Guingamp – Saint Etienne (2-0), la Paysan Breton Académie livre ses notes

Balayé cinq buts à un par l’Olympique Lyonnais, décrié de-ci de-là, traîné dans sa propre fange alors qu’il est déjà bien occupé à faire des choix douteux de vie, votre académicien Guingampais préféré a eu le besoin de se ressourcer tout le long de cette semaine.

De s’isoler et de se remettre en question. De travailler de chez lui en slip parce que le cœur ne lui disait pas d’aller affronter la vie du dehors, d’épier les sorties des écoles élémentaires, de s’abreuver comme un soiffard et de se masturber frénétiquement en chaussettes dans les toilettes à trois heures du matin. Les choses simples de la vie, les piliers de ma culture.

Do you know what this is? It’s the world’s smallest violin playing just for the subscribers.

Ou alors je m’en bas complètement les couilles avec des raquettes en bois. Je ne sais plus.
Toujours est-il que la situation Guingampaise est alarmante. Tellement alarmante que certains supporters sont prêts à faire n’importe quoi afin de cultiver l’espoir. Comme espérer une titularisation de Mana Dembélé en priant pour que les dieux du football, sur un malentendu, bénissent le mauvais Dembélé ce week-end, du sacrifice de vierge ou des choses bien plus satanistes encore : encourager l’Olympique de Marseille. Évidemment, comme ils l’ont fait dans le passé, ils ne se priveront pas de tout faire pour que Guingamp descende. Comme commencer par ne pas battre le terrifiant Gazélec Ajaccio. Je vais quand même bien rigoler à la fin de la saison quand l’OM terminera derrière nous.

Mobilisation pour la survie en Ligue 1, le Joce’ a convoqué la quasi-totalité de son groupe professionnel, non-blessé. 23 joueurs en tout. Histoire de garder tout le monde focalisé sur l’objectif.

Lössl – Jacobsen, Sorbon, Kerbrat, M.Pereira – Giresse, Sankharé, Diallo, Salibur – Briand, Privat

Sorbon fait son retour après une trop longue blessure, Mathis est à nouveau out et c’est Diallo qui le remplace. Erding est mystérieusement privé de retrouvailles avec son ancien club.

La joute :

En guise de soutien et dévouement pour votre serviteur, Jimmy Briand se charge de s’en prendre au premier Stéphane impertinent et de mauvaise augure qu’il croisera. Ça n’a pris que sept minutes à Jimmy punchline pour croiser la route d’un Stéphane, truffier de son état, et le butiner. Giresse et Jacobsen prennent de vitesse Francis Tannane et Peter Gabriel, les laissant comme deux ronds de flan avant que le Danois crochète le latéral stéphanois pour adresser un centre aux petits oignons vers le Jimmy qui punch sa tête au fond des filets. EAG 1-0 ASSE.

Oui, Giresse et Jacobsen 146 ans à eux deux.

Il y a des espaces chez les Stéphanois. Quelques minutes plus tard Jimmy, encore lui, échappe à la vigilance de la défense, si bien que Stéphane Ruffier soit lui-même sortir de sa cage pour aller faire la police.

Il aura beau faire le kéké le Ruffier, à la 24e il est encore impuissant sur cette nouvelle percée Bretonne. M.Pereira déboule dans son couloir toutes voiles dehors, bien servi par Salibur il adresse une passe millimétrée pour Sloan Privat qui score. EAG 2-0 ASSE.
Sloan fête à nouveau son but avec un cœur avec les doigts. Sauf que les cœurs de Sloan ressemble énormément à des anus dilatés. Je… Non je ne veux rien savoir de plus.

Ruffier pas content, Ruffier engueuler sa défense.

Stéphane Ruffier, allégorie

Saint Etienne ça leur a fait drôle de ne pas jouer le dimanche après-midi face à une équipe amorphe. Ils ont plus de mal bizarrement.

Justement, Saint-Etienne tarde à réagir. Et Saint-Etienne n’aquatta, n’attaqua pardon, que timidement. Il faut attendre la 55e minute pour voir un double service d’Eysseric, sur corner puis sur coup franc pour Pajot et Maupay, pour trembler un peu des genoux. Mais Lössl assure sur les deux tentatives de la tête.

Les Guingampais ont par ailleurs abandonné la possession du ballon aux Stéphanois en seconde période. Ce qui explique l’absence d’occasion de part et d’autres et le faible nombre de frappes cadrées. On peut vraiment pas donner de responsabilités à des mineurs.
La seule éclaircie de la seconde période vient d’une nouvelle percée de Salibur. À mi-parcours il lève la tête et renverse vers Briand sur le côté gauche de la surface qui remise en une touche de balle vers Giresse devant le but. Thibault reprend de volée mais ne cadre pas.

Les Paysans notés :

Lössl (4/5) : « Lui je n’arrive pas à savoir si c’est un bon gardien ou une passoire » Je ne sais plus si c’est de Zola ou de l’illustre Pierre Ménès cette maxime, mais comme je le vois jouer tous les week-end depuis deux ans j’ai quelques doutes sur l’exactitude du propos.

Jacobsen (3/5) : Passeur décisif, il était en forme ce soir. Il faut dire qu’il s’est pas mal reposé le week-end précédent.

Sorbon (4/5) : Il a amené calme et sérénité. Ça panique pas, ça court pas partout, mais c’est tout le temps bien placé.

Kerbrat (4/5) : Bien plus à l’aise avec quelqu’un qui ne fait pas n’importe quoi à côté de lui.

M.Pereira (4/5) : Tout feu tout flamme, et lui aussi passeur décisif, le mecton était très énervé ce samedi soir.

Sankharé (3/5) : Younousse est constitué d’un alliage particulier. Il s’est ouvert la peau de la cuisse pendant la rencontre et ce n’était ni noir ni rouge sang mais blanc. Je pense que c’est un pantin, une marionnette et que c’est ici qu’Arlette Laguiller se cache depuis tant d’années.

Diallo (4/5) : Meilleur footballeur africain de sa génération, originaire du Sénégal, Moustapha est la première cause de décès sur les Paris-Dakar. Il a semé le trouble et le chaos dans le milieu stéphanois. Au bout de 37 secondes de jeu, le petit Valentin Eysseric a perdu la vie en croisant son chemin.

Moustapha promettant d’enculer le milieu Stéphanois et de lui faire un trou béant grand comme ça .

Giresse (4/5) : Très probablement issu de la Masia, El Thibault Giresse a encore une fois éclaboussé la rencontre de son pied gauche caviar. Il a beau avoir le double de l’âge du latéral qui le marquait ce soir, il s’est pas laisser emmerder par un merdeux dans son genre.

Salibur (3/5) : Plus en vue en début de rencontre, il a fait deux-trois débordements bien sentis. Plus discret par la suite.

Briand (4/5) : Au ralenti, il soulève les interdits. Les interdits des Stéphanois.

Privat (3/5) : Il a inscrit un but, ce qui est une source d’inspiration pour tous les paralysés de ce monde.

Les pécores :

Blas (2/5) : Il avait des idées mais se précipitait. Et physiquement il a souffert. Une entrée catastrophique.

Cardy : Pour renflouer notre milieu.

Coco : Pour gambader le long de la ligne de touche.

 

Gwen Tagrenmer

 

 

Et pour mon lectorat qui est venu chercher ses cinq fruits et légumes, dites-vous que je me suis mis en quête du plan de jeu stéphanois pendant la rencontre. Je l’ai finalement trouvé ci-après. Ce qui va suivre va vous étonner.

 

 


Il était dans son cul.

Gwen Tagrenmer

Bienvenue chez la Paysan Breton Académie. L'Académie qui sent la mer quand elle décalotte. Si tu te pointes encore sur ce profil, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware.

9 commentaires

  1. Dans les pommes de terre. Non c’est la Paysan Breton Académie qui ne sera pas de la prochaine semaine.

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