PSG-Bordeaux (4-3): La Scapulaire Académie, regrets et des espoirs

L’épidémie est à son comble: la connerie touche toutes les strates du club.

Bordeaux se déplace à Paris après un nul décevant face à Dijon.

Avec Paris, c’est toujours la même chose: ils écrasent tout le monde et à la fin de l’hiver, quand ça compte vraiment pour eux, ils se font déchirer en Ligue des Champions et dans la presse pour des déclarations malvenues et des frasques extrasportives.

Serait-ce donc le bon moment pour les jouer ? Pas forcément. D’abord, ils vont vouloir se relever après leur match face à Dortmund. De plus, Cavani est annoncé titulaire, lui qui prend toujours un malin plaisir à nous martyriser. Enfin, Paris se loupe rarement face à nous.

On peut trembler à l’idée de se rendre au Parc mais après réflexion, qu’avons nous à perdre? Certains supporteurs ont réclamé un engagement total pour préserver notre honneur. Perdre oui, prendre une déculottée, non.

A la limite, peu importe le score, notre honneur sera tout sauf sauf. Si je bégaie, je le dois à la colère qui monte lorsque je pense à ceux qui bafouent le club, en mentant à tout le monde et en emmerdant la liberté d’expression.

Prendre une branlée à Paname sera moins honteux que de chier sur notre blason et laisser la merde étalée dans les chiottes du Haillan.

On aurait aimé s’extasier devant les performances de nos joueurs, on en est réduits à espérer qu’ils laissent assez de crédit au club dans l’espoir qu’un nouvel investisseur arrive rapidement.

Bon, si d’ici là, on pouvait quand-même assister à quelques matches sympas, on ne crachera pas dans la soupe. Peut-être seulement dans le mug de Longuépée.

La composition:

Costil (c)

Koscielny Pablo Benito

Kwateng Otavio Basic Sabaly

Hwang Kalu

De Préville

Plusieurs absents côté girondin: Kamano a défait sa valise mais n’a pas eu le temps de préparer ses crampons, Oudin doit digérer son nouveau statut (un but, une passe en deux matches, il est devenu la nouvelle poule aux œufs d’or) et Briand a ressenti une gêne.

Les médecins sont formels: le risque de fracture du col de l’utérus est bien réel.

Le 11 de départ est assez Basic. A noter que Sousa a privilégié la vitesse pour contrer Di Maria et MBappé en titularisant Benito. Non, rien…

Le résumé:

Des buts de loin, la VAR qui sert à rien, du rouge… Du Bordeaux.

Le match en quelques images:

Comment Hwang a trouvé l’ouverture.

L’égalisation de Cavani et son 200e but pour Paris (dont au moins la moitié a été inscrite contre nous).

Pourquoi les arbitres du camion n’ont pas vu le hors-jeu de Kehrer sur le premier but de Marquinhos.

Le dégagement mal maîtrisé de Rico, directement sur Pablo.

Alors que Bordeaux aurait pu mener 3 à 2 sans un raté de Kalu, Marquinhos a surgi quelques minutes plus tard pour s’offrir un doublé. Au grand dam des supporteurs girondins.

La mine pleine lucarne de Ruben Pardo et sa célébration « petite lucarne »:

Le braquage aurait pu être parfait, mais Rio a tout fait foirer. Comme toujours.

Quand de Préville se fait découper à l’entrée de la surface (c’est assez violent).

Les notes des 33 :

Costil (3/5) :

Prendre quatre buts et avoir la moyenne ? Ben, c’était Paris en face et il en a quand-même sauvé quelques-uns.

Kwateng (1/5) :

En difficulté défensivement et en panique dès qu’il avait le ballon. Remplacé à la pause par Pardo, qui s’est excusé de sa perte de balle à l’origine du quatrième but parisien en expédiant une lourde en pleine lunette. Il peut faire du bien, reste à savoir où le mettre afin qu’il soit le plus efficace possible. Comme un godemichet. Ou Ulrich Ramé.

Koscielny (2/5) :

Il a commencé son match à dix minutes de la fin. En-dessous de ce qu’on peut attendre d’un joueur comme lui. Il a quand-même gagné son duel de vétérans face à Thiago Silva. C’est déjà ça.

Pablo (3/5) :

On l’a déjà dit mais jouer à deux dans l’axe lui va tellement mieux ! Il a encore marqué et n’était pas loin du doublé. Attendez, je note Briand là?

Benito (3/5) :

D’abord au centre puis à gauche. L’anti-Bayrou a rendu une copie honorable. A son niveau. Neutre.

Sabaly (3/5) :

A gauche puis à droite. Le macronisme fait des émules. Il s’est démené, s’est beaucoup agité, les solutions proposées n’étaient pas forcément utiles. On l’a senti plus à l’aise à droite. Il a fini par mettre en colère l’élite. Ah, l’imitation n’était pas parfaite.

Otavio (3/5) :

Il a gratté quelques ballons importants. Il aurait du en faire davantage ? Depuis que le gouvernement a décidé de s’attaquer aux punaises de lit, il fait attention, le petit.

Basic (3/5) :

S’il y en a un qui progresse, c’est bien lui. Résistant dans les duels, plus sûr techniquement et efficace sur phases arrêtées. Tchouaméni, il devient quoi à Monaco ? On s’en bat les … On s’emballe et cela fait du bien, un peu.

Remplacé par un Adli qui voulait se montrer face à son ancienne équipe. Sa demi-volée tendue méritait un meilleur sort. Lorsqu’il évolue à ce niveau, on attend qu’une chose : le voir titulaire la semaine d’après. En général, c’est là que ça se gâte. Pourvu qu’il accepte de coucher le premier soir, sinon il finira puceau.

Hwang (3/5) :

En Coréen but pour Hwang, qui les enchaîne en ce moment. La différence, c’est qu’il fut entreprenant dans le jeu. Il semble avoir retrouvé de l’énergie. Ou sa place à droite. Ou un latéral compétent. Allez savoir…

Après avoir tout donné, il a cédé sa place à Maja qui s’est surtout échauffé pour exploser Nice, vous verrez.

Kalu (2/5) :

Le retour de Kalu ! Au sens où il n’avait pas joué depuis longtemps. Mais aussi par sa capacité à se créer des occasions et à croquer des buts tout faits. Ah, cette balle de 3 à 2 en début de seconde période…

De Préville (3/5) :

On le met en pointe et personne n’y trouve à redire ? Le monde part en sucette… Seul, par sa vitesse et sa combativité, il a harcelé la défense parisienne et a réalisé un match pas dégueu compte-tenu du contexte. Il a su décrocher et proposer des solutions pour ressortir le ballon. Il aurait du bénéficier d’un penalty en toute fin de rencontre lorsqu’il s’est fait découper par deux hurluberlus.

En face: Paris Sait Guincher

Quand on dit que les effectifs pléthoriques ce n’est pas sain, on ne pense pas forcément au fait qu’ils engendrent plus d’anniversaires à fêter. Défaite ou non, à Paris on s’en fout, la bringue c’est la bringue. En Ligue 1, la plupart des mecs même à jeun n’arrivent pas à mettre un pied devant l’autre, donc ça passe. Je voudrais juste les voir contre des U18 habitués à se mettre minable avant de jouer le dimanche matin à 10h. Feraient moins les malins, là !

Pour conclure:

On a pu voir un match agréable.

Paris était au-dessus, même sans forcer. Chacune de leur accélération aura causé des dégâts matériels chez les Bordelais. Nous espérons que Karamoh leur aura donné de bonnes adresses pour se fournir en sous-vêtements avant de repartir.

Malgré tout, nos Girondins ne se sont pas montrés ridicules, loin de là. Marquer trois buts au Parc sans Feindouno, ça reste un exploit. Nous aurions pu repartir avec une valise tout comme réussir le hold-up. Le match était ouvert et avec un peu de chance…

Bordeaux peut avoir des regrets en repensant à l’occasion de Kalu, celle de Pablo ou en se disant que la VAR n’a pas été utilisée à juste titre (hormis sur le but refusé parisien).

Mais Bordeaux peut surtout avoir de l’espoir après une telle prestation. Pour une fois, l’équipe a existé face à un ténor du championnat, en marquant trois buts à l’extérieur.

Reste à savoir ce que l’effectif va en retirer. Une confiance retrouvée peut pousser les joueurs à se surpasser. Mais en excès, cela risque d’être néfaste.

Alors que se profilent des rencontres face à des rivaux (soient des équipes classées de la cinquième à la quinzième place), l’espoir de les voir remonter au classement pointe le bout de son nez.

Un espoir d’une semaine, peut-être. Mais nous ne sommes pas à une contradiction près.

Vous retrouverez très rapidement Kiki pour la réception de Nice. En attendant, mettez-vous horsjeu, cliquez en bas ou envoyez-nous vos Ulrich Ramé que vous avez reçus à la Saint-Valentin si vous ne vous en servez pas (ou plus), on trouvera bien un truc à faire avec.

A bientôt.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

7 commentaires

  1. On a vu sur ce match là ce qui nous avait plu en début d’année : du foot, de l’envie, de l’abnégation.
    Sauf que là on a perdu, caution PSG oblige ça passe crème.
    La patate de Pardo. Noun di diou, il a un Håland dans chaque cuticule ce garçon.
    Excellent les liens, une Acad’ avec de l’envie, de l’abnégation.
    Après avoir vu le match contre Nice par bribes, je n’ai pas retrouvé le même Bordeaux que tu nous as décrit.

    • Oui, on a pu retrouver ce qui nous plaisait en début de saison, ce qui nous laisse davantage de regrets…

      Merci pour tes compliments, il fallait essayer d’être à la hauteur, j’espère y être parvenu.

      Nice, ça n’était pas un mauvais match mais il nous manque toujours quelque chose.

      • On n’a pas été catastrophique ok, mais cette 2e MT… on passe du panache à l’aboulie.
        En fait Sousa joue à MPG, contre Paris il a mis un Zahia, quand on l’a pas ça se voit, il ne se passe rien…
        Et en plus il a pris son habituel Tonton Pat’ dans la gueule, fini les remplacements tactiques.

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