Laval – Pau (0-2) : La ButàLaval Académie fait une déconfiture

CONTEXTE : Le super championnat de National reprend ses droits après la trêve internationale. Laval reste sur une défaite dans le derby au Mans, sans avoir pris la peine de le jouer. Mais pas grave, puisque comme d’habitude Laval va se réveiller à domicile, où il est invincible ; avec Ciccolini qui revient sur le banc et va pouvoir crier directement sur ses joueurs au lieu de passer par l’Alcatel de l’entraîneur des gardiens ; mais également le retour de Bosetti dans ce rôle particulier de neuf-et-demi-qui-tourne-autour-de-l’avant-centre… Et puis Pau est douzième… Donc bon ça devrait le faire. Hein ?

 

LES PÈLERINS :

Bosetti de retour en neuf-et-demi-électron-libre.


LE MÂCHE :

La première mi-temps a eu un air de vu, revu, et rerevu. Laval tente, démarre tambour battant, a la possession de balle, mais toutes les peines du monde à bien l’utiliser ; surtout en l’absence de ses trois manieurs de ballons « maghrébo-cinq étoiles de gestes techniques » Obbadi, Bouadla et Makhedjouf au milieu de terrain. Bosetti tire sur le gardien (5e), Verdier juste au-dessus (20e), puis Laval finit par rendre brouillon sa possession de balle et se fait peur sur certains contres.

Autre fait classique : Laval se fait peur sur un contre dans les premières minutes… Et il n’est pas rare alors que l’un des artistes de la défense sorte une intervention qui n’envie rien aux sécateurs de Jardiland. Avec à la clé la blessure d’un milieu défensif de Pau et l’entrée en jeu… de Vincent Thill, le petit prodige luxembourgeois prêté par Metz. Thill dans un match de National comme ça, c’est le petit gars du quartier qui s’incruste à ton match avec tes potes bedonnants malboro-asmathiques, pour faire des flip-flap et placer des grosses vitesses-crochet-slalom-but. Sa première tentative trouve Bouet (30e), la deuxième n’est pas cadrée (33e), la troisième est pleine lucarne juste avant la mi-temps. 45e : LAVAL 0, PAU 1.

La sensation de première mi-temps aussi amère qu’une vodka-pomme sans pomme est assez habituelle à Laval, mais avec toujours l’espoir d’une seconde période plus douce. Celle-ci démarre sans Bosetti, et avec un Etinof entré pour réveiller l’attaque, qui a été l’un des seuls à tenter, et qui n’a pas beaucoup réussi. Aucun acharnement : juste le symbole d’une deuxième période où seul un miracle où un but de raccroc pourrait remettre Laval en scelle. Sauf que le but de raccroc est venu de Gueye profitant d’une communication dans la défense lavalloise aussi bonne que celle entre Macron et les gilets jaunes (58e) : LAVAL 0, PAU 2. Le troisième but pallois en contre sera plus proche que la réduction du score lavalloise, malgré quelques corners et accélérations de Vincent ou Verdier.

Rincon organisant les attaques lavalloises dans l’entrejeu.

Laval termine avec Rincon entré en 8, après 8 semaines de convalescence et toujours 8 kilos en trop ; et un joyeux bazar offensif sans espoir. Il n’y a qu’une seule explication : Ciccolini a voulu se tester et tester la presse pour son retour, en faisant des choix inexplicables (titulariser Bosetti et le sortir à la mi-temps, rentrer Rincon à 0-2, attendre la 89e pour mettre un 2e avant-centre), voir si on le chaufferait en conférence de presse et s’il saurait répondre posément.

Mais ne croyez pas que tout est mis sur le dos du retour de Ciccolini, loin de là (même si 4 matchs officiels sur le banc cette saison : un nul, trois défaites…).

« Ciccolini de retour au volant du bolide lavallois. »

Un jour il faudra qu’on parle de la poisse qui fait qu’à chaque match il faut composer avec cinq ou six absents ; dont plusieurs titulaires réguliers blessés, ce qui est la base de la fragilité de l’ogre/troll Laval, longtemps leader… Une poisse abstraite qui doit interroger concrètement la préparation physique du staff et l’hygiène des joueurs. Car Laval n’est plus leader, car Laval reste sur deux défaites sans combattre, car la réussite n’est plus là mais la réussite ça se provoque…

Et comme disait Mamie Frantix : c’est dans les vieux Pau que Laval poursuit sa belle déconfiture.

LE RÉSUMÉ VIDÉO :


LES NOTES :

Bouet (2/5) : a limité la casse… Mais bon, il y a quand même eu de la casse.

Perrot (2+/5) : l’un des plus investis et dynamiques pour apporter quelque chose sur son côté droit.

Ba (2/5) : une intervention « Jardiland » validée par la JUIF (Jardiniers University International Foundation) qui blesse un adversaire sans sanction… Mais qui amène l’entrée de Thill.

Dembele (2/5) : précieux dans les airs, mais au sol des erreurs de placement pas habituelles…

Scaramozzino (2/5) : devancé sur le 2e but, et de la volonté offensive mais stérile malheureusement.

Cissé (2-/5) : automne compliqué pour lui… A l’image de sa perte de balle aux 20 mètres pour le 2-0.

Milosevic (2+/5) : avec « ses qualités » (celle d’un stoppeur ou n°6 « courageux » disons), il donne tout, avec la petite part de vivacité dont il dispose. Une telle envie est à noter ces temps-ci.
-> Remplacé par Rincon (69e)… On va faire un jeu et ne rien dire de méchant sur le Brésilien en disant juste qu’il est sur plusieurs points l’opposé de Milosevic : lui qui est vif, sent les coups pour tacler, et s’applique à la relance.

Vincent (2-/5) : a galéré à trouver ses marques, à droite en première mi-temps, ou en électron libre en deuxième période.
-> Remplacé par Bakir, pour passer l’équipe à deux attaquants… à la 89e minute. Tardif.

Bosetti (2/5) : beaucoup d’envie, à l’image de la première frappe où il récupère le ballon au milieu de terrain est à la conclusion en tirant. Sorti à la mi-temps.
-> Remplacé par Etinof (2-/5) qui a beaucoup tenté et… n’a pas eu une grande réussite, dira-t-on poliment ; en tenant compte du fait qu’il a beaucoup raté, mais donc beaucoup tenté d’apporter quelque chose à une équipe à la dérive.

Danic (2/5) : malheureusement l’équipe était dans une sale soirée, où elle s’est retrouvée menée et à vouloir faire la différence sur des accélérations à la wanagain à domicile… alors qu’avec ses 37 ans, il est plus utile pour créer des décalages à la passe, et le faisait bien en première mi-temps.

Verdier (2/5) : s’est démené comme toujours, a été le principal artisan pour faire gonfler le nombre de tirs de son équipe, mais s’est précipité quelques fois… On prend en compte le fait qu’il est l’avant-centre d’une équipe qui n’arrivait pas à amener le ballon dans la surface adverse.

 

Le comité Frantix
@FrantixLeBasser, qui vous aime comme un ami.

Frantix Le Basser

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