Brest – Bourg Péronnas (3-0) : La Poulet de Bresse Académie a préféré la 3e mi-temps

Mon week-end à Brest se résume en deux phrases :
« On vient, on perd et on s’en va ! »
« Vive le vent, vive le vent, vive le vendredi ! Le samedi, on est bourré et le dimanche aussi ! »

Deux chants lancés par les sept supporters visiteurs venus au Stade Francis le Blé en ce vendredi 8 décembre, pour voir leur équipe favorite perdre 3-0 à l’autre bout de la France. Quatorze heurs de train aller-retour pour ma part, Ving heures de bagnole pour d’autres …

Quoiqu’il en soit, c’était avec plaisir que nous y sommes allés et pour tout vous dire, on ne regrette pas grand chose.

Enfin, si. Deux petits regrets :

Le premier est de se voir refuser l’accès au parcage visiteurs. Raison invoquée : « vous êtes pas beaucoup et on allait pas mobiliser du personnel juste pour ça ». Du coup, pas de match sous la pluie en parcage mais bien en Tribune Crédit Mutuel-Breizh Cola-Paysan Breton-Arkéa.
Cela contrarie quelque peu les abonnés brestois présents derrière nous et désireux de voir le match assis. Nos collègues de soirée (les stadiers à proximité) jouent les médiateurs et nous permettent tout de même de regarder la rencontre debout.

Une question me taraude donc : si nous sommes entourés de cinq stadiers (bien présents malgré la volonté de ne pas mobiliser du personnel pour les visiteurs) afin que notre « sécurité » soit assurée au sein d’une tribune composée uniquement de fiers finistériens, pourquoi ne pas nous avoir gentiment ouvert une tribune qui nous était destinée et éviter ce genre de désagréments ? Les forces de sécurité n’avaient malheureusement pas la réponse.

Désillusion totale avec ce message sur allez-brest.com

Voilà jusqu’où ça va : l’irrespect total sur allez-brest.com

Le deuxième regret concerne l’arbitrage de M. Dechepy et ce pénalty ultra généreux attribué à Brest au bout d’un quart d’heure. Autant vous dire que j’aurais fortement apprécié voir la suite du match sans cette décision. Peut-être qu’on aurait perdu pareil (voir plus) mais on ne se serait pas découvert comme ça si vite.
Un nul aurait été jouable, j’en suis sûr. Oui, enfin, un bon 0-0 des familles vu notre incapacité incroyable à marquer ne serait-ce qu’un but vendredi dernier …

Seulement voilà, le FC Bourg-Péronnas a perdu 3-0 et se retrouve plus que jamais 18e de Ligue 2. Après le 4-0 infligé à Orléans, l’espoir était présent mais nos attaquants ont du décider de jouer un match sur six cette saison. La victoire poussive 2-1 au 8e tour de Coupe de France contre l’ES Tarentaise (R2) aurait dû toutefois m’alerter.
Mais bon, c’est comme ça l’amour, on y croit toujours. Et malgré tout, on vous soutiendra les gars !

 

Les Bleus :

 

HDM reconduit exactement la même équipe victorieuse contre Orléans. Seul Amiot remplace Ponroy, blessé pour l’occasion. Sur le papier, c’est pas dégueu. Juste une grosse appréhension sur la charnière centrale …

De son côté Jean-Marc « Diego » Furlan (vous l’avez ?) ne titularise ni Julien Fabri (cantonné à la réserve et aux coupes, enfin, uniquement à la réserve du coup …), ni le magnifique Jason Berthomier (qui pourrait bien rentrer en cours de match, la suite va vous étonner). On peut dire que nos deux anciens joueurs ont eu du flair dans leur choix de carrière …

 

Le mâche :

 

On commence la rencontre de façon intéressante avec notamment Merdji qui amène quelques frayeurs sur la cage de Larsonneur. Seulement, voilà, six minutes sont passées et Bourk ne sera pas beaucoup plus dangereux que ça dans ce match, au contraire des Brestois profitant de nos largesses défensives (ceci est un euphémisme), qui se procureront des balles de but toutes les 5 minutes.

Reste que ce début de match est animé et plutôt équilibré. Sur une longue ouverture, Bernard contrôle le ballon de la main, élimine Paye et s’écroule comme une merde au passage. Pénalty logique pour Brest donc. Pi ne tremble pas et ouvre le score (1-0, 17e).

S’en suit une période de franche domination des Rouges et Blancs, bien contrée par une défense valeureuse, à défaut d’être organisée. A la mi-temps, on ne perd que 1-0, tout est possible, entre autre grâce à Gaëtan Deneuve.

On recommence comme on a terminé, en subissant de manière très sale mais l’incroyable Deneuve nous sauve la vie plusieurs fois. Le pauvre Autret aurait du marquer un triplé vu ses occases… Il ne marquera pas un seul but.

Le plus dur étant passé, on gagne petit à petit au milieu de terrain avant de rendre systématiquement la balle dans les 30 derniers mètres. Les changements effectués n’y feront rien. De la frustration à l’état pur, merci Bourk !

Logiquement, les espaces béants des lignes arrières s’élargissent (si c’est possible !) encore un petit peu plus. Berthomier, fraichement entré en jeu, salue ses anciens coéquipiers en plantant le 2-0 (83e). Puis, Sissoko clot les débats dans la foulée (3-0, 87e).

Fin de match désolante face à une équipe de Brest qui aurait mérité qu’on égalise face à tant de maladresse avant le break. Après, on vous dira surement le contraire si vous faites un tour sur allez-brest.com. Cependant, je vous le déconseille vivement, c’est une perte de temps assurée.

Merci aux joueurs venus nous saluer également. Mention spéciale à Gaëtan Deneuve, ce vendredi, t’es rentré dans mon cœur. Promis, on trouvera une équipe à la hauteur de ton dévouement pour la cause bressane ! C’est beau le don de soi.

 

Les notes (sévères) :

Deneuve (1000/5) :
3 buts encaissés mais le triple de sauvés. Match immense du portier bressan. Abandonné par le reste de l’équipe.

Amiot (1/5) :
Dans une charnière centrale qui mettait à mal mon optimisme, il a été à la hauteur des espérances, nul donc.

Faivre (1/5) :
C’est beau d’être titulaire à cet âge.

Paye (1/5) :
Fautif sur le pénalty inexistant, difficile de lui en vouloir là-dessus. Pour le reste, il est en harmonie avec ses collègues de défense. Remplacé par Martin (80e), malheureusement inutile.

N’Simba (2/5) :
Un manque d’enthousiasme offensif, préjudiciable quand il fallait apporter du surnombre devant. Dommage, vu les qualités du bonhomme.

Nirlo (3/5) :
C’est dans son secteur qu’on s’en est le mieux tiré. Celui de récupérer des ballons dans les pieds adverses, et là-dedans, il est vachement fort le capitaine.

Martins Pereira (1/5) :
Match terrifiant du luxembourgeois, qui a perdu beaucoup trop de ballons au milieu. Sa tête qui passe à 1 mètre de la cage brestoise en toute fin de 1e mi-temps reste, tout de même, notre meilleure occasion.

Hoggas (3/5) :
Il apporte du danger devant et montre qu’il est un vrai numéro 10 quand il veut. Pas forcément aidé par ses attaquants, difficile, néanmoins, de trouver des solutions dans le dernier geste.

Sarr (1/5) :
Pas vu, pas pris. Remplacé par Heinry (70e), grand mais inutile.

Bègue (1/5) :
Guingampais.

Merdji (2/5) :
S’est battu, dans le vide. Remplacé par Boussaha (54’), non titulaire (et ça se comprend).

 

La 3e mi-temps :

Belle inventivité des barmen brestois. On notera la qualité de la photo, en adéquation avec ma vision du moment.

Parce qu’on a perdu et parce qu’on l’aurait quand même fait si on avait gagné, l’après-match s’est éternisé tard dans la nuit brestoise.

Il est également indéniable que « week-end dans le Finistère » et « sobriété » sont deux concepts absolument incompatibles. Il nous paraissait évident de faire tourner l’économie locale, celle-ci permettant de construire des téléphériques, qui, eux, ne tournent pas.

Seulement, là encore, le choix tactique de tout donner rapidement et de subir tout le reste de la soirée n’était pas le bon.

Clairement mis en difficulté par le long déplacement, la défaite du soir et le trio offensif Bière-Suze-Baileys (inédit mais ô combien efficace) , je ne tarde pas à basculer sur les douces tables en marbre ou autres comptoirs rencontrés ce soir-là. La trêve fera du bien à tout le monde décidément.

 

 

D’ici là, on rejoue contre des Bretons le week-end prochain. Crêpes blé noir pour tout le monde !

Je tiens à préciser que, malgré leur mauvais(e) foi(e) légendaire, les Brestois sont des hôtes forts accueillant. Promis, on reviendra la saison prochaine dans le Finistère ! L’ennui, c’est que ça risque d’être à Concarneau.

 

La bise AOC,

Marcel Cerdon.

 

 

 

 

 

Marcel Cerdon

8 Comments

  1. Il est toujours là, Maxime Moisy ? Je constate en tout cas que Bourg-Pé’ s’est fait une spécialité des noms que l’on a même pas besoin de modifier pour qu’ils soient rigolos : Merdji, N’Simba, Bègue…

  2. Un passage à Clermont-Ferrand prévue ?
    J’offre la pinte. La pinte. Je sais que mon rsa ne résisterait pas à un assauts d’académitiens hors-jeuriens.

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