La PL Academy vous présente la quinzième journée

Le Boxing Day, c’est de la merde, on a peine le temps de dessaouler qu’on doit déjà académiser

Leicester 2 – 2 Manchester United


Fin de série pour Manchester qui restait sur un improbable enchaînement de dix victoires à l’extérieur sur le sol anglais. Dans l’antre de Foxes requinqués par leurs récentes victoires, les troupes de Solskjaer, en configuration défensive avec le duo McFred et le revenant Daniel James, ont mené deux fois au score mais se sont fait rejoindre à chaque fois rapidement. Ne pas suivre un frappeur comme Barnes à vingt mètres des buts de De Gea ou surtout laisser Vardy se balader seul au point de penalty se paye vite et fort.

Les Raides et Vils ont pourtant eu des occasions de mener plus largement au score mais Rashford n’était pas dans un bon jour (même s’il a inscrit son 50e but de PL à 23 ans, pas mal) et Cavani s’est contenté de trouver la bonne passe pour Fernandes sur le second but, sans inscrire le pion de la victoire cette fois.

Liverpool a eu la gentillesse d’attendre les deux protagonistes du jour mais pas Everton, qui profite de ce nul pour se glisser à la seconde place devant eux.


Aston Villa 3 – 0 Crystal Palace


Bertrand Traoré semble s’adapter rapidement à la Premier League, merci pour lui. Second but en deux matchs pour l’ancien Lyonnais qui bénéficie d’un bon travail de Watkins pour ouvrir le score.

On retrouve ce même Watkins qui s’offre un numéro de soliste dans la surface des Eagles à l’heure de jeu, numéro magnifié par le n’importe quoi total de la défense de Palace puis conclu à bout portant par Hause.

Autre homme en forme, El-Ghazi ferme la marque et confirme le redressement des Villans en fin de partie d’une splendide frappe croisée, tandis que Crystal Palace continue de vivoter dans le ventre mou sans trop s’inquiéter. Pour l’instant.


Fulham 0 – 0 Southampton


Tristesse dans ce match de la peur pour Fulham : les Saints ont livré un non-match comme on ne les voit pas beaucoup en faire et sont laissés dominer par leurs hôtes.

De leur côté, les Londoniens ont laissé filer l’occasion de marquer à plusieurs reprises, par maladresse plus que par la faute de la défense habituellement plus inspirée de Southampton. On mettra ça sur le compte des huitres qui n’étaient pas toutes fraîches.

Les Cottagers ne décollent toujours pas mais ont prouvé qu’ils pouvaient faire déjouer une des équipes les mieux organisées du championnat. A présent messieurs, il faudrait marquer des buts.


Arsenal 3 – 1 Chelsea


Une victoire sereine contre un rival plutôt en réussite, et ce malgré une série abominable d’un point en quatre matches, n’a-t-on pas assisté à un miracle de Noël du côté de l’Emirates ?

Perdu pour perdu, Mikel Arteta a décidé d’écarter certains “cadres” (même si dans le cas de Willian, ce terme fait davantage référence à sa mobilité de nature morte) au profit de jeunes aux dents longues. C’est ainsi que Gabriel Martinelli, Emil Smith-Rowe et Bukayo Saka sont chargés d’épauler Lacazette sur le plan offensif, dans un 4-2-3-1 inédit cette saison, et particulièrement adapté pour profiter des permutations du trio et empêcher les Blues de construire proprement. 

Une stratégie qui s’avère payante dès la demi-heure de jeu, quand Kieran Tierney obtient un pénalty après une ablation rénale sur la personne de Reece James. L’occasion pour Lacazette de se rappeler de ses belles heures lyonnaises en transformant la sentence. Dix minutes plus tard, c’est au tour de Granit Xhaka de se souvenir qu’il dispose d’un pied gauche, en envoyant un coup-franc nettoyer la lucarne d’Edouard Mendy.

Asphyxiés, les Blues ne parviennent pas à se montrer dangereux, et Bukayo Saka les achève d’une Christophe Jallet qui lobe Mendy. L’orgueil des hommes de Lampard se manifeste en fin de rencontre, avec la réduction du score de Tammy Abraham, et surtout un pénalty de Jorginho, consécutif à une faute idiote de Pablo Mari, que Leno repousse sans trembler du menton. Les Gunners, auteurs de leur meilleure performance de la saison, restent quinzièmes, les Blues tombent à la sixième place.

En bonus, la Gunners academy revient sur ce match dans le troisième numéro de son podcast Boulets Rouges, c’est ici.


Manchester City 2 – 0 Newcastle


Pas vraiment le match idéal pour émerger de ta léthargie post-repas de fête. La faute à des Magpies venus seulement pour essayer de limiter la casse et à des Citizens trop contents de jouer à la baballe sans être inquiétés. Le premier but d’Ilkay Gundogan au quart d’heure de jeu en est l’illustration frappante, car inscrit après une séance de passe à dix aux abords de la surface et avec quatre joueurs de Newcastle sur leur ligne de but au moment de la frappe. 

Peu avant l’heure de jeu, un centre de Cancelo est dévié n’importe comment par Fabian Schär et échoue dans les pieds de Ferran Torres. L’ancien Che n’a plus qu’à ajuster Darlow, avant de célébrer d’une manière qui ferait passer Thierry Henry pour un excentrique. 

Cette victoire tiédasse permet aux hommes du Chauve de remonter à la cinquième place. Les Magpies, de leur côté, restent quatorzièmes alors que se profile un déplacement à Liverpool. Courage aux Toons.


Sheffield 0 – 1 Everton


Des Toffees en pleine bourre qui se déplacent chez la lanterne rouge, laquelle n’a pris que deux points en quatorze journées, l’affaire semble entendue au coup d’envoi. Mais les hommes d’Ancelotti, toujours privés de leur maître à jouer James Rodriguez, passent quatre-vingt minutes à se casser les dents sur le 5-3-2 mis en place par Chris Wilder. Jusqu’à ce qu’un ballon mal renvoyé par la défense des Blades ne permette à Abdoulaye Doucouré de décaler Gylfi Sigurdsson, dont la frappe croisée permet à son équipe de revenir sur le podium. Sheffield, pour sa part, domine toujours outrageusement le championnat à l’envers.  


Leeds 1 – 0 Burnley


Les hommes de Bielsa, 14e au coup d’envoi, avaient l’occasion de prendre leurs distances avec le bas de tableau en accueillant les Clarets, 16e. Si ce ne fut pas le meilleur match des Whites ni le plus généreux en buts, loin s’en faut, l’équipe d’El Loco a rempli sa mission.

Et qui d’autre que Patrick Bamford pour bien lancer Leeds ? Dans la profondeur, l’attaquant se fait déglinguer par le portier de Burnley, obtient le pénalty et le transforme. Déjà 10 buts pour le doppelganger d’Harry Kane (pour ce qui est du talent footballistique et non pour les qualités morales qui sont inexistantes du côté du Spur). Un quart d’heure plus tard, la chance est, pour une fois, du côté de Leeds : sur une sortie anthonylopesque d’Illan Meslier, Burnley égalise mais l’arbitre siffle faute… sur le portier de Leeds. Les images ici. Par la suite, un peu courts physiquement, les Whites ont reculé mais ont conservé leur maigre avantage jusqu’au bout, la faute notamment à une équipe de Burnley assez peu inspirée, balançant saucisse sur knacki à chaque ballon.

Résultat des courses : Leeds est 12e et, n’en déplaise à Pierre Ménès, plus proche du podium que de la zone de relégation en termes de points. Burnley se fait rattraper en 17e position.


West Ham 2 – 2 Brighton

Lourdement défaits il y a quelques jours par Chelsea, les Hammers se devaient de rebondir face à une pâle équipe de Brighton qui n’arrivait plus à gagner. Zut !

L’ancien niçois Neal Maupay a d’abord donné des maux de tête à David Moyes en ouvrant le score juste avant la mi-temps et juste après une action terriblement mal défendue par les Hammers. Une autre défense slipométrique (©Blaah) plus tard, ce coup-ci de la part de Brighton, et Ben Johnson égalisait pour les Hammers. Lewis Dunk n’en démordait pourtant pas et redonnait l’avantage aux Seagulls après un corner à deux : comme quoi tout arrive. Finalement, Tomas Soucek, lui aussi sur corner, permettait à West Ham de recoller à dix minutes du terme.

Match animé mais match nul au bout des comptes : les Hammers restent dans le ventre mou alors que Brighton court toujours après une victoire depuis fin novembre pour prendre de l’air sur la zone rouge.


Liverpool 1 – 1 West Brom


On le dit depuis le début de saison : les Reds sont sur courant alternatif et parviennent, malgré cela, à être en tête de PL. Tant mieux pour leurs supporters et, ce coup-ci, tant mieux pour les fans de West Bromwich également (il y en a, sisi).

45 premières minutes ultra dominées par les scousers, logiquement récompensés par l’ouverture du score de l’inévitable Sadio Mané après un superbe enchaînement contrôle de la poitrine et volée. Mais le but du break n’est pas venu, la faute à une défense de WBA positionnée en 6-4 mais aussi, et surtout, un manque d’efficacité et d’envie réelle de tuer le match. Evidemment, ce qui pendait aux nez des hommes de Klopp arriva : une seconde période un peu meilleure et plus ambitieuse de WBA, et les Baggies d’égaliser après une tête d’Ajayi qui a rebondi sur le poteau. Manquant toujours de tranchant et de volonté de faire le mal, les Reds n’ont jamais su accélérer et ont joué en sénateurs : impossible de reprendre les devants. Peut-être que quelques changements de Klopp auraient été judicieux.

Comme face à City, West Brom a fait le dos très très rond et marqué sur une de ses seules occasions pour ramener le nul. Liverpool manque de creuser l’écart en tête du championnat : too bad, l’occasion était belle.


Wolves 1 – 1 Spurs


Le pire cauchemar de la Jouzé Académie vient de se réaliser : une contre-performance chez l’un de leurs rédacteurs en chef. Pourtant, au départ, tout se passe comme prévu : un but précoce de Tanguy Ndombele permet à Tottenham de garer son bus dans les West Midlands (un seul tir, non cadré, en deuxième mi-temps, pour les Spurs). Mais les hommes de Nuno Espirito Santo ont refusé d’abdiquer et c’est logiquement que Romain Saïss finit par trouver la faille sur corner à cinq minutes du terme.

La réaction d’orgueil des hommes de Mourinho ne se fait pas attendre, avec dans la foulée une tentative de rejouer leur plus grand classique : passe en profondeur pour Kane, plongeon, pénalty, but. Manque de chance, Paul Tierney n’a pas reçu sa partition et demande au héros de l’Angleterre de se relever. Tottenham rate ainsi l’occasion de se rapprocher de Liverpool et reste cinquième, les Loups sont onzièmes.


Au final, à quoi bon vous donner le classement, vu que d’ici la publication, trois matches se seront disputé ?

Edgar Allan Poeteau

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