Wolverampton – Leeds (1-0) puis West Ham – Leeds (2-0): La Hipster académie a lu W ou les souvenirs d’enfonce.


Il y a des matchs comme cela où l’on se demande comment on se demande comment ces gens ont réussi à mettre leurs trois poings là… Pourtant nous ne les avions pas laissé faire, et on a quand même passé pas mal de temps à leur chatouiller la rondelle à plein doigts

Il y aurait là-bas, au milieu de l’océan Atlantique, une île. Elle s’appelle W.

Sa configuration générale affecte la forme d’une rondelle dont l’enveloppe extérieure aurait été passablement disloquée. On peut marcher jusqu’à vingt kilomètres pour passer d’un de ses bords au bord opposé. Cependant, la marche n’est certainement pas le moyen de se déplacer le plus prestigieux. Il est bon pour le commun des mortels qu’à W on appelle par raccourci les marcheurs. Les véritables vedettes de l’île, les équipes, s’y déplacent dans des bus chamarrés. Cela ne veut pas nécessairement dire que ces bus sont plus rapides dans leur progression que les marcheurs car leurs sorties, pourtant fréquentes, revêtent un caractère festif extrêmement important pour ceux qui suivent l’équipe. Il n’est pas rare qu’on aperçoive un de ces bus se mouvoir encore plus lentement qu’un homme à pied, tout entouré des vagues des marcheurs qui se réjouissent et discutent, heureux de pouvoir côtoyer leurs idoles, toucher du doigt la carrosserie à leurs couleurs, s’enivrer des exhalaisons des gaz d’échappement.

Ça n’est pas trop important de savoir quand je suis né. Certains disent que je suis trop jeune, mais j’ai déjà l’impression d’avoir tellement couru, tellement couru… Pourtant, j’aurais pu faire différemment. Plutôt que de céder à l’appel des prairies vertes et rectangulaires, des carrés de pelouse enchassés dans leur écrin de gradins, j’aurais pu céder à la tentation des immensités bleues. De là d’où je viens, l’océan n’est pas loin, du moins c’est mon souvenir. La mer. Elle ne m’intéressait pas particulièrement à l’époque, mais maintenant que je suis souvent sous l’eau verticale de l’Angleterre, je me demande parfois ce qu’elle devient.

Au centre de l’île, se dresse le point vers lequel toutes ces processions convergent (non mon amour, ce verbe ne désigne pas l’acte d’amour). C’est là, dans le stade Pauleta, qu’ont lieu les rencontres sportives et humaines qui rythment la vie sur W. Le stade n’est pas assez grand pour contenir tous les marcheurs qui veulent assister au match. Le choix des heureux élus qui pourront s’asseoir sur les dures marches en béton qui entourent la pelouse suit un processus bien déterminé. Chaque équipe dispose chacune de la moitié du stade, sauf dans le cas des matchs de gala et de matchs de sanctions. Un cinquième est réservé aux officiels, aux agents et autres personnages importants. Trois cinquièmes sont alloués grâce à une loterie censitaire. Chaque marcheur intéressé (mais ils le sont tous) achète un billet au prix qui lui semble convenable, puis les heureux élus sont tirés au sort avec une chance de gagner proportionnelle à la somme investie. Étant donnée que les personnalités les plus riches de chaque village ont déjà leur place réservée dans le premier cinquième, la situation est moins déséquilibrée qu’il n’y paraît. Les organisateurs et les officiels trouvent d’ailleurs dans la loterie censitaire leur principale source de revenu, essentielle au bon fonctionnement des divertissements. D’ailleurs, quand la somme moyenne investie par les marcheurs d’une équipe tend à baisser, on planifie un ou plusieurs match sanction. En fonction du manque à gagner, l’équipe en question ne reçoit qu’une fraction des sièges qui lui sont normalement alloués, alors, naturellement, les enchères montent, et par un sain mécanisme de rétroaction les recettes reviennent à un niveau acceptable.

Je me suis toujours demandé comment le même symbole peut avoir pour deux professions des significations si différentes. Pour les écrivains, la feuille blanche, même électronique, représente la montagne à gravir, la pente sur laquelle tracer à force de sueur et d’efforts son chemin de mots. Quant au gardien de but, son objectif est de la garder, la feuille blanche, de pouvoir se draper à la fin de la partie dans ces draps propres, ce "clean sheet" preuve de l’honneur préservé.

Quant au dernier cinquième des places, il ne consiste pas en des places assises mais en une tribune debout dont la conception s’inspire tout droit des grandes heures de Hillsborough. Ces places sont attribuées gratuitement sur la base du premier arrivé, premier servi. Il n’est pas rare de voir de joyeuses cohues s’engouffrer pêle-mêle entre les murs gris, chacun tentant de se faire un peu de place voire de respirer à coup de piquets de tente et de réchauds qu’il a amené dans l’espoir de se garantir plusieurs jours ou semaines auparavant une place pour l’un des matchs.

Un jour, j’ai reçu l’appel de mon agent. C’était pour partir. On me proposait un prêt à Leeds, en Championship. Jusqu’à présent, j’avais vécu dans un relatif confort, et le confort est souvent l’ennemi du rêve. J’ai beaucoup réfléchi pendant la nuit, au nom de la ville surtout. Je viens d’un village du Morbihan, Merlevenez, et j’ai toujours eu une sympathie particulière pour les lieux qui ne contiennent que la voyelle "e", les monovocalismes. Mes excursions à vélo m’emmenaient systématiquement à Etel, Senebret, Kernec ou quand j’en avait l’énergie jusqu’à Penmern, dans le golfe. Alors Leeds, c’était presque une prémonition. Serais-je à la hauteur ?

Il faut savoir qu’à W, la présence de supporters encourageant les équipes a un impact significatif sur les résultats. Cependant, la manière qu’ont les marcheurs de participer à la ferveur collective est légèrement différente de ce que nous connaissons (ou avons connu) dans les stades hors de W. Les manifestations irrépressibles (mais y a t-il jamais rien de vraiment irrépressible ?) comme les exclamations de surprise et les rires étouffés sont autorisées. Les chants spontanés, mouvements de foule, fumigènes et projectiles sont quant à eux strictement interdits. Quand les supporters d’une équipe sont suffisamment calmes et dociles, les membres du corps arbitral en charge du public lancent alors l’hymne du village concerné, ce qui est une motivation certaine pour les joueurs de savoir qu’ils sont accompagnés dans leur effort en mouvement par l’effort en immobilité des marcheurs. Parfois, si les performances de l’équipe sont jugées faibles par les officiels, si un mouvement de grogne monte chez les marcheurs, un membre du corps arbitral en charge du public se charge, conformément aux règles, de tirer dans la foule. La détonation qui retentit dans le stade, bien que légèrement assourdie par les poitrines peu vêtues, est toujours un excellent coup de fouet pour les équipes.

En arrivant à Leeds, j’ai travaillé fort pour m’imposer. Un jour, événement curieux, je croisai Marcelo dans les couloirs. Il avait l’air préoccupé, je ne pensais pas qu’il m’avait vu quand soudain, il posa sa main sur mon épaule. Il me dit quelque chose en espagnol que je ne compris pas, mais la musique des mots resta imprimée en moi. En retirant la main, son regard croisa brièvement le mien. J’y repensais en m’entraînant.

La passion de W est pour les sports d’équipes, la devise de l’île, en anglais bien que la population y soit lusophone, est "There is no ‘I’ in ‘team’". Plusieurs les sports sont représentés mais là-bas comme sur le continent, le football est roi. On en joue autant de matchs que possible, et l’île qui compte environ 300 footballeurs répartis en 10 équipes voit chaque année se disputer deux championnats, hiver et été, celui d’été comportant des play-offs, ainsi que quatre coupes en plus des matchs amicaux organisés une fois par mois. Les autres sports servent principalement à distraire l’attention des marcheurs lorsque aucun match de foot n’a lieu.

Je devins titulaire. Même quand les circonstances sont si favorables, j’eus du mal à être complètement heureux. Il y a toujours tant à améliorer. La concentration n’a jamais aussi bien porté son nom que pour ce poste de gardien de but où se cristallise en une fraction de seconde à la limite des capacités humaines le sort de la balle, des vingt-deux joueurs sur le terrain et des milliers, millions de supporters autours et en dehors. Je redoutais particulièrement les coups de pied arrêtés et corners.

Quand le nombre de joueurs blessés d’une équipe devient trop important, il est hors de question de demander à un joueur d’une autre équipe de venir. On préférera de loin demander à un joueur du même village, mais d’un autre sport, de remplacer au pied levé les éclopés, privilège que ceux-ci ne peuvent se permettre de laisser passer, l’histoire ayant montré quelques cas de transfuges plus tard titularisés dans l’équipe de foot. Les athlètes de rugby ou de football américain sont souvent privilégiés par les talents spécifiques qu’ils apportent sur le terrain. Aussi intégrés aux footballeurs, parfois même sans que les absences liées aux blessures soient déjà pénalisantes, sont les athlètes de plongeon synchronisé. Ceux-ci utilisent leurs qualités particulières pour tenter d’influencer le corps arbitral. Selon les équipes, leurs plongeons sur gazon sont soit subtilement plausibles, soit carrément exagérés, certaines équipes étant connues pour les multiples sauts périlleux et vrilles que les athlètes effectuent avant de s’arrêter en se tordant de douleur. Il n’est alors pas rare que l’arbitre de touche se fende d’une note artistique qui fait frémir le public de plaisir.

Note de l’arbitre de touche: 7.5/10 (pointes non tendues)

Ce soir de mars, nous étions de nouveau en déplacement du côté de Birmingham, à W. J’étais inexplicablement confiant. À la sortie du bus, pourtant, alors que je tardais un peu à ramasser mes affaires, je vis Marcelo remonter la travée, se placer à côté de moi puis répéter ces mots qu’il m’avait déjà dits, sur le ton de la conversation, les yeux au loin comme attirés par le rétroviseur géant de l’engin. Il se tut, quelques secondes passèrent, puis il sortit rapidement. Quelque chose… entre riches ? Les mêmes syllabes encore, je reconnu le message sans pouvoir les répéter, sans espérer le comprendre.

Les contacts de W avec l’extérieur ne sont pas nuls. Pour les matchs de gala, on fait arriver sur l’aérodrome de l’île une équipe de football d’un des continents voisins, le plus souvent d’Europe. Les heureux marcheurs présents en tribune peuvent alors mesurer les capacités de leurs champions (une équipe mixant les villages est exceptionnellement composée pour l’occasion) face aux extérieurs. Ces derniers doivent parfois supporter les petites facéties des organisateurs qui tentent de leur imposer discrètement un léger handicap pour le plus grand bonheur des marcheurs. On parle encore avec émotion de la visite de l’équipe de L., entre la fin février et le début du mois de mars d’un temps lointain. Quelle imagination les organisateurs n’avaient-ils pas eu ! Par deux fois, alors que les extérieurs avaient marqué, on fit en sorte d’annuler leur performance grâce à l’interprétation selon les coutumes locales de la règle du hors-jeu. On avait également remplacé la moitié de l’équipe régulière par des joueurs de l’équipe de football américain qui, s’il ne se distinguait pas sur leur technique balle au pied, ont au moins provoqué de grands élans d’enthousiasme chez les marcheurs à chaque coup de pied arrêté dans les contacts rustiques qu’ils offraient aux visiteurs. Les plongeurs, parfois plus massifs que leurs vis-à-vis, ont provoqué de belles tranches de rire chez les spectateurs en s’écroulant après avoir effleuré un gringalet qui faisait à peine la moitié de leur poids. Ces ajustements faits, il n’y avait en fait dans cette équipe qu’un seul joueur capable de faire un contrôle à moins de dix mètres, Neto-Benrhama.

Le match commençait sous les meilleurs auspices. Un début tambour battant, comme à notre habitude. J’avais réussi plusieurs arrêts et même capté le ballon sur certains coup de pieds arrêtés. Soudain, les mots de Marcelo me revinrent. Bien que je ne parle pas espagnol, la proximité entre les langues latines me permet parfois d’imaginer le sens sous les vocables, si tant est qu’on ait réglé quelques détails de prononciation. Tragique. C’est un des mots qu’il avait prononcé. Cette épiphanie me vint alors que nous rentrions sur le terrain après la mi-temps et que Cooper s’écriait à mon égard "il va falloir aller la rechercher, la balle, à W".

Je compris en cette milieu de mi-temps l’importance quasi romanesque de la figure du loup solitaire. Nous déployions un jeu collectif léché, nous venions juste de manquer deux magnifiques occasions de but. Puis c’est la chevauchée de Traoré, le tir que j’effleure des doigts, qui s’écrase sur la transversale et rebondit sur mon dos dans le but alors que je finissais mon plongeon. J’allais rechercher le cuir au fond des filets. Tràgico, qu’il avait dit.

Cette rencontre est restée d’autant plus mémorable que ce fut une rencontre gagnée. Depuis, quand on dit "la rencontre" sur W, tout le monde pense à celle-ci, les autres matchs devant être ramenés à l’état d’anecdotes face à cet événement unique. C’est dans le souvenir de cette soirée magique que joueurs et marcheurs rêvent à leurs performances car depuis quelques temps, W n’accueille plus d’extérieurs pour les matchs de gala. Les joueurs, révérés par les marcheurs sous-alimentés qui ont dépensé leur dernier sou dans l’espoir d’une place en tribune, ne peuvent se promener parmi la foule sous peine d’être dépecés vivants par leurs adorateurs cannibales. Ils peuvent être changés de village entre chaque championnat pour des montants mirobolants dont ils se vantent mais dont ils ne touchent qu’une infime partie destinée à leur faire croire qu’ils font partie des nantis. La majeure partie des gains file dans les poches des agents qu’ici comme ailleurs on appelle souvent des Mendes. Les carrières durent en moyenne quatre ans, et la VMA maximale n’a jamais dépassé 14km/h.

Quelques semaines plus tard, encore à W, mais un autre cette fois, Marcelo passa à côté de moi, et murmura de nouveau l’incantation. C’était un W de Londres, et Londres ne m’a jamais trop réussi. Quand, tôt dans le match, l’arbitre annonça pénalty pour nos adversaires, le sentiment du tragique m’envahit. Rien ne ressemble plus à une exécution sommaire qu’un pénalty. Coup de sifflet, l’autre s’élance, je plonge, c’est le bon côté, je repousse le ballon, je souris en finissant mon plongeon et là, le tireur revient m’achever d’une second balle assassine. Plus tard, sur ces corners tant répétés, alors que toute mon attention est focalisée sur le tireur, je me sens comme empêtré, empêché. Un adversaire bloque mon intervention pendant que son collègue la pousse au fond. Tràgico, qu’il avait dit.

L’humour avec sa grande hache.

>>>>>#####Les compositions #####<<<<<

Phillips blessé, et Marcelo se disant finalement que Struijk est vraiment excellent central (et cela malgré son bon match contre Arsenal dans cette position), Luke retrouve sa position de prédilection de Latérayling. Se doutant que les Wolves allait comme à l’aller, bien défendre, et sûrement aussi du fait de cet idiot de Neto (on dit cet idiot, mais c’est presque affecteueux, parce que c’était le joueur qu’on avait eu le plus de mal à contrôler), Marcelo aussi met Stuart latéral, histoire d’avoir notre Nord-irlandais dans sa zone pour l’emmerder. Du coup, sans Phillips et Dallas, ni Struijk, le milieu de terrain est à repenser. Schackelton, Roberts (dont sa bonne entrée contre Arsenal est récompensée) et Klich le constitueront. Souvent Schackelton constituera la pointe basse, mais ce n’est pas si net que d’habitude : probablement est ce lié à la structure des Wolves (qui ne jouent qu’avec deux milieux axiaux), et probablement est-ce aussi est ce lié à un plus grand partage des taches entre ces trois là à la relance, qui vont alternativement occuper chacun les zones de l’autre, mais toujours est-il que nous sommes emmerdées pour décrire le système utilisé ici. Un rapide coup d’oeil sur Whoscored confiréera notre impression visuelle : nos trois milieux ont exactement la même heatmap. Les circuits sont travaillés, les joueurs interchangeables, Marcelo est le plus grand, et nous positionnerons donc nos milieux en bordel couvrez, dans un genre de 4-3-3, qui ressemble en vrai le plus souvent à un 4-2-3-1

Meslier
Latérayling Struijk Cooper Dallas
Shackelton Roberts Klich
Raphinha Harrisson
Bammie

Le match contre les Jambons voyait le retour de Kalvin Phillips, ce qui nous permettait de retrouver notre 4-1-4-1 habituel. Pascal Struijk absent, le staff de Leeds a fini par prendre la décision qui s’imposait et a muté la jolie infirmière à un poste sur le bord du terrain : Llorente s’est subitement senti mieux, et a pu prendre un place dans la charnière avec Cooper. Roberts montre toujours des performances intéressantes au milieu, et est reconduit avec Klich. Costa est préféré à Harrisson, pour donner la composition suivante.

Meslier
Latérayling Llorente Cooper Dallas
Phillips
Costa Roberts Klich Raphinha
Bammie

>>>>##### Les Notes #####<<<<<

In this case, I think there’s a responsibility from myself

A répondu Emmanuel Macron à un journaliste, qui lui aurait demandé : « Comment vous sentez vous vis à vis des 30000 infections au Covid par jour et des morts afférents ? »
Hein, Quoi ? C’est Marcelo Bielsa qui a dit ça, à propos du nombre de buts que l’on encaisse ? Tu es sûre Sandy ? Qu’est-ce que tu as fumé ? Comment veux-tu que Macron, il ne se sente pas un minimum merdeux…
Tu parles de Macron, Candy, sérieusement, réfléchis un peu…
Ah… Ah… C’est embarrassant, mais j’ai du mal à réfléchir comme un petit con. Ça doit être l’effet des drogues, cela…
Mais qu’est-ce qu’on met comme fausse question, pour l’extrait de la conf de presse de Bielsa ?
Laisse le dialogue, les gens comprendront

Meslier (Âme singulièrement trempée puis Spartakiade/5) Ici c’est Sparte, et même après avoir concédé trois cents coups de pied arrêtés, on continue à se battre pour la position préférentielle. Singulièrement non chatteux sur les buts encaissés (il se la met tout seul avec un rebond sur la barre, quelle souplesse, puis un pénalty suffisamment mal tiré pour qu’il soit repoussé, mais dans les pieds du tireur, puis victime d’une obstruction sur c.p.a), il continue de s’améliorer pour s’imposer dans les airs dans ses six mètres, avec des sauts coordonnés et des prises de balles mieux assurées. Très bien dans le jeu de passe, avec une prise de risque plus modérée que dans d’autres rencontres. Et continue imperturbablement à faire les arrêts, quels que soient les coups du sorts précédents.

Ayling (bois clouté au cou puis Administration/5) Luke a eu fort à faire avec les attaquants dans sa zone. Tout d’abord avec Traoré, qui a un physique de tortionnaire bodybuildé à tordre les colliers de soumission à main nue. Si Luke a été mis deux ou trois fois à l’amende, il l’a souvent empêché de recevoir la balles dans de bonnes conditions. Puis a géré efficacement son couloir dans le match contre les jambons, où Benrahma n’a pas eu son rayonnement habituel. Bon, une petite erreur administrative nous a coûté le péno, mais on lui pardonne non en raison de son profil d’éditeur de Offside.clear, mais pour les solutions offensives qu’il a apportées tout au cours du match.

Struijk (privé de repas/5) On sentait que Pascal avait les crocs, il a tout bouffé ceux qui passaient dans sa zone. Récupérations très autoritaires, et bonnes relances. Propre.

Llorente (Organisateur/5) Peu de matchs avec nous, mais une qualité de passe et un sens du jeu à la relance tout à fait admirable. Moins dominateur défensivement que Struijk, mais quelles relances ! (Bammie, cette passe presque dé de Diego, elle aurait mérité…)

Cooper (un géant baptisé maigrichon puis Forteresse/5) Quand on le voyait à coté de Soucek, Hartley cœurs à vif Dawson ou Antonio il nous paraissait un peu gringalet notre Coop. Mais au kilo, il est bien plus solide que toutes ces saucisses simulatrices (mention spéciale aux Wolves, genres de Djoko du foot, qui sont blessés dès que le rythme devient trop élevé pour eux). C’est pas toujours très académique, mais même sans verser de l’huile bouillante depuis les remparts, les mecs en face perdent la balle. On prend…

Alioski (dangereusement savonné puis la Vitamine B1/5) Quand Gjanni est sur le terrain, ses vis-à-vis glissent plus. Mais ils sortent avec le maillot qui sent bon le patchouli (Avec son attitude de défense la tête en avant, Gjanni étale généreusement son gel à cette senteur (merci Patrick Bamford pour cette info primordiale) sur leur maillots). Et ils ont l’air soudainement moins actif. Est-ce lié à l’hyperactivité (pas toujours efficace, mais bon) de notre macédonien ?

Phillips (le Gouvernement Central/5) C’est lui qu’il faudrait prendre pour régler la crise sanitaire. Jamais dépassé par les attaques des virus d’en face, il organise l’intendance des ballons aux quatre coins du terrain vers les avants-centre de vaccination. De temps en temps, il élabore le vaccin lui-même, à coup d’épaules dans la gueule, pour récupérer le principe actif.

Shackelton (la lutte n’est-elle rien ?/5) Jammie ne fait un pas un mauvais match contre les portugais qui se roulent par terre en quémandant leur passeport italien, au lieu de construire leurs murs comme tout le monde (la Hipster académie s’excuse pour les deux blagues à préjugés nationaux en deux lignes, mais nous avons confiance dans les lecteurs de ce site pour les considérer comme d’aimables plaisanteries et non comme des saillies à fond rance. Mais les Wolves ont pris six points contre nous cette saison, et c’est au moins 5 de trop vis à vis de la qualité de leur production, il fallait bien qu’on se venge, aussi). Revenons à Jammie. S’il fait bien son taf, qu’il se donne à fond, et qu’on a du mal à trouver ce qu’il fait mal, il ne fait rien superbement. On l’accueillerait volontiers dans notre courant de gauchistes dépressifs.

Klich (Lanceurs de colombe puis Stade Central/5) Alors que putain, c’est pas des colombes qu’il faut lancer vers le ciel des stade pour célébrer la paix universelle, mais des tomahawks dans les lunettes des gardiens portugais. Il n’a pas ensuite osé tirer contre son compatriote jambonniste. Bien lui en a pris, cela nous a permis de mieux apprécier ses contrôles orientés et ses remises en une touche au centre du jeu.

Roberts (le droit farouchement envié puis Nord Ouest W/5) Tyler a eu le droit sur ces deux matchs de gambader sur le pré, et il a sorti deux bons matchs. On a pas toujours tout compris où il se situait par rapports aux joueurs de W, mais il leur a fait perdre relativement la boussole. Le double contact pour lancer Bammie contre les jambons aurait aussi mérité un tir cadré de notre avant-centre.

Dallas (se mettre nu et courir puis Altlantiades/5) Quelle que soit la position de Stuart sur le terrain, il propose vraiment des pistes intéressantes, et est toujours disponible pour recevoir des passes. C’est un genre de travail de l’ombre qui n’est pas très visible. Il devrait se mettre nu et courir pour que l’on apprécie ce travail plus à sa juste valeur. Et puis, quand notre milieu de terrain sombre, comme en fin de première mi-temps contre les jambons, il n’en fait que rarement partie. Devant de telles performances, et s’il les répète encore et encore sur la fin de saison, ce sera notre tour de nous mettre nues et courir.

Raphinha (bataille navale mouvante puis Calligraphe Officiel/5) Des coups de pied arrêtés dont la trajectoire en forme de virgule a grandement amélioré notre potentiel pour marquer sur ces phases de jeu. On a même eu une occasion contre les Golgoths jambonneaux sur c.p.a !!! Toujours déroutant dans ses dribbles, il va progressivement arriver à couler ses vis-à-vis, qui finissent par commettre des fautes grossières sur lui. En Angleterre, ça ne vaut pas de jaune, mais…

Harrison (limite les libations puis Spectateur/5) Jack est un joueur assez frustrant, qui propose d’assez bonnes performances. Mais sa façon d’arroser de centres la surface, même s’ils sont admirablement bottés, n’amène que peu d’occasions pour déboucher le Savagnin. Et sur les quelques occases que l’on se procure, si la balle arrive dans ses pieds au moment de la frappe, on aurait préféré qu’il fût spectateur. S’il met plus d’entrain dans ces frappes que Klich, il lui arrive quand même assez souvent de n’effleurer que le ballon sur ce geste, ce qui annihile la situation tandis que sa maman et ses multiples qualités se rappellent au bon souvenir des spectateurs et spectatrices du match.

Costa (régime de carences puis Quarantaine/5) Sevré de terrains au cœur de l’hiver, Costa commence à nous reproposer des performances consistantes. De cette quarantaine forcée il a gardé un petit manque de rythme, mais il apporte plus de percussions et d’impact physique que Harrison (ce qui contre les jambons n’a pas été superflu…)

Bammie (la cendrée soigneusement entretenue puis Léonidation/5) Malgré tous ses efforts pour s’entretenir soigneusement la cendrée, Bammie a toujours un bout de zguègue hors-jeu(.net, mâtin quel site !) de quelques millimètres, que Varidou s’empresse de venir te montrer en gros plan. Et ce, alors que Bammie venait de réaliser une finition parfaite d’action. Puis Pat, lassé de marqué des buts refusés, décide de proprement vendanger des occases, et ainsi remplacer la médaille d’or de l’équipe par une médaille en chocolat.

Rodrigo (Novice/5) A fait plus de minutes avec les U23 qu’avec l’équipe première sur le mois de Mars, sur la route du retour de blessure. Toujours aussi intéressant dans ses prises de balles au cœur des lignes adverses, il a semblé manquer un peu de rythme pour enchaîner.

Hernandez (Némo dégoûté du monde/5) À chaque fois que l’on voit jouer Pablo, on sent qu’il a vu le jeu avec un coup d’avance. On aurait adoré le voir joueur à son prime dans cette équipe. Là, on sent qu’il lui manque le coup de rein nécessaire pour faire rentrer son idée au fond.

Candy, Mandy et Sandy

2 commentaires

  1. Je vais brûler un cierge, sur un malentendu…
    Que Stuart Dallas enchaîne les bonnes performances ! Que Stuart Dallas enchaîne les bonnes performances ! Que Stuart Dallas enchaîne les bonnes performances !

    (Vous m’enverrez vos photos toutes les trois, hein !)

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