OM-Bordeaux (3-1): La Scapulaire Académie est émue

Onze ans sans gagner, c’est toujours moins que quarante-trois sans perdre.

Bordeaux se déplace à Marseille. En soi, c’est déjà un match important pour les supporteurs girondins. Mais l’équipe s’est donnée les moyens d’ajouter un intérêt sportif à cette rencontre. En gagnant au Vélodrome, Bordeaux se retrouverait à deux points de son adversaire et donc de la deuxième place.

La composition:

Costil (c)

Jovanovic Koscielny Pablo

Sabaly Otavio Tchouaméni Benito

De Préville Adli

Maja

Petite surprise, Jovanovic est préféré à Mexer.

Sabaly enchaine une seconde titularisation. Il est aligné à droite, ce qui profite à Benito à gauche.

Tchouaméni revient de suspension et reprend sa place.

Adli profite de son bon match de la semaine passée.

Devant, Maja relègue Briand sur le banc. Vu la présence de toutes ces Miss en tribunes, Jimmy doit être frustré d’être inscrit sur la feuille de match.

Le résumé:

Le match:

Superbe relance de Koscielny pour De Préville qui percute puis transmet à Maja. Petite remise en retrait et une frappe puissante et « magnifiquemhwang » bien placée d’Adli: même à Bordeaux, le foot c’est beau.

Les Marseillais ont passé la première période à tirer dans la ceinture de chasteté des Girondins. Ils ont malheureusement fini par trouver la clé.

L’enchainement corner concédé bêtement puis but d’Amavi vient de dépasser le penalty généreux pour les Verts dans les arrêts de jeu au « #sodomitechallenge ».

Otavio, c’est plus relance Ligue des Cahiers que Ligue des Champions. Pardon pour les Cahiers.

Sanson qui marque encore contre nous. Il a été formé à Caen pour nous chambrer comme cela?

Prendre un but de Radonjic, c’est… Je préfère me taire, je risque d’avoir le verbe aSerbe.

Pablo ne sera pas l’employé du mois.

Villas-Boas qui dit que « Mandanda n’a pas eu un arrêt à faire » alors qu’il a encaissé un but, c’est un hommage à Rudi Garcia?

Les notes des 33:

Costil (3/5):

Il ne peut pas grand-chose sur les buts et a réussi à repousser l’échéance. Il ne peut pas réaliser des exploits chaque semaine.

Jovanovic (2/5):

Certains défendent toute leur carrière debout. Lui a passé son match le cul sur le gazon.

Repousser un centre de la tête alors que tu glisses, c’est pas commode.

Koscielny (3/5):

Le seul défenseur véritablement à son (haut) niveau. Le pauvre a du revivre les heures sombres durant lesquelles il a du supporter Mustafi ou Mertezacker.

Pablo (0/5):

Avec lui, on est habitué à avoir des hauts et des bas. Un peu comme un amputé de la verge (pshitt pshitt « je bande! », pfffff « je ne bande plus! »). Sauf que cette fois-ci, la prothèse était bloquée avant de gonfler.

Désolé, je me suis trompé d’image. J’ai mis la hanche de Plasil.

Benito (1/5):

On est loin du Joga Benito qu’on nous avait vendu. Sarr lui a tellement cassé les reins que s’il lui prend de manger une choucroute dimanche prochain après Strasbourg, il finira en dialyse à coup sûr.

Dans un choix offensif, a été remplacé par Kamano, qui est allé chez le coiffeur, tiens-donc.

Otavio (1/5):

Heureusement qu’il a prolongé avant le match.

A cédé sa place à Briand, qui n’a pas pu se distinguer.

Tchouaméni (2/5):

Un jour, tu leur marcheras dessus. En attendant, veux-tu bien essuyer les traces de crampons sur ton visage, s’il te plaît ?

De Préville (3/5):

Comme souvent, il s’est fait découper par des brutes incapables de le suivre quand il accélère.

A l’origine du but, il est souvent notre seul espoir de faire remonter le bloc en percutant. Indispensable. C’est dit.

Adli (3/5):

Un but exceptionnel qui vient couronner une performance de bonne facture. Il a été décisif deux matches de suite, la progression est en marche.

Dommage que son carton ait précipité sa sortie. Hwang Ui-Jo l’a supplée. Il s’est positionné sur l’aile gauche et a perdu son duel face à Sakaï.

De Préville, Adli et Ui-Jo à l’entrainement face au but.

Maja (3/5):

Malgré le peu de ballons à se mettre sous la dent, il a pu cadrer un tir et réaliser une passe décisive. En outre, il s’est montré précieux pour garder le ballon et faire souffler l’équipe. Il continue donc sa montée en puissance.

En face: Amavi à la mort

Peut-être le joueur le plus moqué de l’effectif marseillais, pas vraiment ami avec le ballon mais qui a su s’accrocher. 1m35 sous la toise et avec crampons. Et c’est lui qui vient mettre sa tête et redonner espoir à son équipe. Comme un symbole de la mentalité de son équipe qui donne tout pour son entraîneur portugais. Tiens donc…

Bonus: Et l’émotion dans tout cela?

D’après Paulo Sousa, la « mauvaise gestion émotionnelle » serait à l’origine de la débâcle de la seconde période. Ce terme a été repris par Costil.

D’habitude sont plutôt mis en avant le déchet technique ou le déficit physique pour expliquer une défaite. Or, le coach l’a assez répété (et nous allons le démontrer), le football se joue aussi avec la tête et l’aspect émotionnel en est une partie intégrante. D’ailleurs, ne dit-on pas « l’important, c’est l’effroi, point. »?

Une émotion, c’est quoi?

« Emotion » vient du Latin « emovere », soit « mettre en mouvement ». Le corps retranscrit ce que l’esprit ressent. Dans le monde du ballon rond, on peut le traduire par « ce qui compte ce n’est pas le schéma mais l’animation ».

Là, en plus des qualités intrinsèques que la nature a pu donner à chacun, entre en jeu l’expérience individuelle (source de valeurs multiples) acquise tout au long de la vie et surtout de la carrière du joueur.

Ainsi, un Benito n’animera pas le couloir gauche comme un Sabaly. Chacun a ses caractéristiques, une sensibilité et donc une manière différente d’interpréter un action de jeu. Aussi bien par son corps que dans son esprit.

Quelles émotions ressentent les joueurs?

Avec la peur ou la colère, la joie fait partie des émotions primaires. Surtout, elle est la seule dite positive.

La joie fait référence au bonheur, au plaisir. Au niveau corporel, elle peut se traduire par un sourire, un rire. Ou même un cri de joie, à l’image de Yacine Adli après son but magistral au Vélodrome:

« Ouaiiiiissss!!! Dans ton cul, les Marseillais!!! Ouaiiiiisssss!!!! Ici c’est Par… Allez Bordeaux!!! »

A cette expression s’est ajouté un sprint de trente mètres, telle une envie de conquérir non pas le monde, à tout le moins la troisième place.

La joie et le bonheur qu’elle procure sont communicatifs:

« Ah, qu’est-ce que je l’aime cette équipe! » (mots de l’auteur après l’ouverture du score).

Certains sont partis déboucher de bonnes bouteilles quand d’autres sont allés concevoir un enfant:

« Enlève le maillot de ton short, Maman, c’est l’heure de rentrer au vestiaire ».

Attention donc, si vous débouchez une bouteille avant de concevoir.

Les émotions marquent une rupture avec un état passé et sont souvent de courte durée.

A peine le temps de s’essuyer le bout que nous retrouvons nos Girondins de retour sur la pelouse, fébriles.

Assez vite, Pablo hurle sur Benito. Pas de joie, cette fois-ci mais bien de la colère. Pourquoi? Parce qu’il a manqué un geste simple et que plutôt que de faire son introspection, il a préféré se défouler sur le Suisse. En criant sa colère, il a libéré une énergie dont il aurait pu se servir pour se donner un nouvel élan. Il n’en fut rien.

Et si dans son cas, cette colère était une expression d’une autre émotion bien connue de l’être humain, la peur?

Quand l’Homme a peur, il a deux solutions: la fuite ou l’affrontement.

Il n’y a qu’à voir les traces de merde sur les chaussettes bleu marine pour comprendre que la fuite sphincterienne est l’image la plus juste pour montrer l’état psychologique dans lequel se sont plongés les Girondins.

C’est que le cerveau reptilien a encore en mémoire la peur des attaques d’animaux féroces à la Préhistoire. Et Pablo, l’écume aux lèvres, ressemble assurément à une de ces bestioles.

La peur est contagieuse et difficilement raisonnable. Le coach n’a pas trouvé la solution pour venir en aide à ses joueurs en proie au doute et les jambes tremblantes.

Malgré cette performance digne de « foot en folie », point de haine ressentie envers nos joueurs. Non. Nous avons conscience que ce groupe arrive à performer malgré le peu de moyens mis à disposition.

Des jours meilleurs viendront. Bordeaux, tu nous apportes de la joie. Bordeaux, on t’aime.

La haine serait plutôt celle de voir cet OM-là deuxième. Sans déconner, Caleta-Car, je ne l’échangerait même pas contre un Koscielny sans tendon d’Achille.

L’amour et la haine, si différents et pourtant indissociables.

Pour conclure:

Défaite au goût amer mais pas vraiment illogique même si c’est difficile à accepter.

Nous tenons à féliciter nos joueurs car ils donnent tout ce qu’ils ont dans un contexte défavorable. Nous n’entrerons pas dans les détails maintenant car d’heure en heure, des informations contradictoires sortent dans les médias.

Nous espérons juste que ceux qui tiennent le club en leurs mains ne le fasse pas tomber. On y tient.

Prochain rendez-vous, Strasbourg à domicile, match qui sera résumé par l’immense Kiki.

A bientôt.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

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