Impact Montréal – Los Angeles Galaxy (2-2) : L’Impact Académie livre ses notes

Il est 20h20 à Montréal. Malgré de nombreux absents, blessés, internationaux, l’Impact fait bien mieux que rivaliser avec le Los Angeles Galaxy. En défendant son but comme une jeune fille de bonne famille défend sa virginité, le Bleu Blanc Noir met à l’échec des Californiens pourtant sur une dynamique impressionnante. Mieux, en deux actions particulièrement bien construites, les Québécois ont pris un avantage de deux buts grâce à des réalisations de Di Vaio et Piatti. La deuxième demie sera certes difficile, mais laisser filer la victoire n’est pas une possibilité. Cependant, au retour des vestiaires, l’équipe est métamorphosée. La confiance qu’elle affichait durant les 45 premières minutes semble s’être estompée comme un pet dans le vent, la peur se lit sur les visages. Et en seulement deux minutes de perdition totale, le Galaxy revient au score. L’Impact ne reprendra pas l’avantage et se contentera du match nul… Mais qu’a-t-il bien pu se passer au sein du stade Saputo, pendant ces 15 minutes de repos où les joueurs se soustraient au regard du public ? Mauricio était là, caché dans un placard, et vous conte l’horrible drame que ces murs ont enfermé.

Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Alors que j’entends le stade rugir de joie pour fêter le second but de l’Impact, un étrange ballet a lieu sous mes yeux. Le staff s’active, murmure, et je ne perçois que quelques bribes de conversation, sans en comprendre le sens. Une main cache souvent les lèvres sur lesquelles je ne peux rien lire, alors que j’aime à voir sur certaines le désir. « Cette fois, ils ne perdront pas » sont les mots que j’entends le plus souvent. Mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir, car voilà qu’on installe un pilori au milieu du vestiaire. Les voix des joueurs me parviennent, ça y est ils rentrent pour la pause. Toujours caché dans le placard inutilisé d’Adrian Lopez, j’observe. Plusieurs membres du staff sont présents, mains derrière le dos, air grave, contrastant avec l’arrivée des athlètes, heureux de leur première demie, mais également prudents, sérieux, déterminés.

Mais sitôt pénétré dans le local, l’atmosphère devient lourde. Les mots se perdent, le silence se fait, les yeux se portent vers l’objet central. On échange quelques regards interrogatifs, on murmure quelques onomatopées indicibles. L’entraîneur-chef fait cesser ce moment de flottement en demandant à tout le monde de s’asseoir. Il entame alors un bref discours que je ne retranscrirai pas ici, par respects des conventions de Genève. Il y était cependant question de « renforcer les cœurs et les esprits », « en finir avec la pitié », ou encore « mettre de côté ses derniers traits d’humanité ». Il souhaite alors faire un exemple, montrer aux joueurs ce qu’il adviendra d’eux en cas de défaillance, s’ils baissent les bras. Le ton est véhément, dur, presque inquisiteur. Les regards interrogatifs deviennent pour certains craintifs. Frank Klopas claque alors deux fois des mains, la porte du vestiaire s’ouvre…

C’est alors que ce qui n’était qu’un match de soccer a soudainement basculé dans l’irréel. Deux malabars pénètrent dans le vestiaire. Ils se placent de part et d’autre de ce qui ressemble à une silhouette humaine qu’ils traînent, tenant chacun un bras. L’homme ainsi porté semble ne pouvoir se servir de ses jambes, un vieux sac en toile de jute recouvre son visage, il semble inanimé. Un sbire ouvre le battant supérieur du pilori et tous y placent le cou et les poignets du supplicié, à genoux. D’un geste théâtral, sous les yeux éberlués des joueurs, l’entraîneur-chef retire la cagoule du prisonnier. Un faible brouhaha se fait alors entendre… C’est Nelson Rivas. Lui que l’on croyait parti sous des nouvelles latitudes était en fait encore à Montréal, dans l’antre du Saputo, à attendre sa peine.

Sa peine, Frank Klopas est en train de l’expliquer aux joueurs. Pour n’avoir su apporter à l’Impact son quota de victoires, pour avoir été financé alors que toujours blessé, mais plus que tout, pour avoir lâcher le groupe, le pauvre Rivas a tout d’abord vécu de longs mois dans un des placards à balais du stade, n’ayant que pour unique nourriture et boisson ses propres déjections. Là, il a attendu sa sentence. Et là voilà qui s’exprime au regard de tous. D’un côté du vestiaire, les stagiaires se mettent à lancer toutes sortes de projectiles sur Nelson. Fruits et légumes, excréments, crachats… Le condamné, à peine conscient, ne bronche pas. Il ne réagit pas non plus quand Frank Klopas lui ôte la guenille qui lui sert de sous-vêtement (autrement dit, tout ce qu’il porte sur lui). Titulaires et remplaçant savent déjà ce qui attend Rivas, mais n’osent pas y croire. C’est pourtant la réalité. Du fond de mon placard, je frémis. D’un rire machiavélique, l’entraîneur retire son short, et regarde ses joueurs, le chibre tendu à la main. « Maintenant, gagnez ! », lance t-il, avant de violemment sodomiser Nelson Rivas. L’ancien joueur de l’Impact reprend connaissance et hurle de douleur. Plusieurs joueurs vomissent. Couvert de crachats et de caca, Rivas hurle, mais Klopas finit son affaire avant de passer le relais à un assistant. Le coup de sifflet de l’arbitre retentit et rappelle aux joueurs leur besogne. Hagards, ils sortent des vestiaires, certains titubent, d’autres hochent négativement la tête. « Voilà ce qui vous attend si vous perdez », crie Klopas du fond du vestiaire, laissant échapper un dernier rire à vous glacer le sang. Les plus jeunes fondent en larmes. Les anciens les consolent. Mais personne n’a vraiment envie de reprendre ce match.

Une fois le vestiaire vide, je sors de ma cachette. J’ai souillé mon pantalon et je n’oublierai jamais ce que j’ai vu ce soir là.

Alignement

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Les Terriens.
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Côte Ouest de la Galaxie.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Beaucoup de travail pour Evan mercredi soir. Il pare toutes les actions californiennes de la première demie, mais ne peut rien faire contre les nombreux assauts du Galaxy en seconde période. Il préserve sans doute le match nul. Attention, encore, aux ballons joués au pied : quelques mauvaises relances dangereuses.

Eric Miller (3/5) : Préféré à gauche au Polonais Krol, tombé en disgrâce ces derniers temps après quelques performances désastreuses, notamment à Houston samedi. Miller, lui, est apparu beaucoup plus sérieux et bien en place, et on a vu assez peu de débordements de son côté, quelque soit le sens.

Matteo Ferrari (3/5) : Encore une fois Matteo a été irréprochable, et comme à Houston, il est sorti à la mi-temps. La semaine passée, c’était pour un coup de chaud, mercredi pour une douleur à la cuisse. On ne va rien se cacher, pour moi il était déjà blessé la semaine dernière, il n’aurait donc pas dû jouer ce match, même s’il devait en avoir très envie. Mauvaise gestion.

Heath Pearce (3/5) : Cette fois-ci titulaire, préféré à Lefèvre, Dieu seul sait pourquoi, Heath a fait un match tout à fait correct, mais sans plus. Quelques oublis de placement, comme quand il couvre tout le monde avec Ferrari, quelques retards à l’allumage aussi, mais rien de trop dangereux heureusement.

Hassoun Camara (3/5) : Un des meilleurs montréalais sur le terrain. Malheureusement, sa sortie sur blessure, couplé à celle de Ferrari, a complètement désorganisé la ligne défensive de l’Impact. D’ailleurs, la réduction du score intervient entre sa sortie et son remplacement par Ouimette. Ouais, personne n’a pensé à prendre sa place sur le côté. Coucou Andres.

Calum Mallace (3/5) : Au four et au moulin, car ne peut compter sur Felipe pour défendre dans les 35 derniers mètres. Donc seul devant la défense à subir les assauts du Galaxy, à deux contre un la plupart du temps. A le mérite de ne jamais avoir lâché. Devrait avoir la possibilité de commencer avec un vrai milieu défensif.

Felipe Martins (2/5) : Encore une fois relativement bon balle au pied, il emmène ou participe notamment aux deux buts. Mais laisse Mallace défendre, on peut le voir sur certaines actions types : quand Mallace presse le remiseur mais que Felipe ne presse pas le receveur (qui est dans le sens du jeu), c’est un tout petit peu embêtant.

Dilly Duka (3/5) : Très actif, il est de mention d’aide pour l’ouverture du score de Di Vaio. Excellent également entre les lignes, où il n’hésite pas à décrocher pour jouer un rôle de remiseur. A l’air de plutôt bien s’entendre avec MDV et Piatti, avec lesquels il change régulièrement de poste.

Ignacio Piatti (4/5) : Énorme sur l’ouverture du score, buteur pour le « break », Ignacio prend son rôle de DP très à cœur en jouant le double systématiquement. Plus discret en seconde demie, quand l’équipe a reculé de bien 30 mètres par rapport aux 45 premières minutes. Devrait souffler ce samedi.

Andres Romero (2/5) : Baisse de rythme pour Romero qui doit se reposer sous peine de blessure. Actif, mais moins précis, il manque une paire d’occasions dont une qui aurait dû finir au fond sur un superbe décalage de Di Vaio. Ses dribbles passent moins et il oublie complètement de prendre le poste de Camara, sorti, le temps d’une action. Une action qui finit au fond…

Marco Di Vaio (3/5) : Buteur, encore. Mais il manque à nouveau une énorme occasion, un peu gêné dans sa pointe de vitesse par la locomotive à vapeur accrochée à son short. Ceci dit, il est de tous les bons coups, normal pour le bel Italien qu’il est.

Substituts

Wandrille Lefèvre (3/5) : Difficile de rentrer en défense centrale à la mi-temps, encore plus aux côtés de Pearce avec lequel il a finalement assez peu joué. S’en sort correctement.

Karl Ouimette : Un bel hommage rendu par toute l’équipe sur l’ouverture du score, un bel hommage rendu par le stade durant la 35e minute. Il aurait pu rester sur le banc, le cœur gros, mais il est venu remplacer Camara blessé. Grand bonhomme.

Maxim Tissot : Une entrée qui aurait pu changer beaucoup de choses si Montréal n’avait pas joué petit bras en fin de match.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici

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Un résumé plus court est également disponible en gif animé

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Le tableau

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Ça se passe vraiment mieux finalement…

4-2, 3-2, 2-2… Les matches se suivent et la paire Mallace-Felipe prend de moins en moins de buts. Peut-être que la prochaine fois, on gagnera. En tout cas, je pense qu’avec un milieu defensive de plus dans l’effectif, l’Impact aurait quelques points de plus au classement. M’enfin… D’aucuns diront que le nul face à LA est un bon résultat, je pense plutôt que ce 2-2 est décevant au vu de la physionomie du match. Mais les joueurs posent leurs testicules, et ça c’est bieng. Rendez-vous samedi 13, face à l’équipe en forme du moment, les Révérends de la Nouvelle-Angleterre. Les… ? Révolution ? Si vous voulez.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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1 thought on “Impact Montréal – Los Angeles Galaxy (2-2) : L’Impact Académie livre ses notes

  1. Le gif est bien, j’aime bien lorsqu’on se moque des enfants handicapés.

    Bon sinon au vu du classement heureusement qu’il n’y a pas de relégation en MLS…

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