Watford – Arsenal (0-1) : La Gunners Academy fait un clean-sheet à l’extérieur

J’aurais aimé vous parler du match à Everton. Nan, vraiment. Mais le boulot étant ce qu’il est, je n’ai malheureusement pas pu m’y coller en temps et en heure. Mais on peut rattraper le retard tout de suite si vous voulez, hein : c’était un gros match de merde où on a tellement joué comme des pimpins que les pauvres de la Mersey sont passés pour des rockstars alors qu’ils font une saison complètement flinguée. Aligner El-Nenny et Guendouzi était suicidaire – même si je conçois la big picture et que finalement, Unai a sûrement eu raison de mettre les cadres au repos pour les réserver pour l’aller du Napoli – ils se sont faits tordre et toute l’équipe s’est effondrée sur leur échec. Au moment de prendre de l’avance dans la course à la CL, c’était, pour citer Jean-Jacques Goldman, grand poète de notre temps, un acte manqué.

Voilà, maintenant qu’on a évacué les trucs qui coinçaient dans la gorge, retour à l’actualité plus “fraîche” – notez que je mets des gros guillemets, vous aurez sûrement remarqué que la chronologie chez nous est très particulière – avec le déplacement de ce week-end à Watford, première d’une série de rencontres velues à l’extérieur.

Alors Watford, c’est étrange. A la base, c’est plutôt des types qu’on tapait easy avant, hein, des types qu’on voyait monter en PL et redescendre aussi secs. Mais voilà-t-il pas que depuis quelques temps, et cette année en particulier, ils se sont mis à chatouiller tranquillement les gros. Et à se transformer un peu en épouvantails, en particulier chez eux. Alors forcément, Arsenal, la pression, parce qu’on est quand même les plus grosses cagades de l’univers cette année quand il s’agit de jouer ailleurs que sur le beau gazon de l’Emirates. Mais pas vraiment d’autre choix qu’un bon résultat, dans la mesure où il reste cinq matchs, dont trois seront loin de nos terres. Il était donc l’heure de se sortir les doigts.

Sur le terrain… On a bégayé. Il y a eu du mieux, mais on a bégayé. En témoignent ces dix premières minutes compliquées, où Arsenal galère à poser trois passes, sous la pression d’un bloc de Watford placé très haut et qui s’approche très vite des buts de Leno. Pas franchement à l’aise, les Gunners vont toutefois provoquer un double coup du sort qui va grandement leur faciliter la tâche. Le premier va venir d’un pressing jusqu’au boutiste d’Aubam’, lancé à fond de balle sur un Ben Foster décontracté du gland, qui va prendre ses deux-trois touches de balle tranquillou avant d’envoyer un grand dégagement… dans le pied du gars Pierre-Emerick, qui contre dans le but vide. Le deuxième, bénédiction des dieux de la débilité, viendra du prodigieux Troy Deeney, grande gueule parmi les grandes gueules, roi du parler vrai et du grattage de couilles, qui ne trouve rien de mieux qu’aller coller son coude dans la gueule de Torreira sous les yeux de l’arbitre de touche deux minutes plus tard.

A partir de là, le match va s’ouvrir. Beaucoup dans le sens d’Arsenal, qui va se procurer un nombre d’occasions assez élevé pour avoir des regrets, et plus ponctuellement dans le sens de Watford, qui m’aura assez fait trembler pour appréhender le match au San Paolo de ce soir et les suivants à Burnley et Wolverhampton notamment.

LENO : 3/5
De plus en plus serein, de moins en moins sujet à la critique. Il sauve encore une fois ou deux le petit cul gercé de ses camarades. On va peut-être réussir à en faire quelque chose de pas trop toc.

MONREAL : 4/5
Sérieux et appliqué, comme souvent cette saison. Précieux par sa stabilité (sauf quand on le met en tronchon-tronchon avec Sarr, bon, là…).

KOSCIELNY : 5/5
Le type est clairement en train de vivre une deuxième carrière à 33 ans. Costaud, précis dans ses relances comme dans ses duels, c’est notre père à tous.

MAVROPANOS : 2/5
Je crois à son potentiel. Déjà parce que j’aime bien sa dégaine. Il faut dire que j’ai un petit goût pour les défenseurs rapides et élancés plutôt que pour les blocs de chair incapables de bouger leur cul dès qu’ils prennent un ballon dans le dos. Bon par contre, il apprend encore et il s’est fait prendre deux ou trois fois à l’expérience pendant le match.

MUSTAFI : 3/5
Ah, j’ai trouvé sa spéciale ce week-end – enfin son autre spéciale. Après “je suis tellement sûr de moi que je m’arrête de jouer et je lève la main pour demander un hors-jeu alors qu”un adversaire va au but” et “je fais une énorme connerie et je gueule sur les autres”, voici “je récupère, je fais un crochet extérieur vers la touche et je balance un ballon inexploitable vers l’avant”.

TORREIRA : 4/5
45 petites minutes annonciatrices d’un énorme retour en forme (Johny vous parle par ici de son match modèle géant contre Naples). Il a été partout, y compris sur le coude de ce couillon de Deeney, avant de céder sa place pour ne pas être mis sous pression par l’ambiance d’après Unai.

Xhaka : 3/5
Un début de match raté, comme c’est souvent le cas dès qu’on lui met la pression. C’est qu’il aime bien se caresser en contrôlant sa balle, le Granit. Et puis, avec un joueur en moins en face, il a eu plus d’espace et a pu orienter le jeu comme il a voulu. Il est quand même resté très friable défensivement à chaque incursion du club de coeur d’Elton John. J’ai l’impression de l’avoir vu souvent le cul par terre.

IWOBI : 5/5
Le problème avec le fait d’être un de moins, c’est que t’es contraint d’ouvrir les côtés. Et donc de laisser du temps. Alex, son problème, c’est la prise de décision. Et quand il a un peu de marge pour choisir, ça fait tout de suite beaucoup plus mal. Sacrée progression sous Emery quand même.

MKHITARYAN : 1/5
A salopé presque autant d’occasion que son ancien compère de la Ruhr. C’est dire.

RAMSEY : ?/5
J’eus aimé me souvenir de son match. Ce ne fut pas la cas. Désolé Aaron, y en aura d’autres.

AUBAMEYANG : 2/5
Bouffe assez de feuilles pour être responsables de la moitié de la déforestation de l’Amazonie.

ÖZIL (pour Torreira à la 45e minute) : Encore un match un peu en-dedans après Everton. C’était pas dramatique cette fois, il a même eu des éclairs, il a participé au jeu mais sans avoir le rayonnement qu’on attend.

GUENDOUZI (pour Mavropanos à la 59e minute) : Venu densifier le milieu de terrain après la sortie de Torreira.

MAITLAND-NILES (pour Ramsey à la 68e minute) : Histoire de repasser à quatre derrière. Son entrée a fait du bien au milieu d’un système qui était un peu bordélique suite à au changement Mavropanos-Guendouze.

Le Père Fidalbion

J'ai décidé de supporter Arsenal grâce à FIFA 99 : y avait Dennis Bergkamp sur la jaquette et c'était la première équipe disponible dans l'ordre alphabétique. Ce jour-là, j'aurais mieux fait de me péter une jambe.

Un commentaire

  1. A priori ce week end on aura pas Torreira surement blessé, donc je sers un peu les fesses parce que notre milieu est un peu décimé…

    Il se passe quoi avec Denis Suarez ?

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