La Klaquette Moustache Akadémie note Bayern-Juventus, 4-2

La Klaquette Moustache Akademie ne note jamais les matches de club. Si elle a déjà du mal à écrire hors des Coupes du Monde et d’Europe des Nations, elle était devant sa télé hier, et honnêtement : das was Wahnsinn!

Le scénario est écrit. Le Bayern a balancé sa fin de match aller alors qu’on devrait déjà jouer celui-là pour du beurre : ils ne peuvent pas faire 2 fois la même erreur. D’autant que la Juventus, qui sera championne dans quelques semaines, une fois de plus, a tellement pris cher pendant 70 minutes à Turin que ceux qui la voient passer ne doivent pas être bien nombreux.

Et pourtant, ça aurait été tout sauf scandaleux qu’elle ne passe, tant elle a brillé et rendu ce Bayern nerveux et fébrile. La différence a failli, comme un parfait contre pied, se faire au niveau des coaches. Allegri a été royal de maîtrise, de quadrillage tactique et rendu le Bayern section Handball de Guardiola impuissant… pendant 70 minutes. L’inverse du match aller en fait. A failli… car Allegri a balancé son plan de jeu lors de ses remplacements. Khedira était royal dans l’axe et Morata, face auquel les Bavarois n’ont jamais trouvé la solution, ont cruellement manqué à leur équipe. Il n’a fallu que 2 minutes après la sortie de Morata pour que le Bayern ne trouve la faille avant de définitivement asphyxier les Italiens.

Guardiola a pris une belle gifle tactique, mais a gagné grâce une profondeur de banc que n’a pas la Juve… Si tant est qu’on oublie que Coman est sa propriété. Allegri a sans doute voulu verrouiller le match avant que son équipe ne faiblisse physiquement, mais s’est privé de Morata, seul Turinois capable de remonter la balle et Khedira, la Hyène du milieu axial. Erreurs fatales.

bayern

 

Première mi-temps.
Un Bayern qui a la balle, une Juve qui a les occasions.
Après 5 minutes passées à jouer au handball, les Bavarois se font piéger sur le premier ballon en profondeur.
5e : Khedira ouvre une lumineuse ouverture pour Lichsteiner, qui remporte son duel face à Alaba. Neuer sort comme mon beau-frère et renvoie n’importe comment dans la surface. Pogba passe par là et ouvre le score d’un plat du pied dans le but vide. 0-1. Stupeur.

S’ensuivent 20 minutes d’impuissance totale des Bavarois.
La défense à 5 des Italiens musèle complètement Ribéry, pris par Lichsteiner et Barzagli, et Douglas Costa serré par Evra et Alex Sandro. Les 2 ailiers sont systématiquement obligés de forcer un centre ou de repiquer dans un axe plus qu’embouteillé. Une lige de 5 aux 14m, puis une seconde ligne de 4 aux 25m avec notamment Pogba et Khedira qui font plus que soutenir la comparaison face un Vidal toujours aussi débile et un Xavi Alonso qui commence à faire ses 55 ans.

22e : Le « Tournant du match ».
Neuer se troue sur un ballon en profondeur et remet dans les pieds de Khedira. Transmission rapide à Morata, qui lobe Neuer. L’arbitre refuse le but pour un hors jeu qu’on va qualifier de Zonder-Limite. On ne le sait pas encore, mais cette action va faire les choux gras dans toute la Péninsule pendant 2 semaines…

28e : Remontée de balle de psychopathe de Morata depuis ses 25m. Il élimine comme des plots Vidal, Kimmich, Benatia et fixe dans l’axe avant de servir Cuadrado sur sa droite. Serein, le Colombien mystifie Lahm d’un sublime crochet et résiste au retour de Benatia avant d’aligner Neuer. 0-2. Tremblements.

On repart sur une petite séance de football chiant côté allemand. Ça joue à la baballe aux 40m mais le bloc turinois n’est jamais mis en difficulté. Bref, toujours du rien guardiolesque et ce sentiment d’impuissance qui gagne complètement l’Allianz Arena. Les centres n’arrivent pas, Ribéry est bouffé et Douglas Costa ne fait pas mieux. Pire, on se dit que si but il doit y avoir, il sera turinois tant les Italiens rendent fébrile la défense rouge dès qu’ils sont dans le camp allemand. La seule occasion du Bayern arrive à la 42e, sur une louche de Douglas Costa mais que ni Müller, ni Lewandowski ne transformeront en but.

C’est au plus mal que l’arbitre renvoie les Allemands aux vestiaires, juste après que Neuer ne sauve le match, repoussant une frappe de Cuadrado à bout portant, après que Pogba eût supplicié la défense rouge une dernière fois.

Seconde mi-temps.
Le scénario paraît écrit pour être le même qu’en première période. Benatia est resté à la douche, remplacé par Bernat, mais le problème n’est toujours pas solutionné. Comment donner des espaces aux ailiers systématiquement pris à 2? On ne peut pas, à moins de partir bas. Comment partir bas quand on est pressé dans ses 40m? En jouant long, donc en prenant le risque de transmissions compliquées. Qui pour jouer long? Kimmich, mais il part de trop loin, et Xavi Alonso, qui se coltine le pressing de Morata.

Pire pour les Fritz, la Juventus se dit que tuer ne match ne serait pas si con et passe par 2 fois à un cheveux du 3-0, à chaque fois via Morata. Neuer s’interpose à la 56e sur une frappe à ras de terre, avant que Morata ne fasse d’Alaba sa chose mais ne croque sa frappe aux 10m. On jouait la 57e et le Bayern a la têtre dans le sachet.

Après quelques centres sans preneur, Guardiola se dit enfin que niqué pour niqué, autant se sortir les pouces et tout tenter en sortant Xavi Alonso pour replacer Vidal en 6 et lancer Kingsley Coman. Allegri tombe dans le panneau et sort à son tour Khedira pour Sturaro : le verrou turinois ne repose plus que sur Pogba et la charnière centrale perd son soutien le plus efficace. il fait même pire en sortant Morata, intenable, pour un Mandzukic moins à l’aise hors de la surface.

72e : Coman s’arrache à droite et met en retrait pour Douglas Costa qui centre depuis les 20m dans les 6m turinois, Lewandowski se libère de l’étau et fusille Buffon de la tête. 1-2. Espoir.

L’Allianz Arena se remet à y croire et donne de la voix pour encourager des Munichois qui campent désormais dans les 35 m italiens. Malgré un grand nombre de centres dans la boîte, la charnière Bonucci-Barzagli tient bon et Buffon est serein jusque la 87e.
Centre de Douglas Costa, Lewandowski se jette comme un mort de faim et place une merveille de tête plongeante sur le poteau. Buffon est aux fraises mais l’arbitre signale un hors-jeu tombant à pic pour les noir-et-blanc.

Le temps pour Allegri de sortir Cuadrado, et voici que les arrêts de jeu ont déjà commencé.
90e : Aux 20m, Vidal gratte un ballon dans les pieds de Pogba, décale un Coman qui envoie un centre millimétré dans les 6m. Müller, invisible jusque là, crucifie Buffon d’une tête au second poteau. 2-2. Folie pure.

Le Bayern est revenu de nulle part grâce aux jambes de feu de Coman et au mental de ces 2 tueurs : Lewandowski et Müller. La Juve est KO debout et s’apprête à devoir contenir le blitz allemand sans Khedira et attaquer sans Morata ni Cuadrado : Challenge.

Prolongations.
Le match a basculé dans l’incertitude la plus totale, les Italiens jouent le coup à fond alors que les Allemands ont du mal à se décider entre continuer à attaquer ou attendre un peu plus bas.
93e : Neuer repousse une frappe de Lichsteiner, bien servi par Mandzukic.
94e : Sur le contre, Buffon fait la même face à Douglas Costa.

Ribéry donne tout avant de sortir mais ne parviendra jamais à vraiment se débarrasser d’un Lichsteiner de plus en plus fatigué : Guardiola saisit l’occasion et fait rentrer Thiago Alcantara.

La seconde période a à peine débuté que la Juve met un genou à terre.
108e : Alcantara sollicite un une-deux avec Müller qui prend complètement la charnière en défaut, lancé aux 9m, l’Espagnol bat Buffon. 3-2
. Explosion.

110e : Pogba perd la balle devant la surface bavaroise, Kimmich lance en profondeur Coman, qui a un boulevard devant lui. 80m plus loin, il fixe Bonucci et rend le plus bel hommage qui soit à Robben, en transperçant Buffon par sa Spéciale. 4-2. Libération.

Une dernière occasion vendangée par Mandzukic met un terme à ce match de fou.

Les Italiens peuvent avoir des regrets, les Allemands s’en sortent quant à eux miraculeusement. Guardiola a quand même du taff, car à faire jouer des Kimmich – Benatia dans l’axe, tu t’exposes à de sacrées désillusions dès que t’as un mec qui cavale en face.
Surtout, son plan de jeu, connu et archi-connu a longtemps été voué à l’impuissance. Mourinho avait déjà détruit le Barça avec son Inter, Allegri n’est pas passé loin de faire la même chose ce soir, avec un supplément de classe notable. La fébrilité inhabituelle de Neuer et Alaba, le verrouillage de Lahm et Xavi Alonso ont rendu ce Bayern impuissant. Et que dire de cette charnière centrale ???
Va vraiment falloir que les toubibs nous réparent Boateng, Badstuber et Xavi Martinez sous peine de sortie prématurée car on n’aura pas toujours cette réussite…

Die Spielern :

Neuer : 3.
Pas du grand Neuer sur les 2 buts. Il est fautif sur le 1e et s’en sort super bien sur celui refusé à Morata. Il sauve sa copie juste avant la pause et sur une seconde mi-temps un peu plus dans ses standards.

Lahm : 3.
Invisible devant, le système mis en place par Allegri l’a empêché d’apporter le surnombre sur son côté. Pas foncièrement mis en danger derrière, il n’a en revanche pas su rattraper les errements de son axe et doit être encore en train de glisser sur le crochet de Cuadrado.

Kimmich : 1.
En Défense centrale, face à ce genre d’équipe, c’est non.

Benatia : 0.
Je ne lui en veux pas, il n’a juste ni le niveau, ni l’état de forme pour jouer en LdC.

Alaba : 1.
Son écureuil sur la tête ternissait déjà une copie qu’on n’imaginait pas si mauvaise. Pris dans son dos à plusieurs reprises par Lichsteiner, il a accumulé les mauvais choix et n’a jamais su assister Ribéry dans ses montées de balles. Match à oublier pour l’Autrichien.

Vidal : 3.
Mais quelle saloperie de joueur. Typiquement le genre de mec que t’as envie de frapper quand tu es dans le camp d’en face. Simulation, râlage permanent, contestation et petits coups de putes dans les tibias.
Oui, mais un carton pour Lichsteiner provoqué, un ballon crucial gratté dans les pieds de Pogba et de la haine, de la hargne et cette putain tête de fou furieux.

Xavi Alonso : 2.
Pas un match pour lui. Le pressing turinois a quasi annihilé le jeu long de l’Espagnol, qui a paru pris de vitesse tout le match. Et comme en plus il ne tire pas les CPA…

Ribéry : 3.
Il retrouve peu à peu ses cannes d’antan, mais n’est pas (encore?) redevenu le mec capable de passer toute une défense balle au pied. Lichsteiner et Barzagli l’ont constamment obligé à repiquer dans l’axe où Pogba l’attendait au coin du bois. A l’usure, il a travaillé un Lichsteiner qui a fini par rendre les armes face à Thiago Alcantara.

Douglas Costa : 3.
Titularisé du côté de Robben, lui aussi a souffert de la défense à 5 turinois et du marquage plus que serré de ce bon vieux Pat’. Faute du soutient de Lahm, il aura fallu l’entrée de Coman pour le voir peser un peu plus sur le jeu. Sur une belle frappe enroulée et surtout, sur cette merveille de centre pour Lewandowski, qui relança complètement le Bayern.

Müller : 5.
Invisible tout le match, un but, une passe décisive. Prends ça Pippo Inzaghi.

Lewandowski : 4.
Serré, cadenassé, entouré, cerné, muselé, Robert a passé sa soirée telle une bombasse en boîte de nuit. Pas possible de respirer tranquille et obligé de se démener pour ne serait-ce qu’aller pisser peinard. Il lui fallu un exploit pour se libérer une première fois du marquage turinois à la 42e, et une bonne dizaine de centres pour enfin en négocier un. Mais comme avec Robert, une occasion suffit…
Au mental, le Polonais a réussi son match, car ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter de s’être dépêtré du marquage de la charnière turinoise.

Le Banc :
D’où la lumière à jailli. Bernat pour enfin jouer à 11, Coman pour ses jambes de feu, Alcantara pour finir le job de Franckie.

Les images, en Italien, juste parce que c’est une langue qui fait très bien passer le sentiment de déception.

Au prochain tour, Benfica viendra tester sa défense face à l’armada bavaroise qui en aura finalement passé 6 à Turin.

Je te bisoute, analement bien-sûr.
A très vite, Herr Direktor
@R_Direktor

R_Direktor, dit Luissette

Chômeur, pédophile, consanguin, mais aussi alcoolique et drogué. Il n’est exclu que j’ai, un soir d’ivresse, fait des cochonneries avec ta maman et ta sœur. Ou les miennes, je ne sais plus. Un seul credo : « Ma main dans la gueule, ma bite sur ton front »

2 Comments

  1. « DAS WAS WAHNSINN! » ? Mais t’as complètement krakiert là.
    Bon c’est sûr que la défense centrale là .. Kimmich m’a fait bien de la peine.

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