Lille – Guingamp (0-0), la Paysan Breton Académie livre ses notes

Cette fois c’est à Lille que Guingamp se déplace. Avec la satisfaction du maintien dans la poche de gauche et la satisfaction de voir Rennes louper une année encore une compétition européenne (au cours de laquelle ils se seraient fait honteusement éliminer de toute façon) dans la poche de droite.

Lille est une très belle ville du très beau Nord. Le chef-lieu de la magnifique région Nord-Pas-de-Calais-Picardie-Désolé. C’est marrant comme pour certaines villes ou régions on ressent le besoin constant de répéter à chaque fois que c’est un endroit super chouette ou il fait bon vivre quand on en parle. J’ai comme pas super envie d’y croire. Je sais pas, quand on évoque Bora-Bora on ressent pas trop le besoin de préciser par exemple.
Et parce que Fred’ Antonetti y vit aussi (à Lille, suivez un peu bordel). Et que René Girard y a habité pendant quelques années aussi. Ça fait froid dans le dos et ça démontre parfaitement qu’il faut être un total déséquilibré pour vivre dans ce genre d’endroit.
Mais les Dogues pratiquent un football Bora-Bora. Mais un Bora-Bora après le passage d’un cyclone. Tellement bleu turquoise que l’Europe s’ouvre quasiment aux Lillois. Et tout ça en alignant régulièrement des Clara Analfitano ou des Apoula Eder. Autant vous dire, que pour le bien de l’humanité, l’En Avant de Guingamp fera tout son possible pour éviter que ce genre d’atrocité se produise. Si en prime on pouvait amener devant l’échafaud de la Paysan Breton Académie Frédéric Antonetti, tout cela serait bien urbain.

Non mais on déconne, on les aime bien les Dogues à Guingamp.

Guingamp justement. Eh bien l’En Avant récupère de retour de suspension Kerbrat, Giresse, Diallo et de congés maternité Dorian Lévêque. Le groupe ressemble de très très près à un groupe de dix-huit footballeurs à ceci près que Mevlüt Erding est convoqué et, pire encore, titulaire :

Lössl – Lévêque, Sorbon, Kerbrat, M.Pereira – Giresse, Sankharé, Diallo, Coco – Briand, Erding.

Attention je n’ai rien contre Mevlüt, c’est probablement un excellent gendre et un excellent pêcheur en eau douce, mais là j’aurais préféré qu’on essaye d’associer Jimmy Briand avec un joueur de football pour voir.
Mais bon, je suis un utopiste.

La bataille

Les premiers faits de jeu ont lieu rapidement, et sont l’oeuvre des Lillois bien aidés par le manque d’agressivité des Guingampais. Thibault Giresse ferme bien son couloir au côté de Lévêque pour gagner le ballon face à Corchia et transmettre à Diallo. Dans la foulée Moustapha perd son ballon et ça profite à Lopes qui frappe rapidement mais c’est trop écrasé pour inquiéter Lössl (2e). Dans la minute qui suit et sur un long ballon d’un de ses coéquipiers, Lopes est à nouveau en position de frappe mais Lössl se couche et repousse.
Cette académie n’est pas une ode à Rony Lopes mais force est de constater que le Lillois est très à son avantage dans cette rencontre. À la 23e minute, c’est encore lui qui met à l’épreuve notre rempart Danois qui emploie cette fois ses poings pour repousser.

Je me permets un aparté, mais je regardais un peu la composition Lilloise parce que je me faisais chier et c’est tout de même terrible de s’appeler Ibrahim Amadou. Autant de discordes dans un couple ça me fend le cul. Ces parents qui ne tombent jamais d’accord pour un prénom c’est sidérant. Et à l’arrivé c’est les enfants qui trinquent. Quarante-trois ans plus tard il porte encore les séquelles de cette incompréhension.

Et puis Eder, là, qu’est-ce que c’est nul bordel à queue. Déjà avec le faciès de Marie-José Pérec et le corps de nageuse synchronisée qu’il se trimballe c’était pas gagné, mais en prime il a l’air complètement stupide.

Florent Balmont sodomisé en plein match, des images terrifiantes qu’on ne veut pas voir dans un contenu gratuit.

Fredéric Antonetti s’ennuyait depuis le début de la rencontre. Tellement, que faire uniquement le cosplay de la boule de Fort Boyard ne lui suffisait plus. Juste avant la pause il décida alors d’étaler toute sa mauvaise foi de gros con de Corse sur une indiscutable et scandaleuse faute d’Amadou sur Sankharé en s’embrouillant avec Jocelyn. Attention je ne dis pas que les Corses sont des gros cons, non. Y’en a des bien. Mais Antonetti est Corse ET un gros con. Il cumule.

Pour calmer un peu les Dogues de Lille après ces tensions entre les deux coachs, la Paysan Breton Académie tente d’apporter le réconfort avec de l’humour. Ci-dessous une farandole de hot-dogues proposés à une jeune Lilloise en détresse :

Prends un j’te dis. Non pas celui là. Non à droite. L’autre droite. Ouais.

Au retour des vestiaires, les Lilloises sont encore plus entreprenantes. Cela me réjouit, parce que si ça se trouve je ne m’endormirai pas pendant cette mi-temps. Du coup, au bout de cinq minutes, Corchia trouve Amalfitano sur un centre. Le Lillois contrôle et se retourne face au but mais ne trouve que les grands bras de Lössl. Jonas s’impose à nouveau quinze minutes plus tard sur une nouvelle frappe tendue de Lopes la lopette. Puis, d’une splendide parade, celui-ci sauve le point du match nul alors que Corchia avait sorti sa plus belle frappe du pied gauche.

J’aurais aimé vous conter un peu le jeu Guingampais ou les occasions mais je crois que les deux sont rangés dans le cul des poules et le cul des vaches. Y’avait vite fait d’autres occasions, mais c’était que des trucs de Lillois. Et vas-y c’est bon je suis pas venu là déguisé en feuille de chou pour me faire bouffer le cul par des lapins et faire le compte-rendu des Lillois.
Quelque chose comme vingt-trois frappes à deux. Ça doit leur faire un fussoir, les Lillois, de ne faire que zéro à zéro. Faut dire qu’ils sont tombés sur notre défense type. Pour une fois que tout le monde est dispo.

Les paysans notés :

Lössl (4/5) : Infranchissable, il a cependant failli regretter une décision prise hâtivement en fin de match où, sur un mauvais renvoi, la balle est rapidement revenue sur un Lillois qui est passé à ça de faire ficelle sur sa frappe.

Lévêque (4/5) : Bon retour de blessure après trente-deux années dans une chambre stérile, quarante-cinq réanimations, et cinquante-trois chimiothérapies. Assez discret en première, il a démarré la seconde période pied au plancher avec des débordements en veux-tu en voilà, des centres, des petits ponts et des backflips.

Sorbon (3/5) : Une rencontre placé sous le signe du ti punch et du zouk love.

Kerbrat (3/5) : Eder a tellement tapiné pendant quatre-vingt-dix minutes que Christophe en a fait sa petite chienne domestique. J’ai vu l’attaquant lillois demander à Christophe d’aller faire une balade à la fin du match avec une laisse entre les dents.

M.Pereira (2/5) : Des mauvais choix, et des pertes de balles trop nombreuses malgré une très bonne activité dans son couloir.

Sankharé (2/5) : Des difficultés à se projeter dans le camp adverse, à prendre le jeu à son compte ; Younousse a évolué très bas et a manqué un peu d’implication.

Diallo (4/5) : Ça a beau être le printemps depuis quelque semaines, Moustapha il est super prévoyant et généreux. Généreux parce qu’il a tenu à distribuer les pains en personne et qu’il a découpé du petit bois pendant toute la rencontre pour cet hiver. Pratique.

Giresse (3/5) : Quel joueur. Il a beau avoir soixante-quatre balais, une vessie incontrôlable et des difficultés à finir ses mots croisés Thibault cale plus de passes décisives et de buts que des Cabella, Grenier ou des Hamouma. Sans forcer.

Coco (2/5) : Il s’est démené, en vain.

Briand (2/5) : Je refuse de dire du mal de Jimmy tant qu’on l’associe avec un cul-de-jatte.

Erding (0/5) : Pour une première année de foot c’était pas mal, il savait dans quelle équipe il était, dans quel sens il fallait courir et tout. Franchement c’était bien. À la mi-temps, il a compris tout seul que les équipes changeaient de camp. Je sens que l’année prochaine en U9 il va faire des ravages.

Les paysans qui pelaient des châtaignes :

Mathis : Retour d’El Capitan, qui est venu éclabousser le stade Mierre-Pauroy de toute sa classe. Lui qui possède plus de Coupes de France que le LOSC sur les cinquante dernière années. Ça embouche des coins. Pavé dans la marre. #àmaiditais.

Angoua : C’était court mais c’était terrifiant. Comme un symbole de ma première fois. Toute toute première fois. Toute toute première fois. Toute toute première fois.

Blas : Sur quelques prises de balles il a su apporter vitesse et percussion.

Gwen Tagrenmer

Gwen Tagrenmer

Bienvenue chez la Paysan Breton Académie. L'Académie qui sent la mer quand elle décalotte. Si tu te pointes encore sur ce profil, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware.

2 commentaires

  1. La frappe avortée de Melvut restera pour moi la plus grande marque de négation du football, par contre niveau pornographie, elle se pose là.

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