Marseille Consolat – Laval (2-2) : La ButàLaval Académie a les yeux qui disent

LE CONTEXTE : Laval en est à cinq victoires consécutives avant de se déplacer à Marseille Consolat. Revenus à la troisième place (avec des matchs d’avance et en même temps en retard, c’est trop compliqué ce National à 17 clubs, merci Bastia), les Lavallois se déplacent à Marseille (pas celui qui met des patates dans le vestiaire à la fin du match, ou alors qui le fait sans caméra vu qu’on est en National). A Marseille Consolat, bordure d’autoroute et Mamadou Niang qui clope en tribune.

LES PÉLERINS : Hautbois – Mendes, Ba (cap), Dembele, Scaramozzino – Mayela, Espinosa, Makhedouf (Dabo, 79′), Etinof – Etshimi, Bosetti (Ndilu, 84′). Non entrés : Lembet (g), Perrot, Zéoula. Le même onze que lors de la dernière victoire : pour la première fois coach Manuel Pirès ne change pas l’équipe qui gagne…

 

LE MACHE :
Laval ça commence par la même lettre et ça rime grosso-modo avec Lomepal (un rappeur qui a percé en 2017 et que Frantix écoute en toutes circonstances). Ca explique peut-être pourquoi on a eu du mal à trouver un vrai rythme régulier au match des tangos, un peu comme dans les chansons de ce bon vieux Antoine Valentinelli (le vrai nom de Lomepal, je l’ai appris dans On n’est pas couché samedi soir)…

Bref, début de match assez haché, où Laval a du mal à gérer l’impact, Makhedjouf. ramassant un carton  jaune après trois minutes.  Côté marseillais, on mise sur un bloc bas bien en place et sur les courses folles de Mendy (de son prénom Neupocossek ; ça fait vachement pseudo de rappeur badant aussi) qui tente deux tirs non cadrés (4e et 20e). Du côté de Laval, la première situation vient d’un débordement… d’Alioune Ba, le défenseur central de 1m90 et 90kg (15e) ; on a déjà perdu tout contrôle de la rationalité. Grâce à un arrêt d’Hautbois sur un coup-franc de Sergio (28e), le score est de 0-0 à la mi-temps. Je vous dirais bien que Laval a fait une bonne première mi-temps… « MES YEUX DISENT LE CONTRAIRE ! » (comme dirait Lomepal).

En début de seconde période, on atteint rapidement le point de non retour de la rationalité : excentré au poteau de corner, Espinosa (gaucher) expédie un missile de l’extérieur du pied droit dans les filets d’Aïssi, pas très inspiré sur le coup, MARSEILLE 0, LAVAL 1 (56e) ! Laval est à deux doigts de directement tuer le game sur un centre de Mayela repris par Bosetti, mais le ballon vient caresser le poteau (61e). Regrettable. D’autant que sur un long ballon de Barillon, le d’habitude serein et irréprochable Dembele se fait surprendre par Ignou Ba qui égalise (1-1, 74e). « Enchanté, Ibnou Ba, je brise les rêves et les coeurs, mais j’ai un bon fond promis… » aurait-il pu remixer.

Le score de parité est alors plutôt logique. Mais de la même façon que quand t’es en galère tu peux profiter/abuser de la meuf la plus bourrée de la soirée quand elle ne tient plus debout (ce qui on le rappelle, n’est pas bien, nous on le fait pas évidemment), Laval va mettre la pression sur le pauvre gardien marseillais Aïssi (« ne tient plus debout », « Aïssi »… vous l’avez ?). Bosetti presse le pauvre goal marseillais qui rate son dégagement : Bosetti fait alors une Speedy Gonzalez pour empêcher la balle de sortir en touche, et sert Etinof qui conclut comme au five d’un enchaînement supersonique ; MARSEILLE 1, LAVAL 2 (1-2, 79e). Tout a été beaucoup trop vite (aucune blague facile là-dessus) pour Marseille. Laval reprend le dessus, au score et psychologiquement : on rêve alors de ne pas prendre de but, et si possible d’en remettre un. Mais « tu n’auras jamais ces deux choses Antoine » (Bécane)

Laval semble avoir « tout dans la queue, y a plus de sang dans la tête » (Malaise) et va craquer dans le temps additionnel sur une nouvelle attaque rapide, conclue par Ibnou Ba (2-2, 90+2e). En étant proche de tout perdre puisque la dernière balle de match est pour Marseille, mais Hautbois sort un double arrêt plutôt utile (90+4e). Match nul forcément un peu décevant à Consolat… mais Laval se consolera. Les yeux disent pas forcément le contraire, vu que Grenoble, Red Star et Rodez ont eux perdu.

Quand ta série de victoires s’arrête sur un but à la 92e minute.

Au classement, Laval glisse à la quatrième place et laisse la surprenante équipe de Béziers monter sur le podium. Mais l’aventure continue, on bade un coup sur du Lomepal et on repart de plus belle : prochain match vendredi contre Avranches (en National on s’en fiche de la trêve internationale, pas de repos pour les braves).

 

LE RÉSUMÉ VIDÉO :

 

 

LES NOTES :

Hautbois (3+/5) :
Deux buts encaissés, mais au final si on n’en prend que deux, c’est parce qu’il a retardé le premier et empêché le troisième.

Mendes (2+/5) :
On le connaît tellement bon en 2018 qu’on peut dire que ça a été moins bien… mais il fait la touche du 0-1 quand même.

Ba (3/5) :
Solide défensivement, il a perturbé l’adversaire (mais aussi ses coéquipiers) avec son déboulé au quart d’heure de jeu.

Dembélé (3-/5) :
De la même façon que ça fait bizarre mais faut s’habituer la première fois que ta copine lâche une flatulence, on l’a vu lobé sur l’égalisation.

Scaramozzino (2+/5) :
A semblé plutôt à l’aise dans ce match riches en contacts.

Mayela (2/5) :
Milieu droit ce n’est pas son poste de base. Il y a parfois fais de supers trucs, cette fois moyen…

Espinosa (4/5) :
J’étais déjà assez fan de son impact au milieu, alors si en plus il met des buts à la Olivier Atone : « oups il m’a touché dans le coeur ! Ayayaya ! « 

Makhedjouf (2/5) :
Mal rentré dans ce match, averti après trois minutes. Il arrive, il prend un jaune : grand respect de la tradition pastaga locale.

Etinof (3/5) :
« Quand tu te laisses aller, laisse-toi aller, laisse-toi aller, laisse-toi aller… » (Danse, Lomepal). Et quand il se laisse aller, il marque.

Etshimi (2/5) :
A livré un joli duel athlétique avec la défense centrale marseillaise, mais en ayant du mal à s’y imposer.

Bosetti (2+/5) :
On ne l’a pas forcément beaucoup vu, mais il est tout près de tuer le match, et provoque le deuxième but avec son abnégation (+2 pour le joli mot placé, je devrais écrire des chansons aussi).

 

Le comité Frantix
@FrantixLeBasser, feat Lomepal.

Frantix Le Basser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.