Napoli – Juve (0-1) La Bianconero Académie livre ses notes.

Les partenopei ont vu leur république péricliter au bout de seulement 5 mois. C’était en 1799. 218 ans plus tard, gageons que leur panache footballistique s’effritera aussi vite. Parthénope la sirène n’était qu’une fieffée salope, qu’on se le dise.

Salut les zèbres,

L’inquiétude se serait-elle peu à peu insinuée dans les moindres recoins de notre âme toute bianconera ? Et si cette année, nous n’étions pas champions ? Une série de 6 championnats consécutifs, en Italie qui plus est, restera gravée. Cette rencontre contre le Napoli, l’équipe que tout le monde souhaite voir détrôner la Grande Juve, nous donnera un indice (mais pas plus) quant à la qualité du matériau dans lequel nous graverons la sentence en fin de saison. Lapis-lazuli immortel ou bien marbre funèbre, qui vivra verra.

Ce match n’offre que trois points. mais on imagine sans mal les Napolitains se branler à s’en casser le frein pendant 6 mois en cas de victoire, en bon champions incontestés du complexe d’infériorité qu’ils sont. On parle quand même d’un club dont les supporters rugissent de plaisir comme un seul homme quand la Juve encaisse un but, un cri qui résonne dans la nuit napolitaine comme un orgasme. Oui mais voilà chez ces gens-là, la tendance est à l’éjaculat précoce. La délivrance arrive trop tôt et Parthénope LA SALOPE se tourne dans le lit, frustrée de ne pas avoir eu droit au plaisir. Quant à nous, en Vieille Dame d’expérience, on sait gérer les va-et-vient des étalons fougueux. On sait faire le dos rond, parfois même s’abandonner à avoir mal pour mieux inonder de cyprine la couche qui a abrité nos ébats le moment venu. Et ce moment viendra à la 38e journée, pas avant.

Je n’essaie pas ici de dédramatiser une hypothétique défaite (comme vous l’avez sûrement compris si vous êtes assez fous pour me lire régulièrement, j’écris l’intro de la Bianconero Académie avant le match). Bien entendu qu’on veut gagner. Mais ce match n’est pas le Derby D’Italia, ni même le Derby della Molle, ou encore un affrontement à la rivalité exacerbée comme ceux contre la Fio ou le Milan. Non. Le Napoli est un club moyen qui se préoccupe bien trop de notre malheur, parfois même plus que de son bonheur. Mais les grandes rivalités se construisent sur la réciprocité. Et franchement mis à part de l’indifférence infusée d’un soupçon (un bon gros soupçon c’est vrai) de mépris, nous n’avons rien à leur offrir.

 

LA COMPO DE MAX

Mandžukic et Höwedes, ce joueur de verre, sont forfaits. Higuain convalescent d’une opération du doigt est là malgré tout. Gorilla Grodd Chiellini lui est bien là et l’odeur du sang fait durcir son organe. Il semblerait qu’on se dirige vers un 4-3-2-1 (d’aucuns diront 4-3-3) qui se présente de la sorte :

 

La même en jaune.

 

 

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE

Merci Sexie Najas.

 

LA PARTITA

Comme on pouvait s’y attendre, le Napoli pousse très fort, comme après un combo café-clope un lendemain de cuite. Ma grande a compris qu’il fallait applaudir les jaunes, j’ai des étoiles plein les yeux. Après va pas falloir se transformer en supportrice du FC Nantes en grandissant, faut pas déconner. La Juve défend parfaitement, en équipe. Gigi relance systématiquement court et on s’applique bien à ne pas sauter les lignes. La maîtrise technique est toute juventina. Higuain commence sur les chapeaux de roue. Il se sait en terrain hostile mais comme à chaque fois, il en a rien à branler. Il récupère des ballons et presse intelligemment. Pipita est (re)devenu généreux. Et c’est une perte de balle d’Insigne, petite salope de poche à ses heures perdues, qui amène le seul but de la partita. Douglas Costa lui prend donc et amorce une remontée fulgurante. Deux passes plus tard, Pipita n’a plus qu’à convertir l’offrande de Dybala pour faire taire le San Paolo. (0-1, 12e).

Aurelio ? T’es où petite merde humaine ?

La suite ? La Juve attend tranquillement que le Napoli vienne perdre le ballon en s’empalant sur sa défense. Le pressing bianconero est parfaitement synchronisé, comme si les joueurs étaient animés par une force supérieure. Et même si Insigne essaie de faire péter une durite à Higuain en lui disant des mots bleus, des mots qu’on dit avec les yeux, il n’y parvient pas. Alors il essaie plutôt de jouer au football et marquant des buts à Gigi, mais ça non plus il n’y arrive pas… Ils ont vraiment cru pouvoir faire sauter le verrou, et c’est ça qu’est drôle dans le fond. Le monde du foot s’est extasié depuis le début de la saison sur le jeu sensatianal offert par le Napoli. Personnellement, c’est plus la défense de patrons de la Juve, que dis-je, de patrons des patrons qui m’a fait plaisir. Pierre Gattaz lui a dû bander à s’en faire péter la bosse. Mertens, bien nul ce soir, essaiera bien de glaner un coup de pied de réparation, mais l’arbitre ne fera même pas appel à la VAR.

Fin du match, on revient donc à un point de nos adversaires du soir, c’est bieng.

 

LES NOTES

BUFFON (4/5)
Il a mis Insigne dans sa poche. Et comme il prend pas beaucoup de place, il a rajouté Hamsik, et puis tous les autres. Un putain de cador.

DE SCIGLIO (3/5)
Mattia prend ses marques dans cette équipe et enchaîne un deuxième bon match. Trop appliqué à défendre pour vraiment attaquer. Il a un peu souffert face à Insigne mais sans conséquences. Remplacé par BARZAGLI pour tenir la baraque les dix dernières minutes.

BENATIA (4/5)
Mehdi signifie le bien guidé. Et bordel il l’a bien été. Un putain de roc, jamais pris en défaut. Je suis pas certain qu’il ait perdu un duel aérien. Il s’impose tranquillement en défense pendant que le 19 en chie au Milan. Délicieux.

CHIELLINI (4+/5)
Intraitable, le gorille a bouffé tout cru le Napoli. J’ai même dû m’assurer que Mertens était titulaire tant il en a fait sa pute. Le petit plus pour le carton jaune récolté en première période pour des mots d’amour glissés dans l’oreille d’Insigne.

ASAMOAH (3/5)
Comme son équivalent à droite, il s’est appliqué à bien défendre avant d’attaquer. Il a eu le fantôme de Callejon face à lui et il l’a bien chassé. Kwadwo, c’est Winston Zeddemore.

KHEDIRA (3/5)
Sami sur une jambe et demi, ça reste plus fort que bon nombre de milieux. Il a contribué à la destruction de ses vis-à-vis partenopei avec Blaisou et Mire. C’est quand même un costaud le mec. MARCHISIO a pris sa place pour la dernière demi-heure pour nous rappeler qu’il est beau, riche et plutôt talentueux.

PJANIC (4/5)
Mire n’est jamais aussi fort que dans un milieu à trois. Installé dans un putain de fauteuil en cuir devant la défense, il a coupé les lignes de passes des adversaires en sirotant un scotch, neat. Son centre pour Matuidi à la 67e aurait pu être décisif sans l’arrêt de fou de Reina.

MATUIDI (3/5)
Balaise a tenu son rang autant que sa technique lui a permis. Sa reprise de poney (on change un peu d’animal totem) aurait détendu la fin de match si elle avait fini au fond.

DOUGLAS COSTA (4/5)
Doogie me fait fermer ma gueule match après match, c’est un pur régal. Je lui chiais à la gueule, il me chie dans les bottes. On en est toujours au stade anal si cher à horsjeu donc tout va bien.

DYBALA (3+/5)
Joie de vivre, partager chantaient les trublions de Magic System. La Joie a donc obéi et partagé. Une passe décisive pour Pipita qui lui offre le plussoiement, une promenade de 90 minutes entre les lignes qui a fait chier le monde. Il est bien dans ce système, pourvu que ça dure.

HIGUAIN (4/5)
Avec sa main de miel, Gonzalo était incertain. 90 minutes plus tard, une chose est certaine : Gonzalo est vraiment un grantatakan. Dans le concours d’éloquence qui l’oppose aux De Laurentiis, il garde une bonne longueur d’avance. Unique buteur de la partita, il partage le trophée d’homme du match avec Georges. Il a refusé l’interview post-match en disant « pas besoin, aujourd’hui je me suis exprimé sur le terrain ». Il faut avouer qu’un but de Higuain contre Naples ça a une saveur particulière. Comme si tu voulais tromper ta femme pour te venger et que tu allais enculer son ex qu’elle aimait tant (ou un truc du genre. C’est bizarre comme idée non ?)

 

 

Portez-vous bien, restez les meilleurs.

 

Fino alla fine,

un baccio nel culo.

 

Retrouvez-moi sur Touiteur si vous voulez des avis éclairés sur absolument tout, mais surtout si vous voulez du n’importe quoi.

Roberto Bettégras

Humain, donc ordure.

2 commentaires

  1. On se comprend entre Gras, et j’avoue j’ai vraiment bien aimé ton acad. Enfin, il y a juste le fait que ça manque d’euphorie dans la victoire de ton équipe. Mais en même temps, je viens d’une équipe où on ne gagne jamais : ceci doit expliquer cela…

    Pour ce qui est de la dernière… « métaphore », ce qui est bizarre, c’est que ça sent vraiment le vécu. Alors ? Es-tu l’infidèle… ou l’ex ?

  2. Mon cher Gras,

    J’imagine que l’habitude de gagner a tendance à me blaser un peu. Putain de problème de riche. Merci pour le gentil compliment, j’essaie de changer un peu la forme et de laisser un peu plus de place à l’écriture en appliquant les directives du comité. Enfin, pour ce qui est de la métaphore bizarre de la fin, je vais laisser travailler ton imagination fertile…

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