AS Monaco – Stade Rennais F.C. (3-2). La Breizhou Académie s’est pris un rocher

D’une trêve à une autre. Avec 0 victoire en 7 matchs toutes compétitions confondues, l’entre-deux trêves internationales aura vu le Stade Rennais passer de la 2ème à la 12ème place. Rien que ça. Retour de la Liguain donc, avec ce week-end un déplacement sur le gros caillou du championnat, et le cocktail préféré des gens qui n’ont aucun goût : Monaco.


La compo’ :

Avec 15 jours de repos pour la plupart des joueurs, Stéphan peut composer avec l’intégralité de son effectif. Non ils se sont tous blessés à l’entraînement ces cons. Du coup il manque Martin, Raphinha, Tait, et Mendy, et Stéphan continue à utiliser le 5-3-2.

Salin – Maouassa, Morel, Gnagnon, Da Silva, Traoré – Camavinga, Bourigeaud, Grenier – Niang, Hunou


Le scénar’ :

Les joueurs pénètrent le chaudron de Louis II, bien garni à l’occasion de la réception des copains rennais (6 000 spectateurs un dimanche après-midi…). On se dit que nos ptits Rouchénoirs sont remontés comme des coucous suisses, après un mois de septembre et un début de mois d’octobre calamiteux. Queunéni. Kenéni. Euuuh que nenni ! Les locaux bouffent littéralement le FC Visiteurs, et d’entrée, la Twingo Slimani, lancée par la Chevrolet Fabregas, passe en force dans la surface pour distiller une merveille de centre au deuxième poteau, directos sur Wissam, qui n’a guère d’empathie pour le début de match rennais, et qui catapulte le cuir au fond des filets (3e). 1-0. SÉRIEUSEMENT ?! Je me tape un mal de crâne carabiné à cause de la cuite d’hier, et c’est ce que tu m’offres Stade Rennais ? Ce début de match apocalyptique voit les Monégasques faire mumuse dans le camp rennais, pendant que les troisièmes du collège Rouge&Noir effectuent leur stage d’observation. Un mauvais élève vient cependant rompre cette douce harmonie de possession monégasque : le bien nommé Faitout Maouassa part seul sur son côté gauche, élimine la bagatelle de 4 joueurs monégasques, et crucifie Lecomte d’une belle frappe croisée (12e). 1-1. Bruno Cheyrou et son tocard de co-commentateur s’emballent : « Ouaaah ! Quel début de match fantastiiiiique ! Vous ne rêvez pas messieurs dames, 1-1 à la 12e minute ! ». Mouais. Les mecs ne se rendent pas compte qu’on a une chance de cocu de marquer alors qu’on a pas encore réussi à aligner cinq passes consécutives. BREEEEF. On se rendort tranquillement après l’égalisation, particulièrement au milieu de terrain et sur le côté droit, où Hamari Traoré nous livre l’une de ses pires partitions depuis son arrivée il y a trois ans. On laisse jouer dans les 40 derniers mètres, on manque d’agressivité, le pressing est (quasi) inexistant. Il ne se passera pas grand chose avant la mi-temps, et c’est d’ores et déjà un exploit que de ne pas être mené à la pause. 1-1.

Retour des vestiaires, et moment de grâce pour le SRFC. Grenier botte un coup-franc dans la surface monégasque, Gil Dias fait du grand n’importe quoi et remet le ballon sur Hunou, qui, d’une reprise du dos (coucou Brandao), trompe Lecomte, qui ne manquera pas de féliciter son latéral une fois à la douche (47e). 1-2. 3 tirs, 2 buts. Certains parleront de réalisme à la rennaise, d’autres de pragmatisme à la Stéphan. Moi d’une chatte de bâtard. Notre possession de balle doit tourner autour des 35%, nos attaquants ont du toucher 5 ballons chacun depuis le début du match, et pourtant, on est bel et bien devant. Plus surprenant encore, Rennes maîtrise le ballon après la pause, pour une fois ! Et comme cette équipe adore nous surprendre, c’est lorsque l’on n’est plus du tout inquiété que Morel décide de passer la balle à Fabregas, seul au 30 mètres, plein axe, et qui n’a plus qu’à servir Slimani, qui crochète Salin avant de transformer l’offrande (56e). 2-2. Puis le néant. Seuls faits notables : les premières apparitions pour le jeune Yann Gboho, et sa coiffure Camavinguesque, et le très attendu Rafik Guitane qui, après deux ruptures des ligaments croisés du genou, fait sa première apparition en deux saisons sous le maillot bleu des Rouge et Noir. Dans le temps additionnel, un ballon anodin dans le dos de la défense pousse Salin à sortir de sa zone et à se confronter à Keita Baldé, mais surtout à Traoré. Les Rennais se trouent comme des Normands, et Baldé n’a plus qu’à pousser le cuir dans le but vide. Le but sera déjugé par la VAR quelques instants plus tard, pour un contrôle de la main de l’international sénégalais. OUUUUF, on tient le nul. Quedal Chantal. Après un énième duel perdu par Da Silva, Baldé remise de la tête sur Ben Yedder qui, de pivot, envoie une demi-volée magnifiquement placée dans les cages (90e+3). 3-2.
A peine déçus, les Rennais engagent et poussent pour égaliser, mais l’arbitre renvoie tout le monde aux vestiaires. 3-2.


Les notes :

Salin : 2/5. Le numéro 2 rennais n’a pas pu faire grand chose sur les trois buts concédés. Malgré un volontariat indéniable, on a plus vu la portée de ses cordes vocales que celles de ses deux bras.

Maouassa : 4/5. Le tout récent Bleuet aura été le MVP côté rennais. Un but en solitaire, un côté gauche bien bouclé, et des montées toujours tranchantes. Faitout Maouassa (bah ouais y a pas vraiment de jeu de mots à faire tant son prénom lui va à ravir ce dimanche).

Morel : 1/5. Celui dont on dit tant de bien depuis le début de la saison nous a livré sa pire prestation. Il a été à la rue au marquage de Ben Yedder tout le long du match, en atteste le premier but. Il offre une passé clé à Fabregas sur le deuxième.

Gnagnon : 2/5. Sans avoir brillé, il a été le meilleur des trois défenseurs centraux alignés en début de match.

Da Silva : 1/5. Au duel avec Slimani, il a perdu 3/4 des duels avec l’international algérien.

Traoré : 0/5. C’est bien simple, il n’a rien réussi dans ce match. Ni défendre, ni attaquer. Ajoutez à cela un nombre de passes ratées affolant, aucune complicité avec ses partenaires, et vous obtenez le pire match d’Hamari depuis 3 ans. Sa relation avec Sarr manque cruellement au Stade Rennais depuis le début de saison. Remplacé par Guitane (88ème), qui n’a eu que 6 petites minutes à se mettre sous la dent, mais qui constitue probablement la meilleure nouvelle de la soirée.

Camavinga : 3/5. Sans lui, on aurait pu prendre la première branlée de la saison. Le seul à véritablement montrer de la volonté et l’envie de jouer. Devant la passivité de ses coéquipiers, il ressort du tableau comme le meilleur milieu rennais.

Bourigeaud : 1/5. Cette position sur le terrain ne lui convient définitivement pas. Et ce match confirme également ce que la communauté rennaise pense de lui depuis le début de saison.

Grenier : 1/5. Tout comme Bourij’, la tignasse brétilienne a été invisible pendant toute la rencontre. Il a oublié à Rennes sa vista habituelle qui nous a cruellement manqué pendant toute la rencontre.

Hunou : 3/5. Aligné d’entrée par Stéphan, il a fait preuve de volonté à l’image de son but de renard et de ses tentatives de jeu en une touche de balle. Remplacé par Gboho (79e) qui a eu le temps de se mettre en valeur et de se faire découper par Adrien Silva.

Niang : 1/5. Visiblement, l’imbroglio autour de sa non-participation aux matchs internationaux avec le Sénégal cette semaine a pesé sur sa prestation. Peu, voire pas impliqué, il n’a proposé aucune solution à ses partenaires lors des rares fois où Rennes était menaçant. Remplacé par Pefok (79ème), invisible, comme à son habitude.


La gueulante de comptoir

Beaucoup d’amertume après cette défaite, tant les deux buts rennais cachent l’immonde prestation des joueurs. Sans une réussite aussi improbable qu’illégitime au vu du match, la différence de buts aurait été bien plus salée. Si Stéphan s’est passé de Gélin en rampe de lancement dans son 5-3-2, les joueurs n’auront guère montré plus d’inspiration que leur coach. Celui qui, en avril dernier, nous rapportait le premier trophée du club depuis 48 ans, est en octobre, la cible de moult critiques aussi bien du côté des supporters que des « consultants ». Le besoin d’immédiateté du foot d’aujourd’hui pollue grandement l’expérience de coaching et met sous pression les entraîneurs, qui se retrouvent pieds et poings liés dès le mois d’octobre…

Bon, on prend une tisane et on pense à autre chose, jeudi il y a un match charnière où le résultat final risque malheureusement d’avoir beaucoup d’impact sur le reste de la saison. Réception de Cluj en Europa League, ce qui veut donc dire un Roazhon Park en feu, et ça, c’est une sacré belle nouvelle.

ALLEZ RENNES !

Bengui Jump

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