Guingamp – Montpellier (1-1), la Paysan Breton Académie livre ses notes

La rédaction de la Paysan Breton Académie s’était absentée pendant quelques semaines. Sans donner la moindre nouvelle, le moindre signe de vie. Engagement dans l’armée ? Tournée avec un bagad ? Nouvelle histoire amoureuse ? Nouveau plongeon dans la drogue dure ? Supportérisme du Stade Brestois ? On ne sait pas bien encore quel mal la ronge.

« Allo »

« Allo monsieur Tagrenmer. Nous avons besoin de vos services. »

« Plus personne ne m’appelle comme ça, j’ai raccroché, il y a quelques temps. Je suis trop affaibli maintenant »

« Je vous en prie. Il a recommencé. »

« Vous ne parlez pas de …? C’est impossible »

« Si »

« C’est impossible que la France compte à nouveau sur lui ! Il a arbitré un seul match de l’Euro, Lichtenstein – Liban, et il a été radié de la compétition après. Un arbitre Français qui n’arbitre qu’un ou deux matchs sur les 51 lors d’un Euro en FRANCE, c’est trop gros, tout le monde a dû détecter son invalidité mentale. »

« Monsieur, il pratique toujours. »

« D’accord je veux bien voir ce que je peux faire. Dans quel district exerce-t-il ? »

« En Ligue 1. »

« PARDON ? »

« Monsieur c’était dehors ou dans le téléphone que je viens d’entendre quelque chose couiner ? »

« Ce n’est rien, je viens de passer mes nerfs dans un enfant, il convulse, c’est qu’il est encore en vie. En ligue 1 dites-vous ? Où ça ? »

À Guingamp. Ce fion de méduse ose remettre les pieds dans mon terrier après avoir été chassé comme une sorcière la dernière fois. Très bien. Très très bien. Je sens que l’ambiance générale, c’est pas du tout de jouer avec mes couilles. Guingamp – Montpellier donc. Plus de dix piges qu’ils nous font le fion et qu’on ne les bat plus. Je vois pas pourquoi ce gros chien de la casse ne reviendrait pas avec du gros sel de Guérande quand il s’agira de nous la mettre profond.
Point de vue compo, on fait dans le classique avec Briand toujours limite pour débuter et Giresse qui le remplace dans le onze:

Johnsson – Ikoko, Kerbrat, Sorbon, Marçal – Deaux, Diallo, Giresse – Coco, Salibur, Privat.

La joute :

Le coup d’envoi est donné deux fois par Lui, très concentré en ce début de rencontre, car le stade ne l’avait pas encore suffisamment remarqué à rouler des mécaniques pendant son échauffement.

Très, très concentré qu’on vous dit.

Et c’est les Guingampais qui sont les premiers à se montrer dangereux. Sur la première occasion, Marçal se joue de Vanden Borre avant d’adresser un centre pied droit que Privat reprend d’une tête décroisée. Cette salve s’échoue sur le poteau de Jourdren mais les Montpelliérains sont avertis : ça va chier.
Ça va même chier dans les relances, comme en témoigne celle de Moustapha Diallo devant sa défense, directement dans les panards de Skhiri. Le Montpelliérain transmet à Boudebouz qui profite de la passivité guingampaise pour servir Sanson à l’entrée de la surface, l’homme qui adore marquer contre Guingamp. Il sévit à nouveau et trompe Johnsson contre le cours du jeu. EAG 0-1 MHSC. Je le sens quand même moyen, ce match. Déjà ça aligne des Morgane Sanson et des Casimir Ninga en face. C’est un pédoporno éducatif ? Ça me dérange pas, moi je suis pour ce genre de programme franchement.

Ça combine bien entre Casimir et Morgane. J’aime beaucoup cette équipe Montpelliéraine.

Heureusement, la bonne entame guingampaise est bientôt finalement récompensée. Sur la droite, Deaux lance Salibur dans la profondeur qui déborde et centre en rentrait. Après une combinaison Giresse – Diallo, que l’on qualifiera d’anale, le dernier cité remet de la fesse pour Coco qui ajuste Jourdren. EAG 1-1 MHSC.
Le poteau, les deux buts, y’a que ça qu’à dire de la première période. Et en parlant de poteau, la Paysan Breton a aussi une pensée humide en ce onze septembre. Elle préfère commémorer de la sorte.

En deuxième période la domination guingampaise s’accentue même si les Bretons manquent de se faire surprendre par un Casimir Ninga totalement excité par la présence de l’homme en jaune avec son allure de puceau de campagne. À la 52e d’abord, sur un long ballon, l’attaquant est oublié par la défense Costamoricaine mais il manque son contrôle en porte-manteau devant Johnsson qui peut récupérer et relancer. Et juste avant de sortir peu après l’heure de jeu, il se fait à nouveau remarquer en effaçant Ikoko devant notre surface et en envoyant un enroulé directement en tribune. De notre côté, il y eu encore une fois Privat qui s’illustra de nouveau avec sa grosse tête sur un corner de Giresse, mais c’était sans compter sur Jourdren qui s’interposa sur sa ligne. En fin de match, Briand entré pour les cinq dernières minutes, a la balle de match au bout du pied, et après avoir magnifiquement contrôlé le long ballon balancé par Coco, il envoie un scud en tribune.

Puis vint le temps des turpitudes. Null de Pauw, aussi nul puisse-t-il être, avait obtenu un bon ballon d’une ouverture Guingampaise. Cette ouverture fut déviée par un Montpelliérain puis évité dans le même temps par Coco en position d’horsjeu.net. Nulle de Pauw, lui pas du tout hors-jeu (mais sans doute quand même horsjeu.net d’esprit, enfin c’est tout le mal qu’on lui souhaite) et fort de ce bon ballon bien distribué dans la profondeur et dans le cul de la défense, s’en va tromper Jourdren d’un plat du pied sécurité. Mais le cortège des abrutis de la profession en décide autrement et signale un hors-jeu par pure racimse et antisémitimse. Oui Madame. Il ne signale pas non plus une poussette aux abords de la surface lorsque Coco s’apprêtait à marquer quelques secondes plus tard. Ni une main montpelliéraine dans la surface plus tôt dans le match.

Bon.

Sachez que Guingamp est un club familial et un jour, certains vont sentir la promiscuité d’une relation familiale guingampaise selon la Paysan Breton Académie, la preuve en images.

 

Ah oui, j’avais oublié, on ne peux plus virer dans l’insulte gratuite ici, parce qu’il est toujours bien vu de dénoncer et collaborer en 2016. C’est dommage. Le racimse non plus on a pas le droit. Mais tant qu’on peut continuer à cracher sur les femmes, ces inventions du démon, l’honneur est sauf.

Les Paysans notés :

Johnsson (2/5) : Ok il n’est pas coupable sur le but, et il a passé une soirée relativement tranquille, avec un bel arrêt de fin de match, mais son placement lorsque la balle approche sa surface me laisse perplexe. Sur une couverture de balle de Sorbon en début de match, il sort à son niveau mais ne dit rien et ne récupère pas la balle. Pas rassurant pour sa défense qui s’est dégagée.

Marçal (3/5) : Notre nouveau chouchou de Brésilien a encore réalisé une grosse prestation, très offensif. Il manque de peu une nouvelle passe décisive sur le poteau de Privat (non ce n’est pas ce que vous croyez). Ça aurait été sa troisième, en trois matchs. Attention à ne pas délaisser trop souvent les tâches défensives.

Sorbon (2/5) : Un match sérieux comme à son habitude, mais il est amorphe sur l’ouverture du score Montpelliéraine.

Kerbrat (3/5) : Match sérieux, rien à signaler, il a été intraitable comme à son habitude.

Ikoko (4/5) : Très offensif, comme son pendant à gauche, mais il met plus d’impact physique dans sa défense. Il est assez impressionnant pour son jeune âge.

Diallo (3/5) : Mise à part sa relance malheureuse, il a vraiment réalisé un gros match. beaucoup d’interventions, propres pour la plupart, et des récupérations précieuses. Il faut qu’il se contente de relancer simplement.

Deaux (2/5) : C’était pas spécialement un mauvais match, il joue relativement juste en général, mais il ne prend pas suffisamment le jeu à son compte. Il est lourd aussi, il bouge peu lorsqu’il n’a pas le ballon. Il faut se faire violence.

Giresse (2/5) : Il a été assez effacé et semblait manquer de souffle. Peu inspiré.

Coco (4/5) : Un match plein, où il a pu inscrire son deuxième but en Ligue 1 de sa jeune carrière. C’est mérité, il a encore une fois multiplié les courses pour apporter du danger. C’est toujours un peu brouillon mais il progresse de matchs en matchs.

Salibur (4/5) : Tout en vitesse et percussion, il a bousculé la défense montpelliéraine sans difficulté. On sent qu’il est au-dessus, qu’il est facile mais aussi qu’il en a encore sous la semelle. Il peut faire des matchs de cinglés.

Privat (3/5) : Dans son registre de point fixe, il a fait le job. Toujours à l’affut dans la surface pour placer une tête, une jambe, une bite, un bourrelet. Qu’importe.

Les pécores :

De Pauw : Très bonne entrée en lieux et place d’un Giresse essoufflé. Un jeu simple, sobre en une ou deux touches de balles. Il aurait même pu inscrire son premier but avec l’En-Avant si la maman de notre arbitre préféré avait laissé sécher sur ses cuisses la semence de son oncle.

Blas : Notre champion d’Europe des moins de 19 ans est programmé pour vivre une grosse saison mais il passe à côté de ses entrées depuis le début. Celle-là c’était la meilleure de toutes, plus d’impact physique, des bonnes ouvertures, des récupérations et un carton jaune obtenu en 10 secondes de jeu. Il a besoin de s’étoffer, c’est assurément un futur très bon joueur pro.

Briand : Un bon contrôle de la poitrine, puis une balle de match qui lui échappe. Sur le retour.

Je ne vous salue pas,

Gwen Tagrenmer

Gwen Tagrenmer

Bienvenue chez la Paysan Breton Académie. L'Académie qui sent la mer quand elle décalotte. Si tu te pointes encore sur ce profil, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware.

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