la Roten Teufel Akademie note Kaiserslautern – Leverkusen (0-2)

3

Rigobert Pirès ose parfois franchir le rhein.

Salut la Terre et les terreux !

Vendredi soir se jouait en Rhénanie-Palatinat un beau match de football. Le 1.FCK recevait le 04 Leverkusen Bayer de Ballack. Le treizième recevait le huitième. Et bizarrement, Fritz Walter n’affichait pas complet pour cette affiche teutonne. « Seules » quelques 42.000 panses s’entassaient en son antre pour la réception du Bayer. Dont les supporters décevaient par leur faible nombre, en comparaison aux autres visiteurs teutons des autres clubs germaniques.

Leverkusen, plus fort, plus organisé, plus technique opposait pragmatisme à la passion des locaux, qui tout feux tout flamme, tentaient crânement leur chance, lorsque rares, se présentèrent des opportunités. La défense palatine résistait en bloc aux banderilles des rhénans du nord westphaliens (comment appelle-t-on les habitants de Leverkusen bordel de scrogneuneu ?!). Et Adler en faisait de même aux montées virevoltantes des diables rouges (et ceux de Kaiserslautern ? Pas mieux). Match plaisant. Bière abondante.

En deuxième, Leverkusen prenait le dessus dans tous les compartiments du jeu, et Bender claquait une Bundesfrappe rafraichissante à la 49ème. Puis, trois minutes plus tard, sanction : suite à un ballon mal négocié, Ballack masqué frappe avec violence, et effraie le pauvre petit Kévin qui fuit ses responsabilités de gardien de but, 0-1. Timide réaction, vaine. Sidney Sam, peut-être le meilleur joueur de la rencontre, lui aussi ancien de la maison palatine, sanctionne le manque de détermination des locaux et achève le suspense dans un FritzWalter Stadion douché.

Qui entonnera pourtant le classique You never walk alone, au coup de sifflet final, rappelant au petit français, que l’Allemagne ça vous gagne, ligne Maginot ou pas. Côté FCK, rien de cassé, mais un avertissement de plus ; cette saison va être de haute lutte.

Les teutonlaires :

Kévin (it’s a) Trapp (moi si tu peux), 1/5 : Non content d’avoir un prénom sulfureux, Trapp a des gants glissants, et l’autorité de la prof de maths de Petit-Louis Fernandel.

Martin Amedick, 3/5 : Monsieur le grand blond avec une chaussure noire, est très grand, très blond. Et prend tout de la tête. Par contre, par pitié, ne lui demandez pas de courir !

Mathias Abel, 2/5 : Abel va rêver longtemps de l’autre grand blond, le moche Kiessling. Bouffé dans les courses, dans les duels, et dans son amour propre.

Alexander Bugera, 1/5 : Une charrette est un moyen de transport constitué d’un plateau et de deux roues. Et Bugera est un véritable label en la matière.

Florian Dick, 1/5 : Tête d’ours et nom de queue.

Thanos Petsos, 0/5 : Bougre d’âne bâté de grec pauvre, en faillite dans la misère, qui n’œuvre même pas la reconstruction de son pays. Rigobert dégrade ta note.

Oliver Kirch, 1/5 : Ne s’est pas fait siffler à sa sortie, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. Oliver est une belle Kirch qui n’aurait même pas sa place en Lorraine.

Fortounis Konstantinos, 2/5 : « Les grecs s’appellent aussi hélènes : c’est dire à quel point ils sont pédés. » Desproges nous dit tout de l’ami Fortounis.

Olcay Sahan, 1/5 : Un turc et deux grecs dans la même équipe. Habile.

Christian Kapitän Tiffert, 2/5 : S’il reste le meilleur joueur en puissance, Christian se voit peut-être trop beau. Le col relevé, des coups de pied arrêtés inconséquents, une charrette Bugera solidement accrochée au dos. Capitaine fane.

Dorge Kouemaha, 4/5 : La bonne blague du match. Un peu comme si Modeste faisait un bon match ; de la foutaise ! Pourtant il a brassé large avec son physique hors-norme, un pressing constant et efficace, et un jeu dos au but intéressant. Manque plus que la technique. Et la vista. Et la classe. Et j’en passe. Et des meilleurs.

Les autres :

Itay Shechter, non noté : Un israélien dans le championnat allemand. Habile. (Il y a Rostock qui l’attend déjà de pied ferme en 2.Bundesliga)

Richard Sukuta-Pasu, lol/5 : dix minutes pour la postérité.

Adam Nemec, non noté : le retour du grand slovaque. Sans vague.

L’adversité :

Sont à noter les bonnes prestations de Ballack et Sam, les deux buteurs et anciens de la maison palatine ; ainsi que celles de Lars Bender, frère de, et Reinartz placé en milieu défensif sentinelle rampe de lancement. Kiessling est trop moche, mais bon. Castro et Kadlec envoient pas mal. Bref, Leverkusen est un Bundesclub qui fait teutoniquement bien les choses.

Germaniquement vôtre,

Rigobert Pirès vous offre avec les images de ce match.

3 thoughts on “la Roten Teufel Akademie note Kaiserslautern – Leverkusen (0-2)

  1. Très bon Rigobert. Je dois t’avouer que le FCK ne fait pas partie des clubs que j’admire particulièrement en Bundes’, mais l’ambiance a l’air d’y être sympathique (comme dans beaucoup d’endroits de l’Allemagne, certes).

    Je les ai pas encore vu jouer d’ailleurs cette saison. Ca sera sûrement pour Décembre. Mais pour toi, leur niveau de jeu devrait leur permettre de finir la saison devant Freiburg, Mainz et Nürnberg ou pas ?

  2. Effectivement l’ambiance y est superbe, surtout en comparaison de ce qui se fait en Frankreich.

    Sinon niveau jeu, les diables rouges sont bien moins bons que l’année dernière (les départs combinés de Lakic, Ilicevic, et Moravek ont fait mal), mais me paraissent malgré tout mieux armé que Fribourg. En revanche pour Mayence et Nüremberg je ne sais pas, je ne les ai pas vus sur un match complet cette saison. Ami Colère, tu m’en diras des nouvelles à l’occasion !

  3. C’est marrant, mais les initiales des noms de tes défenseurs, dans l’ordre, ça donne BAAD. Comme un symbole de montée de drogue.

    Avec tous ces noms ridicules, ça donne des commentaires hilarants, merci Rigobert.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.