La Féria pont académie note Lille-Arles Avignon (5-0)

Choa n’a pas vu le match mais en parle quand même. Comme un vrai journaliste.

Apparemment, le Nord fait aussi dans la corrida. On a mangé bon et bien salé.

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »
Le Barbier de Séville, Beaumarchais.


Le Choa n’est pas un menteur: il n’a pas vu le match. Le Choa était au Queen’s day à Amsterdam, une sorte de feria puissance 10 avec plein de Hollandais dedans et avec encore plus de mauvais goût et de vomi que sur les pavés qu’Arles. C’est dire le niveau. Depuis le mois d’août, tous les ressortissants de la patrie de Johan Cruijff ne parlent que de cela: l’anniversaire de la Reine Beatrix. En d’autres termes, une bien belle occasion pour se coller une murge en plein air dans toutes les villes néerlandaises et s’habiller en Clockwork Orange. Tu parles d’une couleur. Le Choa a même vu des roux. Pour une fois qu’on ne leur jetait pas de cailloux, fallait bien qu’ils en profitent pendant cette journée. D’une vulgarité rare, cette manifestation tant attendue m’a fait louper cette rencontre des extrêmes. Franchement, le Choa est à deux doigts de porter plainte pour publicité mensongère. En plus, mes collègues ont crevé ma couronne gonflable et m’ont cassé les portugaises avec une vuvuzela. Ce machin est définitivement la preuve que Satan existe bel et bien. 

Honnêtement, le Choa espérait que l’AC Arles pourriraient la vie des Dogues comme au match aller et favoriseraient une échappée de l’OM. Vous n’êtes pas sans savoir que, par chez nous, on a tous la double nationalité. Surtout, il aurait été sympatoche comme tout de voir les Lions vider leurs tripes sur la pelouse du Stadium Nord, histoire de laisser à la postérité un match à remontrer à ses petits-enfants et ainsi falsifier la réalité de la saison. Finalement, nous n’eûmes ni l’un ni l’autre mais une fessée dans la plus pure tradition de l’Arlaten Masochiste Football Club opus 2K11.

Extraits d’une conversation qui n’existera jamais.

-D’mon temps, Arles jouait contre Marseille, Lille, Paris, Lyon. Ligue 1 que ça s’appelait. Oh! Papé s’en souvient comme si c’était hier. Tu veux que je t’raconte mon p’tit?

– Euh…

– C’était au mois d’avril 2011. Et on jouait contre Lille là haut. Tu sais, Papé y est allé dans le Nord. Une fois. Et ça lui a bien suffi tu sais.

– Tu me l’as déjà raconté Papé (ça c’est une dédicace aux amis du Choa qui disent toujours qu’il radote).

– Comment?! Papé est dur de la feuille tu sais. Bref, on avait fait une saison de haut niveau mais on était derniers quand même. Mais avant de quitter toutes ces équipes, on voulait leur laisser un petit souvenir. Et tu sais quoi? On leur en a collé 3 dans l’museau aux Chtis! Même que Papé l’avait vu à télé. Ah oui, c’est vrai, tu n’en as jamais vu des télés. Je t’ai montré des photos de télés mon p’tit? C’était une drôle de boîte tu sais qui amenait le savoir dans les maisons et Secret Story aussi.

– Papé, tu me l’as déjà dit tout ça. Et Kermorgant qui était fort aussi. Et l’histoire de l’Aspegic aussi. Je peux partir maintenant? Elle sent bizarre la maison de retraite.

– Toujours pressé ces jeunes. Nous, on savait vivre de not’ temps, c’était aut’chose. Y avait pas la crise comme maint’nant. Mets-moi donc Questions pour un champion avant de partir et n’oublie pas les pâtes de fruit de Papé, tu ne les avais pas prises la dernière fois. Et dis à Papa et Maman qu’ils peuvent encore se gratter pour la donation!

Du résumé d’1 minute et 3 secondes que j’ai regardé plus de 10 fois, le Choa en a déduit qu’il est vraisemblable que les Acéistes ont regardé un western-spaghetti avant la rencontre. Sinon, comment expliquer cette façon de défendre comme des portes de saloon? Au final donc, aucun suspense, 5 cageots dans la musette et Nanou Corrèze dans le rôle de l’expulsé de la semaine. Faruk Hadzibegic a fait croire qu’il était l’entraîneur du radeau de la méduse en étant congédié dans la foulée par l’arbitre. On existe comme on peut pas vrai?Avec une différence de buts affichant fièrement -47, un truc à refroidir n’importe quel pingouin du Pôle Nord, l’ACA n’en finit plus de creuser et on se demande comment le club pourra se relever de cette saison catastrophique en tous points. A quoi bon noter une équipe qui n’a absolument pas le niveau requis pour jouer en Ligue1? Pour coller des 0 et des 1 à tous les joueurs, histoire de figurer en bonne place dans le 11 anal? Certes, cette perspective est tentante mais ma lassitude prend le dessus. En plus, il est impossible de voir le match en différé sur Foot+ si on habite à l’étranger (merci quand même Alain El Capo).

 

Résumé vitesse grand V d’une branlée avec un grand B.

Sur le premier but, toute la défense s’arrête de jouer, peut-être leurrée par l’arbitre assistant signalant une faute tandis que l’arbitre de centre signifiait de poursuivre le jeu, pour le plus grand bonheur de Petit Gervais. Sur le deuxième, les Arlésiens ouvrirent une autoroute plein axe afin d’offrir un doublé à l’Ivoirien à la coupe de cheveux révolutionnaire. Sur le troisième, Lorenzi ajouta une ligne de plus à sa collection en touchant le cuir de la main, permettant à Debuchy d’inscrire un penalty. Sur le quatrième, Merville ne peut constater qu’effectivement, Cabaye est un très bon tireur de coup franc. Enfin, humiliation suprême, le portier fut lobé par Rozenhal. Une manita dans les règles de l’art et sans que les Lillois se soient dépouillés en plus. Soupirs. Soupirs.

Il est des choses sur Terre qui sont difficiles à concevoir. Le Big Bang, le 11 Septembre, la fin des dinosaures, le secret de fabrication des nems, comment Ben Laden a pu se planquer dans un quartier où les hauts dignitaires pakistanais ont tous une résidence secondaire. Mais la plus grande énigme reste de comprendre comment les supporters arlésiens font pour continuer à aller au stade, à regarder des matches perdus d’avance dont on sait pertinemment à l’avance que l’ennui prédominera. Depuis 6 matches, l’attaque (façon de parler) est muette. La dernière fois que les Acéistes ont été en verve, c’était le 12 mars face à Lorient sous la pluie avignonnaise (3-3). Fallait pas le louper celui-là ! Néanmoins, entre 8000 et 9000 personnes se pressent toutes les 2 semaines pour voir l’équipe livrer des matches pour la plupart indigents, sans tirs ou presque et avec une défaite quasi systématique à l’arrivée. Que leur courage et leur fidélité soient ici glorifiés au plus des cieux!

Le chemin de croix est bientôt terminé et cette saison qui devait être une fête a tourné à l’humiliation. Chaque semaine, Arles passe pour une ville de fifres et d’amateurs. Le Choa attend avec ardeur la saison prochaine et sera là pour raconter dans cette académie inch’Allah la remontée immédiate en Ligue 1. L’occasion certainement de se marrer un peu plus que cette année.

 

Choa d’Arelate

Choa d’Arelate est présent sur l‘interface Facebook et sur le fabuleux blog !

8 thoughts on “La Féria pont académie note Lille-Arles Avignon (5-0)

  1. @Grobbelaar Bar; j’en garde à peu près le même souvenir que Choa, c’est à dire du vomi, de l’orange et des monticules de gobelets d’Heineken le lendemain.

  2. @chantivlad; c’est pas faux mais il y avait aussi beaucoup de jeunes hollandaises légèrement vetues et alcoolisées, ca me rappel un peu Liverpool…

  3. Ah d’accord vu comme ca ca peut se comprendre. L’équivalent pour moi sera sans doute me première et seule love parade à Berlin.

  4. Dans le même genre, j’ai connu le Carnaval de Lund l’année dernière. Paraît que c’est tous les 4 ans. En mai. Tu parles d’un carnaval. Bref, tous les Suédois m’en parlent toute l’année et le jour venu, je m’aperçois ô joie suprême qu’il faut payer pour entrer, payer pour boire, payer pour jouer à des conneries etc. Au bout de 2 heures, j’suis allé pioncer.
    Au niveau des demoiselles, c’est vrai qu’il y a de quoi choper des torticolis mais, perso, une meuf qui est plus proche de gerber que de me rouler une galoche, ça me rebute légèrement.
    Sinon, faudrait vraiment qu’ils fassent qqch pour leur bière. L’urine, ça va 5 minutes.

  5. Bah fallait aller voir le match comme ça après un crochet par la Belgique et niveau bière même le plus ridicule café met une belle crampe aux grands blonds.
    Parcontre niveau gonzesse clair qu’il faut pas être trop difficile ! (c’est d’ailleurs pour ça que les bières sont si bonnes, ils ont le temps de les faire et puis ils les boivent pour se consoler, et tout ça sans gouvernement !)

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