Vancouver – Montréal (2-3) : L’Impact Académie lance sa saison

À ceux qui savent très bien qu’une saison de football commence en mars,

Aux autres qui n’ont pas encore vu la lumière et se complaisent dans l’erreur,

Salut.

Nouvelle saison, nouvelle mouture. Que c’est bon de retrouver la joie de voir une troupe d’hommes suants s’affronter corps et âme dans une joute où le pire des coups bas peut être aussi jouissif qu’une lutte sans merci. Proies à l’agonie souillées du sceau de l’infamie, renversement soudain de l’axe actif/passif, pertes blanches ou brunes sur une soie derechef chamarrée après d’immaculées prétentions.

Cette année, on fait quoi cette année ? D’un point de vue football, on marchera évidemment sur la gueule de l’Amérique du Nord, avec Drogba semble-t-il (voir plus bas), mais surtout avec une équipe bien burnée qui vient de gagner, pour l’ouverture de la saison, son premier match à l’extérieur au Canada depuis son accession en MLS (voir plus bas, mais un peu moins bas que Drogba). Du côté de cette Académie, on essayera de garder un rythme d’une giclée par match, après le faible rythme de l’an passé. Le résumé du match ressemblera à un coup vite fait, les notes auront plus d’attention comme une belle femme, même si elles restent complètement cons. Sur ces entrefaites bien terre à terre : Impact imminent.

L’alignement

Rapido mercato : Duka, Mapp, Reo-Coker, Romario Williams nous ont quittés. Respect éternel. Shipp, Ontivero, Salazar sont arrivés. Bienvenue messieurs. Romero, Bernier, Porter, Venegas sont tout cassés. Drogba est probablement dans un bar à opium quelque part dans le Cachemire. Sinon dans les faits, Piatti a beaucoup joué à gauche, Shipp formant un triangle avec Alexander et Donadel. Avec interversion, c’était plutôt pas mal.

Le Matchauricio

Ça j’aime ! On arrive comme ça, pas bonjour, pas excusez-moi du retard, on prend trois points pour la première fois hors Canada, et le tout pour l’ouverture de la saison. On est des sacrés sans-gêne ! Nacho Piatti fait l’amour à toute une défense sans demander la permission, Oduro se régale des boulevards contre une équipe aussi décontenancée qu’une damoiselle découvrant l’orgasme anal, le tout surmonté d’un chou à la crème d’amour de boulette d’Outsed, le gardien des Whitecaps, et d’une performance membrée de notre portier trentenaire bien fêté.

Carl Robinson en pleine imitation de Lilian Thuram.

On notera la fils de puterie, toute masquée d’incompétence, de Bolaños, dit désormais Bolañus, qui a honteusement tenté d’amputer Ciman de sa cheville pour voir s’il était toujours aussi bon sans. La réponse est oui. La victoire occultera pour un temps nos problèmes défensifs, entre le marquage à la culotte Denis Coderre et la couverture défensive pleine de typhus pour que les Indiens aient assez chaud pour bouillir. Grosse victoire, bon feeling Mauro Biellesque grâce à notre coach partisan de la méthode dite des « grosses testicules velues ». Pourvu que ça dure.

Un pack de Montréal

Evan Bush (4/5) : Premier match de la saison et première performance internatianale pour Evan Bush. Le jour de ses 30 ans en plus, si ça c’est pas un beau cadeau ! En parlant de cadeau, il n’en a pas fait aux Whitecaps en préservant la victoire tout au long du match. Il aurait sûrement préféré un clean sheet, qu’il aurait pu forcer sur le premier but en prenant les devants et en intervenant, mais mis à part ce second but sur lequel il ne peut rien (sortir aussi sur le corner ?), il a été assez parfait. Il m’a fait penser au gars de la pub Frosties, celui « qu’on appelle le mur, rien ne passe », pas infaillible, mais sacrément casse-burnes pour les types d’en face. Ça j’aime.

Donny Toia (3/5) : Il continue dans la lignée de ce qu’il a montré depuis l’an passé. Ce mec est plus régulier que les menstruations, même s’il a changé de côté avec Oyongo. Peut-être un héritage de la fine méthode Klopas du « j’aime bien avoir un droitier à droite, un gaucher à gauche, mais j’aime bien faire aussi l’inverse parce que j’ai des coléoptères à l’intérieur de mon cerveau qui jouent au strip-poker ». Toia a tendance à chercher son pied gauche en fin de débordement et on ne l’a pas vu envoyer sa traditionnelle praline hebdromadaire, ce qui me rend un peu triste, mais pas trop.

Laurent Ciman (3/5) : C’est l’histoire d’un mec qui a environ 45 secondes de retard sur son intervention et qui démonte la cheville d’un autre mec comme un Musclor à la peau d’ébène déboîte une vieille bourgeoise européenne sur une plage du Sénégal. C’est l’histoire de cet autre mec qui s’en bat complètement les couilles d’avoir trois crampons profondément logés dans ses chairs et qui tient à garder la chaire défensive jusqu’au bout, moulonnant avec (Oliver) hardiesse quiconque l’harcèle (Lupin).

En plus il se téléporte l’enculé.

Victor Cabrera (3/5) : Mention « ouais ça passe ». Moins impérial que Ciman, mais plus au point physiquement que l’année dernière. Honnêtement… allez parlons franchement : c’est un joueur qui ne me fait ni chaud ni froid. Un défenseur correct capable de bonnes interventions comme de loupés. Voilà. Après il m’est sympathique hein. Buvons un maté, faisons un asado, festoyons braves gens car l’amour n’attend pas et il n’est point pire infamie que de nuire au gentilhomme ne souhaitant que propulser au firmament l’objet commun de vos fantasmes et tourments.

Ambroise Oyongo (2/5) : Sévère mais juste, je me dresse comme un gros membre au passage de Nacho Piatti. Cette première performance anale est plus un avertissement qu’une sanction, car je ne suis qu’amour et cors aux pieds. Couverture défensive très limite (comme sur le but, mais pas que), si ce n’est quasi inexistante par moments, interventions un peu trop funky genre « coller la petite, la petite t’a collé », le Camerounais a clairement été le maillon faible de l’équipe et les Whitecaps l’ont vite compris. Bon ça reste moins dramatique que les matches de pré-saison, mais va falloir penser à respecter ses rôles défensifs s’il veut aller voir si l’arbitre de touche continue de courir à côté de lui après la ligne médiane.

Marco Donadel (3/5) : Bon ça va être une vanne récurrente, mais Marco cheveux de paille Donadel vient de perdre l’occasion de lancer l’édition 2016 de la course au carton jaune et réussissant l’exploit de ne pas se faire sanctionner dimanche. Précisons qu’il a joué une heure, il lui manque donc sa demi-heure de prédation où il excelle dans l’art de la chasse à la biscotte. Sinon Marco a fait du propre, toujours un peu au four et au moulin d’un point de vue défensif, forcément un peu cramé quand il s’agit de passer en phase offensive, bien qu’il devrait petit à petit se reposer sur Shipp et/ou Alexander dans la transition. Des petites tendances à reculer en cinquième défenseur sur les attaques placées adverses. Si c’est une consigne, il faudrait la coupler au repli dans l’axe des deux autres milieux sus-cités, car on a souvent vu les abords de la surface montréalaise dangereusement dégarnis.

Eric Alexander (3/5) : J’en attends clairement plus, alors c’est un gentil 3. Joueur discret mais travailleur, intéressant sur bien des points – transition, récupération, circulation – mais à mon goût pas assez impliqué ou qui n’a pas assez d’impact sur le jeu et le milieu. Avec Shipp et Donadel, on devrait bouffer le milieu d’en face. C’est ce qui a été fait pendant 25-30 minutes en première mi-temps, où l’équipe a eu la possession, sans forcément être dangereuse. Ça a commencé à être le merdier quand l’Italien est sorti et que Mallace a pris sa place. Mais ça, c’est une autre histoire…

Harry Shipp (3/5) : C’est clairement la bonne pioche du mercato. Ou en tout cas, il va le devenir. Il a encore du déchet technique, c’est comme ça que la NASA dit « faire de la merde », il faut encore qu’il s’adapte à un truc pas vraiment au point qu’est le milieu de terrain de l’Impact – qu’il l’adapte ou qu’il en face sa chose -, mais le potentiel créatif et offensif est là. Dans le jeu court, les petits espaces, le jeu en entrée de surface, c’est du tout bon. Il faudra quand même se caler avec son voisin, Alexander dimanche, sur les attaques placées ou arrêtées. Il est souvent arrivé qu’Oduro, en point de fixation aux 25 mètres, soit esseulé et que le triangle de l’axe fasse tourner dans le rond central sans progresser vers l’avant. Pas de transition, peu de déplacements, pas d’occasion.

Nacho Piatti (4/5) : Ah le bel homme m’avait manqué. Lui qui maîtrise si bien l’arme infaillible en MLS, le terrible crochet intérieur, s’est offert la défense de Vancouver en hors-d’œuvre. Son premier but fait fi des textes de la Convention de Genève, son second est marqué les mains dans des poches trouées juste ce qu’il faut pour pouvoir se gratter les couilles. Nacho a aussi glissé une galette qui a complètement détraqué les neuro-connexions d’Outsed et a permis à Oduro de marquer un but facile. Une belle entrée en matière, au bon souvenir.

Lucas Ontivero (3/5) : Soyons digne dans la critique, je n’ai aucune putain d’idée de quoi dire ou presque sur notre recrue « on sait pas trop ce que ça va donner, mais ‘azy on prend, pari sur l’avenir t’as vu » argentine, passé par Galatasaray avec Drogba. Ça dribble pas mal, ça déborde un peu, ça court bien et ça prend des boites, mais c’est difficile de le juger, d’où ce 3 de complaisance. Et puis crampes à la 50e minute, comme un symbole de ligue de garage un jour de gueule de bois.

Dominic Oduro (4/5) : Ceci est une note d’encouragement. Ceci est une mention spéciale. Si ceci était un bulletin de note, ceci dirait : « Dominic se montre particulièrement impliqué dans la vie de la classe. Le fruit de ses efforts paye logiquement, avec ce brin de réussite qui est la bonne étoile du travailleur assidu. Et pourtant ses camarades ne lui rendent pas forcément la tâche facile, mais Dominic n’est pas un élève rancunier. Continue ainsi ! » Résultat des courses : il s’offre un but sur le pet au casque du gardien vancouverois et donne un but à Piatti en contre grâce à ce qu’il préfère, tel un éjaculateur précoce dans une vieille actrice porno, la vitesse et les grands espaces.

Les substituts 

Anthony Jackson-Hamel : Il me semble qu’il a plus touché de poteaux que de gros lots lors de ses entrées en MLS. C’est bien dommage parce qu’il fait 40 bonnes minutes, manque de peu de tuer le match plus tôt. Je crois qu’il se fait un peu monter dessus comme une Ukrainienne pendant un Euro sur la réduction du score de Waston.

Calum Mallace : On a commencé à pas mal souffrir quand Mallace a remplacé Donadel. Je ne sais pas si quand il rentre – au milieu dimanche, il n’y avait pas vraiment d’autre choix -, c’est pour apporter dans le jeu avec ou sans le ballon. Une chose est sûre. Deux en fait. Avec le ballon, il apporte peu ; sans le ballon, il apporte encore moins. Et pour avoir le ballon, rassurer et faire respirer l’équipe, il faut le récupérer. J’ai l’impression que ces facteurs hautement développés et finement analysés par mes soins rendent le football très compliqué à Calum.

Hassoun Camara : Le mec rentre, on prend un but. S’il y a un chat noir (say no to racism)… Non je déconne, ça fait plaisir de le voir sur un terrain. Espérons que ça soit pour de bon.

Galaxie Drogba

Pendant ce temps-là, nul ne sait vraiment où Didier Drogba est rendu. Le néo-ex-retraité porte toujours les couleurs de l’Impact. Genou instable, ménix (orthographe de ménisque 2016 approved) en rémission, Didier ne souhaite pas s’exposer au déluge de tweets de Montréalais fragiles si d’aventure il se blessait sur le turf de Vancouver. On ne le verra sans doute sur aucun des gazons dégueulasses que tu mets sur tes 3 m² de balcon. Attendons ensuite de voir son degré d’implication. Méfiance est de mise alors que l’Impact devient un grand club, avec un joueur sur lequel on raconte n’importe quoi et qui raconte sans doute n’importe quoi à certaines personnes. Football moderne, à nous la gloire et les putes. À Didier les buts inch’Allah.

Bon il a suivi le match. +1 dans la prochain Acad’, même s’il ne joue pas.

Le tableau

La semaine prochaine, l’Impact joue son match d’ouverture au Stade Olympique face aux Red Bulls de New York, battus par nos amis consanguins de Toronto. Avec une deuxième victoire, on lance la saison comme des ouf-malades et on met déjà NY à six points. En attendant, méfiez-vous des petits bobos du quotidien que peut entraîner une masturbation excessive sur les pénétrations de Nacho Piatti.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

7 Comments

  1. Va falloir m’expliquer comment vous placez Vancouver (et je cite) « hors Canada ».

    Et traiter un honnête costaricien de fils de pute, ne m’obligez pas à aller chercher Kimberly.

    C’est méprisable.

  2. Il y a les bons et les mauvais costariciens. Quant à Vancouver, si quelqu’un est vraiment intéressé par sa localisation, je peux faire des révélations fracassantes, mais je suis sûr qu’on s’en bat finalement un peu les couilles. De toutes façons, le Canada s’arrête avec la mer d’un côté et la frontière avec l’Ontario de l’autre.

  3. Compter le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse dans le Canada mais pas la Colombie-Britannique est une hérésie.

    Zappons allègrement l’Ontario et l’Alberta mais soyons raisonnables.

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