ASSE-Bordeaux (4-1): la Scapulaire Académie se chatouille

scapulaire

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« Alors Jaro, tu le sens comment?

-Ça pue, Jean-Louis. Dis, tu ne crois pas que les jardiniers auraient pu attendre un peu avant d’épandre ?

-Euh… C’était nos joueurs à l’échauffement, Jaro »

La composition :

Costil

Sabaly Baysse Koscielny (c) Benito

Seri Basic

Oudin Adli Zerkane

Hwang

Choisir ces onze joueurs, pourquoi pas. Mais placer Zerkane à gauche (lui qui a essentiellement évolué à droite), laisser un Serinutile en 6 alors que Yacine Adli a réalisé ses meilleurs matches à ce poste et l’associer à un milieu Basific qui exècre le combat… Gasset semble avoir donné son avis quant au projet de loi sur l’euthanasie.

Le match :

Un résumé pour répondre au cahier des charges, pas pour le plaisir.

Le résumé :

Moins de dix minutes de jeu et Bordeaux ouvre le score sur un penalty de Hwang, suite à une faute inexistante sur Zerkane (0-1).

Égalisation rapide de Saint-Etienne, grâce à Khazri sur penalty après une faute… inexistante de Zerkane. Pas de doute, c’est bien une rencontre entre les Verts et les Marine et Blanc (1-1).

Khazri double la mise sur corner. Ballon au second poteau, il a le temps de contrôler, se mettre en position de tir et d’aligner Costil. Plus c’est long, plus c’est bon. La vitesse de réaction de la défense girondine est donc orgasmique. A noter au passage, le cri de Costil à Hwang (« Tu y es ! Tu y es ! »). Il semblerait que le Sud-Coréen ait trouvé le point G. Dommage que « G » ne veuille pas dire « Gardien » (2-1).

Bordeaux va pousser en fin de première période mais cela n’accouchera de rien.

Les quarante-cinq minutes suivantes seront un calvaire :

La concurrence a du bon. Benito prend exemple sur Poundjé, il court et tombe. Enfin, se jette au sol pour contrer une frappe. Le plus beau geste de notre côté est donc réussi avec le postérieur. Merci pour la publicité, Loris.

Les Girondins enchainent les erreurs défensives. Putain, on dirait Dijon ! Il ne manque que la voix de Thierry Roland et des bruitages tous pourris pour se croire dans « Le foot en folie ».

Le VAR n’existait pas à l’époque mais pousse à la réflexion quant à la possibilité d’un retour de ces compilations. Briand, entré en jeu, stoppe de la main le tir de Moukoudi. La frappe n’était pas cadrée mais l’arbitre, bien aidé par ses collègues de la vidéo, siffle penalty. Pour l’anecdote, Khazri signe un triplé. Le coup de l’ancien, nous, on le subit trois fois ! (3-1)

Costil lui, est devenu véritablement fou. Le voilà qui appelle non pas à la révolte de ses partenaires, à les exhorter à se bouger le derche pour égaliser mais il les somme de défoncer un joueur adverse ! Et pour une fois, ils l’écoutent. Neyou sort sur civière après avoir poussé un cri entendu jusqu’à Lyon et pour lequel, une fois n’est pas coutume, Lopes n’est pas responsable. Entre-temps, Youssouf a marqué le quatrième but des Verts. Le coup de l’ancien… (4-1)

Score final 4-1. Plutôt pouet que poètes, les Girondins.

Les notes des 33 :

Costil (0/5):

« Il est con comme un balai, le numéro 1 ! Mettez-lui un manche! »

La petite terreur du lotissement qui envoie les gros durs du quartier faire le sale boulot à sa place, après avoir semé la merde. Rentre à la maison prendre ton avoinée, tu fais honte à la famille !

Sabaly (0/5):

Encore trois mois.

Baysse (0/5):

« A deux doigts » qu’il a dit. Celui que Gasset se fout dans l’œil à chaque fois qu’il fait un débriefing de la semaine d’entraînement et l’index de Schneider indiquant le point de penalty. J’aurais pu citer les deux majeurs que nous avons utilisé avec Kiki pour nous chatouiller notre prostate respective, histoire de ressentir une émotion positive en regardant les Girondins. Mais il est difficile de trouver un lien entre notre action et le résultat final.

Koscielny (0/5):

Il a fait le travail en répondant physiquement et en étant présent pour repousser des offensives. Mais en tant que capitaine, nous attendons bien plus de sa part. Tu as aussi le droit de gueuler pendant le match, pas seulement devant la presse !

Benito (5/5):

Note maximale pour son hommage réussi à Bacri en réalisant un magnifique « arrêt du cul ». Un peu en retard, l’hommage mais n’oublions pas qu’il est Suisse. Et lent. Et surtout Suisse.

Seri (0/5):

On connaissait l’histoire du petit-pois dans l’ascenseur, qui monte et qui descend.

On connaît maintenant Seri le footballeur, qui monte à contre-temps. Quelle carotte !

Dommage, un petit-pois aurait été plus utile pour viser la remontée en Ligue 1 la saison prochaine.

Remplacé par un Briand aux mains baladeuses. Jimmy, tu es attendu à Montréal.

Basic (2/5):

Une première période intéressante où nous l’aurons vu à plusieurs reprises décalé sur le côté gauche pour adresser de bons centres. Et il a failli marquer sur un coup-franc puissant mais sa mine a malheureusement fini sur le poteau.

Une seconde période lors de laquelle l’homme aux deux visages est retombé dans ses travers standards. Il a du croire qu’il en avait assez fait pour être remarqué. Et quelle nonchalance sur le dernier but ! Il n’en a plus rien à branler. Homme à lunettes, homme sans quéquette.

Formé à Split…

Oudin (0/5):

Prix Estelle Mouzin de la passivité.

Remplacé par Ben Arfa, pour une entrée immonde. Ce coup-ci, je ne lui Fourniret aucune excuse.

Adli (3/5):

Pour bien écrire, j’ai besoin d’un sous-main. Lui pour bien jouer, se passerait bien de sous-merdes.

Encore une fois, le seul à essayer de créer et de mettre du rythme. En début de saison, nous avions peur qu’il devienne un espoir déchu. Il est en passe d’être un espoir déçu. Pour lui, je ne sais pas ce qui est le mieux.

Zerkane (2/5):

Je ne veux pas l’accabler. Son contrat en cours chez les Girondins s’en charge bien assez.

Remplacé par un De Préville aussi disgracieux et utile à l’équipe qu’un trou du cul chez un stomisé. A la différence près que l’anus peut être une porte d’entrée alors que lui espère une sortie.

Hwang (2/5):

La Chorée de Ui-Jo est une maladie neurologique dégénérative provoquant des troubles moteurs, type mouvements anormaux et incontrôlés et surtout des courses d’élan bizarroïdes. Malgré tout, il a réussi à marquer son onzième but de la saison. Quel courage !

Pour conclure:

Par où commencer pour finir ?

Aux mêmes maux, les mêmes emmerdes : sur le terrain, on peut voir des joueurs perdus, non combatifs et sans talent. De semaine en semaine, aucune progression n’est constatée hormis celle de notre ulcère gastrique. Pis, nous régressons. Là ou nous arrivions à tenir un score et protéger notre but, nous avons pris l’habitude d’ouvrir grand les vannes et nous encaissons pion sur pion.

Branlée sur branlée, il n’y a plus de jus. Usés mentalement par une saison horrible sous tous ses aspects, les acteurs ont lâché. Il y a pourtant urgence ! Si Bordeaux n’est pas relégable, c’est uniquement parce que les équipes de derrière galèrent encore plus. Le calendrier n’est pas de nature à rassurer et les brêles qui ont l’honneur de porter le maillot au scapulaire seraient bien inspirés de se bouger pour sauver le club.

Dans tous les cas, leur honneur est foutu. Aucune excuse pour ce groupe où chacun pense à sa gueule. Pas un pour relever l’autre, un vrai concours de débilités (et dire que nous n’avons même pas été invités) :

Paul « à deux doigts » surpris après la rencontre alors que c’était décidé, oui c’est sûr, on va le faire, on a dit qu’on allait le faire, on est des oufs, pas de raison de merde, on a pris une taule…

Gasset « les joueurs en ont marre d’être des cibles alors qu’avec les bistros que j’ai fréquenté, je peux vous dire qu’ils n’ont pas la tronche de l’emploi sauf Benoît qui n’est pas une fléchette »…

Costil « les gars, attaque tonnerre maintenant ! »…

Longuépée « le merle chanteur » qui ne se remet pas en question mais passe son temps à dézinguer les supporteurs et à siffler depuis son balcon…

Comme si la situation sportive ne suffisait pas, tous les acteurs ont donc décidé d’en rajouter une couche. Tout est maintenant raccord : nous sommes pitoyables à tous les niveaux.

L’académie va se terminer ainsi. Nous ne savons pas s’il y en aura une la semaine prochaine. Ce week-end, nous avons prévu de passer dire bonjour à notre prostate et de rester discuter un peu. Profiter avant que les Girondins ne suppriment définitivement tout le plaisir qui nous anime.

A bientôt peut-être.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

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