Juve – Sporting Portugal (2-1) : La Bianconero Académie ravale le vomi qu’elle a dans la bouche depuis samedi

Andiamo à Kiev

Salut les zèbres,

La gueule de bois, cet état entre sommeil, souffrance et vie, cette affliction aussi vieille que l’amphore, et même bien plus encore… Transposée au football, c’est le sentiment qui nous animait dimanche matin. Défaite contre la Lazio à la maison, victoire du Napoli dans la foulée, ça laisse un goût de merde dans la bouche. Et quand en plus le  Milan est pas capable d’accrocher l’Inter le lendemain… Il paraît qu’il faut pas tirer sur l’ambulance mais franchement ils méritent rien, et on n’a même pas d’académicien rossonero sous la main pour le traquer.

Un bon weekend de merde en Serie A comme on n’en avait pas vécu depuis longtemps, trop habitués à la victoire que nous sommes. On dirait qu’il va falloir se faire une raison, on n’est peut-être plus la meilleure équipe en Italie. Si vous pensez ça, alors en toute amitié NIQUEZ-VOUS. La 9e journée promet une redistribution des cartes avec effet immédiat. Un Napoli-Inter que les deux équipes vont jouer le couteau entre les dents, et un combat de zèbres à Udine pour nous. On dit pas Fino Alla Fine pour rien, sachez-le.

Petite parenthèse européenne en attendant le weekend, la Champion’s League sera notre Alka-Seltzer pour que le lendemain de cuite soit le plus doux possible. La Primavera s’étant fait violer comme une star de cinéma en quête de reconnaissance en Youth League, on attend mieux des grands.

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE

Le Sporting Clube de Portugal est une équipe qu’elle joue en blanc et en vert, et qu’elle a Jérémy Mathieu dedans.

LA COMPO DE MAX

Fort de son succès contre la Lazio, Max reconduit le 4-3-3. Non ? Sûrs ? Bon d’accord.

Pjanic et Khedira de retour, Lichtsteiner pas inscrit, on retrouve donc une compo classique pour la Champion’s League.

LA PARTITA

Les dix premières minutes sont à notre avantage. Et puis Gelson Martins perd son duel face à Gigi, mais Alex Sandro se dit qu’un petit handicap c’est quand même plus sympa et pousse le ballon dans ses propres filets (0-1, 12e minute). Il essaie bien de se rattraper en envoyant un bon centre à destination de Mandzukic mais ça donne un corner, qui ne donne rien. On s’attendait à un Sporting bien regroupé derrière et létal en contre-attaque, alors imaginez à 0-1 contre une équipe qui doute… Khedira frappe fort à ras de terre mais Rui Patricio se couche bien. Dybala semble dans un bon soir et il est au départ d’une action qui voit Mandzukic… Et bien qui ne le voit pas marquer en tout cas. Mathieu dévie en corner, tout ça parce que je me suis gentiment moqué de lui. Dybala recommence à donner de la joie au peuple bianconero. Pourvu que ça dure. Et que ça serve surtout.

Pjanic s’occupe de remettre les pendules à l’heure en faisant ce qu’il sait faire de mieux. Un maître coup-franc, l’hymen de la lucarne gauche lisboète est déchiré et on revient au score (1-1,  28′).

S’ensuit une domination stérile jusqu’à la mi-temps, malgré une bonne frappe de Pipita, et une autre de Chiellini suite à un mauvais renvoi sur corner.

J’ai perdu ma verve habituelle. Les lendemains de gueule de bois ne sont jamais faciles. Je crois que mon verbe est proportionnel à la performance de Benatia, que multiplie le taux de fonctionnement de myCANAL. Je demande pardon à ce bel homme qu’est l’Editeur (à ce qu’il paraît en tout cas) pour ce maladroit placement de produit. On est suffisamment payés pour ne pas en arriver là.

Barzagli remplace Benatia après un coup reçu en première mi-temps alors que Rugani tripote la femme de Max en tribune. C’est reparti. La Juve revient avec de bonnes intentions et les actions se succèdent. Pjanic qui centre pour personne, puis Higuain qui donne un super ballon à Sami dans la profondeur pour rien, Dybala qui frappe et qui est contré… Le rien (ni personne) semble être le dénominateur commun de toutes ces actions. Cuadrado joue pas dans le même tempo que ses collègues. Il est jamais servi au bon moment, c’est terrible. Dybala essaie beaucoup mais ne réussit rien, à l’image des ses dernières sorties. Higuain met 20 secondes à entreprendre quelque chose dès qu’il hérite du ballon. Depuis quelques temps, on dirait une Vieille Dame qui a gobé un Xanax de trop et qui bave tranquillement sur son fauteuil, la couche débordant de pisse.

Khedira sort à l’heure de jeu, et Blaisou prend le relais. Mario se fait enlever un but par la défense du Sporting après un bon travail de Higuain. Putain de merde, on peut jouer des heures sans marquer à ce rythme là. On est mauvais. Mandzukic se bat tout seul. Les offensives se suivent et se ressemblent. Et à 7 minutes du terme, mon Mario délivre l’Allianz Stadium d’une tête rageuse, bien servi par Douglas Costa tout juste entré en jeu (2-1, 83e minute). Que le monde entier m’en soit témoin, j’aime cet homme. Je me donne jusqu’à la fin de la saison pour lui dire en personne. Gigi boxe un dernier ballon et l’arbitre siffle la fin du match. Fino alla Fine qu’on vous dit !

J’ai décidé d’intégrer les buts à mes acad’, mais la Dragão Académie reste, et de loin, la plus agréable à lire. Allez savoir pourquoi…

LES NOTES

BUFFON (3/5) : A fait le seul truc qu’il avait à faire, avant qu’Alex Sandro lui chie dans les bottes.

STURARO (2+/5) : Si 2+ c’est la moyenne, alors je lui met car il a pas été tout pourri comme je m’y attendais à un poste qui n’est toujours pas le sien. Mais bon ça fait bander personne, et ça trompe personne. Un vrai latéral droit de métier au mercato d’hiver et vite. DOUGLAS COSTA est rentré à sa place pour les dix dernières minutes, le temps de donner le ballon de la victoire à Mandzukic. L’Europe lui va mieux que le championnat.

BENATIA (1/5) : Au risque de décevoir mes amis marseillais, je peux pas fermer les yeux sur sa non-performance de ce soir. Heureusement pour lui, il s’est blessé et a été remplacé par BARZAGLI à la mi-temps qui aura profité de la deuxième période pour faire son décrassage.

CHIELLINI (3/5) : Au moment où la Juve essayait sans réussir, on a aperçu le Georges qu’on aime, qui essaye de débloquer la situation à coup de longs ballons. Combatif comme à son habitude, il a quand même fait une belle main dans la surface mais l’arbitre avait déjà sifflé, une poussette d’un Lisboète semble-t-il. Le vice que j’aime.

ALEX SANDRO (2/5) :

 « Don’t call my name, don’t call my name, Alex Sandro… » Le Brésilien m’aura bien fait broyer en marquant contre son camp au bout de dix minutes. Puis il a offert le service minimum. Heureusement, on gagne à la fin.

KHEDIRA (2+/5) : Même tarif que Sturaro. Sauf que Sami joue à son poste. Performance discrète qu’on mettra sur le compte de son retour de blessure. Remplacé par MATUIDI qui a couru.

PJANIC (3+/5) : Lui aussi revenait de blessure. Mais lui, c’est pas pareil bordel. Un coup-franc millimétré pour remettre les siens sur les rails, quelques passes bien senties. Content de te revoir, Mire.

CUADRADO (1/5) : N’a pas pratiqué le même sport que ses coéquipiers ce soir.

DYBALA (3/5) : Il est en progrès par rapport à ces performances passablement nulles depuis le match contre l’Atalanta. M’enfin, on est habitués à mieux. Rendez-nous le vrai Paolo.

MANDZUKIC (5/5) : Un match plein d’abnégation de Mario. Il n’a pas arrêté une seconde, et la récompense est venue à la 84e d’une belle tête au second poteau. Ce que cet homme donne au peuple bianconero, c’est de l’espoir à vous en faire pleurer de rage. Un poète emprisonné dans un corps de salaud. 

HIGUAIN (3+/5) : Au risque de m’attirer les foudres de certains, je l’ai pas trouvé si mauvais que ça. Beaucoup d’envie, très dispo sur le front de l’attaque et assez à l’aise balle au pied (on est d’accord c’est pas Baggio le mec, mais pour lui c’était pas mal). Sa charrette l’a pénalisé. Gonzalo aurait dû dételer avant d’entrer sur la pelouse.

On s’empare de la deuxième place, et le match retour dans quinze jours sera donc une finale de groupe. Vu notre propension à tartiner nos shorts de merde lors des finales, va falloir amener nos plus grosses paires de couilles à Lisbonne. Et ça tombe bien, Mario en a comme des melons, mec.

FINO ALLA FINE  je vous le répète depuis le début, merde !

 

Roberto Bettégras

Pharaon Gérontophile. Bianconero Académie. l'Académie des Poteaux Bizarres.

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