Lille – Metz (1-0) : La Metz Que Un Club Académie a retrouvé ses identifiants

Deux matchs, deux défaites, zéro point, zéro but marqué.

It is good to be back.

Le dimanche soir. Les impôts. Marcher dans une merde de chien. Se faire larguer. La pluie. 5 000 supporters dans les stades. Se couper avec une feuille. Une année sans mirabelle. Oublier son mot de passe. La diarrhée. S’étouffer en buvant. Les embouteillages. Se faire raconter la fin d’une série prenante. S’attacher les couilles avec des câbles de démarrage de voiture. Déneiger la voiture. S’éclater le petit orteil dans la table basse. Les fins de mois difficiles. Avoir quelque chose coincé dans les dents. Quelqu’un qui mâche la bouche ouverte. Les pigeons parisiens. La saga Fast and Furious. Se bruler en mangeant. La belle-mère. Le but d’Eder à la 109e minute. Du lait périmé. Les grèves. Une pénurie de bière. Être cocu. Une comédie française avec des clichés racistes. Faire 0.91% aux présidentielles. La gueule de bois. Rater son train. Penser que ça allait être « juste un pet ». La chasse à la glu. Les choux de Bruxelles. Tremper ses chaussettes dans la salle de bain. Les travaux le samedi matin. Les courbatures. En avoir collé aux poils quand on se torche. Une ampoule qui claque. Se vautrer sur le verglas. Prendre du bide. Faire la vaisselle. Les guêpes. Les connards de voisins qui font une soirée en pleine semaine. Un porno avec une intrigue.

Tout ça, cela reste moins pénible que de s’infliger le coaching de Vincent Hognon lors d’un match de football.

2e journée : Lille – Metz

Car oui, le FC Metz joue toujours au football. Oui, le FC Metz est toujours en Ligue 1. Oui, le FC Metz a perdu son premier match contre Monaco. Et oui, on en a bouffé toute la semaine en disant que le plus grand club de Lorraine allait à Lille pour prendre des points. On y a cru, jusqu’à ce qu’on voit une composition avec 2 joueurs offensifs sur 11. On est vraiment con, hein ?

Nguette ressemble beaucoup trop à ça :

Metz Que Un Match

Il y a eu un peu de football. Je dirais même qu’on a vu des choses pas dégueulasses en première période pour un collectif vraisemblablement dressé pour jouer uniquement dans ses 25 mètres. Il y a même une légère attaque cardiaque sur le centre d’Udol détourné par un lillois sur la barre de Maignan. Il y a eu des insultes sur trois générations de Sénégalais lorsque Niane a préféré dévier le ballon de la teub plutôt que reprendre convenablement le magnifique bonbon de Centonze. Puis il y a eu la mi-temps, et le discours de Vincent Hognon, ce chancre du football.

« Bon les gars, on s’est créé des occasions et ça va pas du tout. On n’est pas venu pour ça bordel. Vos transmissions vers l’avant là, les débordements des latéraux… Vous m’arrêtez tout ça ! C’est compris ?! VOUS ARRÊTEZ DE JOUER AU FOOTBALL BORDEL !« 

Et les gars ont scrupuleusement respecté la consigne. Il ne s’est plus rien passé. Encéphalogramme plat. La mort du petit cheval. Il s’appelait Stewball et c’était mon idole. Les grenats ont reculé, se sont fait acculer, ont annihilé toute idée même de pied-ballon, et sans un grand Oukidja le banque aurait sans doute sauté plus tôt. On les a vu régresser et s’épuiser, jusqu’à la logique ouverture du score lilloise à la 88e minute. C’est là qu’il s’est produit quelque chose dans le cortex cérébral de cette grande guiche qui nous sert de coach.

Zoom cérébral du Vincent Hognon : J'ai l'impression d'avoir oublié un truc... J'ai laissé le gaz allumé en partant ? Mais non j'suis con, on a une plaque électrique. C'est quand même pas l'anniversaire de ma femme ? Non, Lejeune me l'aurait rappelé... Alors c'est quoi bordel ? J'ai payé les impôts, je suis à jour sur mes vaccins, j'ai fait le test Covid. Oh merde ! On a pris un but... Ils sont relous les lillois, faut dire qu'ils ont l'air plus frais avec tout ces changements. OH MERDE, MES CHANGEMENTS !

C’est comme ça qu’on se retrouve à faire rentrer trois mecs en une fois, à la 91e minute. C’est comme ça qu’on est ridicule. C’est comme ça qu’on perd un match.

Metz Que des Notes :

Oukidja, 4/5 : 
Sans lui, l’addition aurait été nettement plus sale. Merci au ninja fou.

Centonze, 4/5 : 
Puncheur sur son côté droit, il aurait été à créditer d’une passe décisive si on n’avait pas des faces de flan dans la surface incapable de reprendre ses caramels.

Boye, 4/5 :
Des retours solides et des dégagements chaussettes sur les côtés. Rarement en difficulté, et pourtant on rentre du nord broucouille. Comme une sensation de déjà-vu désagréable de la saison dernière.

Bronn, 3/5 : 
Comme son collègue Boye, solide et solidaire. Surtout quand il fallait mordre les mollets de Burak Yilmaz et sa tronche de méchant dans un James Bond. Mais on a vu deux-trois relances contrées bien sales, il ne nous avait pas habitué à ça.

Udol, 3/5 : 
On se demande quel aurait été le scénario du match si son centre détourné à la 3e minute avait finit dans le but plutôt que sur la barre. Mais on se demande pas trop longtemps, parce que ça fait mal au fondement.

Fofana, 2/5 :
Heureusement qu’il y avait de temps en temps des plans caméra sur lui pour se rappeler qu’il était sur le terrain.

Maïga, 3/5 : 
Quand on sait de quoi il est capable, on est en droit à s’attendre à mieux. Après, sans doute que lui même ne sait pas trop où il devait se positionner sur le terrain.

Angban, 3/5 : 
On sent qu’il en veut un peu plus. En même temps, c’est lui même qui a dit qu’il voulait les 3 points et qu’il est la recrue la plus chère de l’histoire du FC. *sanglotte en platt*

Pajot, 3/5 :
Court partout, tire bien ses coups de pieds arrêtés, presse comme un rottweiler sous acide. Du moins jusqu’à ce qu’il décide d’appliquer les consignes d’Hognon à la mi-temps.

Nguette, 2/5 : 
Volontaire en première, insipide en deuxième. Un peu comme moi au plumard, je me laisse tomber dessus comme lui dans la surface.

Niane, 2/5 : 
Un but lui ferait le plus grand bien. Parce qu’à louper comme ça une occasion fantastique quand il est seul face au but, il va finir dans une machine à saucisse. Mais esseulé comme il est, ça ne risque pas d’arriver.

Les remplaçants, inutile/5 : 
On a vu Diallo entrer en jeu, pour pas grand chose. On a aussi vu 3 mecs débarquer sur le terrain à la 91e minute pour le plaisir du lol. L’équivalent tactique d’un majeur tendu vers les supporters.

Hognon, sac à merde/5 :
On a un groupe homogène, des joueurs qui ne demandent qu’à rentrer, une situation à débloquer avec des supposés impact players sur le banc. Mais non, Seigneur Hognon préfère rester frileux. Quand on veut être sûr de son coup Seigneur Hognon, on plante des navets. On ne pratique pas le football.

Et sinon :

On joue à Paris ce mercredi et on a une cote à 27. C’en est presque insultant.

Si vous êtes vous aussi dépressifs, on peut se retrouver sur le Touiteur. On chialera ensemble.

Et si vous êtes de passage sur la capitale (celle de la France, pas celle de la Lorraine) et que vous êtes supporters ou sympathisants du FC, ne pas hésiter à me contacter pour venir trinquer au QG Messin à l’occasion des jours de matchs.

Klass & Deuch

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

4 commentaires

  1. Vous avez l’air aussi dépressif que Marcel Picon.
    J’espère que cette sinistrose n’atteint pas LeGrasAuLLy, j’aimerais tant partager une raclette au Brézain arrosée de Mirabelle avec lui.
    En tout cas, relativisons : ces deux premiers mâches, c’étaient Monaco et Lille en face. Vous aurez des points plus facilement contre des seconds couteaux comme Lyon ou le PSG.
    Force à vous.

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