’un casting de prince charmant. Dallas, dans sa capacité à venir se présenter devant la surface dans le bon tempo, s’est aussi créé plusieurs bonnes positions de frappe. A signaler aussi, une talonnade utile dès la première minute, communsymbole d’un duel à distance gagné avec M’Bappé (nous n’avons pas vu son match, mais avez vous vu MBappé faire une talonnade utile un jour, vous ? cqfd)

Harrisson (????? du grec, signifiant tablier. Utilisé aussi en Hongrie dans le même sens /5) Harrison, s’il s’engageait dans l’armée, serait un légionnaire. Comme eux il revêtirait un beau tablier, et comme eux il pourrait de temps en temps fracasser des objectifs à grand coup de hache. S’il a été un peu difficile à trouver en début de match (hormis son but, évidemment), il a bénéficié de plus en plus d’espace au fur et à mesure que Palace était en train de mourir sur le terrain avec d’atroces crampes dans les jambes. Pour tous ces actes héroïques on filera à Jack un passeport leedisien.

Bamford (sotana, du catalan pour soutane /5) Bammie a un sacerdoce à remplir, que disons-nous un sacerdoce, quasiment une passion : celle de courir en tous sens sur le terrain. Pour fermer les reversements de jeu au pressing, pour emmener des défenseurs avec lui en attaque. Le tout avec une mine d’un enfant de chœur auquel on ne prêterait aucune perfidie si l’on ne savait pas qu’il était anglais. On n’a jamais encore souligné ici assez l’importance de ses déplacements lors des sorties de balles (aussi parce que les putains de réalisateurs ne savent pas faire un plan large), mais par chance cette semaine on a pu en voir plusieurs. On mentionnera aussi son pressing : c’est lui qui est à l’origine de la récupération de balle qui aboutira à son but.

Shackelton (Beinschuss de l’allemand Bein, jambe, et Schuss, tirer /5) A un moment, il était évident qu’il fallait faire rentrer Shackelton pour remplacer Kalvin, aussi évident qu’un tir se dit en allemand Torschuss (un tir dans les buts), et qu’un petit pont se dit BeinSchuss (un tir dans les jambes). Ce n’est pas sur ce coup-ci non plus que les Allemands allaient saisir de toute façon la moindre allusion sexuelle.

Candy, Mandy et Sandy

Un commentaire

  1. C’est normal que toutes les polices non romanes apparaissent exclusivement avec des « ? » dans les notes des joueurs ?
    Sinon, ce pauvre Phillips a bien dû en chier pendant les 22 minutes durant lesquelles il a joué blessé. Bielsa est toujours sans pitié, ou c’est juste à la tête du client ?

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