La Premier League academy. Bonus Team of the Year

Le Père Fidalbion et sa subjectivité sont sur un bateau…

Bon, on va pas se mentir, la fin de la Premier League approche, et le suspens s’est largement dissipé. Les nazes vont descendre (Portsmouth… Ouais, une forme de nullité), le titre va se jouer entre Chelsea et Man U. Bref du déjà vu, et du quasi joué d’avance. Au point que la lutte pour la quatrième place en devienne intéressante.

Du coup j’ai décidé de me pencher sur l’équipe de la saison 2009/2010 du championnat britton, conçue par la PFA, pour Professional Footballers Association. Un onze-type qui comporte son lot de surprises bizarroïdes, notamment à cause de l’influence du Big Four. Voyons d’un peu plus près ce qui est censé se faire de mieux outre-manche cette année.

Gardien : Joe Hart (Birmingham City): Dans le lot de cagades qu’on s’amuse à aligner dans les bois en Angleterre (notamment au nord de Londres, suivez mon regard), y’en a quand même un ou deux qui tiennent la route. Hart en fait partie. A seulement 22 ans, le portier a fait des merveilles avec les Blues de Birmingham, et est pour beaucoup dans l’exceptionnelle réussite de son équipe (9e actuellement ce qui est assez honorable pour un club encore en Championship il y a peu). Mieux : Joe Hart est anglais ! Avec sa dégaine de Peter Schmeichel, l’international espoir est dans les petits papiers de Mister Capello, qui aimerait bien le caler premier gardien en Afsud. C’est ça ou David James, alors tout de suite… Reste maintenant à savoir si le jeune homme saura faire de même dans un grand club ; prêté par City cette saison, il est déjà sur les tablettes de clubs européens, Arsenal notamment. AW éch. Excellent berger à chèvres espagnol, pedigree inconnu, nuque blonde contre n’importe quel type qui saura arrêter une balle.A suivre donc.

Arrière droit : Branislav Ivanovic (Chelsea) : Un nom qui sent l’ex-URSS, une gueule qui rappelle légèrement le proprio Roman Abramovitch, un bide qui explique que la vodka n’est pas forcément un produit diététique : Ivanovic est une demi-erreur de ce classement. Si le Serbe a produit des prestations très solides, avec un apport offensif intéressant et un physique à toute épreuve, il a plusieurs fois été écarté des terrains pour blessure, et a même été mis en concurrence avec Paulo Ferreira ! Ouais, le surpoids l’a pas beaucoup aidé… Mais devant l’absence de vrais rivaux (un Sagna à côté de ses pompes, Glen-Johnson complètement passé à côté de sa saison, et puis Gary Neville…), on peut comprendre le choix de la PFA, sachant que les Blues seront probablement champions. Branislav, par défaut donc.

Défenseur central : Thomas Vermaelen (Arsenal) : Pour sa première saison en PL, Thomas Moule-Frites ne s’est pas loupé. Débarqué de l’Ajax avec sa seule expérience de l’Eredivisie, et un peu de coupes d’Europe (de temps à autres), Vermaelen a véritablement explosé à Arsenal. Côté défensif, y’a encore du travail. Son partenariat avec Gallas a donné une impression bizarre : une certaine solidité et pourtant des errances qui ont coûté cher aux Gunners. Malgré tout, sur l’ensemble de la saison, sa tête de tueur à gages et son sens de l’abnégation m’ont longtemps fait croire qu’il était insensible à la douleur. Mais c’est surtout son apport offensif qui est très encourageant : 7 buts marqués en championnat, et le maximum de titularisations. Mini-Vidic deviendra grand.

Défenseur central : Richard Dunne (Aston Villa) : Un taulier de la PL. Viré comme un malpropre de Manchester City où il était capitaine, Dunne a prouvé qu’il avait encore le niveau. Et puis concrètement une charnière Lescott-Touré, y’a pas de quoi casser trois pattes à huit canards comme dirait le président Loulou. Du coup, le vétéran est allé donner un coup de main aux Villains qui eurent comme projet (c’était au temps jadis) d’intégrer le Big Four. S’ils ont vite déchanté depuis, Aston Villa a quand même réussi à être une des meilleures défenses d’Angleterre. Dunne est un des rares membres hors Big Four de ce best XI, mais sa place aurait très bien pu être occupée par Dawson, défenseur central des Spurs qui a également réalisé une excellente saison.

Arrière gauche : Patrice Evra (Manchester United) : Un habitué. Patric Evra l’Homme qui n’est pas un enfant est souvent plébiscité par ses partenaires lors des récompenses de fin de saison. Cette année, c’est le manque de concurrence qui lui donne sa place. Beaucoup moins incisif devant, et surtout un peu à la ramasse derrière (mais ça, ça fait un petit bout de temps), le Mancunien a révélé ses failles à cause de la baisse de niveau et des blessures de la charnière Ferdinand-Vidic. Forcément, quand c’est Wes Brown qui te couvre, ça marche moins bien. Souvent impliqué personnellement (avec un sens du marquage parfois inexistant), Evra n’a pas connu sa meilleure année avec Man U. Ashley Cole aurait peut-être été un choix plus juste, mais la blessure de l’ancien Gunner a sûrement pesé dansla balance.

Milieu: Cesc Fabregas (Arsenal) : Si la palette de choix était large pour les milieux, Fabregas est probablement celui qui était le plus indiscutable. Le capitaine des Gunners a probablement réalisé sa meilleure saison avec Arsenal, portant parfois son équipe à bout de bras (contre Aston Villa notamment). Avec 15 buts et autant de passes décisives en championnat, l’Espagnol a imposé son talent. Au four et au moulin, El Cesc n’a malheureusement pas la constitution physique brutale du Roo et a souffert de quelques blessures importantes. Espérons que l’Angleterre le conservera. Après tout, Arsène a raison, l’Espagne, c’est un bordel…

Milieu: Darren Fletcher (Manchester United) : Oui, bon, ok, je m’attendais pas à une telle saison de celui-là. Il partait avec des sacrés handicaps: Ecossais, une gueule à faire pâlir Ribéry, et un statut de semi-titulaire. Mais Fletcher n’a laissé aucune chance à ses petits potes du banc de touche, et notamment le second fils de Mia Frye, Anderson. De toute façon, tout le monde sait qu’un milieu défensif brésilien est une arnaque. Bref, il a formé avec son jumeau Michael Carrick le duo « pétage de petit bois » du milieu de Man U. Pas très classe mais super efficace, d’autant qu’il a su étoffer son jeu au fur et à mesure de la saison, avec en particulier une qualité de frappe intéressante. Une valeur sûre.

Milieu: James Milner (Aston Villa) : Dire que ce type-là n’a que 24 ans… Je sais pas à quoi ils l’ont piqué quand il était petit, mais James ressemble maintenant à un culturiste. Les hormones dans le biberon ? Maybe, mais aujourd’hui, le garçon en profite. Si son talent est indéniable en tant que milieu offensif, il a dépanné Aston Villa plus d’une fois en jouant un peu partout. Aussi efficace en 6 ou son impact physique fait mouche, Milner a même joué attaquant. J’ai hâte de le voir à la Coupe du Monde.

Milieu : Antonio Valencia (Manchester United) : LE type qui n’a rien à faire là. Cuba Libre, payé à prix d’or cet été, a fait une saison en demi-teinte, et a mis du temps à s’adapter au jeu des Red Devils. Brouillon, brutal, l’ancien joueur de Wigan a montré qu’il avait encore du travail. Souvent plebiscité, je l’ai jamais trouvé transcendant, loin de là. Et puis on dirait tout le temps que son maillot lui va trop petit. Franck Lampard aurait amplement mérité sa place.

Attaquant : Didier Drogba (Chelsea) : Double D vieillit mais son jeu n’en pâtit pas. L’Ivoirien se bonifie même avec l’âge. Puissant et d’une efficacité déconcertante, il a sorti les Blues du pétrin une paire de fois. Un symbole : le match à Wolverhampton où Chelsea se fait bouffer par des Wolves entreprenants ; l’ancien Marseillais touche deux ballons, deux buts. Epatant pour les uns, décourageant pour les autres. Deuxième meilleur buteur de PL, Didier posera sûrement encore ses pectoraux sur les pelouses l’année prochaine. It’s a fucking disgrace…

Attaquant : Wayne Rooney (Manchester United) : Euh, faut vraiment que je l’écrive ce paragraphe ? On commence à le connaître Shrek maintenant. Manchester United à lui tout seul. Marque à chaque match, ou presque. Chiffres à l’appui : 30 matchs joués, 26 buts, soit un tiers des buts d’United en championnat. A l’instar de beaucoup de joueurs, la théorie de l’équilibre naturel s’applique à Wayne : ce que Mère Nature a pris au physique du rouquin, elle le lui a rendu dans ses pieds. Cristiano Ronaldo ? Pas d’inquiétude, en toute logique, le Portugais en a une toute petite…

2 thoughts on “La Premier League academy. Bonus Team of the Year

  1. @yetiman05 : La génétique fait toujours des erreurs. Pour ton exemple, croiser une danseuse brésilienne avec un Néanderthalien n’a visiblement rien donné.

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