La Raide et Vile Academy dépose le bilan de 2015 (3/3).

Troisième et dernière partie de ce bilan qui n’intéresse personne, et dont encore plus de monde va se foutre avec l’Euro qui s’ouvre. Ne vous en voulez pas, c’est vrai que chacun s’en tape pas mal des bilans, surtout quand ils concernent une équipe mâtinée de loose. Toujours est-il que pour boucler la boucle, il fallait au moins ça.

Salut à tous !

Dans cet ultime volet de notre dossier, nous allons consacrer quelques lignes rapides aux prévisions diverses qui s’imposent quant à l’avenir de nos diablesses pour la saison prochaine.


COUPE D’EUROPE

 

Et que voulez-vous, quand il n’y a que ça à bouffer…

L’Europa League peine à faire son retard sur la Ligue des Champions. Pour s’en faire une idée, il n’y a qu’à observer le nombre de personnes présentes dans un bar à quelques jours d’intervalle pour regarder la finale de la première, puis de la seconde. En général, la rapport est de 1 pour 752 environ (source Geoffroy Garétier). Est-ce à dire que l’Europa League en question n’intéresse personne ? Loin de là ! D’autant qu’elle regroupait de très belles équipe cette année comme Séville, bien sur, mais aussi Naples, Villareal, le Borussia Dortmund, Bilbao, le Chaktior Donetsk…on peut dire que les amateurs de foot ont été servis. J’en oublie ? Ah oui, eux… ehem. Bien bien bien… bon, vous voyez ce que je veux dire : sur le papier, cette compétition ne manque pas de prestige, et on ne peut pas dire que les diablesses aient cherché à la balancer cette saison, même après avoir été reversées de la Ligue des Champions. On ne peut pas non plus dire qu’ils soient tombés sur nettement plus fort qu’eux ni en poules, ni dans la phase à élimination directe. Non, dire ça, on ne le peut pas.

Aussi pouvons nous espérer que le Mou fera le nécessaire pour nous emmener loin dans cette compétition cette saison, plutôt que de la jouer comme une coupe de la ligue. Même si l’on connaît l’attachement indéfectible des Anglais pour leur championnat maison, United a besoin de briller sur la scène européenne, c’est clairement une partie de son ADN, il ne peut pas en être autrement. Imparable l’argument de l’ADN, on croirait un journaliste de So Foot.

Et autant dire qu’avec l’effectif que ne va pas manquer de nous modeler le Special Happy Badass One, il sera pris comme un sacrilège de sacrifier notre participation à ce carnage. Pour rappel, cette coupe ne garnit pour l’instant pas notre armoire à trophées, alors pourquoi se priver de tenter de l’y ajouter…

Évidemment, il va falloir se farcir les matchs le jeudi soir, les déplacements de poule aux confins des Carpates, voir carrément en terres tellement nordiques que Fellaini pourrait entrer en phase d’hibernation, et surtout se farcir l’irritant personnage Balbir, qui n’est pas aussi rigolo à l’oral qu’à l’écrit. Souhaitons que nos gagneuses, qui n’auront peut-être pas tous ces problèmes à surmonter, mettront du cœur à l’ouvrage.


PREMIER LEAGUE

 

What else.

Voilà qui nous intéressera particulièrement : le championnat, bien sûr. Pas seulement pour lui même, étant donné qu’il est toujours l’objectif de Manchester United, mais surtout pour la qualité de spectacle qu’il est susceptible d’apporter cette année. Étant donné l’afflux d’entraîneurs de talents (retour de Mourinho mais aussi arrivée de Conte et de Guardiola en tête), la présence déjà actée et l’éclosion de certains (Klopp, Pochettino, Koeman, Ranieri, etc.) non moins talentueux, les duels risquent d’être absolument épiques, à défaut peut-être de voir Guardiola révolutionner la tactique une troisième fois. L’Angleterre, c’est pas pareil, tout le monde le sait. Mais au moins on le verra gesticuler sur son banc, et ces dames seront contentes. Tant qu’on peut le voir se prendre la tête à deux mains lors des derbies, aussi, ça va.

Bref, comme d’habitude, la PL ne devrait pas être la patrie des dignes caresseurs de ballon les plus techniques ni les plus soyeux, mais on devrait voir du jeu à s’en péter la rétine, et du spectacle épique à ne plus trop savoir comment on s’appelle. Vivement que tout cela reprenne, après cette inadmissible trêve internationale qui n’intéresse personne.


LE MARCHÉ

José.

Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur. N’essayez donc pas de régler l’image.

Bon, dans un premier temps, il est certain que l’arrivée de Mourinho est une chose qui n’a laissé personne indifférent. Adulé par les uns, détesté par les autres, totalement imbu de sa personne, mais humble chauffeur de bus à ses heures (c’est pour la blague, on ne s’énerve pas), le José est sans doute l’entraîneur qui fait couler le plus d’encre pour son arrivée du côté d’Old Trafford. Ces banalités et ce collier de clichés mis-à-part, l’on peut désormais se consacrer à ce qui fait la force de cet être étrange, tour à tour bel homme et sosie de Gargamel.

Ce qui frappe à la gueule en premier, c’est évidemment le talent et l’aura du bonhomme : gagnant à peu près tout partout où il a posé ses fesses, le gaillard a forcément quelque chose d’excitant pour les fans, lui qui est considéré comme une machine à succès. Nul doute que son palmarès long comme deux bras de singe ne connaîtra pas d’arrêt net en signant dans un club comme Manchester. Les moyens quasiment illimités dont il dispose devraient en outre constituer un fond de garantie assez conséquent.

De l’autre côté, le bonhomme arrive aussi avec une figure d’entraîneur caractériel, tout à fait en mesure de se mettre les stars de son effectif à dos en raison du traitement autocratique de tous les aspects du jeu, club, etc. La star, c’est lui, mais plutôt lorsqu’il s’agit de ramasser les éloges que de faire son mea culpa (ce qui le différencie nettement de Van Gaal, qui assumait très bien ses erreurs personnelles, et se contentait de mettre le nez dans leur caca aux journalistes avec talent lorsqu’il s’agissait de montrer où il avait vraiment eu tort, et où il pouvait avoir eu raison). Ceci ne poserait évidemment aucun problème s’il s’agissait de gérer des peigne-zizis, mais en l’occurrence, on essaye de s’offrir de grands joueurs, alors difficile de se faire son trou. La solution qu’il semble avoir trouvée est de foutre tout le monde ou presque à la porte tel un vulgaire DRH d’usine du Nord. Que les rumeurs bruissent dans tous les sens lorsqu’un nouvel arrivant pose son cul royal sur notre banc, soit. Mais quand vous apprenez qu’il veut se débarrasser de Daley Blind, c’est plutôt votre cul à vous qui commence à jouer des castagnettes. Même si je m’empêcherai toujours de dire que la vie est une pute, j’aurai en revanche du mal à contenir qu’elle est une sacrée traînée.

Eric Bailly.

Le Vidic blanc ?

En toute honnêteté rigoureuse, le mec sort d’absolument nulle part pour votre serviteur. Ceux qui me lisent régulièrement savent que je m’intéresse à la Liga comme au sort des molaires des mauvais payeurs parmi mes clients. Les quelques informations que j’ai pu collecter à droite à gauche semblent unanimes sur le fait qu’il a des fourmis dans les jambes, et qu’il vaut mieux être sur de ses appuis quand le bonhomme balance un tacle. On peut aussi constater qu’il est particulièrement judicieux de recruter un Ivoirien à la veille d’une année de CAN…pas que j’aie quoi que ce soit contre la Coupe d’Afrique des Nations, bien au contraire. Mais se priver d’un mec qui est présenté comme le futur pilier de notre défense pendant les deux mois d’hiver (période charnière en Angleterre) relève d’une logique qui m’échappe légèrement. Nous jugerons sur pièce lors de la reprise, avec un match amical prévu le 22 juillet contre le Borussia Dortmund.

Michael Carrick.

Oui, il sera encore là l’année prochaine, car Mourinho s’est empressé de lui faire signer une prolongation, signe que le bonhomme n’est rien moins qu’un esprit éclairé. Qui voudrait se priver de Michael Carrick ?

Marcus Rashford.

Lui aussi a prolongé fort récemment, et ce n’est rien moins qu’un signe particulièrement prometteur, quand on voit le talent du jeune homme. Bien sur, le buzz ayant fait son office, il sera surveillé de près par les butors qui défendent l’axe des équipes adverses, mais nul doute que sa fougue triomphera des embûches.

Cameron Borthwick-Jackson.

Encore un jeune formé au club qui prolonge, ce qui est bon signe. Même s’il est certainement voué à être prêté ou à officier dans l’ombre de Luke Shaw pour l’instant ; on peut espérer qu’il trouvera une solution pour poursuivre son évolution à ce poste toujours aussi ingrat de défenseur latéral…

Zlatan Ibrahimovic.

Secret de Polichinelle, la signature du Z. Mais après tout, tout va si vite dans le football n’est-ce pas ? Selon Footmercato, une clause de fidélité dans le contrat le liant au PSG l’oblige à ne pas annoncer son nouveau club avant le 30 juin, sans quoi il s’assoirait sur une somme rondelette de 5 millions de scarabées. Putain de voleur. Alors qu’il va prendre 13 plaques par an la saison prochaine chez nous ? Je crache parfois de dégoût devant les flics, mais là j’en ai carrément vomi la moitié de ma vésicule biliaire. En attendant que son altesse sérénissime de mes deux sboubs s’annonce donc, il peut continuer à troller qui bon lui semble, ce qui fait peut-être oublier aux grincheux comme moi à quel point le joueur est fort, et a la capacité indéniable d’endosser un rôle de cadre du vestiaire l’année prochaine, tout en ajoutant une qualité technique qui a beaucoup manqué ces derniers temps. Lors donc que ses simagrées en seront terminées, il sera grand temps d’observer ce qu’il vaut sur le pré face à des défenseurs qui ne craignent rien ni personne.

Le reste des rumeurs.

La terre entière est une nouvelle fois annoncée chez nous, donc inutile de prêter attention à toutes ces rumeurs nous voyant poser des all-in trois fois par semaine pour Griezmann, Benzema, Higuain, André Gomes, James Rodriguez, Saul Niguez, Pogba, etc, etc, etc. Si on peut aisément admettre qu’il y aura probablement de grosses dépenses encore cet été, rien n’est plus sûr qu’une officialisation par le club, et les médias sont de moins en moins fiables.

Le conseil de Papy Carlton, avant de retrouver le patio de son hôtel pour aller partager un Martini avec DSK, c’est toujours le même : soyez patient, mes enfants. Même Sacha Guitry a été puceau, pendant un certain temps de sa vie.

Et c’est sur ce propos d’une immense sagesse, que se clôt ce bilan.

Un très bon Euro à tous, et à la saison prochaine !

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

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