La Lens académie note Le Mans FC-RC Lens (1-2)

- Lens -
Comment passer (sobre) de « On est à 15 minutes d’une accession en L1 » à « Lens va au Mans en ouverture de cette nouvelle saison de L2 »?

Et bien c’est très simple, on ne peut pas. De ce fait : on a picolé tout ce début d’été. Car il ne faut pas se mentir, être passé à 2 doigts de serrer la plus belle meuf du bahut en étant vêtu toute l’année comme un pouilleux qui écoute Brassens et fume de l’Amsterdamer, c’est dur. Mais c’est le jeu.

Bien évidemment, la fanbase lensoise a été insupportable durant tous les playoffs, après les playoffs, avant le mercato, pendant le mercato et restera pénible jusqu’à minimum fin septembre. Question de tradition. A cette date, le fan de Lens pourra tirer un premier bilan sportif et choisir :
– continuer à casser les couilles à tout ce que Twitter et FB comptent d’amateurs de foot. Ou de Lens.
– ou ranger au fond d’un tiroir notre amour propre pour quelques heures encore. Après 10 ans en L2, on n’est plus à 9 mois près.

Et pourquoi picole t-on me demanderiez-vous?
Et bien, déjà parce qu’il fait chaud, et qu’on n’a pas trop l’habitude nous. Ensuite par tradition (on est Lens tout de même…) et amour d’une activité récréative aux vertus sociales et relationnelles reconnues. Enfin parce qu’allez dans la Sarthe a jeun, en juillet, ça ne se fait simplement pas. La dernière personne à avoir fait cette erreur est François Fillon, et on voit où ça l’a mené.

Jean Paul Sarthe - Lens
Parfaitement calée entre ces 3 hauts-lieux de la connerie humaine que sont la Bretagne, la Normandie et Paris : La Sarthe.

Contexte.

Bah c’est la reprise. Lens est un peu dans la peau de l’élève qui n’a strictement rien branlé l’an dernier, et qui s’est retrouvé miraculeusement aux rattrapages avec une moyenne de 5 toute l’année. Alors certes, échouer à 9.9, c’est un peu la lose. Ça nous a aussi valu la détestation de tous ceux qui ne sont pas allés auxdits rattrapages alors qu’ils avaient bossé toute l’année, eux, ces Troyens, quels cons… Mais tout Lens s’est pris au jeu et au final, le groupe en sort grandi.

Un groupe qui voit son lot de nouveaux joueurs débarquer, ses nouveaux maillots vider nos portefeuilles de pauvres supporters smicardo-dépensiers et, moins drôle, de nouvelles « villes moyennes de province » à visiter.

Jean-Louis « légende » Leca.

Sans se la jouer arrogant, Lens joue clairement la montée cette année, avec un effectif qui s’est bien renforcé. Faudra évidemment compter avec les habitués de la lutte à la promotion. Les rétrogradés Caen et Guingamp. Les piliers de bar Lorient, Le Havre, Troyes, (et nous, donc). Et la surprise annuelle du « promu qui nous passe tranquillement devant la gueule« , type Amiens ». (Voire du club qui fait la saison de la décennie, genre Sochaux, Nancy ou Valenciennes.)

Sur le pré.

Et bien ma foi un effectif lensois qui a de l’allure sur le papier. On a conservé Gillet, Taraht (pour l’instant), Fortés, Gomis. Le gros Mesloub est là aussi. Et on a recruté, une fois n’est pas coutume, plutôt efficacement.

Exit Centonze, Bellegarde et Sagnan, retour dans leurs pénates des lofteurs en prêt Kyei, Bencharki, (Ambrose aussi, ce qui est plus emmerdant) et fin de contrat, ô miracle, pour Markovic, qui aura donc cachetonné toute l’année pour jouer 5 minutes en amical en octobre…

Côté arrivées, Cahuzac et Pérez arrivent gratos, Robail et Sotoca pour 3 fois rien, et petit plus pour bien faire rager nos voisins, Mauricio complète une pré-saison rondement menée. On ajoute à ça Madri, qui va bien finir par courir 30 minutes sans se cramer une guibole, 2-3 prêts sur lesquels on n’a rien à perdre (Costa (Lages), Valencia (Millionarios) et on a un effectif de 15-18 mecs plutôt complet et une escouade offensive qui peut faire très mal. Reste à voir comment ça s’anime.

Markovic - Lens
Archives :
Philip Markovic, full highlights 2018.

En face.

Retour en pro des Sarthois, passé du MUC au Mans FC, mais toujours vêtus d’une tunique aux couleurs extrêmement bien choisies, qui comptent remettre un peu de vie dans une MMArena qui leur a tant porté la poisse depuis qu’ils y jouent. En ce qui concerne les joueurs, j’en connais pas un. Mais comme dans toute équipe de L2, t’as un Diarra, un Touré ou un Thuram. Pour ceux que ça intéresse : le dép’ de l’intérieur.

Leur dernière victoire en pro : contre Lens...
Qui peut s’assoir à la table du Mans et dire qu’il a connu un type meilleur que Régis Beunardeau dans son club?

Le môtch

Une reprise un samedi après midi de juillet, c’est forcément un peu désarmant. Les mecs ont 0 réflexe collectif, les mojitos enquillés sur la Costa del Sol ou à Tomorrow land sont encore lourds à déplacer et ça respire une sérénité toute relative.

C’est sans trop de surprise que les locaux prennent l’ascendant en début de match et rentrent aux vestiaires avec un pion d’avance. L’œuvre de Moussiti-Oko, sur une spéciale L2 : placement poucave de la défense, contrôle moisi qui prend le défenseur par surprise, frappe « je regarde même pas, sur un malentendu elle rentre ». Qui rentre.

C’est très moyen côté S&O, physiquement et techniquement. Cacedédi à Costa, qui nous fait un début de match que n’aurait pas renié le Marco Ramos de la grande époque et à notre défense en générale, peu rassurante.
Devant, c’est pas non plus la folie : 1 frappe cadrée en 45 minutes, par Gomis : c’est light.

En seconde période, PM recadre un peu son monde. C’est à dire qu’on joue juste 10 m plus haut et qu’on court. Vincensini nous évite le second face à Diarra, Gillet dégage en catastrophe un ballon chaud, le temps d’arriver à la 60e. Les Manceaux sont cramés, Gillet met la main sur le métronome et le banc va faire la diff’.

Feuille de match
La classe est studieuse, concentrée sur l’objectif, quoi que certains élèves ont du mal à trouver leur place.

Montanier rentre Banza et Mounir « tss tss » Chouiar alors que les latéraux sarthois n’en peuvent plus et subissent les montées artésiennes, par Costa, Mauricio et Banza. Coaching gagnant pour PM : Sotoca égalise sur un second ballon dans la surface, victorieux d’un duel gagné à la hargne. Puis Banza de servir Chouiar très proprement dans les 8m, au milieu de défenseurs physiquement au bout de leur vie.

Lens ouvre donc la saison par une victoire attendue chez un promu, après un match qu’on qualifiera de match de reprise. Une mi-temps en bois à subir la fougue des Manceaux. Une mi-temps maitrisée et plus en phase avec les ambitions affichées.

Les gôrs.

  • Vincensini : 3.
    A eu le mérite de ne pas découper son défenseur central ni ne rater un contrôle dans ses 6m. Du mieux donc spar rapport à notre dernier match officiel.
  • Costa : 1.
    Il nous a bien fait flipper en première période, combinant la vitesse de course de Fabien Laurenti et la science du placement de Yohann Démont. C’était mieux en seconde période, avec un apport offensif substantiel.
  • Fortés : 2.
    Pas serein, on sent qu’il flippe encore à chaque ballon aérien de se prendre son gardien sur le coin de la gueule.
  • Sene : 2.
    Jeune et pas spécialement là pour être titulaire, il fait un match très moyen, mais a le mérite de ne pas faire une connerie qui nous coûte la victoire.
  • Michelin : 2.
    Comme Costa, mais en un peu moins mauvais.
  • Gillet : 4.
    Mangé en 1e période, comme toute l’équipe, par l’énergie mancelle, il a pris le tempo en main à l’heure de jeu. Et on n’a pas plus revu les Manceaux.
  • Pérez : 3.
    Bien mais pas top.
  • Robail : 3.
    Mouais.
  • Mauricio : 4.
    Prometteur sans être pour l’instant la terreur annoncée.
  • Sotoca : 4.
    will be soon known as « Le Pagis de l’Artois« .
  • Gomis : 3.
    Placé en pointe, là où il devrait toujours être, il connaîtra des matches plus faciles quand ça combinera mieux derrière lui.
Man of the match
L’homme du match côté lensois
  • Banza : 4.
    S’il joue le jeu à fond, il va être vraiment pénible dans ce rôle de super-sub.
  • Chouiar : 4.
    Un bel appel, une belle course, un bien beau plat du pied – sérénité. Comme quoi la simplicité…
  • Cahuzac : NN

Bonus :

Attention piège : on joue en noir et vert.

Et maintenant?

Premier test dès vendredi à Lens, avec la réception d’une de nos bêtes noires et du premier gros morceau de la saison : Guingamp.

@R_Direktor

R_Direktor, dit Luissette

Chômeur, pédophile, consanguin, mais aussi alcoolique et drogué. Il n’est exclu que j’ai, un soir d’ivresse, fait des cochonneries avec ta maman et ta sœur. Ou les miennes, je ne sais plus. Un seul credo : « Ma main dans la gueule, ma bite sur ton front »

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