Dijon-Bordeaux (0-0) : La Scapulaire Académie en a VAR

Grâce à Monsieur Letexier, le grand public a appris à connaître « horsjeupointnet ». La Scapulaire Académie le remercie.

« Docteur, j’ai mal aux jambes !

– Montrez-moi cela, Madame Bédouet

Ça pue, ça coule et c’est…

– Dégeula… dégoûtant, oui, je vois. Madame, vu l’état de vos jambes, je ne peux que constater que vous avez des problèmes de circulation.

– M’en parlez pas, Docteur. J’ai beau tout faire pour que ça s’améliore – et  j’y travaille croyez-moi – cela va de mal en pis. Chaque jour qui passe, j’effectue tous les exercices possibles pour rendre plus efficace cette fichue circulation. Mais cela reste stérile.

– Enfin stérile c’est vite dit, il y a de la vie là-dedans. Il y a plus d’asticots dans vos mollets que de cheveux sur la tête à Mathieu.

– Vous connaissez Chalmé ?

– Qui ça ?

– Non, personne.

– Bien. Avant toute chose, parlez-moi de vous, Madame Bédouet. Recherchons l’étiologie de vos maux…

– Je suis prof au Lycée de la Ligain, section SEGPA. Je m’occupe des Girondins.

– Aïe.

– Oui, comme vous dites.

– Si j’ai bien compris, vous passez vos journées à glan…debout. Ce n’est pas bon pour vos jambes, cela. Et à la maison, comment cela se passe-t-il?

– Eh bien, je vis avec mon mari Ricardo mais depuis qu’il a fait son AVC, il ne lève plus son cul du canapé.

– Cela n’arrange rien.

– C’est sûr, dans un ménage à deux, le ménage se fait à deux normalement.

– Je parlais de vos jambes, Madame.

– Moi aussi.

– Depuis quand souffrez-vous ?

– …

– Depuis quand souffrez-vous de vos jambes ?

– Je dirais au moins quelques mois.

– Et pourquoi venez-vous seulement maintenant ?

– Parce que le sort s’acharne… »

La classe SEGPA:

Costil (c)

Sabaly     Koundé     Pablo     Poundjé

Plasil     Otavio

Karamoh     Sankharé     Kamano

Briand

Il y en a certains, on peut se demander ce qu’ils font là. Les autres, on les sent même capables de redoubler.

Le match:

« … Parce que le sort s’acharne…

– Que voulez-vous dire, Madame Bédouet ?

– Il y a quelques semaines, j’ai amené mes jeunes à Lyon pour une rencontre UNSS. Si vous aviez vu ces pauvres gones, il ne mettaient pas un pied devant l’autre. Ils faisaient vraiment peine à voir. Quant à moi, je ne m’étais pas sentie aussi bien depuis longtemps. Et puis patatras ! Un coup du sort est venu tout gâcher. Juste au moment où mon petit Yann réussissait enfin quelque chose, j’ai senti ma patte lâcher. Pour une fois que je ne flanchais pas dans les trente derniers mètres, c’était dur à encaisser ! Et ce week-end, par deux fois, j’ai cru me libérer de mes maux avant de sombrer en réalisant qu’il n’en était rien. Une simple vérification a suffi pour me rendre compte que mes blessures ne s’étaient pas refermées.

– Madame, je crois que vous souffrez de plaie VARiqueuse.

– De plaie quoi ?

– De plaie VARiqueuse. C’est un mal profond. Il est vicieux car il s’instaure lentement, semant le doute, l’angoisse et le dégoût, aussi, parfois.Lorsque l’on souffre d’une mauvaise circulation, les déchets s’accumulent et il est de plus en plus difficile de les sortir proprement. Et après un traitement souvent long, lorsque les personnes pensent être sorties de cette galère et parviennent enfin à se déplacer comme ils le souhaitent et à aller au bout de leurs actions, il arrive que la VAR ressurgisse, anéantissant les espoirs les plus fous. En cela, c’est une plaie.

Jaro, le Maître avait dit: « la chaussette gauche, toujours ».

– Mais comment pourrais-je m’en sortir? Même lorsqu’elle n’est pas justifiée, cette VAR me nuit !

– Prenez votre mal en patience. Certains spécialistes vous le diront : la VAR est le pire fléau qui soit mais surtout, ne vous cachez pas derrière cela. Vous somatisez vos maux. Vous connaissez vos problèmes circulatoires et à la moindre contrariété, vous avez le sentiment qu’ils empirent. Faites votre possible pour limiter la casse, pansez vos plaies et surtout ne vous découragez pas. Continuez vos déplacements, c’est très important. Malgré votre souffrance, allez au bout, persévérez. Et je sais ce qu’il vous faut pour que cette VAR ne soit plus qu’un détail de votre vie. Je vous prescris un Meneurdejeu ainsi qu’un Butor.

– Et si je peux me permettre, vous ne pourriez pas faire une certificat d’aptitude à mon mari, histoire que je puisse m’assoir de temps à autre ?

– C’est beaucoup me demander mais je ferai mon possible, Madame.

– Merci pour tout, Dr Grosa ».

Les notes des 33 :

Benoît Costil (4/5) :

En général, quand le gardien est le meilleur joueur de son équipe, ce n’est pas bon signe… Surtout chez les Girondins.

Youssouf Sabaly (3/5) :

On l’a déjà dit, Sabaly à droite, c’est autre chose qu’à gauche ! Mais sans Malcom pour jouer avec lui, il est un peu comme le maître d’un yorkshire débile : il peut toujours courir pour récupérer la balle qu’il a lancée.

Sabaly and Malcom highlights

Jules Koundé (3/5) :

Il relance mieux les questions des journalistes que les contre-attaques bordelaises. Mais soyons honnête, sa performance fut très correcte.

Pablo (4/5) :

Jésus distribuait les pains, lui ne laisse que les miettes aux autres. Fils de l’Immaculée Interception.

Maxime Poundjé (3/5) :

Pas d’erreur notable. Mais plus je le vois jouer, plus je repense à l’été 2017. Il était question de l’arrivée d’un arrière gauche de bon niveau… Chimère bordelaise. Notre Jardel à nous.

Otavio (3/5) :

Le poste de Deschamps, la frappe de Deschamps. Mais pas le meneur de jeu de Deschamps à qui transmettre tout ce qu’il ratisse. Du gâchis.

Jaroslav Plasil (3/5) :

Il a essayé de mettre du rythme. Mais le fait qu’il puisse terminer le match est le signe que la cadence n’était pas infernale…

Younousse Sankharé (2/5) :

« Rien ne sert de courir, il faut repartir avec un point ». Que quelqu’un d’autre lise les histoires du soir à Koundé, Younousse comprend tout de travers! Merde, c’est Lerager qui s’y colle…

« Au petit POIS, Lukas! Pas au petit POINT! »

Yann Karamoh (3/5) :

Yann Karamelmoh nous casse parfois les bonbons mais il faut bien reconnaître qu’il est un des seuls capable d’envoyer une praline au fond des filets. Mais gare aux excès, sinon l’an prochain c’est le stade du Roudoudou pour lui.

François Kamano (2/5) :

OK, tu n’étais pas loin de relancer ton compteur. Mais sincèrement, il va falloir faire plus si tu veux une revalorisation digne de ce nom. Et si tu penses que le club est trop petit pour toi, lis les archives de la Scapulaire, tu te rappelleras peut-être que tout peut aller très vite en football. Sorti à un quart d’heure du terme pour permettre à Kalu de… ?

Jimmy Briand (1/5) :

La pire erreur de casting depuis Christian Clavier dans Asterix. Bédouet le félicite de créer des brèches ? Oui, eh bien moi, avec ma fistule anale, c’est pas une brèche que j’ai créé, c’est le gouffre de Padirac. Et malgré cela, je ne me prétends pas légitime pour occuper le poste d’attaquant aux Girondins! Remplacé par Cornelius qui n’avait pas pris sa potion magique.

En face : Le dernier Sammaritano

Un footballeur qui n’a pas eu la carrière escomptée va mener l’enquête. Utile pour savoir:

  • Comment ne pas perdre un match que l’on perd 2 à 0?
  • Une colonne vertébrale Yambéré – Lautoa – Abeid – Tavares, est-ce un hommage tardif à Christopher Reeve ?

Mais surtout:

Que fout Gourcuff dans la caisse de Frédo?

Pour conclure :

Bordeaux boite bas. Encore un match sans victoire malgré une impression d’ensemble pas si mauvaise. Les Girondins ont globalement maîtrisé la rencontre mais que de difficultés pour se procurer des occasions ! Il va tout de même falloir penser à inscrire des buts (valables) si l’on ne veut pas perdre toutes nos illusions. Le haut de tableau s’éloigne petit à petit et quand on voit ce qui nous attend…

Kiki est beaucoup plus courageux que moi. C’est donc lui qui vous expliquera comment Bordeaux s’est vu refusé trois buts et quatre penalties contre le Paris Leaks Germain.

 

A bientôt.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.