Nice-Bordeaux (0-3): la Scapulaire Académie détonne

scapulaire

TEL EPRIS QUI CROYAIT RENDRE. OU QUAND L’AMOUR D’UN CLUB PREND AUX TRIPES.

Bordeaux a remporté son dernier match contre la corpo des CDD de l’Hôpital Local de Lorient. Une rencontre qui aura surtout souligné les faiblesses girondines et mis en avant une facilité à se mettre en danger tout seul. Au moment d’aller défier Nice, auteur d’une saison quelque peu dégueulasse, ce n’est pas la confiance qui nous envahit mais plutôt une angoisse croissante. Tous les facteurs de risques sont présents: l’impossibilité récurrente d’enchaîner deux victoires, un adversaire en difficulté et certains joueurs surtout préoccupés par le nombre de slips à mettre dans leur valise dans le cas où ils changeraient de club.

Les miens sont prêts, Madame a géré depuis mercredi. Je saurai donc rester digne quoi qu’il arrive.

La composition :

Costil

Sabaly Baysse Koscielny(c) Benito

Otavio Basic

Oudin Adli Kalu

Hwang

Seul changement par rapport au match précédent, la titularisation d’Adli à la place de Préville. Nous avons donc une chance sur deux de débuter à dix.

Le résumé :

Interdit aux mineurs

Le match en une image :

Phacochère payé pour les Niçois, c’est dire le niveau des Girondins !

Les notes des 33:

Costil (5/5):

Trois pour son arrêt, un pour ses relances et un pour sa baraka. En plus d’être bon, il ne défonce personne, ce qui est rare par les temps qui courent.

Sabaly (4/5):

Youssouf réalise de bonnes performances. Dommage qu’il attende d’arriver en fin de contrat pour montrer ce qu’il sait faire. Bon, ce n’est pas non plus l’employé de l’année mais il va presque réussir à nous faire regretter son départ. C’est qu’on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Demandez à ceux qui ont déposé leurs gosses au catéchisme.

Baysse et Koscielny (5/5):

Je vous présente notre appareil génial: Paul la couille droite, qui porte la banane et Laurent la couille gauche, qui amène un poil d’expérience supplémentaire. Avec ces deux-là à la barre, les attaquants adverses ressemblent à des ados pré-pubères devant leur premier porno. D’abord très excités à l’idée de se frotter à ce qu’il se fait de mieux avant de vite relâcher la pression. S’en suivent des sentiments de honte et d’infériorité. Soit un peu près mon état d’esprit lorsque Madame Savajicl n’a retrouvé que le carton de l’essuie-tout à la fin de la rencontre.

Cela faisait des lustres que l’on avait pas eu une telle doublette.

Benito (3/5):

Le Pierre Richard du ballon rond ne peut s’empêcher de faire des gaffes même lorsque le scénario ne s’y prête pas.

Nous l’avons vu se lancer dans un rôle de composition (un unijambiste hémiplégique s’essayant à la slack-line au-dessus d’un ravin afin de distribuer des denrées à un peuple esseulé de l’autre côté de la colline) mais la peur du bide l’a emporté. Il a d’autres facultés et grâce à ses talents de traducteurs, il assure l’essentiel: la promo.

Otavio (4/5):

Il s’est imposé au milieu de terrain, récupérant de nombreux ballons et en organisant le jeu. A ce niveau, il est indispensable. Tout le contraire de…

Basic (3/5):

Un pot à merdes dans l’entrée. Bien qu’encombrant et disgracieux, tu n’oses pas l’enlever. Et même le jour où tu lui trouves une utilité, tu finis par te demander si cela valait bien le coup de le laisser entreposé là si longtemps.

Oudin (4/5):

On se doutait qu’un mec sacré à Reims finirait bien par s’imposer au niveau national.

Remplacé par Traoré, auteur de sa première passe décisive de la saison.

Adli (5/5):

Il se pourrait qu’il soit plus Ben Arfa que Ben Kalfallah (excusez l’orthographe, j’ai un doute mais je n’ai pas envie de vérifier; lui ne s’embêtait pas pour si peu). Pas de prise de risque inutile, une qualité technique au service de sa vision du jeu et de nombreuses occasions créées. Pour alterner autant les phases opposées, il doit être bipolaire, ce n’est pas possible autrement.

Kalu (3/5):

Quelques gestes de classe (ce gri-gri dans la surface !) mais un sentiment mitigé. Peut-être pénalisé par l’absence d’un latéral avec qui jouer. Nos arrières gauches seraient plus doués dans une autre discipline, comme le combiné merdique. Alors Kalu fait ce qu’il peut et force parfois.

A l’heure de jeu, il a cédé sa place à De Préville, qui a réussi à marquer un but sans débloquer son compteur. Finalement signalé hors-jeu, c’est son baroud d’honneur, un ultime hommage à la Scapulaire Académie qui l’a tant encensé depuis son arrivée.

Hwang (4/5):

Saliba l’a eu dans le baba, Daniliuc l’a eu dans le luc et N’Soki aussi. Martyriser à ce point une arrière-garde n’est plus une perversion mais bien de la perversité. Son harcèlement, ses appels, ses coups de reins et sa joie quand il a touché au but… Salopard.

Marquer! Marquer!

Gasset l’a sorti pour Bakwa afin que ce dernier engendre de l’expérience. Il n’a pas encore eu l’honneur de connaître sa première fois.

En face: L’UGC Nice

Il est rare de voir une équipe aussi spectatrice face aux Girondins. Installés confortablement, les joueurs se sont laissés emportés par le spectacle. Pas de glace à l’entracte mais des boules de merde. Et au final, un résultat qui risque de laisser des traces.

Pour conclure :

A ce jour, ce fut certainement un des meilleurs moments de la saison. Vaincre par trois buts d’écart à Nice en ayant le sentiment que l’on pouvait en inscrire le double, c’est assez incroyable.

Les Girondins ont fait un match plein défensivement et offsensivement et nous ont offert de beaux mouvements, de belles actions, des jolis buts. ET SURTOUT UNE DEUXIÈME VICTOIRE CONSÉCUTIVE!

Une équipe se dégage et une animation semble se mettre en place. Charge à Gasset de trouver comment insérer Ben Arfa pour la prochaine rencontre.

Bordeaux remonte au classement et se trouve désormais à la huitième place avant de recevoir Angers. Ne reste plus qu’à conserver cet état d’esprit afin de nous puissions nous retrouver de bonne humeur.

A bientôt

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

5 commentaires

    • Oh, merci!
      C’est clair que la victoire a un goût différent. C’est comme le vin, la première fois ça semble étrange mais après, on ne peut plus s’en passer.
      Je vomis après les défaites aussi, ça ne me fait pas peur.

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