Le Onze Mondial Historique de l’Olympique Lyonnais

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OL Land c’est ici en fait.

Oui, Lyon a eu une histoire avant Jean-Michel Aulas et elle fut assez riche. Parfois en choses tragi-comiques, mais ce n’est pas de ce côté, parfois en souvenirs plus brillants et c’est bien ici. Torben vous a pondu une liste des 23 avec deux joueurs que presque tout le monde a oublié, sauf ceux qui ont crotté leurs crampons à Ecully, et pourtant ces deux glorieux anciens ont largement marqué le club. Quelques joueurs des années 60 et de la gloire acquise en 1963-1964 et en 1967 à White Hart Lane, les « bijoux de familles des années 70 » et enfin ceux des titres et de l’époque Aulas. Un Aulas qui sera évidemment aux manettes d’un club qu’il a refondé, tandis que l’entraîneur avait posé les premiers jalons, bien avant Aulas…

En guise de formation, un 3-4-3. De la combativité derrière, du talent et du ballon au milieu, des tueurs devant. Et partout des lutins, grande spécialité lyonnaise en matière de joueurs offensifs.


Gardiens:

Titulaire: Grégory Coupet (1997-2008): 518 matchs avec l’OL, tous les titres de champion de France. Quelques travers verbaux fâcheux (Mc Fadden, les jeunes pas cool, etc…), quelques boulettes (un but contre Rennes en ouverture de saison sur un centre mal capté par son torse, le fameux ange crucifié de Saint-Etienne), mais une aura incroyable à Lyon. Et pourtant… Arrivé durant l’hiver 1997, il est très vite pris en grippe par le public lyonnais. Deux raisons à cela : d’une part il vient de Saint-Etienne, d’autre part, il remplace Pascal Olmeta. Pensez donc, un Vert pour remplacer un type qui savait soigner sa cote de popularité au possible… Débuts difficiles, grosse pression, mais Coupet a une qualité: c’est un sacré bosseur et il endure les entrainements de Joël Bats sans trop broncher, progressant jusqu’à titiller Barthez avant le Mondial 2006.

Remplaçants:

Yves Chauveau (1964-1975 puis 1978-1982): 484 matchs avec Lyon, avant Coupet, le gardien le plus présent sous le maillot lyonnais. Le Burgien est des premières épopées lyonnaises, remplaçant pour la finale de Coupe de 1967, gagnée par Lyon, mais titulaire lors de la victoire de 1973 et lors de la finale 1971, après avoir écoeuré les Sochaliens au tour précédent. Toutefois, un exploit est accolé à ce joueur. Celui d’avoir pris 4 buts à White Hart Lane, contre Tottenham, pour un huitième de finale de Coupe des Vainqueurs de Coupes, en 1967. Après un match « animé » à Gerland, gagné par Lyon 1-0, devant 6 000 personnes, il faut tenir le résultat pour le retour, devant 60 000 personnes. Chauveau aura le dos au kop en seconde mi-temps. Ambiance de feu, au point que Flohic, encore gamin, se bourre les oreilles de coton pour ne pas être trop impressionné par le bruit. Et Lyon réussit LE coup de son histoire à ce moment: perdre, mais 4-3 et éliminer Tottenham. Chauveau y est pour beaucoup, sauvant Lyon à de nombreuses reprises et les journaux, français comme anglais, l’auraient nommé le lendemain le Diable de White Hart Lane.

Slobodan Topalovic (1981-1987): Malheureusement mort en 1994, Slobodan a laissé derrière lui une multitude de supporters énamourés de son jeu. Chose assez paradoxale quand on pense que sous sa conduite, l’OL n’est resté que deux ans en première division avant de coincer proche de la montée assez régulièrement. Pour tous, il n’est pas en cause, toujours excellent. Par contre, les guignols devant lui devaient le faire criser tiens… Être bon et avoir gardé cette réputation intacte quand tu as été coaché par Herbin époque OL, c’est un exploit qui justifie amplement cette présence.

Auraient pu prétendre à en être: Marcel Aubour, Marcel Duval.

Défenseurs:

Titulaires:

Au centre: André Lerond (1951-1959): Ca ne nous rajeunit pas… La première star de l’OL avec Camille Ninel jouait en défense. Arrivé de Cannes, très vite adopté par le public malgré la descente en D2, « Monsieur Lerond » est une légende quasi-oubliée à Gerland. Loué pour ses qualités de footballeur, pour son jeu propre et son intelligence tactique, il vit quelques années difficiles avec Lyon, puis six mois en Algérie en tant qu’appelé en 1956, avant d’intégrer peu à peu l’Equipe de France et d’être parmi les titulaires de la Coupe du Monde 1958. Parti en 1959, il reste sans doute l’un des tous premiers cracks lyonnais.

A droite: Raymond Domenech (1970-1977): Le p’tit gars du coin a vite récupéré une réputation de teigne. Lors d’un match contre Nice (c’est dire le truc de poètes, les garçons bouchers qui composaient la défense lyonnaise, menée par Jean Baeza, contre des Niçois à peine moins rugueux… Amis des crampons, vous êtes servis.), Helmut Metzler sera salement blessé par Baeza. Pour autant, l’arbitre attribue la faute à Domenech qui ne proteste pas. Le tout jeune pro veut se faire une réputation… Il sera aidé par Nice encore, en 1971, quand il descend Charly Loubet devant les caméras. Toutefois, ces gestes seront rares, Sarramagna rappelait que Domenech impressionnait physiquement (la moustache, la coupe et parfois la barbe y sont pour quelque chose), mais qu’il était toujours extrêmement bien placé en défense, toujours à bien suivre le jeu. Bernard Lacombe, lui, a tenu a rappelé ses qualités de centreur, faisant de lui l’un des meilleurs défenseurs droits de sa génération.

A gauche: Christophe Delmotte (1997-2004): J’avoue que comme défenseur gauche, j’aurais pu prendre mieux. Mais c’est un Onze de légende et Delmotte semble avoir laissé de bien meilleurs souvenirs qu’un Abidal, pourtant meilleur que lui tandis qu’André Mignot a été un peu oublié. La différence tient en deux buts surtout. Delmotte, meilleur finisseur, en avait inscrit dix-sept, contre deux pour Abidal. Et Delmotte pour beaucoup, c’est ce gars en train de hurler la tête dans la pelouse après avoir inscrit en fin de match le but de la victoire lors du derby 2000-2001, à Gerland. Ou le gars qui offre à Lyon la victoire à Fenerbahçe en fin de match de nouveau, l’année suivante. Ou le type qui, face à Bruges, la même année, sort un match monstrueux pour aider les Lyonnais à rattraper la défaite 4-1 à l’aller et sortir les Belges sur le score de 3-0… Bref, loin d’être l’un des meilleurs à son poste, il restait un sacré combattant. Le choix est totalement subjectif et André Mignot serait sans doute un choix plus légitime…

Remplaçants:

Jean Djorkaeff (1958-1966): Formé à Saint-Maurice de Beynost, à une vingtaine de kilomètres de Lyon, Tchouki reste l’un des défenseurs emblématiques de la première grosse période de l’OL, celle des années 60, avec entre autres le fait d’être titulaire en 1963-1964 (finale de la Coupe, 4ème en championnat, demie-finale de la Coupe des Coupes) après une très bonne saison 1962-1963 (victoire en Coupe). Cela l’amène en octobre 1964 à connaître sa première sélection, à moins de vingt-cinq ans, puis de jouer le Mondial 66 avant de partir.

Bernard Lhomme (1966-1976): Arrivé assez jeune à Lyon, il eut le plaisir de faire partie de l’Equipe qui envoya Tottenham aux oubliettes lors du match de 1967. Grosse présence, bon défenseur, il n’eut toutefois pas la réussite de celui qu’il était plus ou moins sensé remplacer, mais il a conquis pas mal de supporters, notamment pour sa fidélité.

Eric Abidal (2004-2007): Le meilleur arrière gauche, du point de vue technique. Son entente avec Malouda avait fonctionné et fait des étincelles sur beaucoup de terrains. Il laisse derrière lui un trou qu’un Fabio Grosso n’a sûrement pas comblé, qu’un Aly Cissokho a encore à rattraper.

Auraient pu se faire une place: André Mignot, Thadée Polak, Florent Laville, Caçapa, Marcelo, Jacek Bak (que Torben semble être le seul à avoir plus ou moins idolâtré… Fallait être à Gerland pour son but face à l’Inter de Ronaldo, Djorkaeff, etc…), Marcel Leborgne, Jean Baeza, Louba Mihajlovic, Bruno N’Gotty, Laurent Fournier.

Milieux de terrain:

Titulaires:

Récupérateur: Juninho (2001-2009): Pour un peu, on aurait presque dû se passer de lui. Milieu de terrain plus offensif que son poste de récupérateur ne le laisse envisager, il est resté pendant longtemps une rampe de lancement idéale, associé à un tireur de coups francs exceptionnel. Il n’y a qu’à voir cette saison pour comprendre combien il manque à l’équipe qui patauge dans ce domaine. Quatrième Lyonnais à avoir marqué cent buts au moins pour le club (avec Di Nallo, Chiesa et Lacombe), il a parfois porté l’OL à lui tout seul. N’a manqué que des présences plus nombreuses et mieux finies en Equipe du Brésil.

Milieu offensif:

Camille Ninel (1950-1960): L’homme est plus un attaquant, mais il a livré quelques prestations mémorables au milieu de terrain, notamment face au grand Reims en 1959. Lors d’un huitième de finale de Coupe disputé à Oran, tout le stade, si l’on en croit la presse locale, attend le récital des héros rémois, notamment ceux qui se sont illustrés en Suède l’année d’avant. Il y aura bien récital, mais lyonnais, emmené par un Camille Ninel flamboyant en milieu de terrain, délivrant le but qui offre l’égalisation et la prolongation aux Lyonnais, et une seconde passe décisive ensuite. Score finale 3-1. En 1955, il avait fait taire Geoffroy Guichard en marquant le seul but du derby, d’une frappe de 25m. L’idole des Iris, où l’OL préférait jouer à ses débuts, dans un stade plus petit certes, mais aux tribunes bien plus proches du terrain… Il est devenu plus tard entraîneur, pendant de longues années, du côté d’Ecully et a exercé pendant longtemps, lui qui a arrêté sa carrière à 52 ans…

Ailiers:

Angel Rambert (1960-1970): 356 matchs, 63 buts. Si Lisandro incarne le talent argentin à l’OL, il n’est qu’un lointain héritier d’une filière qui a donné l’énorme Nestor Combin et le génial Angel Rambert. Arrivé un an après l’attaquant, Angel est un joueur qui a le sang chaud sur le terrain. Non, il ne s’illustre pas par les mauvais coups, ce n’est pas André Guy qui va assommer à la sortie du match l’un des joueurs de Tottenham. Angel, au retour, excédé de deux largesses arbitrales sur deux buts anglais (paraît-il), se contente de faire parler son talent et sa classe, marquant un but et écoeurant les Anglais sur son côté. Dans les derbies, il donne lui aussi la pleine mesure de son talent, plantant notamment un triplé en 1963. Pas mal pour un joueur qui se signale en marquant pour son premier match, contre Valenciennes, dès son arrivée, faisant regretter au coach nordiste d’avoir accepter qu’il joue, malgré son absence de licence… Naturalisé Français, il marque en 1964 son seul but en bleu face à la Norvège, dans une équipe qui compte deux autres Lyonnais (Aubour et Djorkaeff), trois Stéphanois (Herbin, Ferrier et Guy) et doit compter sans Combin, non libéré par la Juve qu’il vient de rejoindre. Il finit sa carrière doucement et tranquillement, aidant l’éclosion d’un jeune lyonnais, Serge Chiesa.

Serge Chiesa (1969-1983): Joueur assez détonnant. Non, il n’incarne pas la punkitude lyonnaise, même quand il claque la porte de l’Equipe de France en 1974, à vingt-quatre ans. Simplement, il refuse de se déplacer pour jouer les utilités, pour les Stéphanois, et préfère pantoufler chez lui. A côté ? Du génie, du pur génie. En meneur de jeu, il fait briller les Di Nallo, Lacombe et Nikolic sans souci. Il est, de très loin, le meilleur lyonnais de la saison 1973-1974 que Lyon finit sur le podium et est encore considéré par ses pairs comme le meilleur milieu offensif en 1975-1976, devant un dénommé Michel Platini. Quatorze ans de fidélité jusqu’à la descente en D2 et des dirigeants qui préfèrent l’éjecter alors que lui propose une grosse réduction de son salaire pour rester à Gerland…

Remplaçants:

Philippe Violeau (1997-2003): S’il fallait un récupérateur pur, ce serait lui. Besogneux, multipliant les gestes défensifs, et parfois les fautes tactiques, il n’est pas le plus spectaculaire, par contre, il était toujours au charbon.

Michael Essien (2003-2005): Il n’est resté que trop peu de temps pour pouvoir s’imposer et même s’il a pris à Chelsea une dimension qu’il n’aurait peut-être pas atteinte en restant à Lyon, il reste un joueur exceptionnel dans le cadre des joueurs passés par l’OL.

Bruno Génésio (1984-1993 puis 1994-1995): Dans les années galères, il écope du surnom d’Armando. Il est l’un des acteurs majeurs de la remontée, inlassable coureur et passeur sur le flanc droit lyonnais. C’est la D1 qui lui offre ses meilleurs coups d’éclat, avec ce but inscrit face à Marseille en juillet 1989, le premier but lyonnais en première division depuis 1983. Ou cet enchaînement contrôle en pivot-frappe sous la barre contre Caen qui lui vaut son surnom d’Armando, parce que les supporters y voient y geste maradonien. Joueur exemplaire, il finit par obtenir le brassard par Raymond Domenech. Et ce n’était pas un Patrice Evra pour ceux qui voudraient y mettre du mauvais esprit…

Franck Durix (1984-1988): Encore un lutin. Désigné comme successeur de Serge Chiesa, rien de moins. Même format de poche, même finesse de jeu. Par contre, Durix fut beaucoup moins prolifique, gêné par une timidité qui semble gêner ses capacités, même s’il surnagea largement dans un OL à la dérive. Il quitte l’OL sans avoir connu la D1, pour briller un peu plus à Cannes. Dommage que la carrière qu’il a eu ne refléta pas ses capacités.

Auraient pu être nommés: Emile Antonio, Guy Hatchi, Mahamadou Diarra, Rémi Garde, Vikash Dhorasoo (s’il avait moins eu un caractère de merde…), Jean Tigana ( de même…), José Broissart (certes plus pour ses qualités de formateur), Franck Gava, Ludovic Giuly, Florent Malouda, Sidney Govou.

Attaquants:

Fleury di Nallo (1960-1974): Le petit prince de Gerland. Né dans le quartier, il a vécu longtemps pour et par le club. Après sa carrière, il a tenu un temps un magasin de sports rue de l’Université. A Gerland, c’est une idole, une icône. Personne ne lui reprochera jamais de parfois laisser tomber quelques matchs, de sortir le grand jeu pour les grandes occasions. Il n’est jamais meilleur que dans les derbys par exemple, il est le second lyonnais à avoir planté un triplé lors d’un derby. Une carrière faite de hauts et de bas, comme le montre ses sélections en Equipe de France: une première vague entre 1962 et 1964, deux ans de silence côté sélection entre 1964 et 1966, six sélections entre 1966 et 1968 et sa dernière en 1971, pour dix buts. Côté stats, 222 buts en 489 apparitions. Mais toujours, toujours un attachement au club et une affection populaire énorme.

Nestor Combin (1959-1964): Le Français, Argentin d’origine, a marqué l’OL en participant à sa première période dorée et en signant en 1963-1964 la plus belle saison de l’OL avant les années 2000: quatrième du championnat, victoire en Coupe de France et demie-finale en Coupe des Vainqueurs de Coupes. Et Combin signe, dans les cinquante neuf matchs qu’il a joué cette saison tant avec Lyon qu’avec trois équipes de France (Espoirs, militaires et A) cinquante six buts avant de s’envoler pour Turin, après avoir inscrit 98 buts pour Lyon. Dix ans plus tard, il se retrouve au Red Star, où vient le rejoindre une autre légende lyonnaise, Fleury di Nallo pour reformer un duo qui dynamite bien des défenses.

Bernard Lacombe (1969-1978): Avec Chiesa et Di Nallo, les lutins lyonnais ont martyrisé du monde. Auteur de 128 buts en 230 matchs, il offre au club sa dernière coupe de France avant Alain Perrin en 1973, contrôlant de la main le ballon avant de marquer le second but lyonnais face à Nantes. Résolument en avance sur son temps, extrêmement polyvalent et capable de jouer le rôle de pivot malgré sa taille réduite, il a longtemps payé les misères d’une équipe de France loin de son talent, gagnant toutefois l’Euro 1984 après des années 70 pourries où il aurait largement mérité mieux. A noter que c’est Chevally, de L’Equipe, qui l’aurait plus ou moins apaisé quand il apprit son départ à l’ASSE alors qu’il était en Argentine. Aujourd’hui, les deux ne peuvent plus se voir. Et Lacombe sera transparent pour son premier derby à Gerland sous les couleurs de l’ASSE, après s’être trompé de vestiaires.

Remplaçants:

Sonny Anderson (1999-2003): Il fut le gros coup lyonnais qui dépensa une belle somme, 120 millions de francs, pour acquérir un remplaçant du Barça. Lyon ne le regrettera jamais car Sonny Anderson a clairement fait franchir un palier au club. Contrairement à l’époque André Mignot, le club jouait pour gagner le titre. Après quelques essais infructueux, ce fut enfin les consécrations en 2002 et 2003, deux années où il flambera pourtant moins qu’en 1999-2000 et en 2000-2001, où il avait inscrit une cinquantaine de buts en deux ans, toutes compétitions confondues, finissant deux fois meilleur buteur du championnat.

Alain Cavéglia (1996-2000): Laissé libre par Lyon qui ne le garde pas au centre de formation, il y revient par la petite porte en 1996, recruté en tant que buteur au Havre pour une équipe qui perd peu à peu ses joyaux qui ont sorti la Lazio lors de la Coupe de l’UEFA 1995-1996. Il en sera le capitaine, l’âme et le meilleur buteur. Très bon tireur de coups francs, adoré du public à qui il rend bien cela, puisqu’il est capable de porter le tee-shirt des Bad Gones sous son maillot, il a aussi une certaine classe quand il accepte de se retrouver derrière Anderson sans broncher, mais aussi quand il comprend qu’on lui préfère Vairelles. Par contre, s’il avait pu éviter cette immonde simulation contre Calais sous le maillot des Canaris…

Simo Nikolic (1980-1985): Arrivé juste après Aimé Jacquet, on aurait aimé voir les deux fonctionner ensemble, Jacquet s’étant souvent plaint que le club n’avait jamais voulu investir, notamment dans un buteur, alors qu’il le demandait. Simo, c’est un poème. Bulldozer offensif au sens strict du terme, c’est à dire du « pousse-toi de là, ou tu vas avoir mal », peu de gardiens osaient plonger dans ses pieds parce qu’il était plutôt rugueux. A noter qu’avec le jeu des primes, il était égoïste dès les seize buts atteints, touchant un bonus pour vingt unités. Et vas-y que je te tire de quarante mètres… Si le début des années 80 étaient encore digeste, c’est grâce à lui. Franc, il n’hésitait pas à dire quand il n’aimait pas quelque chose, ce qui lui valut de sérieux soucis avec Herbin…

Auraient pu être dans la sélection: Jacques Fatton, Eugène Kabongo, Florian Maurice, Sylvain Wiltord, Karim Benzema.

Entraîneur:

Aimé Jacquet (1976-1980): Non, ce ne fut clairement pas le meilleur, ni celui qui donna un énorme palmarès au club et il arrive un peu après une première belle époque. Par contre, il a vraiment fait beaucoup pour le club, au niveau des infrastructures, se dotant d’un centre de formation plus correct, d’une vraie salle de soins et d’un staff médical (avec notamment Jean-Marcel Ferret), participe à la venue de Marino Faccioli en tant que directeur administratif. Deux personnes encore présentes quand Aulas arrive et encore là au début des années 2000, les deux finissant dans le staff des Bleus, Ferret entre 1994 et 2004 Faccioli depuis cet été. Et puis, il a coaché une belle brochette de futurs entraîneurs: Raymond Domenech, Bernard Lacombe, Jean Tigana, Laurent Fournier, Joël Muller, Jean Gallice, Jean-François Jodar, et ne pas oublier José Broissart qui fut un formateur talentueux à Lyon. Bon, ça sent quand même la loose cette sélection (en même temps, n’importe quelle sélection avec Muller dedans est déjà mal barrée…), mais quand même. On ne regrettera qu’une chose pour Jacquet. Qu’on lui ait toujours refusé des moyens à la hauteur de ses demandes pour les recrutements, lui qui regretta qu’on ne remplace jamais les Lacombe, Chiesa et Domenech, bref les joueurs de talents que l’OL monnayait facilement. L’été après son départ, l’OL se met à investir, amenant Nikolic, Moizan et Furlan…

Par contre, le Onze Anal de Torben vous fera une sorte de fussoir. Ici.

28 thoughts on “Le Onze Mondial Historique de l’Olympique Lyonnais

  1. Delmotte for ever !
    Bak for ever !

    Juninho : »N’a manqué que des présences plus nombreuses et mieux finies en Equipe du Brésil »
    Tant mieux ! Surtout pour France-Brésil 2006 où chaque coup-franc était une séance d’angoisse.

    Chiesa a en plus le mérite d’avoir pourri la vie du fouillat Platini.

    « Auraient pu être nommés: Emile Antonio, Guy Hatchi, Mahamadou Diarra, Rémi Garde, Vikash Dhorasoo (s’il avait moins eu un caractère de merde…), Jean Tigana ( de même…), José Broissart (certes plus pour ses qualités de formateur), Franck Gava, Ludovic Giuly, Florent Malouda, Sidney Govou. »
    Y a du lourd chez les remplaçants des remplaçants. La preuve que le milieu lyonnais vaut bien celui du sud de l’italie.

    Sonny Anderson remplaçant ? Si l’OL est 7 fois champion de France c’est en grande partie grâce à lui.
    C’est en tout cas lui qui m’ a fait passer de supporteur ironique à supporteur inconditionnel.

    Pour l’entraineur, j’aurais dit Le Guen.
    Pas pour ses qualités mais parce qu’il a laissé (il n’avait pas le choix)les joueurs s’autogêrer.
    Ça doit être mon coté anar.

    S’ il manque un joueur dans ton onze c’est le regretté Marc-Vivien Foé.
    Un état d’esprit, un sens de l’humanité et le 1er titre de champion.
    J’ai toujours hésité entre lui et Juni pour désigner le joueur de l’OL.

    En tout cas, Torben est une vraie bible, il assure un bonne avenir à la gones académie.

    P-S : tu parles beaucoup d’Ecully… Et le Cascol (je suis de St Genis) c’est de la merde ?

  2. Oui, c’est clair qu’en 2006, j’étais content de ne pas voir de bon tireur de coups de pieds arrêtés côté Brésil, enfin de tireur en forme quoi…

    Le milieu de terrain est un vrai boxon à trier parce qu’on a une masse de joueurs qui ont marqué assez incroyable. J’aurais pu doubler les cités, mais pas choisis, avec des types comme Mariot par exemple. D’où l’absence de Foé par exemple.

    Pour Sonny, le problème est que je le vois mal remplacer l’un des trois. Nanard et di Nallo, ce n’est pas la peine d’y penser, Combin était du même calibre. Ca a été dur de trancher, mais bon…

    Pour l’entraineur, j’ai fait un choix un peu spécial, j’ai choisi Jacquet parce qu’il a posé des bases à long terme pour le club, qui n’avait plus qu’à avoir des dirigeants compétents. A vrai dire, le choix balançait entre lui, le Guen, Houillier, Lucien Jasseron et Aimé Mignot. D’ailleurs Mignot va apparaitre comme le mal aimé de la sélection…

  3. Comme entraineur , c’est c’est c’est !!!!
     » PUEL  »
    le plus grand de tout les temps .

  4. Putain Ninel… Les jambes arquées… C’est lui qui m’a appris le peu que j’ai jamais su en termes de techniques footballistiques y a près de 25 ans… Sans parler des maillots oranges… Merci Torben pour le souvenir!

  5. @ Liberté Capillaire: c’est pour ça que je citais Ninel, parce qu’il fut un très grand joueur du club pour son époque, mais aussi parce qu’il a entraîné pendant longtemps les gamins à Ecully (d’où le fait qu’Ecully revienne deux fois, au détriment des autres clubs lyonnais comme le CASCOL pour Jah ou le FCG qui est celui de mon quartier^^).

    @ Lulu: effectivement, j’ai oublié de garder dans la version remaniée, celle-ci donc, une chose: j’ai exclu tous les joueurs actuellement sous le maillot. Totalement arbitraire, je sais, puisque cela exclut Lloris, mais aussi Cris, Toulalan, Réveillère (qui si on refait cela dans dix ans sera alors mon titulaire au poste de DD), Lisandro (pour le moment…). Mais un choix que j’ai fait pour intégrer plus de joueurs plus anciens pas forcément connus. Si j’avais choisi Toulalan, par exemple, j’aurais déplacé Juni dans les meneurs, ce qui aurait fait exclure Ninel du 11, ce que je ne voulais pas, parce que Ninel, c’est les premières pages d’histoire du club.

  6. Torben Pfannkuch : Ok mais j’ai lu les autres « Onze Mondial » et notamment celui de Paris et il y figure des joueurs comme Armand et Sakho qui jouent encore au club donc c’est pour ça que j’étais surpris de ne pas voir Lloris voir Cris et Lisandro dans ta liste .

  7. @ Lulu: aucun problème. Disons qu’on a eu aucune consigne particulière. Juste « faites un Onze Mondial et un Onze Anal sur l’histoire de votre club ». J’ai préféré cette solution parce qu’elle permettait de mettre en avant plus de joueurs de période ancienne, notamment Lerond et Ninel. Il n’y a pas de consignes spécifiques autres, donc chacun a fait comme il a voulu.

  8. Et surtout que Papa est le seul à connaître l’histoire de son club sur le bout des doigts ! Je suis impressionné par ta culture de l’OL ! J’avais déjà eu quelques aperçus mais là chapeau !

  9. 3-4-3 sans anderson qui a transformé cette équipe?
    Sinon c’est mignon de nous faire croire que l’histoire de l’OL consacre une pléthore de joueurs meilleurs que ceux qui aurait dû battre Milan en quart de finale.
    Quant on a été 7 fois champion de France de suite et 11 fois huitième de finaliste de la LDC (série en cours), on ne devrait pas avoir honte de se gargariser de l’histoire récente et nous pondre un onze mondial bancal destiné au supporter lyonnais qui sont monté dans le train à la gare.
    Lerond…sans déconner.

  10. Oui, sans déconner Lerond, demi finaliste du Mondial 1958. Titulaire, évidemment. Le patron à l’OL.

    Après, on rentre dans un débat infini là. Sur les joueurs concernés par le quart contre Milan, j’ai:

    Coupet- Réveillère, Clerc, Cris, Cacapa, Abidal- Diarra, Juninho, Tiago, Pedretti, Malouda, Govou, Wiltord, Clément- Fred, Carew. C’est l’ensemble des 16 joueurs qui ont foulé le terrain sur les deux matchs.

    Ceux qui ont leur fiche: Coupet, Abidal, Juninho.
    Ceux qui sont encore à l’OL, donc qui ne peuvent l’avoir: Cris, Réveillère.
    Ceux dont j’ai dit qu’ils auraient pu l’avoir: Diarra, Malouda, Govou, Wiltord.
    Ceux qui ne l’auront jamais: Pedretti, Clément, Fred, Carew, Clerc.

    Ne reste que Caçapa et Tiago. Caçapa, je le trouve trop juste pour intégrer la liste du 11. Ce fut un très bon joueur, j’aurais sans doute dû le nommer. Tiago, bah comme je le disais, je pouvais doubler la liste des nommés qui échouent aux portes de MA sélection, et il était dedans. En même temps, je ne comptais pas faire une page de milieux qui ont brillé à Lyon.

    Pour Anderson remplaçant, je suis d’accord, c’est injuste pour lui. Maintenant, je vire qui entre Lacombe, Di Nallo et Combin? Entre deux icônes qui seront et sont dans toutes les listes des joueurs historiques et un buteur qui a un profil similaire finalement à Anderson, celui d’avoir amené le club à des hauteurs inespérées, je considère que je ne peux pas trancher pour en virer un. C’est subjectif, comme l’ensemble de la liste.

  11. pas de gouvou?
    Caveglia n’a jamais eu la reconnaissance a mon avis qu il aurait du avoir.
    Le gars plantait monimum 15 buts par saison quelque soit le club ou la saison.
    Enfin, s il avait ete plus selectionne en EDF, il aurait fini comme Guivarch

  12. Ah ça, ça en colmate une fissure ! Eva pense comme le fiston, elle est impressionnée !

    C’est bien d’en faire profiter à d’autres comme moi, qui n’y connaisse (presque) rien de archi rien de l’histoire du club…

  13. Là, je comprends rien, c’est mon premier poste chez vou mais voilà, je ne suis ni un spécialiste du PSG, ni de Lyon. Au moins, je pose mes basses capacités. Celui qui a fait le onze mondial du PSG a oublié pas mal fe joueurs, il a expliqué pourquoi avant de poster son 11 types et c’est pas la peine de revenir sur les joueurs qui auraient dû être inscrits dans ce 11. Tout a été dit. Mais là, je tombe des nues, on cite quoi? Des joueurs qui ont participé à une 4e place en championnat de France, super, la gloriole. Le Monsieur est sans doute encyclopédique mais oublie un peu (beaucoup, même, je trouve) que l’Histoire, avec un grand H et les titres et perfs qui vont avec c’est écrite durant ces années 2000 (et peut-être 2010), c’est sympa de ressortir les retraités du club, mais c’est quoi, leur palmarès? Je rapellerai que le palmarès de Lyon s’est fait dans les années 2000 et on à quoi, comme joueurs y ayant activement participé dans le onze, quasi rien Je laisse à de meilleurs spécialistes que moi des Gones le choix des joueurs manquant, mais, ne serait-ce que l’absence d’un joueur comme Cris dans le onze (et pas comme cireur de banc) me parait être une abération!! Ainsi que celle de Toulalan. A eux deux, ils ont dû gagner plus de titre (et je m’en fout si on me rétorque le contraire avec des stats) que ceux cités si on enlève Junhino. Si on fait un onze d’avant les années 70, alors, s’il y a une lilloise accadémie, j’espère qu’elle est bien documenté. Mais là, pour moi, c’est plus de l’étallage de science (qui pourrait peut-être être fait de manière différente) qu’un onze mondial. Voilà mon humble avis.
    @ +

  14. @ Footrich: oui, pas de Govou, j’ai quand même hésité. Pour Caveglia, à part son nez, je ne vois aucune raison à ses non sélections. J’idôlatrais le joueurs.

    @ Eva: j’aime quand tu me flattes.

    @ Stema: évacuons un premier point: Toulalan, Cris, Lloris et Réveillère y seront quand ils ne seront plus lyonnais, peut-être d’autres comme Licha s’il reste plus buteur que diva. Je l’ai dit dans un commentaire précédent, j’ai oublié de signaler dans mon introduction que je mettais de côté les joueurs actuellement sous contrat avec le club. D’où les absences logiques de la Toule et de Cris.

    Pour l’histoire avec un grand H, la meilleure performance de l’OL en coupe d’Europe avant Puel, c’est cette demie-finale de Coupe des Coupes en 1964. Avant les années 2000, l’OL a quelques coupes de France, toujours dans les années 60-70. Il y a un point particulier qu’il ne faut pas négliger, une bizarrerie dans le comportement de Jasseron, Hon et Mignot, c’est qu’ils se fichaient éperdument du championnat. C’est comme ça, ils ne le cachaient pas puisqu’ils considéraient chaque année que leur effectif était suffisant pour les Coupes, alors qu’il ne l’était pas pour le championnat. Difficile de briller quand c’est ainsi. Après, je ne dis pas que l’OL pourrait avoir eu plusieurs titres dans le cas inverse, mais qui sait…
    Ensuite, un 11 mondial est sensé représenter les joueurs qui ont brillé et marqué l’Histoire du club. Les Chanelet, Bréchet, Berthod, Née, Fred, Carew ne l’ont pas marqué, ou pas dans le bon sens, quand bien même ils ont des titres.
    Maintenant, va faire un tour à Tola Vologe dès la reprise de l’entraînement et demande des listes des joueurs qui ont marqué l’histoire du club. Lacombe, Di Nallo, Chiesa, Ninel (parce qu’il a entraîné pendant des années à Ecully, vois la réaction de Liberté Capillaire), Domenech, Chauveau reviendront très souvent. Topalovic et pas mal de ceux qui ont surnagé dans les 80’s aussi, aussi bizarre que ce soit.
    On m’a demandé un 11 des joueurs les plus marquants. Ce n’est pas forcément les joueurs qui ont gagné le plus de titres. Prends Drogba récemment à Marseille, il n’a rien gagné, mais a laissé une côte d’amour énorme, et sera peut-être dans le 11 Marseillais (quoiqu’en attaquant, l’OM a été bien doté… ). Bah c’est le cas pour la totalité de ceux que je t’ai cité et qui n’ont pas de titres…

  15. J’aurais mis un mot à l’attention de notre Delmotte du banc de touche qui fait de la magie avec Lloris comme il l’a fait avec Coupet.
    Mais il paraît que c’est un parisien :(

  16. Si, j’admire le boulot qu’il a fait pour Coupet notamment. Mais on peut se moquer de ses petits défauts, comme son talent de chansonnier.

  17. Torben :
    Je pensais bien que c’ était Gerland mais si on peut plus se moquer des « intra-citadains » qui ont fournit peu de joueurs à l » OL par rapport aux banlieusards…l’année commence mal!

  18. Peu de joueurs? Je crois que le FCG n’a jamais fourni de joueurs pro à l’OL, ou du moins pas avant que j’ai l’âge de suivre le foot régulièrement…

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