Liverpool – Man. City (4-3) : la Reds academy livre ses notes.

On les pensait invincibles et les Reds les ont piétinés, écrasés, pulvérisés. À notre plus grande surprise.

 

Il y a des choses qu’on n’oublie pas et des choses qu’on a déjà zappées. On n’oubliera jamais les départs regrettés de Torres, Sterling, Suarez ou encore de Carroll. Mais bon Dieu, on avait déjà mis au placard la paire Matip – Lovren et la voilà, renaissant de ses cendres, face aux imbattables Citizens. Merci Van Dijk de nous faire redescendre sur terre. A contrario, si les supporters versent une petite larme face à l’absence du géant néerlandais il en est un qui jubile : Mané, qui retrouve une place de titulaire. Ça, en revanche, ça réchauffe le cœur des supporters, notamment les plus mélomanes d’entre nous. Bref, assez parlé de déceptions et d’hélicobite, passons au match.

 

 

Les Citizens peuvent-ils tomber ? Les Reds pourront-ils reproduire les 30 minutes de folies réalisées à l’Ethiad stadium lors du match aller ? L’avenir nous le dira jeune impatient.

Et l’avenir frappe à ta porte sans prévenir, un peu comme Oxlade-Chamberlain. Lancé comme une fusée, l’ancien Gunner déclenche un tir croisé d’en dehors de la surface qui trompe Ederson dès le début du match. C’est deux buts pour lui en trois apparitions à Anfield, mais c’est surtout un but marqué trop tôt. On le sait déjà : on va craquer. Et pourtant. Les Reds dominent globalement les débats, s’offrant par la suite deux belles occasions par l’intermédiaire de Mané puis de Salah. Ox, visiblement frappé par la grâce du football dimanche, s’illustre encore sur un beau centre pour Firmino qui ne parvient cependant pas à cadrer. Les Citizens, eux, pataugent toujours à l’image de cette frappe écrasée de De Bruyne (34e) un peu désespérée. Il faut dire qu’au milieu Wilnajdium et surtout Can verrouillent la moitié de terrain rouge. Les Mancuniens souffrent en défense et, il faut bien le dire, si les Reds ne rataient pas leurs dernières passes, le score serait bien plus à leur avantage à l’image de cette passe en profondeur un poil trop appuyée pour Salah (37e). Évidemment, c’est pendant cette domination flagrante que Liverpool se fait perforer le fion par une action individuelle de Sane qui, il faut l’avouer, est loin d’être dégueulasse. Son équipe déjoue alors autant la jouer solo, surtout quand Gomez décide de faire un cadeau et que Karius est aux cages. Je ne jetterai pas la pierre sur le pauvre Allemand. Déjà, il ne saurait pas l’arrêter. Mais, surtout, à sa place je n’aurais jamais pu arrêter le tir de Sané. Bon, moi je ne suis pas gardien pro, hein. Bref, l’heure de rentrer aux vestiaires a sonné avant que les Citizens ne commencent à croire en la victoire.

Au retour des vestiaires, on sent que le petit Guardiola a fait un brin de causette : Gomez est clairement le joueur que les Citizens cherchent à pousser à la faute et Salah n’en touche plus un. Cela n’empêche pas Liverpool de s’illustrer par l’intermédiaire de l’Egyptien suite à un dégagement d’Ederson et d’Ox, qui bute sur le portier mancunien. Il ne serait pas à vendre, lui, par hasard ? Aussi n’ai-je pas eu le temps d’entendre réponse à ma question que le « magicien brésilien n°2 » devenu récemment « n°1 » délivre les Reds. Sur un amour de passe en profondeur délivrée par OX’, le Brésilien déclenche un délice de lob qui se loge au fond des cages. 2-1, Liverpool respire car le nul est à sa portée. Quelques secondes après, Mané profite d’une passe mal gérée pour tirer… sur le poteau. Mais le petit Kirikou est vaillant ; une minute plus tard, une sublime frappe transperce Ederson. Liverpool se prend à rêver d’une victoire. Pour la première fois de la saison, City est mené de deux buts : 3-1. Pour le première fois de l’année City encaisse trois buts : 3-1. Alors que je m’apprête à compter les minutes nous séparant de la fin du match, la délivrance finale nous est offerte par Salah. Et quelle délivrance. Ederson sort de sa surface pour dégager la boule et se troue. Ni une, ni deux, Salah est à l’interception et lobe les Citizens qui, la queue entre les jambes, n’ont plus qu’à regarder la chique rentrer dans les cages. You, beauty. Neuf minutes de folie que même madame n’a jamais su m’offrir.

Mais n’oublie pas, jeune impatient visiblement soulagé, que supporter Liverpool est une passion qui attaque foi et cœur. Mener autant, les Reds savent le faire. Gérer ce score, par contre, c’est du domaine de l’impossible. Bernado Silva (84) puis Gündogan (90e+1) relancent tout espoir et font exploser quelques pacemaker. Mais, pour une fois, aucune déception à l’arrivée : Liverpool sort vainqueur de ce match qu’on devait perdre depuis le début, qu’on devait regretter dès que l’on menait et qu’on savoure à sa juste valeur et avec dignité. Dans votre cul des Citizens.

 

Steve Macadam

 

Les notes.

Karius (2/5) :
Sans rire, Ward doit vraiment être une sombre buse merde à l’entraînement pour ne pas avoir sa place de titulaire.

Gomez (3/5) :
D’habitude plutôt à l’aise et solide, Joe s’est fait manger tout cru. Coupable sur le but de Sané et pas irréprochable sur la réalisation de Bernardo Silva, JoeGoGo a passé un sale dimanche.

Matip (3/5) :
Je suis prêt à parier ma descendance que le mec se demande pas si VVD va pas le remplacer lui et Lovren. Le pire c’est que ça fonctionnerait.

Lovren (3/5) :
Pour son jubilé à Liverpool, Klopp lui a offert le brassard. Sympa, mais le Croate n’en a pas profité pour briller plus que d’habitude.

Robertson (4/5) :
Un peu foufou, très mort de faim, l’Écossais à la tête de gendre idéal a sorti un match exceptionnel. Sterling essaye toujours de sortir de sa poche.

Can (4/5) :
Irréprochable. Irrémédiablement sur le départ.

Wilnajdium (4/5) :
C’est grâce à lui et au travail de Can que notre défense s’en est sortie et surtout que Liverpool revient avec les trois points. Quel match du Néerlandais qui était partout sur le terrain.

Ox’ (5/5) :
L’ancien des Gunners me donne tort depuis plusieurs matchs. Il ne cesse de monter en puissance à l’image de son but qui a mis les Reds en confiance ou encore sa sublime passe pour Firmino.

Salah’ (4/5) :
Ce que Salah veut, ballon le fait. Au prochain épisode, il tente le tir du rasoir de Ralf Peterson.

Mané (4/5) :
Pas dégueulasse comme retour.

Firmino (4/5) :
C’est un 4/5 qui a des allures de 5/5. Laissez tomber Coutinho. Notre Brésilien à nous, c’est Bobby.

Steve Macadam

Cousin sans classe de l'élégant Steve McManaman, je cherche le glorieux passé de Liverpool au fond des pintes vides qui s'accumulent au fur et à mesure des matchs. Apprends actuellement l'Allemand grâce à GoogleTrad' pour les beaux yeux de Klopp (mais si, derrière ses lunettes. Regarde bien.).

6 commentaires

  1. 5/5 pour Oxlade, oui. En espérant que nos prières pour qu’il ne soit pas une arnaque sur le moyen terme soient exaucées.

    Que ce fut bon ce match. Quel pied.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.