Manchester United-Bournemouth (3-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

Pour la dernière journée de Premier League, match décalé suite à l’imbroglio bombistique le plus stupide qu’on ait vu depuis l’invention du terrorisme, les gagneuses fragiles de Manchester United recevaient d’insignifiantes baudruches placées sous le blason de Jason Bournemouth : The supremacy of 16th place.

Ce match n’avait aucun enjeu, étant donné que le maintien était assuré pour nos adversaires, et que les nouveaux nouveaux riches de City étaient allés sécuriser leur quatrième place grâce à un match nul au Pays de Galles contre Swansea. À moins de gagner 22-0, MU n’avait donc aucune chance de coiffer les Skyblues au poteau. Et avec l’attaque asthmatique du moment, difficile de croire en l’exploit. Ce match n’avait donc que pour objectif de préparer la grande finale de Cup qui aura [qui aura eu, ndsr] lieu ce samedi.


COMPOSITION INFERNALE

Ça ressemble à un onze type, mais ne nous y trompons pas : cela changera bientôt.


LE MATCH

Le premier quart d’heure est à sens unique, du moins en terme de possession. Les maladresses sont en revanche légion, ce qui ne permet pas beaucoup à nos demi-mondaines d’avancer. Les occasions se font attendre.

Rooney fait du Scholes tardif avec ses transversales de ouf, qui atterrissent la plupart du temps dans les pieds des récipiendaires (Valencia, le plus souvent), mais ceux-ci manquent de vitesse pour éliminer et créer les décalages qu’il faut.

Carrick perd plein de ballons. Borthwick est lent. Le capitaine de Bournemouth s’appelle Elphick, ce qui laisse supposer qu’il va nous empapaouter avec un sort quelconque ou faire du skateboard dans des escaliers.

Et puis nos tapineuses se décident soudainement à jouer. Un une-deux entre Mata et Martial aboutit au centre de ce dernier, centre que Rashford laisse intelligemment passer pour Rooney, qui ouvre son pied et la marque : 1-0 (43e).

En deuxième mi-temps, la domination des gagneuses se fait encore un peu plus forte, avec la complaisance des gars d’en face qui n’opposent qu’une résistance de façade. À la 55e, Carrick tente sa frappe tri-annuelle, celle-ci heurte la transversale, telle une vulgaire tentative toulalanesque. Peu après, c’est Valencia qui décoche un missile que le gardien bournemouthien sort au prix d’une parade magnifique, manquant se blesser au passage tant le tir était puissant. Véridique.

La partie ronronne un peu, jusqu’à ce que nos gagneuses accélèrent subitement. Sur une très belle passe aérienne de Rooney, Valencia choisit de transmettre en retrait de la tête à Rashford, qui botte en demi-volée une frappe croisée qui vient se loger dans le fond du filet. 2-0 (74e).

Abattus comme s’ils pouvaient l’être encore plus, les gars de Bournemouth se recroquevillent encore un peu plus devant leur surface en espérant très fort que le temps passera plus vite comme ça. La manœuvre fonctionne un temps, mais bon, vous avez déjà deux buts de retard, les gars. Alors soit vous ouvrez les vannes et vous en prenez encore une vingtaine, soit vous faites semblant d’être là pour autre chose que pour prendre votre prime de présentation des nouveaux maillots, devant cet Old Trafford aux trois-quarts vides…

Ils ne m’écoutent pas, et en prennent un troisième. C’est Ashley Young, revenu d’entre les morts et lancé en pointe par Van Gaal comme pour faire chier la terre entière, qui réceptionne une énième passe géniale de Rooney au-dessus de la défense grâce à un bon contrôle de la poitrine, et trompe le malheureux gardien de Bournemouth. 3-0 (86e).

Je dis « malheureux » pour mieux armer une subtile arme rhétorique à double tranchant parallèle, ceci afin de décrire la tragédie quotidienne que vit David De Gea, lui qui méritait tout de même de remporter un trophée individuel d’autorité cette saison. Le Golden Glove revient donc d’office à Peter Sec, gardien de Rennes puis de tous les clubs de Londres passionnés de laisser des titres leur échapper, qui est le seul à avoir gardé son but propre 16 fois cette saison. Le but fatal encaissé par David vient d’un débordement venu de la droite suivi d’un tir sans angle que notre gardien d’amour dévie. La balle revient sur un adversaire, qui marque en bande sans repêche avec le concours de l’infortuné Chris Smalling. 3-1 (93e).


LES NOTES

De Gea 3/5 : La rage pour ce but débile et totalement inutile. Au repos le reste du match.

Valencia 4/5 : Mode berserk activé tout le long du match. On a cru devoir le museler avant qu’il se mette à mordre, mais il a su se contenir.

Smalling 3/5 : Ne l’accablons pas pour ce but sur lequel il ne peut rien. Sa partie était correcte.

Blind 3/5 : Partie tranquille pour lui aussi. L’opposition était particulièrement faible, il faut tout de même le préciser.

Borthwick-Jackson 3/5 : Il n’a aucun style, porte probablement des baggies à la ville et sa coupe de cheveux est à chier (et ne parlons pas de son habitude ridicule de trottiner les coudes le long du corps), mais en attendant le retour du Shaw, il est bon de voir sa petite gueule prendre la place de Rojo l’Abruti. Au fait :

 

Il n’y avait pas plus moule-bite, comme short ?

Carrick 3/5 : Il a failli inscrire un but somptueux, mais la barre transversale l’a renvoyé à sa sobriété habituelle. Salope.

Rooney 5/5 : La partie référence à ce poste ? En relayeur, il a distribué de tous les côté du terrain, a cassé les lignes et aéré le jeu merveilleusement, conformément à ce qu’on commence sincèrement à attendre de lui. Il a marqué son 100e but à Old Trafford en PL, et a offert une passe décisive. Le captain.

Lingard 3/5 : Plutôt discret. Valencia lui a pris toute la place à droite, si bien qu’il a dû se barrer, pour finir par ne plus toucher de ballons.

Mata 3/5 : Il a bien participé au jeu et on l’a senti se faire plaisir. C’est bien là l’essentiel.

Martial 4/5 : Toujours un cran au-dessus de tous les autres. N’a pas marqué mais a pesé tout le long.

Rashford 4/5 : Ne cesse de confirmer tout le bien qu’on pense de lui à chaque match.

SUBS

Herrera NN : Petites foulées, hop, hop.

Memphis NN : Non.

Young NN : Entre, joue en pointe, marque, merci au revoir.

À demain [samedi, ndsr à la bourre] pour la Cup mes chéries !

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

6 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé le match de Rooney, qui a véritablement joué numéro 6 (Carrick a joué plus haut que lui 80% du temps), régalant par son jeu long. Il marque sur l’une de ses seules montées dans la surface adverse. Son excellente prestation est cependant à nuancer, tant l’opposition ressemblait plus à une forêt de plots qu’à de véritables joueurs de foot. Jamais ennuyé par le pressing (inexistant) des mecs d’en face, il a joué dans un fauteuil. Son 5/5 est certes mérité, car il a été très bon, mais c’était le minimum à attendre de lui vu la faible adversité. A voir quel sera son poste la saison prochaine…

    • À nuancer effectivement, mais je crois que c’est dans la tête que ça doit se jouer pour Wayne : plus vite il assumera son nouveau poste, mieux il adaptera son jeu à ces nouvelles exigences. Le temps où il pouvait assumer de jouer en pointe est révolu.

      L’inconnue est totale quant à son utilisation par le Mou, en revanche.

      • J’espère que le mou le conservera dans le coeur du jeu. Peut-être pas dans une position si reculée, mais là où sa hargne défensive et son jeu long peuvent le mieux s’exprimer… en fonction de qui sera à côté de lui sur le terrain. D’ailleurs j’ai hâte de voir ce que va donner le recrutement, car j’ai peur que le club dépense des sommes folles pour des seconds couteaux qui ne seront pas gênés par l’absence de LDC. Et j’ai peur pour le temps de jeu des Rashford, Borthwick, voire Martial, dans une moindre mesure. Le mou est dur avec les jeunes…

  2. La stratégie Rooney : on l’a payé très et on n’arrivera jamais à le fourguer, même à Newcastle, alors vu qu’il n’arrive plus à rien, on va essayer de lui un poste où il pourrait rendre service.
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  3. La stratégie Rooney : on l’a payé très cher et on n’arrivera jamais à le fourguer, même à Newcastle, alors vu qu’il n’arrive plus à rien, on va essayer de lui un poste où il pourrait rendre service.
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