Laval – Drancy (4-3) : La ButàLaval Académie a frôlé le black-out

LE CONTEXTE : Après une énième désillusion en terre bressanne (défaite 2-1 à Bourg-en-Bresse, merci le coaching de merde), Laval recevait le dernier du championnat : la Jeanne d’Arc de Drancy. Un nom peu commun pour cette ville de Seine-Saint-Denis, fraichement promue en N1 et qui, on va pas se mentir, galère à grapiller des points. 

C’est donc l’occasion pour vos tangos favoris de se relancer dans la course à la montée et de ne pas être trop décollé du reste du haut de tableau. C’est également la chance pour le terroriste du maquis qui nous sert de coach, de prouver qu’il peut faire autre chose que perdre contre des équipes bricolées la veille pour le lendemain et de s’embrouiller avec son staff, les actionnaires, les supporters et une partie de ses joueurs.

Du côté du mercato, Laval a laissé partir Bosetti (prends soin de toi bb<3) à l’Oklahoma Energy FC (D2 Américaine), tout en enregistrant les arrivées de Madhi Camara (en prêt de Saint-Etienne) et celle de Seykou Keita (Red Star). Adviendra que pourra et bonne chance aux deux nouvelles recrues.

LA COMPO :

L’incompréhensible 5-2-3 à domicile contre la lanterne rouge.

V

LE MACHE :

Comme on peut s’y attendre, le début de match n’est pas emballant : on notera quand même le bon centre de Lambese pour Etinof qui rate sa tête, alors qu’il est aussi seul aux six mètres que moi quand je suis arrivé en 6e, bref… (2’).

J’espère vous avez apprécié car ça sera la seule action de la 3e à la 34e minutes. Cette demi-heure sera d’un ennui déconcertant, d’un côté comme de l’autre. C’est à partir de la 35e minute que le bordel débute : alors que Laval commençait à construire au milieu de terrain, tout le stade se retrouve plongé dans le noir et les 22 acteurs retournent au vestiaire… #pannedecourant

Martin Luther King a dit : « L’obscurité ne chasse pas l’obscurité, seule la lumière peut le faire. ». Une fois l’éclairage revenu, il chassa donc l’ennui de cette 1ere mi-temps et c’est Drancy qui va ouvrir le score sur sa première occasion, ça change : corner, tête au premier poteau, Bouet ne sort pas et but (38’), LAVAL 0 DRANCY 1. Des « Cicco demission » commencent à descendre des tribunes pour ma plus grande surprise (et satisfaction on va pas se le cacher).

Néanmoins, le capitaine du navire lavallois en perdition va faire réagir son équipage en la remettant dans le droit chemin : sur le premier corner tango, Bira Dembele saute plus que tout le monde et propulse le ballon au fond du filet ! Mention spéciale pour le gardien parti explorer de nouvelle terre hors de ses 6 mètres. 40’ : LAVAL 1, DRANCY 1 !

Vous pensez qu’on va en rester là ? Diable, non ! Sekou Keita, la nouvelle recrue, est lancé seule contre la défense parisienne, il parvient à trouver un angle de tir et le pied d’un défenseur dévie le tir, mettant le cuir hors de portée du gardien mais en plein dans les filets ! (45’) : LAVAL 2, DRANCY 1 !

Mi-temps, Laval mène 2-1 contre une pâle équipe de Drancy qui aura quand même été devant au score l’espace de 3 minutes.

L’arbitre compte le temps additionnel… Une demi-heure au total.


Oui sauf que Laval revient sur le terrain en ayant, visiblement, laissé son envie au vestiaire : sur une perte de balle débile, l’imposant attaquant des franciliens (Koné, Aboubacar) prends de vitesse la défense lavalloise et trompe Bouet permettant à Drancy d’égaliser. (49’). LAVAL 2, DRANCY 2…

Dans la foulée de l’égalisation, Drancy obtient un pénalty à la suite d’un cafouillage dans la surface. J’avoue ne pas trop savoir pourquoi il y a pas pénalty mais Scaramozzino n’a pas été hurlé comme un putois au nez de l’arbitre, il doit donc bien y avoir quelque chose. Sans surprise, Drancy transforme l’offrande même si Bouet était parti du bon côté. (52’) : LAVAL 2, DRANCY 3……

Comme un signe de Dieu, l’obscurité refait surface dans l’enceinte lavalloise et plonge de nouveau le public et les joueurs dans l’ombre, les insultes (légitimes) envers Ciccolini et Laval Agglomération ont donc continué de pleuvoir. 55’ : le match reprend donc sous une certaine forme d’incertitudes concernant de potentiel sanction de la fédé. Comme on dit jamais 2 sans 3, 10 minutes plus tard le courant sautera une 3fois avec une forte odeur de brulé, et bah croyez moi qu’en tribune t’es moyen serein à ce moment là… Mais bon les lumières, une fois reparties, tiendront jusqu’a la fin.

Un Laval – Drancy sur courant alternatif.

Laval effectue des changements : Etinof pour Vincent (71’) et Mabussi pour Perrot (80’). Important de noter que ces deux joueurs n’auront aucune incidence sur les dernières minutes du match. Encore un bon coaching mais bon on me traite de tocard quand je dis que Ciccolini sert à rien.

Il faudra donc un miracle pour au moins prendre un point. Le miracle s’appellera Seikou Keïta. Sur un coup franc frappé par Scaramozzino, la défense francilienne bafouille et le ballon retombe dans les pieds de Keita qui ne se fait pas prier pour l’envoyer au fond des filets ! 82’ : LAVAL 3, DRANCY 3 !

Drancy semble totalement abattu par ce 3but lavallois… Eux qui pensaient avoir fait le plus dur, sont acculés dans leur moitié de terrain et subissent les assauts lavallois dans ce dernier quart d’heure. Le coup final viendra à la 89e minute : sur un centre de Lambèse, Keita envoie une tête décroisée hors de portée du gardien et permet à Laval de passer devant au panneau d’affichage ! LAVAL 4, DRANCY 3 !!!

A noter que tout les joueurs ont célébré le but avec Pascal Braud et tout le staff sauf… François Ciccolini. Ca en dit long sur sa mentalité réduite, n’en déplaise à la racaille corse.

FIN DU MATCH ! Laval s’impose contre la lanterne rouge du championnat, mais a quand même pris 3 buts contre l’équipe qui n’avait mis qu’un but depuis le début de la saison à l’extérieur.

Maintenant l’instant vérité : la soirée sera ponctuée par les bras d’honneur de l’autre imbécile de corse dont un visiblement en direction des actionnaires et de Bruno Lucas, président du conseil de surveillance… Le tout avant de déferler un torrent d’insultes faisant trembler les couloirs du stade (il n’y a pas que les projecteurs dont les plombs ont pété). Tel un enfant de 5 ans en colère, le Corse ne s’est pas présenté à la conférence de presse, a quitté le parking du stade dans sa Smart (je ne divulguerai pas l’immatriculation ici, désolé). C’est donc le vrai coach du club et un des rares dignes de l’institution Stade Lavallois cette saison, Pascal Braud, qui s’est présenté devant les journalistes, d’un calme et d’une sagesse dont certains insulaires devraient prendre exemple.

Retour de la victoire, une réaction coach ?… Ah.

Prochain match : vendredi 8 février 20h, Laval se déplace sur la pelouse de Concarneau.


LE RÉSUMÉ VIDÉO :


LES NOTES

Bouet 2-/5 : Fautif sur le premier but où il aurait dû sortir, est pris au dépourvu sur le deuxième et trop court pour sortir le troisième. Dure soirée pour JC.

Scaramozzino 3/5 : Aura su se montrer lucide même envers l’arbitre, chose assez rare. Profitant de son vis-à-vis fatigué en fin de match pour faire la différence.

Ba 2/5 : Assez discret.

Dembele 3-/5 : Des efforts offensifs enfin récompensés par un but, pas exempt de tout reproche défensivement parlant.

Lambèse 3+/5 : Bon match de la part du joueur prêté par Lorient, a motivé ses troupes tout au long du match et ferait un bon capitaine. Auteur du centre victorieusement repris par Keita sur le 4but lavallois.

Mabussi 2+/5 : A fait son match malgré l’impact physique en face de lui.

Makhedjouf 2/5 : Assez discret également, aura néanmoins bien épaulé Obbadi.

Obbadi 3+/5 : Cet homme n’est que paix et amour, auteur d’une passe décisive, aura fait vomir les milieux franciliens par sa vivacité et sa technique. Rappelons que ce mec à 35 ans.

Danic 2-/5 : Tiens en parlant de vieux. Dommage qu’un mec qui compte plusieurs centaines de match de Ligue 1 ne sache pas tirer un corner.

Etinof 2+/5 : Aura fait tourner la tête à pas mal de joueur francilien, mais n’a clairement pas été à son meilleur niveau sur ce match.

Keita 5/5 : Premier match, plante un triplé (ou deux et demi vu qu’un but est dévié en CSC). « What else », comme dirait l’autre.


Le comité Frantix
@JohannChabite nouveau mais vite fait.

Frantix Le Basser

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