Laval – Tours (1-0) : La ButàLaval Académie voulait juste gagner

LE CONTEXTE : Laval – Tours. Ca aurait dû être un parfum de Ligue 2, le genre de match éventuellement intéressant à suivre pour les névrosés de football semi-pro, presque une vitrine pour la Ligue 3 française (une vitrine diffusée sur Foot+… Qui a Foot+ sérieusement ?). Il n’en fût rien. Parce que Laval restait sur trois défaites et voulait juste gagner sans se soucier de la manière. Et que Tours est plus proche d’une deuxième descente d’affilée que d’une remontée.

LES PÉLERINS :

Cinq défenseurs, deux milieux défensifs… et après on ne sait pas comment mettre les trois devant.

LE MÂCHE :
On l’a déjà dit et répété, mais c’est la seule chose à retenir : Laval voulait juste gagner ce match. Pour stopper sa série de trois défaites. Pour remonter sur le podium (oui, si vous avez manqué les derniers épisodes, le leader intouchable est en train de tomber du podium). Pour se rassurer aussi un peu avant le déplacement périlleux à Rodez. Et surtout, pour éviter de chercher un nouvel entraîneur entre Noël et le Nouvel An, après avoir maintenu sa confiance à un coach qui n’a jamais gagné sur le banc. 

Alors la tactique est des plus simples : bétonner à sept joueurs défensifs (cinq défenseurs + deux n°6) et tenter de trouver du lien avec les trois meilleurs joueurs offensifs disponibles. Un 5-3-2 plus qu’un 3-4-3, pour une équipe qui a bien plus balancé que chercher à monter son bloc par une variation de jeu entre les côtés et l’axe, face à une équipe tourangelle dépourvue de confiance mais qui a failli en retrouver… et tant pis pour les 3 600 spectateurs (et disons 200 téléspectateurs) venus se les geler ! Tant pis pour le football !

Le bus lavallois : plus rien à foutre de produire du jeu, on veut quitter au plus vite ce championnat !

Mais le plan ciccoliniesque a failli vite totalement foirer, sur des tirs de Lobry (12′) et Stevance (16′) heureusement non cadrés. Le plan a un peu foiré quand même puisque le coach a expliqué préféré jouer à trois centraux que deux centraux gauchers parce qu’il paraît que c’est hyper compliqué d’avoir trop de gauchers en défense… Mais quand Perrot s’est blessé juste avant la mi-temps, on s’est retrouvé avec une défense à quatre gauchers (Mabussi, Dembele, Scaramozzino, Bouhours) et un rinconier (Rincon).

Rincon (à propos de qui on esquivera toute analyse des hors-jeux couverts, de ses relances en touche et de son manque de flegme qui lui a valu un carton jaune pour avoir marché sur un adversaire alors que le ballon était sorti en touche)… qui a amené l’unique but du match ! En sollicitant un une-deux avec Cissé, pour un centre sur la droite où Etinof veut laisser passer mais touche légèrement le ballon du genou, et permet à Bosetti d’envoyer un tir imparable (56′) : LAVAL 1, TOURS 0 !

Rincon accélère à droite et échappe à la défense tourangelle.

Voilà, vous pouvez vous rassoir, il ne se passera rien d’autres. Cissé (60′) et Verdier (64′) manquent la balle de break face à Elana (oui, il est rendu à Tours et son crâne me rappelle que je n’ai pas pris mon chocolat dans le calendrier de l’Avent ce matin). Tours pousse forcément un peu mais n’égalisera pas, malgré une acrobatie de Tshibumbu complètement oublié par la défense (70′). Le Mans accroché à Sannois-Saint-Gratien, Chambly et Rodez ayant des matchs en retard, Laval redevient co-leader de National ! Au prix d’un schéma ultra-défensif, cinq cartons jaunes et une occasion convertie sur trois. Malheureusement, ça n’encourage pas à vouloir produire du football.

LE RÉSUMÉ VIDÉO :


LES NOTES :

Bouet (2+/5) : Bah euh… Pas de but encaissé… Mais pas trop de tirs cadrés tourangeaux non plus. Une belle sortie kamikaze sur un coup-franc vite joué à la 50′.

Perrot (2+/5) : Dommage qu’il prenne ce tampon avant la mi-temps car, s’il apportait peu offensivement, il verrouillait bien son côté. Et quand il est sorti, Bouhours a été moins bon.
-> Remplacé par Mabussi (46′ ; 2+/5) : comme Perrot, peu en vue offensivement, mais solide derrière et c’était ça le bail du soir.

Rincon (3/5) : Force est de constater que cette montée, ce une-deux et ce centre amenant le but font oublier/douter de toutes ses lacunes vues par ailleurs…

Dembele (2+/5) : Le patron de la muraille défensive, un peu des allures de moniteurs de colo par moment pour aligner et concentrer tout le monde…

Scaramozzino (3/5) : Repositionné dans l’axe, solide, mais aussi quelques apports bien sentis sur le côté gauche.

Bouhours (3/5) : Le seul véritable danger latéral des Lavallois, surtout à gauche en première mi-temps. Passé à droite en deuxième période pour calmer le lutin Bayard.

Cissé (2+/5) : L’impression qu’il pêche parfois par manque d’expérience, donc de sérénité, mais il sent parfaitement le coup sur le une-deux du but avec Rincon.
-> Obbadi (75′) : un plaisir de le revoir, avec toute son expérience, son toucher de balle… Même si sa première passe a été une saucisse.

Makhedjouf (3/5) : ce schéma l’a régalé et il a régalé : présent pour aider ses cinq défenseurs, il a été la plaque tournante du jeu au sol et dans les transversales, le tout saupoudré de deux-trois roulettes/talonnades bien senties. Le foie gras d’une soirée sur le thème du pathé.

Etinof (2+/5) : Il a eu du mal à trouver sa place entre le milieu et l’attaque dans ce schéma offensivement incompréhensible. Mais il se replaçait bien au milieu et a été plus percutant en deuxième mi-temps.

Verdier (2/5) : Ca a été dur pour les attaquants de savoir où se placer, quoi faire… Ils n’ont peut-être pas gêné beaucoup la défense tourangelle. Mais ils ont aussi chercher à marquer quelques fois, ça reste leur rôle.

Bosetti (3/5) : Beaucoup (m’)ont parlé d’une faible utilité pour gêner la relance tourangelle. Je veux bien vous croire. Mais si ce n’est pas lui qui marque, qui le ferait ? Et sans ce but, ce match reste nul dans le contenu et pas gagné.
-> Danic (77′) : est rentré densifier le milieu de terrain.

RDV encore jeudi soir, encore sur Foot+, pour le choc au sommet Rodez-Laval. On (ne) vous promet rien.


Le comité Frantix
@FrantixLeBasser, blessé au genou gauche.

Frantix Le Basser

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