Dijon FCO – Stade Rennais F.C. (2-1) : La Breizhou Académie plombe sa reprise

Après deux semaines d’absence, le Stade Rennais retrouvait le chemin de la Ligue 1 avec un déplacement galère en terre bourguignonne. Enfin bourgigno-franc-comtoise depuis la redécoupe territoriale à la con. Dijon qui reste sur des résultats (très) satisfaisants dans leur enceinte de Gaston Gérard, tout comme Rennes, qui malgré deux mois compliqués, reste sur deux victoires consécutives en Ligue 1.

La compo :


Avec les absences de Camavinga (laissé au repos), Bourigeaud (suspendu) et Martin (reprise) au milieu de terrain, Stéphan a du faire avec les restes. Ouais les « restes » c’est pas très joli, mais c’est pas comme si le coach rennais avait vraiment envie de compter sur Grenier et Gélin pour assurer le travail du milieu de terrain… Morel prend le couloir gauche de Maouassa, sur le banc, dans le 4-4-2 très offensif de Stéphan.

Mendy – Traoré, Da Silva, Gnagnon, Morel – Raphinha, Grenier, Gélin, Hunou – Niang, Del Castillo


Le scénar’ :

La pluie s’est invitée quelques minutes avant le début du coup d’envoi, comme pour nous dire : « Allez bien vous faire foutre pour votre affiche en bois ». Un nuage de fumigènes émane des tribunes d’un stade Gaston Gérard bien garni côté visiteurs, la prestation du kop Rouge et Noir étant probablement la meilleure performance collective de la soirée.

Dans ce début de match poussif, pas grand chose à se mettre sous la dent. Rien en fait pendant 10 minutes, jusqu’à la première mèche dijonnaise, allumée par l’artificier de la soirée Mounir Chouiar, sur un bon coup franc botté côté gauche, directement sur la barre de Mendy (11e). Côté rennais, il est très difficile de construire du jeu avec ce milieu de terrain aussi inédit qu’inefficace. La première véritable occasion surviendra quelques minutes plus tard pourtant, avec un bon déboulé de Raphinha, et un bon centre pour la tête dans le petit filet extérieur de Del Castillo (14e). Une deuxième barre dijonnaise survient une minute plus tard, après une relance complètement foireuse de Gélin au milieu de terrain, et une minasse envoyée par Foued Chafik (15e). Puis presque trente minutes de niveau district m’ont plongé dans un coma, j’ignore totalement ce qu’il s’est passé, comme si mon âme avait été aspirée par tous les mauvais choix de nos joueurs. Le réveil sonnera juste avant la pause (bien méritée… pour les spectateurs) avec un face à face remporté par Mendy d’une belle parade de gardien de hand, privant de nouveau Chouiar d’ouvrir le score (44e). 0-0 à la mi-temps.

La deuxième mi-temps sera un peu plus animée, avec notamment Raphinha qui sonnera la révolte côté breton. C’est ce même Raphi’ qui va complètement paniquer dans la surface, enchaînant les feintes de frappes, jusqu’à contourner l’intégralité de la défense dans la surface dijonnaise, sans jamais n’avoir tiré… (56e). La recrue brésilienne se fera pardonner une minute plus tard, convertissant un bon ballon dans l’axe de Gélin, et remportant son duel avec le portier du DFCO. (0-1, 57e). Le bonheur du Brésilien sera de courte durée puisqu’il sort sur blessure dans la foulée, symbole d’un Stade Rennais en manque total de réussite ces derniers temps.
Puis le scénario que l’on connaît par cœur depuis plusieurs mois s’écrit doucement dans les 20 dernières minutes de ce match. Sammaritano égalise après une énième mauvaise relance de la défense rennaise, et le ballon, contré deux fois, franchit la ligne avant que Grenier puisse la dégager. (1-1, 70e). Une fois égalisés, les onze rennais de la soirée n’ont montré aucun signe de révolte, laissant la confiance s’installer dans les rangs dijonnais, et se contentant de défendre. Dix petites minutes auront suffit au DFCO pour renverser totalement la vapeur, devant un Stade Rennais toujours aussi apathique en défense. Le Ptit Vélo dijonnais, encore lui, sert Chouiar qui marquera finalement son but de la soirée. Ça fait mal au derche mais c’est copieusement mérité pour ce Rennes là. Ni les trois entrants (Tait, Léa-Siliki, Siebatcheu), ni le temps additionnel ne permettront aux Rennais de revenir dans ce match, et s’incline donc logiquement. 2-1.


Les notes :

Les poteaux de Mendy : 5/5. Merci à notre bon vieux Edouard d’avoir béni ses montants pour la première mi-temps, qui nous permet de rester dans le match après 20 minutes de jeu. La prochaine fois, fais en de même à la mi-temps.

Traoré : 1/5. Point fort : régulier. Point faible : trop naze. Rendez-nous vite le vrai Hamari !

Da Silva : 3/5. Le capitaine rennais a eu le mérite de bien défendre sur l’intégralité du match, il n’est cependant pas au marquage de Chouiar sur le deuxième but dijonnais.

Gnagnon : 2/5. Avec un sacré client en la personne de Julio Tavares, Jojo avait une belle occasion de nous montrer toutes ses qualités athlétiques. Pataud et souvent en retard, il aura surtout montré son manque de confiance actuel.

Morel : 1/5. Titularisé à gauche à la place de Maouassa, le vieux sage malgache aura probablement perdu des points aux yeux de Stéphan dans ce rôle, tant son apport offensif a été inexistant.

Raphinha : 4/5. Dans la lignée de ses dernières performances et de son but face à Amiens il y a deux semaines, Raphi’ a été le meilleur rennais de la soirée. Il aurait cependant pu ouvrir la marque plus tôt sur des occasions très nettes. Sorti sur blessure après son but à la place de Tait (59ème), qui, pour son retour de blessure, n’aura pas vraiment pu montrer grand chose tant son équipe s’est arrêté de jouer.

Grenier : 2/5. Blacklisté par Stéphan depuis quelques matchs, le milieu de terrain était probablement titulaire ce soir grâce au nombre d’absent. Il n’aura pas vraiment prouvé quoi que ce soit ce soir, si ce n’est le courant alternatif sur lequel il fonctionne depuis le début de la saison, enchaînant le bon et le très mauvais.

Gélin : 1/5. En mécanique, un piston est une pièce rigide de section généralement circulaire coulissant dans un cylindre de forme complémentaire. Ce piston là était bel et bien rigide, mais pour ce qui est de la circularité et de la complémentarité, Jérém’ n’a rien du piston idéal pour notre milieu de terrain. Remplace par J.-L. Siliki (76e), qui aura gratifié le stade de sa plus belle couleur blonde.

Hunou : 1/5. Dans une position latérale offensive, celui qui restait sur trois pions en autant de matchs de Ligue 1 n’a eu aucune occasion de se montrer. Il a surtout montré qu’il galérait pour les tâches ingrates mais nécessaires de pressing et de couvertures défensives. Remplacé par Pefok (86e), ou du moins son fantôme, celui que l’on voit erré sur le terrain depuis trop de temps maintenant.

Niang : 1/5. L’attaquant international sénégalais aura été trop brouillon et aura laissé la sensation amère de s’être trop peu engagé dans le jeu rennais ce soir.

Del Castillo : 1/5. Convaincant depuis quelques matchs, le jeune sspoir n’aura pas été le poison habituel des défenses adverses. Ses prises de balle et sa vitesse ont du resté à la Piverdière ce week-end.


Grosse déception évidemment après ce match, et cette stat’ qui fait mal : Rennes est l’équipe qui laisse passer le plus de points après avoir mené au score, dans les 5 grands championnats européens. Cette maladie qui ronge les Rouge depuis plusieurs mois coûtent évidemment très cher dans la course à l’Europe. Mais ce championnat reste tellement ouvert que Rennes, malgré ce genre de prestations et de résultats à répétition, reste dans la course avec un match à rattraper (vs Nîmes).

Au programme cette semaine : un déplacement pour l’honneur et la postérité du SRFC dans cette campagne de Ligue Europa 2019-2020, et un retour au Celtic Park de Glasgow, 8 ans après l’édition 2011-2012.


ALLEZ RENNES !

Bengui Jump

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.