Bordeaux – Nantes (3-0) : La Scapulaire Académie a fait s’asseoir Vahid

On annonçait Kiki et c’est moi qui suit là. L’organigramme de Bordeaux est décidément bien flou.

Ça y est ! La DNCG a dévoilé son rapport suite à l’audition de Joe DaGrosa, venu présenter son plan au « gendarme financier ». Je ne sais pas si c’est dû au surnom donné à l’instance mais il me semble que le képi des dirigeants renferme un amas de neurones auxquels il manque quelques dendrites. Comment expliquer autrement l’acceptation d’un montage pour le moins bancal (pour le plus, fraudu… ah non, on ne peut pas le dire) ?

Si la DNCG estime avoir les garanties suffisantes, ce n’est pas le cas de la mairie, qui a décidé de repousser son vote. Les supporteurs non plus n’ont peut-être pas de quoi être rassurés.

Pour résumer:

King Street est propriétaire, GACP dirige et Fortress s’engraisse.

Pas de recrue à plus de quinze millions (pour des Sud-Américains de 17 ans qui viendraient tester les douches neuves du Haillan, cela pourrait suffire).

Moins de vingt-cinq millions de dépenses par an pour les transferts.

Mais surtout, un accord nécessaire entre toutes les parties pour la validation d’un joueur. Quand on sait que la réactivité est souvent indispensable en matière de recrutement et que la décision reviendra donc en partie à l’organisme prêteur… Cela sent encore plus la merde que dans un EHPAD en pleine épidémie de gastro. Et si ça tourne mal, ces cons repartiraient avec les gants de toilette et la javel.

C’est surtout ce dernier point qui me fait peur. Ne pas dépenser trente millions sur un joueur, je peux le comprendre. GACP qui dit débarquer avec des spécialistes du ballon rond, pourquoi pas. Mais j’ai du mal à imaginer un mec tellement calé au football qu’il s’est reconverti dans la finance au sein de Fortress. Le plan de carrière ne m’apparaît pas très clair.

Euh… le marché, en janvier c’est trente jours, pas un de plus!

Ce qui l’est en revanche, c’est que la Scapulaire Académie a un match à rattraper. Avec tous ces à-côtés, on en oublierait presque que les Girondins disputent de temps à autre des rencontres de foot. Tous les trois jours pour être précis, puisque nous jouons la Coupe d’Europe.

Bon, nous n’avons pas vraiment joué à Prague mais jeudi dernier, le club de Copenhague est venu voir comment allait Cornelius. Peu d’informations ont filtré à ce sujet. Mais les Danois ont pu se rendre compte que Bordeaux savait jouer. Mais pas conclure, malheureusement. Ils nous ont donné une leçon de réalisme, nous nous retrouvons dos au mur mais rien n’est perdu, la qualification est encore possible.

Si la défaite a été difficile à digérer, la réception de Nantes a de quoi donner envie à l’effectif de rebondir aussitôt : un derby face à une équipe avant-dernière qui vient de changer d’entraîneur… Kita, qui n’aime pas mettre les millions sur le banc, a choisi un entraîneur qui a le droit de se lever. Coach Vahid a l’âge de la retraite mais il a pu reprendre du service grâce à une dérogation. Tant mieux pour lui. Mais alors comment expliquer que les freins mis au jeunot Ricardo n’aient pas été enlevés ? C’est bien français tout cela.

Une demande de validation des acquis est en cours, ce n’est donc pas le moment de passer à côté de ce match. Une défaite face à Nantes ne ferait pas sérieux…

Le résumé :

La composition :

Costil (c)

Palencia         Koundé         Jovanovic         Sabaly

Otavio

Lerager                   Sankharé

Karamoh                                                  Kamano

Cornelius

En l’absence de Pablo, Jovanovic a été préféré à Lewczuk pour accompagner Koundé.

Otavio va se charger de tout gérer au milieu.

Karamoh connaît sa première titularisation en Championnat et Cornelius joue l’alternance avec Briand.

Le match :

Les Girondins et moi avons réalisé une entame tonitruante :

Dès la cinquième minute, Lerager trouve Karamoh à l’angle de la surface de réparation. En deux touches de balle, celui-ci se met en position pour frapper, enroule et trouve la lucarne opposée ! Un but magnifique que ne renierait pas Kamano (1-0) !

Quant à moi, il ne m’a fallu que quelques instants pour trouver un fond de rouge qui trainait. En deux enjambées, j’ai réussi à attrapé la bouteille. J’ai voulu retrouver ma position de départ mais j’ai glissé. Ma tête s’est retrouvée à l’opposé.

Deux minutes plus tard, Tatasuranu relance sur Miazga. Son contrôle américain profite à Saint-François, qui ne se fait pas prier pour ajuster le gardien adverse (2-0) !

L’odeur du pinard me donne des relents. Au sol, j’aperçois un américain et ses frites qui m’ont fait trébucher. Ma femme me prie d’arrêter de les bouffer.

Le match ne pouvait pas mieux commencer. Et si les Nantais ont tenté de réagir par l’intermédiaire de Sala ou Boschilia, ce sont bien les Bordelais qui se montrent encore les plus dangereux. Nos deux ailiers font mal à leurs vis-à-vis, ils enchaînent bien et Kamano envoie une demi-volée au-dessus.

 » Chérie, tu ne vas pas commencer » ai-je tenté de réagir. « Passe moi le sel et ferme-là ! Bordel, j’ai pété ma montre en deux !  » Elle l’a mal pris à mon avis. Elle se déchaîne et m’envoie une volée par le dessus.

« Put… d’américain! »

Intenable, le Guinéen, lancé par Sankharé, entre dans la surface et réalise un centre-tir qui sera dévié alors que Cornelius était prêt à reprendre le ballon.

Imbuvable, la Guiness lancée par ma mariée, faudra penser à aller à la grande surface mais là, je ne suis pas prêt à prendre le volant.

Notre géant va ensuite réaliser une déviation de toute beauté : sur un renvoi d’Otavio (encore une fois impeccable), il lance Kamano sans contrôle. Notre attaquant pousse un peu loin son ballon mais arrive à le retoucher avant que Miazga le fauche dans la surface. Penalty pour Bordeaux et confirmation que les Ricains au Matmut, cela ne se passe pas toujours bien. Kamano se fait justice lui-même en transformant la sentence d’un contre-pied parfait (3-0) !

On verra cela plus tard. Géant fera bien des promos de toute beauté. Oh, j’ai un renvoi de thon mayo. Mais qu’est-ce que j’ai mangé à table ? Ma soupirante dit que je pousse un peu loin le bouchon. Il faut que j’arrive à la toucher avant que mes gaz ne la sèchent. Finalement, trop tard. C’est la confirmation qu’un américain ne passe pas toujours bien. Ma femme se fait justice elle-même en maltraitant ma semence d’un coup de pied parfait.

A ce moment-là, quand je vois la tête de Halilhodzic, je me dis qu’il est préférable qu’il puisse se lever pour évacuer tout ce qu’il ressent car sinon, il risquerait de lui arriver la même mésaventure que Ricardo…

Quand je regarde la bête dans mon slip, je me dis qu’il est préférable de me lever pour secouer tout ce qui est remonté, sinon il risquerait de m’arriver la même mésaventure qu’à Farinello.

La pause est donc atteinte avec trois buts d’avance. Il était temps que l’arbitre siffle, je suis crevé ! Un coup d’œil sur l’écran, je vois les joueurs eux aussi éreintés. Il y a eu tellement d’intensité que je me sens honteux d’aller chercher autre chose à boire, de prendre du plaisir alors qu’eux semblent souffrir. Mais, me souvenant que la veille, j’avais cassé mon décapsuleur dans la serrure en rentrant de je ne sais plus où, mon problème de conscience s’est évaporé. Je vais devoir ouvrir ma canette avec les dents et cela ne se fait pas sans douleur. Chacun sa croix.

La mienne aura été de suivre la deuxième période un mouchoir dans la bouche pour éponger le sang qui s’échappait de ma gencive tout en entendant le ricanement de ma femme.

Bordeaux s’est projeté à la moindre occasion, telle une dent d’un académicien. Mais aucun autre but ne sera marqué malgré des tentatives de Kamano, Kalu ou bien Briand, ces deux derniers étant entrés en cours de jeu.

Quant à moi, je dois soigner ma dentition. Rien d’autre ne sera bu malgré des tentations. J’ai bien trop mal au Je.

Les notes des 33 :

Benoît Costil  (5/5) :

Toujours aussi régulier, il est peut-être en train de vivre ses meilleurs moments aux Girondins. Profitons-en ! Au fait, Maman était-elle au stade ?

« Ma mère est revenue. Elle n’aurait peut-être pas du »

Sergi Palencia (5/5) :

Donnez-lui à bouffer, bon sang ! La dernière fois que j’ai vu autant de hargne, c’était un chien fou qui s’attaquait à tous les pneus du quartier.

Jules Koundé (5/5) :

Ses hésitations du début de saison sont loin derrière, maintenant.

Il a dominé Sala de la tête et des épaules. Pour la tête, ce n’est pas une surprise.

Vukasin Jovanovic (5/5) :

Je croyais que Pablo était suspendu…

Maxime Poundjé (5/5) :

Pour une fois qu’il n’a pas fait de conneries, je lui mets cinq direct ! Comment cela, il n’a pas joué ?

Youssouf Sabaly (5/5) :

Rouler à gauche demande un temps d’adaptation, on le sent bridé offensivement. Par contre pour défendre c’est toujours aussi costaud.

Otavio (5/5) :

Tu es footballeur, tout semble te réussir en ce moment et depuis que ma femme a vu ta gueule de bad boy, elle a demandé le divorce. Je te déteste.

Lukas Lerager (5/5) :

Un mec qui se dépouille autant pour ses copains, tout le monde aurait envie de le choisir comme témoin de mariage. Et pour une fois, il n’a pas appelé la mariée par le nom de l’ex de son pote. Pas de grosse boulette donc, même si sa manière de transmettre les alliances laisse à désirer.

Younousse Sankharé (5/5) :

Il a dominé ses adversaires aussi bien techniquement que physiquement. Il est plutôt bien en ce moment, gare à la décompression.

Yann Karamoh (5/5) :

Il a remporté le « Jérôme Rothen Challenge » en enchaînant les tours sur lui-même mais il a surtout gagné le concours du plus beau but de la semaine.

Touché à un genou, il a été remplacé par Kalu, qui a tenté sa chance à plusieurs reprises.

« Ricardouet » va avoir du mal à choisir ses excentrés. Il est d’ailleurs regrettable qu’il n’y ait que deux ailes sur un terrain.

François Kamano (5/5) :

Il pourrait jouer en short de bain, torse poil, une glace à la main et une bouée crocodile sur l’épaule, il ferait quand-même moins touriste que les défenseurs adverses.

Il a cédé sa place en fin de match à Youssouf, autant pour lui faire profiter de l’ovation que pour redonner confiance au jeunot.

Andreas Cornelius (5/5) :

Il a été monstrueux et je ne parle pas de son physique, je ne permettrais pas, il me fait trop peur. Il prend tout de la tête et ses déviations réalisées avec les pieds ne sont pas mal non plus… Un petit but l’aurait récompensé.

Tellement collectif qu’il a permis à Briand d’échapper à la phlébite en le laissant se dégourdir ses vieilles jambes.

Pas de doute, Cornelius a bien suivi les consignes!

En face : Et Vahid s’est assis

Le championnat est encore long mais le nouvel entraîneur nantais a prévenu : ils vont droit vers la Ligue 2. Le coup serait rude, financièrement. Des tabourets le long de la ligne de touche feraient bien l’affaire dans le nouveau stade. Plus de problème de banc, Monsieur le Président.

Bonus : Message spécial au Comité

Eric Bédouet qui affirme que, dans son management, Ricardo est « très cérébral » : cela ne vaudrait-il pas une petite récompense en fin de saison ?

Pour conclure :

Très jolie victoire des Girondins ! Un match plein : de l’enthousiasme, de l’engagement et des jolis enchaînements. On se serait cru à une orgie du Père Cent.

Progression dans le jeu mais aussi au niveau du classement. Nous voilà septième, une place seulement derrière NOTRE place. Courage, on y est presque !

Vous retrouverez Kiki pour le déplacement chez Laborde. En attendant, mettez-vous horsjeu.

A bientôt !

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

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