Manchester United (1-1) Liverpool : la Reds Academy continue à ne pas perdre

Rendre visite à l’ennemi mancunien n’est jamais chose aisée. Et quand le premier représentant de cette équipe honnie vient regarder le match chez vous, autant vous dire que l’enjeu du match n’en est que décuplé.

« Mais pourquoi ? » me direz-vous. Écoutez, l’hospitalité est en fait assez facile à expliquer : quitte à accueillir l’archenemy, autant le faire quand Liverpool est un solide leader invaincu en PL et que Man U (ou Maniou, ou Magnoux, ou Younaïteude, Manne Unaï(Emery)tide) est un triste 14e de PL à 15 points du leader.

L’échauffement

Donkey Kong a vite pris la mesure de son adversaire Morton Koopa Jr. Les circuits se sont enchaînés et les malheurs du représentant mancunien avec. Il faut dire que l’éclair à 5 mètres de la ligne d’arrivée, c’est une vraie satanerie. Mais passons sur cet échauffement purement ludique et parlons castagne réelle.

Klopp aligne la défense-type, parsemée d’un milieu Fabi/Hendo/Gini. Devant, Divock prend la place de Salah, qui se remet doucement de sa séance de musculation du haut du corps trop poussée. En face, un tiers des joueurs révise le bac en parallèle du match, un autre tiers tente d’entrer à l’ESMOD, tandis que le dernier tiers est composé de joueurs dont on connait le nom.  

Le match :

Les Reds débutent la rencontre avec le pied sur le frein : c’est tout mou, ça se fait manger dans les duels, ça circule mal. En face, malgré une composition en bus-3-2, l’envie et l’intensité est bien plus présente. En somme, Manchester joue un derby, Liverpool joue en derbies. Heureusement pour nos Reds, l’équipe à domicile compte en ses rangs le dénommé Andreas Pereira lequel, pour schématiser la pensée de mon invité, « se prend pour un joueur de foot alors qu’il est nul et con comme une poignée de casserole ».  Devant tant d’animosité, je restai coi. Devant la talonnade inutile dudit Pereira sur une action pourtant bien engagée des Mancuniens, je pris mon adversaire en pitié.

Liverpool pose enfin le pied sur le ballon et fait tourner, faisant montre de sa supériorité technique sans pour autant se procurer d’occasions nettes, jusqu’à cette frappe molle puis cette tête de Firmino bien repoussée par De Gea. Les Reds ne font que piquer sans trancher ; les Mancuniens n’en demandaient pas tant. Côté droit, Daniel James (méprisable personnage) centre vers Rashford qui devance Matip et marque, comme il en a l’habitude face à nous, ce qui lui permet de se donner une contenance et de vivre sur ces buts en derby pendant toute une saison (1-0, 37e).

Passons sur la faute de Lindelöf qui fracasse Origi au départ de l’action : oui, il y avait faute ; oui, le VAR est intervenu ; non, on ne comprend du coup pas comment Martin Aktinson (vieux schnock s’il en est) n’est pas revenu sur sa décision ; oui, le VAR c’est de la merde, mais tout le temps, pas que quand c’est défavorable à l’équipe chérie.

Le ballon remis en jeu, Mané est lancé en profondeur. Lindelöf, plus habitué à découper Origi qu’à savoir vraiment défendre, est aussi prompt et habile à museler Sadio qu’un élu FN à se présenter devant la justice. Sadio égalise, mais en fait non : le VAR intervient sur un supposé contrôle de la main du maestro sénégalo-messin. Y’a main. AH LÀ COMME PAR HASARD LE VIEUX MARTIN MATIN A ENFILÉ SON COSTUME DE SUPPOT DE SATAN. Ma véhémence envers le corps arbitral me transforme directement en supporter d’Arsenal en complotiste. La mi-temps est sifflée après 1 minute de temps additionnel, ce qui correspond tout à fait à deux interventions du VAR et trois roulades de Daniel James (détestable mammifère).

Le match reprend, sans grand changement notable et vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est deux interventions tout à fait jouissives de Van Dijk puis de Fabinho sur Daniel James (abjecte punaise de lit). A l’heure de jeu, Ox prend la place d’Origi, peu en vue aujourd’hui. Après une frappe de Rashford passant juste à côté de notre poteau, Fabi rappelle aux Mancuniens qu’il faut arrêter de vouloir jouer avec nous et découpe l’honni Daniel James par derrière. La biscotte, méritée, rayonne d’une lumière salvatrice.

Hendo, lui aussi moyen, sort pour Adam Lallana, héros des romantiques, bouc-émissaire des pisse-froid. Il reste 10 minutes à jouer, et c’est peu dire que Manchester ne fait plus rien de spécial. Devant au score, les protégés de Solksjaer se contentent de ne rien faire depuis 30 minutes, et ils le font bien. Si bien qu’aucun changement ne vient perturber leur stratégie, là où Klopp a effectué son ultime remplacement, Gini cédant sa place à Naby Keita, ce beau joueur trop peu vu.

Suffit de le dire pour qu’Anthony Martial prenne la place de Marford Raslecus et assiste, dès son entrée, à la belle nouvelle de la soirée : sur un des seuls bons centres du match, Robbo envoie le ballon vers Lallana qui égalise (1-1, 85e). Sur l’action, notons les magnifiques défenses simultanées de Maguire (complètement amorphe et passif avec Sadio), Marcus Rojo, (« Lucas Hernandez sans le talent », qui lâche complètement Lallana), et Ashley Young (qui voit Lallana courir devant lui mais décide de ne pas le suivre, car c’est trop loin sûrement). Dans les arrêts de jeu, Liverpool pousse (enfin) pour gagner (enfin²) mais la balle de match d’Ox file de peu à côté.

Classons ce match dans les catégories suivantes : « 1 bon point de pris à l’extérieur », « un nul arraché à Old Trafford, c’est toujours ça de pris », « ne pas perdre quand on est aussi mauvais, c’est un signe » et « Liverpool toujours invaincu en PL et leader ».

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La bise Lallanale.


Les notes

Alisson (3/5) :

Match de reprise pour notre numéro 1. Rassurant sur ses quelques ballons, il ne peut rien sur le but.

Trent (2/5) :

Rarement eu aussi peu de montées de la part de notre TAA, et aussi peu de centres. Pas la grande forme.

Van Dijk (3/5) :

Je ne sais pas pourquoi il ne dégage pas de sa tête musclée le centre de James sur le but mancunien, mais je sais pourquoi il l’a défoncé après. J’aime.

Matip (2/5) :

En retard sur le but de Rashford, Joel a malgré tout fait quelques bonnes interventions et des relances bien senties entre les lignes.

Robertson (2/5) : 

Comme son compère de l’autre côté. Sa passe décisive ne surélève pas sa note car ça reste insuffisant par rapport à ce dont il est capable. High standards.

Fabinho (4/5) :

Aussi important pour Liverpool que la crème dans les pâtes carbonara. Il fracasse quand il faut, remise quand il faut, se projette quand il faut. Et tout ça en étant chaque journée un peu plus emmerdé par les équipes adverses, ce jour par Daniel James jusqu’à ce qu’il lui mette le taquet nécessaire.

Hendo (2/5) :

Ce n’est pas parce que tu es capitaine que tu as le droit d’être aussi moyen. Je ne sais pas quelle était la consigne de Klopp, mais Hendo a toujours été le cul entre deux chaises, entre un 6-bis et un 8. Son passage sur l’aile droite en seconde période avant sa sortie restera dans les annales. Remplacé par Lallana (non noté), buteur invraisemblable, et bonne entrée. On le voit quand titulaire Jurgen ?

Gini (2/5) :

Pa-pa-padadada, l’est où Wiljnadum ? A part cette frappe molle du genou, c’était pas le Gini qu’on espérait. Ni celui des Pays-Bas qui met des frappes de 25 mètres : il faudrait y penser aussi avec les Reds mon Gini. Remplacé par Keita (non noté), immédiatement détonateur, trouvant des décalages, proposant vite, voyant mieux. On le voit quand titulaire Jurgen ?

Firmino (2/5) :

Malgré ses deux occasions en première période, Bobby a été catastrophique pendant 45 minutes. Remises manquées, mauvais choix… et frappe en tribune. Pas tellement mieux en seconde. C’était davantage Robert que Roberto.

Mané (4/5) :

Le meilleur Reds depuis le début de saison, et celui qui a causé le plus de soucis aux Mancuniens. Son but refusé aurait eu le mérite, peut-être, de mettre les Reds plus vite sur la bonne voie à suivre. 

Origi (2/5)

Plutôt performant ces derniers temps, Divock n’a pas répondu aux attentes placées en lui. Côté gauche, son entente avec Robbo n’a pas sauté aux yeux. A eu le mérite de ne pas être mangé par Lindelöf ; n’a pas eu le mérite de mieux se jeter pour obtenir le coup-franc. Remplacé par Oxlade Chamberlain (non noté), très actif et remuant, presque buteur. On le voit quand titulaire Jurgen ?


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Didier Décampe

2 commentaires

  1. De la crème dans la carbonara ? Et pourquoi pas des lardons tant que vous y êtes…

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