Le Onze Mondial Historique du Stade Rennais F.C.

Roazh est allé lire les légendes de son club dans un fond de bière qui devait être bon.

Dans la série des ‘Onze Mondial’ de horsjeu.net, c’est aujourd’hui Roazh Takouer, émérite académicien de toutes les Bretagnes (le service mise en ligne est certain de se faire enguirlander pour avoir écrit ça) qui vous retrace l’histoire de son club a travers un Onze surprenant, tactiquement bien foutu, et ethniquement élégant. La consanguinité légendaire de sa région se retrouve même sur le banc des remplaçants qui n’est pas du tout bancal, contrairement à de nombreuses hanches de son pays. Merci Roazh pour ce moment d’émotion.


1 Petr Cech

Né en 1982, à Plzen, la ville de la Pilsner Urquell et de la Gambrinus, même s’il n’avait pas été aussi fort, Petr aurait mérité sa place dans le Onze Mondial rouge-et-noir pour ces excellentes raisons. Arrivé à 20 ans dans la capitale bretonne, le grand Tchèque s’était déjà illustré l’été précédent en tant que champion d’Europe espoir et héros d’une finale qui le voit arrêter des pénaltys français. Après avoir presque assuré le maintien à lui tout seul en 2003, saison pourrie où il est la seule bonne recrue, Petr limite encore les dégâts que peut provoquer une charnière Arribagé-Ouaddou en 2004 avant de s’envoler pour Chelsea, soucieux de se construire enfin un palmarès à la hauteur de son talent. Il a marqué Rennes, et Rennes l’a marqué. Ce n’est pas un hasard si Christophe Lollichon, ex-entraineur des gardiens à la Piverdière l’a rejoint outre-manche.

La doublure hexagonale : Marcel Aubour

Ancien international français, Marcel rejoint Rennes en 69, année érotique, après trois saisons passées à Nice et une relégation à la clé. C’est lui qui garde les buts bretons en 1971, année où le Stade, si si, gagne quelque chose : une coupe de France. Le grand provençal est loin d’y être étranger puisqu’il est le héros de la demi-finale contre Marseille où il arrête trois pénaltys dont celui de Skoblar. En finale par contre, Marcel s’ennuie un peu, mais fait le show pendant un arrêt de jeu en pointant avec des artichauts ramenés pour l’occasion. Pas la pétanque, mais « la provençale »en bon tropézien. Après avoir écrit les plus belles pages de l’histoire du club, qui resteront également pour lui les meilleurs souvenirs de sa carrière, Marcel rejoint Reims où il termine sa carrière.

La triplure pur beurre : Pierrick Hiard

Né et formé à Rennes, Pierrick y aura également terminé sa carrière avant de rejoindre le staff où il joue différents rôles (entraineur de l’équipe réserve, entraineur des gardiens, aujourd’hui il est responsable de la cellule de recrutement). Après avoir fini par triompher sur la concurrence rouge-et-noir, dont Daniel Bernard, il est contraint de quitter l’Ille-et-Vilaine pour rejoindre l’île de beauté et sauver financièrement le club, endetté et relégué. C’est donc à Bastia qu’il se révèle aux yeux de l’hexagone grâce notamment à une superbe épopée européenne qui lui vaudra l’honneur d’une sélection, mais une seule quand même. Supplanté par Pascal Olmeta en 1982, il rejoint l’année suivante le club de son coeur où il reste près de dix ans, au rythme des relégations en D2 et des promotions en D1. Il met fin à sa carrière en 1992, après avoir été la doublure de Franck Mantaux et de Pascal Rousseau. Le déclin quoi… Un joueur de valeurs et un joueur symbole pour le club.

2 Mario Melchiot

Super Mario n’est resté qu’un an en Bretagne, mais c’est pourtant pas faute d’avoir essayé de le garder. Formé à l’Ajax, déjà, c’est la classe, il s’exile ensuite en Angleterre, d’abord à Chelsea où il reste cinq saisons, puis deux à Birmingham City, où il galère entre blessures et performances médiocres qui lui vaudraient sûrement une place dans le Onze Anal de ce club si on comptait un académicien. Désirant relancer sa carrière il rejoint Rennes en joueur libre en 2007 et pousse Jean-Joël Perrier-Doumbé sur le banc. Rien d’étonnant jusque là, mais surtout ses premières titularisations coïncident avec les premières victoires rennaises de la saison. Malgré ses longues dreads, l’ami Mario n’est ni un tendre ni un feignant et c’est souvent par des tacles autoritaires et de belles chevauchées qu’il règne sur son couloir droit. Ajoutons à cela deux buts en championnat, le premier contre Nantes, le deuxième contre Lorient, à chaque fois à la maison et un comportement exemplaire dans le vestiaire qui lui offre le statut de grand frère pour les jeunes pousses rennaises. La qualification pour l’UEFA obtenue, et son challenge personnel réussi, Mario retourne en Angleterre s’en foutre plein les fouilles. Un mercenaire, oui, mais un mercenaire classe.

La doublure maison : Alain Cosnard

Arrière droit titulaire du Stade de 1968 à 1975, avec une coupe de France à la clé, Alain Cosnard est un arrière droit exemplaire, humble et efficace. Originaire de Mayenne, le gars Alain a passé toute sa carrière à Rennes, guidé par Monsieur Jean Prouff. C’est le bon football de pépé, qui sent déjà la galette saucisse, et où les équipes sont avant tout des bandes de copains. Néanmoins Cosnard est déjà un latéral moderne qui participe à la construction du jeu, monte et offre des possibilités à ses partenaires. Un joueur de club au singulier et en quelques sortes le père spirituel de Romain Danzé, notre actuel arrière droit et courageux vice-capitaine. Rien à ajouter, si ce n’est bien sûr que le ‘s’ n’est pas muet.

La triplure voisine : Anthony Reveillère

Passé par Vihiers et par le SCO, Toto termine sa formation d’arrière latéral à Rennes. Lancé à quelques reprises par Guy David, il devient titulaire indiscutable sous Paul Le Guen, tantôt à gauche, tantôt à droite où il est en concurrence avec Brinquin. La Brinq’ poussée vers la sortie quelques mois plus tard, la concurrence s’intensifie tout de même pour Toto avec les arrivées de Lamine Diatta, quelques jours après un premier transfert à Marseille, et de Julien Escudé. Sa saison est à l’image de celle du club : décevante. Mais Toto repart au top dès l’année suivante, s’impose définitivement côté droit, et marque même des buts (au moins un par saison). Il en marquait encore plus sur playstation, puisqu’il y jouait de longues heures, veilles de match incluses, jusqu’à ce que Coach Vahid le dégage à grands coups de pied dans le cul direction Valence pour un prêt.

4 Kader Mangane

Considéré par certains observateurs comme étant actuellement le meilleur défenseur du championnat, Captain Kader est en tous cas l’un des hommes les plus forts du monde. Si l’histoire qu’il écrit encore de ses crampons et de ses coups de boule n’est pas finie, la Breizhou affirme d’ores et déjà que le gars Kader aura marqué de son empreinte le stade de la route de Lorient. Tout d’abord, les stats sont là : il dirige l’une des meilleurs défenses d’Europe (12 buts encaissés en 19 matchs). Mais ce n’est pas tout, son transfert à lui tout seul constitue une certaine jurisprudence. Recruté au Racing Club de Lens comme milieu défensif, il est censé compenser le départ de M’Bia lors de l’été suivant et cette première saison doit lui permettre de prendre ses marques. Bref, tout sauf un recrutement sexy. Or, Kader n’a pas besoin de marques et frappe vite les esprits.. Premier match de la saison, mi-temps, Rennes est mené 3 buts à 1 par l’OM et la défense Borne-Bocanegra s’avère catastrophique. Guy Lacombe tente un coup, comme souvent, si ce n’est que celui-ci réussi, en faisant entrer Mangane en lieu et place de Borne que l’on ne reverra plus sous le maillot rennais. Score final 4/4. Captain Kader ne jouera plus jamais au milieu.

La doublure pure beurre : Yves Boutet

Pur Rennais, Yves Boutet dit Yvon est surtout le détenteur du record du nombre de matchs joués avec le maillot rennais. 304 en championnat, plus les matchs de Coupe bien sûr. Et entre la Coupe de France et Yvon, c’est une vraie histoire puisqu’il est le capitaine de l’épopée de 1965, soit le premier joueur à toucher la Coupe de France avec le maillot rennais. Ce qui lui permettra d’écrire une deuxième ligne à son palmarès puisqu’il était déjà champion de France… de division 2 pour sa première saison dans l’élite alors qu’il n’est même pas encore professionnel et qu’il continue à travailler dans une imprimerie entre deux entrainements. Après s’être pris le bec avec Jean Prouff, Yvon part à Lorient. La Breizhou espère bien les réconcilier en les mettant tous les deux dans ce Onze Mondial.

La triplure voisine David Sommeil

Recruté à Malherbe, alors en deuxième division, David Sommeil rejoint Rennes en 1999. Il est alors âgé de 25 ans et se voit confier la tâche pas trop lourde de faire mieux qu’Eddy Capron au poste d’arrière centre. Aucun problème pour David qui impose très vite le respect à ses adversaires et se fait appeler Tutu en hommage à Lilian, autre guadeloupéen célèbre et non parce qu’il fait penser à une danseuse étoile. Sa deuxième saison est un peu moins convaincante, Dominique Arribagé son parfait complément connaissant quelques problèmes de blessures; et son entente avec Lamine Diatta est moins évidente. Néanmoins, il sera vendu 50 millions de francs, soit l’équivalent d’un John Mensah, aux Girondins de Bordeaux. Dommage qu’à l’époque, l’argent récupéré par les transferts était aussi mal investi.

5 René Cédolin

René nous vient du Stade Malherbe et c’est à 19 ans, en 1959, année pas top érotique, qu’il pose ses valises en Ille-et-Vilaine où il passera le reste de sa carrière de joueur et y fera ses premiers pas en tant qu’entraîneur. Soit treize saisons en tant que joueur plus trois en tant qu’entraîneur. En tant que joueur, on retiendra bien sûr la deuxième Coupe de France de l’histoire du club, et surtout elle puisqu’il n’avait pas joué la finale précédente remportée contre Sedan. On retiendra aussi cette magnifique victoire en terres nantaises, où il formait l’axe de la défense avec Boutet, la dernière victoire dans la capitale des Pays de la Loire avant une longue série d’humiliations. En tant qu’entraîneur, René succède à Jean Prouff et obtient deux places dans le ventre mou (9e et 10e). Principal hic : le club ne brille plus en coupe. Le mois de Janvier 1975 lui est fatal et René Cédolin rebondit à Troyes. Il ne reviendra en Bretagne que pour entrainer Guingamp.

La doublure germanique : François Pleyer

De son vrai nom Franz Pleyer, il est autrichien, fait ses classes dans un des nombreux clubs de la capitale de la jeune République et rejoint le Stade Rennais Université Club en 1934. Il s’y greffe à une forte colonie germanique, menée par Josef Schneider, autrichien comme lui, et les deux redoutables buteurs : Kaiser-Vollmeiler. Après des débuts décevants, Franz s’impose définitivement comme titulaire et participe grandement à une réelle embellie défensive du SRUC, une des pires défenses en 1934 avec pas moins de 75 buts encaissés, qui n’en prend plus que 49 la saison suivante, soit une des meilleures défenses du championnat. Malheureusement, la fracture de la jambe de Vollweiler nuit grandement à l’efficacité offensive. Comble de malchance, le SRUC se qualifie pour la finale de la Coupe de France mais devra faire sans son autre vedette, Walter Kaiser, pour cause de fracture de la cheville lors du match de demi-finale. Le SRUC descend en D2 en 1937, mais Pleyer, tout juste naturalisé français reste. Il ne quittera le club qu’en 1939 pour s’engager avec…l’armée française. De retour en 1945, à 34 ans, Franz-François devient alors entraineur-joueur, plus souvent titularisé au milieu, avant de trancher pour un 3-2-2-3. Après une dernière saison en tant que remplaçant, il se consacre pleinement à son activité d’entraineur et obtient le meilleur classement du club en 1949 : 4e. Ecarté en 1952, il revient à Rennes en 1959 pour y devenir secrétaire et recruteur.

La triplure pure beurre : Jean-Yves Kerjean

Ce solide gaillard nous vient du Pays de Léon, c’est à dire le Nord de Finistère, comme la maman de Roazh Takouer. Enfin, non la maman de Roazh Takouer n’est pas un solide gaillard, bien au contraire, mais elle vient du Léon aussi quoi. Mais revenons-en à Jean-Yves. Arrivé à 18 ans en provenance de l’Arzelliz Ploudalmezeau en 1976, il assiste généralement des tribunes parfois du banc de touche à l’une des saisons les plus merdiques de l’histoire du SRFC et à l’une des pires défenses de son histoire (79 buts encaissés). Jean-Yves devient titulaire dès l’année suivante, en D2. Il reste quatre années dans la capitale, toujours titulaire, toujours en ligue 2, avec notamment un match de barrage perdu contre l’Olympique Avignonnais. Par la suite, il s’imposera à Marseille qu’il aidera à faire remonter dans l’élite. Le principal souci de Jean-Yves à Rennes est qu’on ne lui a pas trouvé son complément idéal. Et pour cause, Jean-Luc Arribart, l’élégant libéro de Laval et vainqueur de la première gambardella rennaise a dû être cédé au club mayennais dès 1977 pour équilibrer les comptes. Il jouait alors milieu droit…

3 Louis Cardiet (capitaine)

Ce petit bonhomme tout carré devenu rondouillard au fil des années est surtout le seul joueur au monde à avoir gagné deux finales avec le Stade Rennais. Loulou n’a que 20 ans quand Jean Prouff revient à Rennes, change de système optant pour un 4/2/4 sur le modèle brésilien et lui confie le couloir gauche. Il fait partie des petits jeunes prometteurs de la première victoire en Coupe de France et devient international à ses heures (6 sélections). Pour la seconde Coupe, promu capitaine, il fait presque partie des meubles et cette aventure ressemble pour lui presque à une formalité en comparaison de la première. Il passe une dernière saison à Rennes, puis se met à déconner rejoignant le PSG et se laissant pousser la moustache. Il termine sa carrière à l’US Berné avec Christian Gourcuff et Jean Prouff. Si dans le jeu, Loulou était fort, les pronos, c’est moins son truc puisqu’il voyait Rennes battre Guingamp 3 buts à 1 en 2009.

La doublure cojones : Cyril Jeunechamp

Formé à Nîmes, ‘chez les pédés’, déformé ensuite à Auxerre, Cyril était encore Bastiais juste avant de rejoindre Rennes, qui l’échange contre Laurent Batlles. Le but affiché par Coach Vahid est clair, le milieu rennais manque de cougnettes (rappel : Bourillon est souvent aligné en 6) et Cyril arrive pour les poser sur la table. Six mois plus tard, Bölöni le fait descendre au poste d’arrière latéral ou son entente avec Rubio côté gauche s’affine avant de faire merveille. Polyvalent, il est parfois utilisé arrière droit, comme contre Osasuna où il aura frappé les Espagnols et pas que leurs esprits; et bien sûr milieu défensif de temps à autres, notamment en 2005, juste avant de se rompre les ligaments. On annonce sa saison terminée mais c’est mal le connaître puisqu’il revient dès la 33e journée. Et s’il ne peut empêcher un nouveau début de saison catastrophique, il marque tout de même le premier but de la première victoire rennaise sur une bien belle praline (5e journée). Il se rompt une deuxième fois les ligaments croisés lors de la 9e journée. Là aussi, saison terminée, mais en fait non, Cyril rentre lors de la 37e journée et marque le quatrième but de son équipe contre Lorient. Il quitte le club au mois de novembre suivant, non sans de vibrants adieux, où il verse même quelques larmes. Parce qu’il est émotif comme tous les Nîmois. À 35 ans, Cyril joue encore. Quel homme et quelle paire !

La triplure pur beurre : Patrice Carteron

Patrice est costarmoricain et est acheté par Rennes à Laval en 1995 lorsque le club retrouve une énième fois la D1. Transfert-symbole tout de même, car Laval reste en D2 et c’est bien un de ces meilleurs joueurs qui vient grossir les rangs rennais signe aussi, au passage, que les comptes sont un peu mieux gérés qu’avant. Arrière latéral polyvalent, on lui confie les clés du couloir gauche quand on se rend compte que Sorin n’a vraiment plus les jambes pour monter. Patrice lui les a, et aussi les cougnettes qui vont avec. Impressionnant par ses envies et sa fougue, Patoche est du genre à piquer un sprint qu’il conclue par un coup de boule dans les airs lorsqu’il entre sur la pelouse. Mais c’est surtout par son doublé contre Bordeaux en 1995-1996 qui permet à Rennes de l’emporter 4/3 qu’il rentre définitivement dans les coeurs rennais. Passé côté droit l’année suivante, il ne perd rien de sa force et s’avère être un des joueurs les moins décevants, ce qui explique son transfert pour Lyon à l’issue de cette prestation collective médiocre. Pour le remplacer, Rennes a engagé un autre breton Philippe Brinquin, le même sens du combat, mais c’est à peu près tout.

6 Yann M’Vila

La Breizhou ne fait pas qu’anticiper la brillante carrière qui attend ce jeune international français, 20 ans, deux enfants, et toutes ses dents. En choisissant de titulariser la pépite dans ce Onze Mondial, elle loue par la même occasion le centre de formation de son club et l’excellent travail fait par Patrick Rampillon. Repéré au FC Mantes, Yannou arrive en Bretagne à l’âge de 14 ans. Il s’impose rapidement comme le taulier des équipes jeunes, remportant le titre de champion de France des 18 ans en 2007 et la Gambardella en 2008 où il marque en finale d’une frappe de 25 mètres. Lancé chez les pros par Fred Antonetti en 2009; il impressionne à chacune de ses sorties par son intelligence de jeu et sa qualité de passes, devenant rapidement titulaire indiscutable au poste de sentinelle. Héroïque lors de l’épopée rennaise en ligue des champions en 2011, il rejoint Barcelone pour une somme colossale où il émerveille les supporters catalans et gagne tous les trophées imaginables. Indiscutable aussi en équipe de France, Yannou fait gagner les Bleus lors de l’Euro 2016 et rate malheureusement la finale du mondial en Russie à cause d’un attentat commis par un défenseur anglais, ce qui provoque l’exclusion de l’Angleterre de l’UE. Très investi dans la fondation Florent Malouda, il trouve un remède définitif contre les hémorroïdes en 2028. En 2046, il met fin à la faim dans le monde et se retire de la vie publique pour prendre sa retraite.

La doublure pure beurre : Henri Guérin

Une sentinelle à l’ancienne, ni technique, ni physique, s’appuyant surtout sur sa lecture du jeu, un peu comme Oscar Ewolo aujourd’hui à Brest, l’uniforme de pasteur en moins pour Henri. Il rejoint le SRUC au sortir de la guerre après avoir joué à Fougères puis à la Tour d’Auvergne (un club amateur rennais où a évolué également Boutet). Il s’impose d’abord au poste d’arrière droit, puis lorsque Pleyer passe au 3-2-3-2, Henri passe dans l’axe d’abord en récupérateur, puis finit carrément libéro. Il quitte Rennes l’été 51 pour rejoindre le Stade Français où il reste deux ans, puis Aix où il reste deux ans aussi. Il revient à Rennes en 1955 en tant qu’entraîneur-joueur pour faire remonter le club en D1, celui-ci ayant perdu son match de barrage. De bien belles retrouvailles qui amènent Rennes à enfin gagner quelque chose : un titre de champion de D2. L’année suivante, Rennes termine barragiste et… perd encore, retour à la case départ. Le club obtient de nouveau son ticket pour l’élite. Guérin maintient le club trois ans de suite avant de rejoindre Sainté puis la sélection nationale qu’il qualifie pour le mondial 66. Au lendemain de sa mort (1995), la Piverdière est baptisée officiellement centre d’entraînement Henri Guérin, mais tout le monde s’en fout et continue à l’appeler la Piverdière.

La triplure pur beurre : Laurent Huard

Lolo vient des environs de Fougères lui aussi, et plus précisément du Coglés comme Fabien Lemoine. D’ailleurs, ils sont tous les deux bruns avec des bouclettes, sans doute pas une coïncidence. Ce qui est le plus marquant chez le premier reste sa capacité à marquer des buts décisifs. Il n’a même pas 19 ans lorsqu’il égalise à Auxerre lors de la 38e journée, faisant obtenir à son équipe une place de barragiste alors que Cannes et Nancy qui comptaient le même nombre de points sont directement relégués. But décisif donc, mais pas trop, puisque Rennes trouve le moyen de se faire écraser dans ce match de barrage qui l’oppose à Strasbourg. Deux ans plus tard, en 1994, Lolo réécrit l’histoire en marquant le but qui propulse Rennes en D1 pour une courte victoire à Istres. Il reste titulaire pendant quatre saisons en D1 avec le Stade mais l’arrivée de Le Guen et des nouvelles ambitions de la maison le poussent sur le banc, puis à Sedan où il retrouve du temps de jeu et se greffe parfaitement dans le collectif mythique d’Alex Dupont au milieu des Mionnet, N’Diefi, Satorra ou autres Deblock, et signe à Saint-Etienne où on lui décèle une anomalie cardiaque qui le contraint à mettre fin à sa carrière. Il retourne alors à Rennes pour s’occuper des équipes jeunes.Il entraîne aujourd’hui la CFA.

8 Etienne Didot

La Breizhou se doute que ce choix-là risque d’être le plus discuté, certains reprochant à Etienne le Paimpolais d’avoir eu un comportement proche de celui d’une diva lors de sa dernière année au club. Mais quand on regarde la globalité de l’oeuvre du gars Didot, on ne peut être que sous le charme. Lancé dans le grand bain par le père Gourcuff lors de son éphémère passage à Rennes, Didot a séduit l’EAG qui fait le forcing pour le recruter en 2003, mais sans succès. Les entraineurs à Rennes se succèdent (Bergeroo, Vahid, Bölöni) mais Etienne reste dans le onze au poste de milieu relayeur. C’est seulement lors de sa quatrième saison qu’il marque son premier but lors d’une écrasante victoire contre Strasbourg qui permet au club d’arracher une qualification en UEFA. Il met plus de six mois à marquer le deuxième, mais c’est à Nantes, ouvrant le score, pour ce qui constitue la première victoire rennaise à la Beaujoire depuis 43 ans. Par la suite, Etienne se blesse et la rumeur selon laquelle il n’a pas le physique pour s’imposer durablement en ligue 1 court, mais un peu moins que lui ne courrait sur un terrain. Etienne revient en septembre suivant et s’impose comme le nouveau métronome de l’équipe et l’inévitable capitaine. Sa première apparition (9e journée) permet à Rennes d’obtenir sa deuxième victoire, il ne sort ensuite de l’équipe qu’en raison de légères blessures. Après d’excellents débuts lors de la saison suivante, il rentre dans le rang, se blesse et sort du onze type mis en place par Guy Lacombe. La divergence tourne au clash dans le vestiaire et Etienne est prié d’aller voir ailleurs. Il s’épanouit, surtout en tant qu’homme et père de famille à Toulouse. Il reste surtout à Rennes le dernier joueur dont le KOP scandait son nom à chaque match, et comme celui qui aurait pu être le capitaine de la première équipe rennaise à jouer la Ligue des Champions si Nicolas Fauvergue l’avait écouté.

La doublure pur beurre : Christophe Le Roux

Tout le monde connaît Christophe pour son superbe parcours qui l’a amené de Lorient à Vannes en passant par Guingamp, Nantes (sa seule expérience à l’étranger) et Rennes. Une carrière longue de 20 ans, déjà, ça force le respect, et ce d’autant plus que l’ami Christophe était un sacré fumeur de clopes. Ensuite, parce que c’était un beau joueur, à défaut d’être un beau gars, une belle technique, une réelle finesse dans le jeu, une régularité offensive (6 buts par saison) et une facilité à trouver Shabani Nonda qui déstabilisa même la Juventus de Zidane lors d’une finale… d’intertoto ! Ensuite, le gars Christophe mérite sa place parce qu’il demeure un précurseur, le premier gars au monde qu’a compris que partir de Nantes pour aller à Rennes était une belle promotion. Avec le recul, on peut dire que Christophe était peut-être un peu trop en avance sur son temps, mais son sens de l’anticipation est réel. D’ailleurs, avec Guingamp en 2003, juste après avoir battu Monaco, vice-champion de France 3 buts à 1, Christophe ne manqua pas de féliciter Lyon, champion, et surtout Paul Le Guen, son entraineur qu’il connut à Rennes, ajoutant qu’ils allaient « gâcher la fête ». Une semaine plus tard, Guingamp joue à Gerland et s’impose tranquillou 4/1. Un putain de devin le Cricri. Enfin, Christophe rejoint ce Onze Mondial parce qu’il a été le modèle d’Etienne Didot ; sa présence ici n’en est que plus logique. On retiendra aussi trois gestes, son but égalisateur à Nantes en 1/4 de CDF qui offrit à Roazh Takouer une superbe érection jusqu’à ce que Sibierski redonne l’avantage aux panaris à la fin des prolong’. Son dernier but lors de la saison 99/2000, pour l’ultime journée et une victoire 2/0 contre Metz qui soulagea les spectateurs du spectre de la relégation. Le troisième est un lob de toute beauté qu’il mit… à Petr Cech sous le maillot de l’EAG.

La triplure polyvalente : Stéphane Grégoire

S’il existe un joueur qui résume le ballon d’eau fraiche à lui tout seul, il s’agit bien de Stéphane Grégoire, sorte d’anamolie, un joueur du foot à papa qui débarque au milieu du foot bizness et y survit sans jamais renier ses valeurs. Stéphane rejoint Rennes à 29 ans, en provenance de Thouars, devenant par la même occasion professionnel. Rennes qui l’avait déjà approché à ses 19 ans, mais celui-ci ne se voyait alors pas devenir footballeur pro. Tantôt relayeur, tantôt pur récupérateur, tantôt milieu droit, il est avec Tony Heurtebis le seul joueur à jouer toutes les rencontres de la saison, marquant cinq buts dont celui de la victoire surprise de Rennes au Vélodrome qui s’avérera décisive dans la quête du maintien, et un doublé à la maison contre Metz, futur vice-champion. Paul Le Guen arrive, Rennes grandit, et celui qui était encore amateur il y a peu participe de nouveau à toutes les rencontres de son club, alternant l’axe et le côté droit. Il en est de même pour la saison suivante. Moins pour la dernière de Paulo, où il dispute 25 rencontres pour un petit but, marqué lors de la première journée contre Lyon. Christian Gourcuff ne compte d’abord pas trop sur lui mais lui laisse de plus en plus sa chance à la récupération et s’impose de nouveau dans le onze type. Les Bergeroo-Dréossi arrivent, et Stéph, en conflit avec le président de l’époque, René Ruello, pour son soutien inconditionnel envers Paul Le Guen rejoint lui la Corse, où il reste deux saisons, avant de rejoindre Dijon où il devient défenseur à 36 ans et fait l’admiration des Bourguignons. À 39 ans, le Papy a encore faim de ballons et s’en va en CFA, à Orléans où il occupa les fonctions d’entraîneur-joueur. Comme l’affirma la banderole du RCK pour son match d’adieu : « Grégoire, Rennais à jamais. »

10 Kim Källström

Kimi n’a rien gagné à Rennes, mais sa présence dans le Onze n’a provoqué aucune discussion tant il marqué son époque (2 ans et demi) par sa qualité de passes et sa frappe de mule. Arrivé en janvier 2004, il nous vient alors de Djugardens, le club suédois qui monte, et est déjà international à même pas 22 ans. Il marque son premier but dès son deuxième match de championnat, semble un peu accuser le coup en multipliant les frappes en six mètres, puis se met à briller de plus en plus au point d’inscrire un triplé à Monaco qui prive définitivement Didier Deschamps et les siens du titre de champion. Un peu fatigué par l’enchainement des matchs puisqu’il participe à l’Euro en tant que remplaçant de luxe, King Källström semble un peu éreinté en début de saison suivante et les résultats du club suivent, décevants. Le réveil de Kimi, réel maître à jouer du SRFC amène le retour des beaux jours et c’est au terme d’un excellent parcours lors des matchs retour que Rennes obtient la quatrième place, meilleur classement obtenu par le club encore à ce jour ( trois fois) et l’UEFA. Sa dernière saison démarre de façon catastrophique et Kim tire l’équipe vers le haut en multipliant les buts décisifs, ou presque inutiles mais beaux (comme contre Lyon), et les passes lumineuses, comme cette ouverture pour Utaka et le 2/0 à Nantes. Un coup de moins bien, et Rennes s’enfonce dans les profondeurs du classement avec cinq défaites d’affilée. Qu’à cela ne tienne, il reprend du poil de la bête et guide Rennes vers sa meilleure série en championnat : huit victoires consécutives (plus deux en Coupe de France). Une série qui s’arrête après la victoire contre Sochaux où il marque un doublé sur CPA (combinaison sur coup-franc, et pénalty) et qui s’enchaine sur cinq matchs sans victoire privant Rennes d’une deuxième qualification européenne consécutive. Kim part ensuite à Lyon où son génie est tellement mal utilisé qu’on lui confie parfois le poste d’arrière gauche. Une hérésie qui donne envie à Roazh Takouer de se poignarder le cul avec une galette saucisse. Sinon, on prononce son nom « Chelstreum ».

La doublure pur beurre : Jocelyn Gourvennec

Un génie. N’ayons pas peur des mots. Formé d’abord à Lorient alors qu’il est courtisé par de nombreux centres de formation, Joce ne rejoint Rennes qu’à 19 ans pour y finir sa formation, certes, mais d’abord et surtout ses études de STAPS (Rennes 2, avec les gauchistes). Il avait découvert la D2 à 16 ans avec le FCL, il s’y impose à 20 ans avec le Stade, marquant 12 buts la première saison (meilleur buteur du club toutes compétitions confondues à égalité avec Madjid Musisi); 14 la saison suivante pour 40 matchs joués, couronnés par le titre de meilleur joueur du championnat. Joce retrouve donc l’élite, cette fois-ci en tant que titulaire et même capitaine.36 matchs et 9 buts plus tard, trop fort pour rester à Rennes, il rejoint Nantes au grand dam des supporters, après avoir obtenu son DEA de didactique à l’Uereps, joue la Ligue des Champions, et se confie plus aux inrocks qu’à L’Equipe. Il tente de franchir un nouveau palier en 1998 en rejoignant le sud et deux expériences, mitigées la première (l ‘OM) presque traumatisante la deuxième (le Montpellier de Mézy)le font retourner illico à Rennes. Les retrouvailles ne sont pas aussi belles qu’escomptées, mais c’est tout de même lui qui est à l’origine de la libération de la Route de Lorient le soir de la 34e journée de l’édition 99/2000. Après une fin de parcours chaotique, Rennes est virtuellement relégué peu après la mi-temps, Nancy ayant ouvert le score par Cascarino contre Auxerre. Joce est au coup-franc; trouve le poteau et Bigné surgit pour ouvrir le score à son tour. Le Roux double la mise et Rennes se maintient de justesse. Après une saison à jouer les intérimaires de luxe dans le 4/4/2 de Gourcuff, entrant parfois en relayeur, parfois même en pointe, Joce s’en va en Corse puis en D2, parce que l’époque n’est plus au numéro 10. Il est aujourd’hui entraîneur de Guingamp, actuel deuxième de national. Dans quelques saisons, il n’aura qu’à nous rejoindre. Ne serait-ce que parce qu’il est capable de mettre « Death of a disco dancer » dans le vestiaire après une défaite.

La triplure pur beurre : Raymond Kéruzoré

Le digne ancêtre de Joce. Meneur de jeu élégant et technique, Kéru quitte Quimper et le Stade Quimpérois pour la capitale bretonne où il suit des études de physique-chimie et prend une licence amateur au Stade. Son talent saute aux yeux de Jean Prouff qui l’invite de plus en plus régulièrement aux entraînements des pros, l’y intègre progressivement, et le convainc avec Rodighiero, qui était alors son idole à passer pro en 1969. Il devient titulaire indiscutable à à peine 20 ans et est donc le meneur de jeu, alliant aisance balle au pied et vision du jeu, de l’équipe de 1971 qui soulève la Coupe de France. Il reste deux ans et rejoint Marseille pour une somme importante à l’époque (c’est à dire même pas un million de francs…). Il ne s’éternise pas là-bas, gêné par une longue blessure, il se laisse séduire par un ambitieux projet rennais l’été suivant et retourne en Bretagne… Pas pour le meilleur, puisqu’après des débuts sportifs corrects, son engagement politique très marqué à gauche, couleur maoïste, lui vaut de plus en plus d’inimitiés au sein du club. Trop gaucho pour certains, trop intello pour d’autres, le président Lemou frappe fort et le chasse du club avec une condamnation de « rupture de contrat », cassée en appel. Rennes descend à l’issue de la saison, et Kéru ressuscite en D2 à Laval où il passera quatre saisons et sera élu par les supporters « joueur tango du siècle ». On le retrouvera par la suite à Brest et à Guingamp, comme joueur puis entraineur. C’est lui aussi d’ailleurs qui donna le coup d’envoi du dernier Rennes-Brest.

11 Jean Grumellon

Vu qu’on parle d’un joueur qui a joué plus de 180 matchs en D1 avec Rennes et qui avec le chiffre de 103 réalisations tient le record du nombre de buts marqués sous le maillot rouge-et-noir, inutile que les groupies de Rubio viennent crier au scandale, Jean Grumellon est le titulaire le plus indiscutable de la liste, point final. Enfin non, pas final, car Jeannot mérite qu’on s’attarde un peu plus. Il débarque directement de St-Servan, « banlieue » de St Malo à l’âge de 23 ans en 1947. On lui confie directement le côté gauche, et cela s’avère être une idée de génie car l’autre Monsieur Jean du Stade Rennais ne marque pas moins de 22 buts. Il continue sur ce rythme pendant 5 ans, avec en apothéose le titre de meilleur buteur du championnat (25 buts) en 1950. Sa dernière saison est un peu moins brillante, 15 buts « seulement ». Doté d’une belle technique et d’une bonne présence dans la surface de réparation, il est régulièrement appelé en équipe de France et marquera 5 buts pour 10 sélections. Il s’exile dans le sud, à Nice puis à Monaco, ne restant qu’un an à chaque fois et ne laissant qu’une impression mitigée. Il sera plus convaincant au Havre mais ne s’y attardera pas non plus, préférant rejoindre le club rennais alors en seconde division pour l’aider à remonter dans l’élite. Un peu en retrait, il laisse à l’Espagnol José Caeiro le rôle de buteur miraculeux. Plus de 30 réalisations, un barrage obtenu puis perdu. Forcément… Mais les Bretons sont têtus et n’abdiquent pas pour si peu. La saison suivante est la bonne, Caeiro et lui finissant meilleurs buteurs du club qui, quant à lui, obtient le titre de champion de D2. Le devoir accompli, Jeannot retourne en amateur à St Malo, et s’éteint en 1991. RIP Grand Monsieur.

La doublure starlette : Olivier Monterrubio

Une patte gauche magique et efficace, une qualité technique indéniable, et du charisme, ce qui lui a permis de devenir une star à Rennes d’un côté. De l’autre un sens tactique limité, une suffisance sur le terrain qui tourne à la paresse défensive, sans oublier une bonne petite melonite qui explique presque comment ce joueur a pu suivre au long de sa carrière une trajectoire descendante, bien qu’étant couronné au passage par d’importantes récompenses individuelles (3 ans de suite le meilleur passeur du championnat avec Rennes, de 2004 à 2006).

Fâché avec pas mal de Nantais et séduit par le projet de jeu de Christian Gourcuff, il rejoint donc Rennes pour jouer en pointe d’un 4/4/2. Il signe un doublé pour son premier match en intertoto, tente de communier avec le kop, dans un silence de mort qui lui répond par quelques majeurs déployés. Premier match de la saison en championnat, Rennes est humilié à la maison 5 buts à 0 par Auxerre et Rubio est insulté à peu près tout le match. Mais le joueur a du caractère et plutôt que de faire sa diva, il signe un triplé deux journées plus tard contre Monaco. Les insultes vont decrescendo. Pourtant en deux matchs, Rubio vient de signer presque la moitié des buts de sa saison toutes compétitions confondues. La saison suivante ne se passe pas beaucoup mieux, que ce soit sous Bergeroo, qui le met de plus en plus sur le banc, ou sous Vahid qui tente d’en faire un 10 pour laisser Piquionne en pointe. Mais les supporters ne le prennent plus en grippe. Il n’explose en fait que la saison suivante au poste de milieu gauche, tout d’abord grâce à sa complémentarité évidente avec Frei, mais également par celle qu’il entretient avec Jeunechamp derrière lui, et Källstöm dans l’axe. D’ailleurs, il n’est même pas titulaire indiscutable dans l’équipe de Bölöni qui lui préfère Youssouf Hadji à l’extérieur. Privé de son Alex et de Kimi en aout 2006, il disparaît de plus en plus au point d’être poussé hors de l’équipe-type par Marveaux. Il part donc en quête d’un nouveau challenge et là c’est la dégringolade. Lens est deuxième quand il y arrive à mi-saison, cinquième à la fin juste derrière Rennes; relégué la suivante, puis pour Rubio c’est la Suisse de Sion, et enfin le FC Lorient, où il devient rapidement remplaçant puis carrément réserviste.

La double triplure pur beurre : Patrick Delamontagne

Ce n’est pas un vrai ailier, plus un meneur de jeu, mais c’est au poste de milieu gauche qu’il a joué à Rennes, lui aussi à deux reprises : les grands débuts et la fin de sa carrière. Par contre, il joua surtout en deuxième division avec son club formateur.L’indisponibilité de Pokou le poussa même à évoluer en pointe lors de sa deuxième saison chez les pros où il marqua 9 buts, participant donc à l’obtention du retour en D1 qui se passe relativement mal. En D2 encore, Patrick régale, termine meilleur buteur du club, scelle la première victoire rennaise à la 5e journée d’un triplé monumental et il apparaît clairement que sa place est en ligue 2. Comme Arribart, il rejoint Laval donnant au passage une petite bouffée d’oxygène au club.

Il revient à Rennes en 1988, là où il l’a laissé, en D2, rejoignant au passage son petit frère Laurent. Ce n’est pas non plus les frères Derrick, les qualités des frangins sont différentes, l’âge aussi bien sûr, Patrick achevant une carrière plutôt décevante, alors que Lolo en commence une. Troisième et barragiste la première saison, les Rennais s’y cassent encore les dents. La place de vainqueur du groupe obtenue par l’équipe l’année suivante lui permet d’obtenir sa promotion directo. Sa dernière saison se fera donc en ligue 1 sur une place de lanterne rouge, mais un maintien tout de même avec les relégations administratives de Bordeaux, Brest et Nice. Le devoir finalement accompli, Patrick peut se retirer, pas dans la montagne, mais à Rennes, où il travaille dans l’immobilier avec deux autres anciens rouges-et-noirs : Philippe Brinquin et Cyril L’Helgouach.

9 Daniel Rodighiero

Une évidence. Deuxième meilleur buteur de l’histoire du club, et héros de l’année 1965, il arrive à Rennes en 1964 à 24 ans, en provenance du Red Star, son club formateur, et avec également une courte expérience à Malherbe. Il s’impose vite comme un titulaire indiscutable en attaque dans le 4/2/4 de Jean Prouff et marque 20 buts en championnat à chacune de ses trois premières saisons, ce qui lui vaut le surnom de « Monsieur 20 buts ». Il est également prolifique en coupe, puisqu’il marque 11 buts dans cette compétition en 1965, dont 5 en 1/8e contre Saint-Quentin pour une victoire rennaise 10 à 0. Les deux saisons suivantes sont moins convaincantes, 11 et 10 buts tout de même en championnat. En fait, « Monsieur 20 buts » pense avoir fait le tour de la question, et cherche à partir de Rennes dès 1968. Il y reste tout de même jusqu’en 1970 et pour sa dernière saison inscrit 16 buts en championnat, 21 toutes compétitions confondues, redevenant l’unique meilleur buteur du club après deux années où il aura été presque dans l’ombre de Sylvester Takac. Il poursuit ensuite sa carrière à Valenciennes puis à Laval. Malgré son talent de buteur, Rodizorro n’a a pas réussi à s’imposer en équipe de France malgré ses deux sélections (soit moins que Tony Vairelles quand même). Au final, il aura marqué 97 buts pour le Stade Rennais en 6 années de championnat.

La double doublure africaine : Shabani Nonda/Laurent Pokou

Asamoah Gyan et John Utaka pour ne citer que les deux derniers font presque partie d’une tradition de buteur africain évoluant à Rennes. Difficile également de ne pas citer François Oman-Biyik qui n’est resté qu’un an, et surtout de n’en retenir qu’un seul dans ce Onze Mondial. La Breizhou a donc décidé de quintupler le poste et de retenir deux joueurs extraordinaires de cette short-list.

Commençons par le premier, et sans doute le meilleur de tous : Laurent Pokou. Une phrase de Michel Vautrot résume une bonne partie de sa légende : « Les joueurs qui m’ont le plus impressionné ? Je ne vais pas faire dans l’originalité et citer Platini, Beckenbauer, Pelé, Giresse bien sûr, mais je n’ai jamais rien vu de tel que Laurent Pokou lors d’un Rennes / Saint-Étienne le 16 mars 1974 ». Laurent sera le seul buteur de ce match. Il est à la fois le premier Ivoirien à jouer en Europe, et le premier Africain à jouer à Rennes, surprenant alors son monde puisqu’il est convoité par Marseille et Nantes. Son arrivée est le premier coup de Môssieur Pinault, alors membre du CA. Arrivé en décembre, il inscrit 7 buts en 13 matchs et contribue au maintien du Stade. Un peu fragile physiquement, ses 14 buts en 28 matchs la saison suivante ne permettent pas à Rennes de se maintenir, mais il surprend encore en décidant de rester. Il se ballade à l’étage inférieur, inscrivant 17 buts en seulement 12 matchs. Une grave blessure l’écarte des terrains, et il ne revient qu’en fin de saison suivante, sans pouvoir empêcher un nouveau retour en D2. Il part à Nancy, mais ne s’y plait pas trop et étonne encore lorsqu’il rejoint Rennes toujours, en D2, pour ne disputer qu’une douzaine de rencontres (6 buts). Accusé d’avoir frappé un arbitre lors d’un match de Coupe de France, ce qu’il nie, sa longue suspension le convainc de retourner au pays. Rennes reste tout de même « le club de la vie » du meilleur buteur des CAN 68 et 70.

Si Sha-Sha-Shabani Nonda n’a pas vraiment eu l’occasion de briller en CAN avec la RDC (et encore moins avec le Burundi, sa première sélection), les deux saisons qu’il aura passé à Rennes suffisent pour glisser l’anaconda dans ce Onze Mondial. Auréolé d’un titre de meilleur buteur du championnat suisse, il rejoint Rennes en 1998, pour la première année de l’ère Pinault. Associé à Bardon ou à Goussé, puis à Diouf, il endosse la panoplie de buteur providentiel avec aisance, et sans temps d’adaptation nécessaire. 15 buts en championnat, et 3 dans les deux coupes. 16 et 3 l’année suivante, le joueur se montre d’une efficacité et d’une régularité à toute épreuve, ce qui convainc l’ASM de lâcher 150 millions de francs pour attirer ses services. C’est encore à ce jour, le joueur le plus cher vendu par le SRFC. Deux premières saisons correctes, une suivante énorme où il termine meilleur buteur du championnat avec 26 buts, puis un attentat du Parisien Pierre-Fanfan, et le pauvre Shabani-Chris voit sa carrière ralentir. S’il se débrouille encore bien à Monaco comme joker de luxe, les expériences suivantes (Rome, Blackburn, Galatasaray) sont plus mitigées bien qu’il marque encore.

La double triplure renard des surfaces : Frei/Guivarc’h

Si la Breizhou s’est résolue à laisser Van den Boogard sur la touche, elle n’arrive pas non plus à trancher entre ces deux pointes, les deux derniers à avoir étés couronnés du titre de meilleur buteur du championnat. Deux styles de jeu relativement différent pour une efficacité comparable. Pour le Breton, c’est surtout son jeu de tête et sa frappe de mule qui permettent sa réussite. Pour le Suisse, c’est son placement, son sens de l’anticipation et sa facilité à glisser son pied, sa tête, ou même sa main entre deux défenseurs.

Steph’ rejoint Rennes, orphelin de Marco Grassi, en 1996. Premier match en coupe intertoto, premier doublé. Steph continue sur sa lancée : 4 buts en 4 matchs. Insuffisant toutefois pour qualifier le club à l’issue de la phase de poule. Et ceci est d’ailleurs assez représentatif de sa saison, puisque malgré ses 22 buts en championnat et son statut de meilleur buteur de la compétition, Rennes ne termine que 16e. Le problème est qu’il est la seule recrue à donner entière satisfaction, pour ne pas dire satisfaction, et que certains cadres de l’équipe comme Wiltord et André semblent démotivés. Alors que la première moitié de saison confirme les précédentes, c’est à dire Rennes en équipe imprenable à domicile, mais minable hors de ses bases, le retour de trêve annonce une saison pleine d’espoir, emmené toujours par Guivarc’h auteur de deux triplés consécutifs contre l’OM et l’OL, excusez de peu. Mais les deux mois suivants tournent au désastre : neuf matchs consécutifs sans but pour le champion du monde, six pour le club, avec au passage trois défaites très humiliantes à la maison : une élimination en coupe de France par Troyes, une victoire du rival nantais, et une autre, écrasante de Monaco. Guivarc’h redresse la barre, et inscrit 5 buts en 8 rencontres. Double déception tout de même : le club termine 16e et Stéphane retourne à Auxerre au nez et à la barbe du président Ruello.Au final, 45 matchs et 30 buts marqués. Soit le meilleur ratio pour un buteur rennais, juste après celui de Vollweiler (44 buts en 50 matchs, cf Walter Kaiser). Pas étonnant qu’avec ce rythme, il soit arrivé cramé en Coupe du Monde.

Contrairement à Guivarc’h ou même à Marco Grassi, l’adaptation de Frei à Rennes n’est pas évidente. Et pour cause, la tactique défensive de Coach Vahid ne peut laisser ses qualités s’exprimer. 1 but en 13 petits matchs, cela ressemble à un échec. Mais l’arrivée de Bölöni, le repositionnement de Rubio, puis l’arrivée de Kimi vont permettre au Suisse de mettre en valeur son jeu et son sens du but. Deux saisons à 20 buts pour Alex, mais une seule couronne de meilleur buteur (2005), celle de 2004 revenant à l’Auxerrois Djibril Cissé. Sa dernière saison est plus compliquée, en raison d’une grave blessure, il ne peut jouer que 31 matchs toutes compétitions confondues là où un Guivarc’h en faisait 45. Neuf buts tout de même en tout et pour tout, dont un doublé contre Osasuna qui permet à Rennes d’obtenir sa première victoire dans une vraie coupe d’Europe, et aussi un doublé pour ses adieux, contre Lille, lors de la 38e journée avant que…(cf le Onze Anal). Confirmant son statut de buteur, Alex sera sacré la saison suivante meilleur buteur de Bundesliga avec le Borussia. Il joue aujourd’hui à Bâle son club formateur, avec qui il vient de signer un doublé coupe/championnat, et est aussi rapeur à ses heures.

7 Walter Kaiser:

Nom qui claque en tous cas bien plus que ceux de Jimmy Briand, de Madjid Musisi ou pire encore de David Merdy. L’Empereur Walter est le premier grand nom du Stade Rennais, à l’époque Univesité Club. Arrivé d’Allemagne en 1930, il se plait tellement à Rennes qu’il sera naturalisé français comme Pleyer, qu’il portera le maillot de la sélection bretonne, comme Pleyer aussi, et qu’il y finira même ses jours. Arrivé en tant qu’international junior allemand, il passe semi-pro à Rennes, multiplie les matchs amicaux, et passe définitivement pro avec le premier championnat de France où il termine meilleur buteur de la compétition ex-aequo. Sa présence au club permet de convaincre son compatriote Walter Vollweiler, devenu indésirable dans la nouvelle Allemagne et réfugié à Sète, de le rejoindre. Ce dernier en pointe, Kaiser à droite, écrivent les premières belles épopées rennaises dans le monde pro, avec une 6e place obtenue et surtout une finale de coupe de France obtenue sans Vollweiler, blessé dès novembre, et perdue sans Kaiser, blessé en demi. Kaiser ne revient qu’en 1937, l’autre Walter est parti, et le premier à 30 ans, ne se remet jamais totalement de cette fracture. Il endosse le rôle d’entraineur-joueur puis de secrétaire-joueur pour seulement huit matchs disputés et un but marqué. Il arrête sa carrière de joueur en 1938 à seulement 31 ans pour devenir secrétaire à plein temps.

La doublure formée à la maison : Sylvain Wiltord

Nino est sans nul doute l’une des plus belles pépites sorties par la Piv’, et même l’annonciateur d’une politique de formation qui dépasse le grand ouest. Martiniquais d’origine, il vient de Neuilly (sur Marne, en fait) intègre le centre de formation en 1991, passe pro l’année suivante, et finit meilleur deuxième buteur du club l’année d’après en D2. Il est rapidement adopté par les supporters qui se régalent de sa vitesse et de sa technique. Sa première saison est correcte, sa seconde est phénoménale. Son entente avec Stéphane Ziani, remplaçant Gourvennec, André et Grassi marche comme sur des roulettes et Nino termine la saison avec 15 buts marqués en championnat. Le club termine même à la 8e place, se qualifiant pour l’intertoto un an seulement après son retour dans l’élite, et à seulement un point du voisin nantais. À son retour d’Atlanta, pas très motivé, il se bouge au moins sur les pistes du Pyms que sur le terrain, et se contente de donner la balle à Guivarc’h quand il peut. Il ne marquera même pas le moindre but lors des matchs retours.

La suite de sa carrière tout le monde la connait, et il revient donc à Rennes en 2007 où on attend de lui qu’il remplace Utaka sur le terrain, et Mario Melchiot dans le vestiaire. Mais Nino est encore un peu un gamin dans sa tête, et il préfère s’amuser sur le terrain avec les Leroy-Briand-Didot, puis délirer le reste du temps. Alors quand l’équipe joue bien, tout va bien, mais lorsque l’équipe tourne mal, il s’en foutrait encore plus que les autres. L’arrivée de Guy Lacombe sonne la fin de Nino ou presque. Plutôt à l’aise dans l’axe, avec notamment un doublé contre l’OM, Guy Lacombe tente quand même, pour voir, d’en faire un ailier gauche. Une défaite contre Auxerre à domicile plus tard, les relations se dégradent, et Wiltord ne devient plus qu’un joker très rarement utilisé malgré ses 8 buts. Trop cher pour être un remplaçant moyennement concerné par le vestiaire, le club le laisse libre en janvier 2009.

La triplure improbable : Carlos Tévez

Non, il ne s’agit pas du meilleur ailier droit des parties de PES de Roazh Takouer, il s’agit juste de la rumeur de transfert la plus fun que la Breizhou ait jamais entendue. Et ce n’est pas une rumeur uniquement footmercato, puisque même lequipe.fr s’y est mis. C’était donc en 2006, alors qu’on avait encore tous une énorme gueule de bois avec ces huit victoires consécutives sans coupe d’Europe. C’est sûr on aurait bien aimé l’avoir Carlos, surtout qu’à la place on a eu… Daniel Moreira (cf le Onze Anal). C’est quand même très con les rumeurs de transfert.

Président : Isidore Odorico

D’origine italienne, membre d’une dynastie artistique et mosaïste, entrepreneur, joueur du club, né et mort à Rennes, autant le dire tout de suite, Isidore dit Dodor a la classe. Ce n’est pas pour rien qu’il permet au SRUC de rejoindre le premier championnat professionnel français où il est alors le seul représentant de la Bretagne. Pas pour rien non plus qu’il se brouille avec sa ligue régionale et qu’il remplace la compétition par des matchs contre des équipes étrangères ou encore une tournée en Tunisie. Pas pour rien enfin qu’il amène au club des Allemands, des Autrichiens ou encore des Tchèques lorsqu’il s’aperçoit des limites de son effectif. Un génie. Un taré.

Ent : Jean Prouff

L’entraineur du siècle pour le SRFC, ça, c’est officiel. L’entraîneur des deux victoires en coupe de France. Le fin tacticien apôtre du beau jeu. Le champion de 400m, donc athlète également. Le plus grand Môssieu du foot breton sans l’ombre d’un doute. Et le seul nom qui mériterait de remplacer celui de Route de Lorient.

Ici, Monsieur Jean vous parle du club (et pas du cleub) de ses premières amours.

Invités d’honneur : Salma Hayek et la galette saucisse

On laisse les Sophie Thalmann et Margarita sans alcool aux autres. Une photo expliquera mieux qu’un long discours.

Ou sinon, une vidéo :

Quant à la galette saucisse, elle aussi on l’aime, on en mangera des kilos, dans toute l’Ille-et-Vilaine avec du lait ribot :

Vous êtes Nantais ? Ce lien est fait pour vous. Ici, le Onze Anal du Stade Rennais.

23 thoughts on “Le Onze Mondial Historique du Stade Rennais F.C.

  1. Roazh, malgré tes petites provocations à l’égard de la capitale annexée de la Bretagne, tu démontres une fois de plus que tu es, sans conteste, dans le top 3 des académiciens.

  2. a lire en ecoutant Keltia
    Merci pour ces 2 posts. impressionnant.
    Quid de Marco di Constanzo, Bob Senoussi ou Kujtim Shala??

  3. Belle équipe mais je m’interroge vraiment sur le pignolage dont est l’objet Mangane. Il n’a pas joué 50 matches avec Rennes et tout le monde se touche sur lui.
    Lors de son passage à Lens, il n’avait pas été mauvais, mais j’ai pas été bluffé plus que ça. Là, les quelques matches que j’ai pu voir de lui en défense centrale m’ont pas non plus bouleversé.

    Vous en faites des caisses ou y’a des trucs qui m’échappent?

  4. @Buman: Même s’il ne dégage pas une immense sérénité, je ne crois pas qu’on ait eu beaucoup mieux jusqu’à présent. Mais c’est vrai que la dernière saison on a dû être la 7 ou 8è défense du championnat, donc rien de folichon…
    D’un autre côté, si dans notre Onze Mondial on n’a pas de gros black bien costaud, on ne serait pas crédible…

  5. Buman,

    Il y a quand même des choses qui t’ont échappé, oui. Déjà pas mal de matchs parce que Captain Kader a joué bien plus de 50 matchs avec le SRFC mais au moins 75 rien qu’en championnat. Ensuite, il est quand même Capitaine de la première équipe rennaise à s’être emparée de la place de leader depuis 40 ans, apporte pas mal de danger sur cpa.

    Personnellement, sur le peu que j’avais vu de lui avant son arrivée, j’étais sceptique sur ses capacités à remplacer M’Bia et en deux temps, trois mouvements, il nous a fait complètement oublié Mensah. Depuis qu’on l’a recruté, à chaque fois qu’on recrute un joueur, on se demande si ce ne sera pas pour lui faire découvrir son meilleur poste.

    Et les problèmes défensifs l’an dernier s’expliquent beaucoup plus par les toiles de Douchez, les approximations de Fanni et les largesses de Boca que l’axe Mangane-Petter qui était quand même méchamment solide.

  6. La rumeur tevez en bas de page dans l’equipe au milieu de l’été, je l’avais montré à toute la famille. On y a cru pendant deux jours… C’était bien

  7. J’ai aussi le souvenir d’une rumeur bien pérave sur Riquelme qui devait venir en prêt, c’était été 2003 ou 2004…y avait eu aussi celle sur Leonardo, époque Le Guen, on y croit

  8. Et l’Nouvel album de Nolwenn Leroy il est pas dans le onze ?

    beaucoup aimé les pur-beurre, j’aurais une petite pensée pour l’académie dans deux semaines en jouant contre Ploudal’ que c’est..

    Sinon ça fait plaisir de voir une équipe bien équilibrée avec un milieu capable de récupérer la balle avant tout, dans ces Onze qui ont une tendance à mettre des relayeurs techniques en 6 parce que ça fait plus joli.

    Tu comptes faire ceux d’Brest aussi?
    dommage que la Pelouse de Francis soit en réfection sinon elle aurait eut sa place dans l’anal.

    La Breizhou, l’académie qui réussit à me faire apprécier les paris… Rennais à leur juste valeur.

  9. Bon, j’ai bien lu tous vos commentaires sur Mangane, ce qui ne me fait d’ailleurs pas changer plus que ça d’avis.
    OK, il a pris la place de MBia et fait oublier Mensah.
    OK il a fait 75 matches avec Rennes.
    Mais bon, en temps normal, ce genre de pedigree ne fait pas forcement l’objet d’une idolatrie folle.
    Là c’est en lisant un peu les posts sur la L1, c’est du Captain Mangane, du « Roc », la « Bête », mon héros, … c’est pas un peu beaucoup pour un gars qui joue comme un boucher?
    Après je dis ça, je m’en fous un peu, juste je m’attendais pas à le voir dans un 11 Mondial.

  10. @ Buman,
    Ben c’est à dire que je suis vraiment pas du genre à lui demander de faire un petit pont à l’attaquant adverse avant de relancer. Puis on est le club de la galette saucisse, alors ça nous pose vraiment aucun problème que les supporters adverses le comparent à un boucher. Nous, on l’aime tel qu’il est et il nous le rend bien. Si je t’ai pas convaincu, ben, tant pis. Lui m’a convaincu en tous cas.

    @ Jean-Louis,
    Merci pour la pensée à Ploudal’. Quant aux onzes historiques du Stat’, ma culture footballistique y est malheureusement bien plus réduite. J’ai réussi à faire deux listes de 23 qui ont d’la gueule, mais qui sont à mon avis à améliorer. Tu veux m’y aider ?

  11. respect M. le mangeur de gallette saucisse. Là je dis bravo pour le onze, je suis épaté par le petit historique à l’appui de la citation de chaque joueur, illustrations et supports vidéos en bonus, rien ne manque, même pas le pagicien pagistral qui n’a peut être pas séduit les rennais comme les marseillais…
    Cet article a réussi à me faire changer de regard sur le Stade Rennais, qui n’est donc pas un club parvenu et soutenu par les buveurs de Ricard.
    Bravo encore pour le contenu.

  12. Et Michel le Milinaire comme doublure de Jean Prouff. C’est quand même lui qui a fait remonté le club en D1 et l’a emmené jusqu’à la coupe d’Europe (l’intertoto était considérée comme une coupe européenne). Et ce sans le mécénat de Pinault. Moi je dis respect Mimi!

  13. Mon cher Roazh, que ce soit dans l’anal ou dans le mondial, vous êtes ma référence en terme de foot breton. Rendez-vous très bientôt pour les aventures version 2011 du SRFC!

  14. @Roazh : je pense pas pouvoir y apporter suffisamment malheureusement, surtout pour les périodes trop anciennes, faudrait voir sur AB, doit bien y’en avoir quelques uns susceptibles de faire une liste honnête malgré tout…

  15. avec les grandes heures du stade brestoà il doit y avoir moyen de faire un 11 qui a de la gueule! (et avec les artisans de la remonté)
    en vrac; vabec, bosser, thépot, bouquet, cabanas, le guen, guérin, martins, makelele, guivarc’h, ginola, lama, Le roux, pardo, ribéry, lérand, cado, didot (le frére), bogaczyk, colleter, buscher, fortuné, josé luis brown, julio césar, goycochea, roux, grougi, ewolo, sergent,elana, etc etc

  16. là, y a beaucoup d’anciens que j’ai pas connus. En défense centrale, davantage que Sommeil (pour rester dans les joueurs récents), j’aurais mis Arribagé, un super joueur doublé d’un grand homme, voir Brian Jensen, mon petit coup de coeur danois, parfait symbole de l’équipe rennaise qui jouait le maintien : pas de technique, mais des burnes en acier trempé

  17. A propose de Christophe Le ROux : « le premier gars au monde qu’a compris que partir de Nantes pour aller à Rennes était une belle promotion »

    (respect pour cette phrase…-

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