Brest – Reims (2-1) La Penn Ar Bed Académie a recruté

Salut les amis, on est de retour pour un nouveau numéro de l’amour est dans le Francis le Blé.
Je suis peu actif ces derniers temps par manque cruel d’espace dans mon planning de ministre (Sans étiquette) et avec le décalage horaire je ne peux voir les matchs qu’en différé, je les rattrape par bouts parce que c’est assez peu fiable de consulter une sfrbox à distance manifestement.

Là c’était un lundi, le lundi j’ai congés et j’en suis bien heureux, je me serais bouffé les couilles de voir ce match en différé. Entre temps, quelqu’un a répondu à mon appel pour redonner un peu de vie à cet espace de rêve qu’est la Penn Ar Bed Académie. Faut voir les conditions qu’on a chez Horsjeu.net aussi. On a pas de baby dans l’open space par contre.

On a pas d’open space d’ailleurs. C’est donc avec grand plaisir que je vous introduis Thibault avant que ce soit gros membre n°2 qui s’en charge. Il n’a pas souhaité se trouver un surnom. Vous pouvez lui en suggérer en commentaires si vous voulez. Tout ce qui va suivre est donc de lui, ou presque, je vais m’asseoir sur sa base solide (oui Thibault a une grosse bite, pour ceux ou celles qui sont intéressés) pour y caler quelques notes en italique et quelques liens explicatifs.

Avant-match :

Affronter le Stade de Reims, c’est toujours l’occasion de se remémorer l’affaire qui secoua, les mots sont pesés, le football français lors de la saison 2008-2009 de Ligue 2. Un match aller remporté sur le terrain juridique ; une victoire large et plutôt étrange à Vannes dans la dernière ligne droite (cœur sur Michel Jestin) ; et, au bout du compte, la descente en National de Reims en lieu et place du Stade Brestois, selon certains. Un soin, Luis Fernandez ?

Assez parlé du passé, les deux équipes en sont de toute façon au même point des années plus tard. Sauf que, cette fois, Brest et Reims semblent se disputer une place en Ligue 1 et non pas en National.

Vous noterez l’utilisation du verbe « sembler », parce que, comme on le sait tous, tout est possible dans le football. Et peu importe finalement si le Stade (Brestois, bien sûr) ne joue pas la montée jusqu’au bout, la saison étant déjà réussie sur le plan des émotions. C’est tout de même avec la larme à l’œil qu’on constate l’absence d’Il Capitano. Bruno Grougi > Francesco Totti, en passant. Sinon, rien de particulier à signaler, compo sans surprises de Furlan (#BelieveInJM).

Le Match :

Dès la première minute de jeu, petit aperçu de ce à quoi ressemblera le match : Pelé file seul au but après avoir intercepté une passe adverse de Jeanvier mais trouve le moyen de ne pas cadrer. Flotte comme un papillon, pique ton ballon à côté du but.

Reims maîtrise assez bien ce début de match, sans pour autant se procurer des occasions franches. Quand le vent tourne, en fin de mi-temps, Brest se montre beaucoup plus dangereux que son adversaire. Un coup-franc de Battocchio, repoussé par Carrasso (pas celui que vous croivez), revient dans les pieds de Maupay qui marque. Le but est refusé pour un hors-jeu de position de Faussurier. Quelques minutes plus tard, sur un débordement de Belaud, Lavigne trouve l’équerre d’une frappe sans contrôle à l’entrée de la surface.

Mi-temps, 0-0, et déjà pas mal d’actes manqués (yé-héhé-héhé-héhéhéhéhé).

Même scénario au retour des vestiaires : domination brestoise, manque d’efficacité. Maupay, notamment, a l’occasion d’ouvrir le score mais Carrasso (toujours pas celui que vous croivez) veille. Dans la foulée, Reims marque sur un corner délivré par Diego « Jul » Rigonato pour Jeanvier. On joue la 68e, c’est très dur, mais ça fait 1-0 pour l’autre Stade. C’est le moment choisi par JM pour passer en 4-4-2, en faisant rentrer Monrose à la place de Coeff. Choix payant, comme souvent, puisque Battocchio remet les équipes à égalité sur ce qui ne semblait pas être l’occasion brestoise la plus franche de la rencontre. Un peu de réussite, donc, sur cette frappe contrée par Jeanvier qui lobe Carrasso (non, non, toujours pas celui que vous croivez).

Il reste une dizaine de minutes pour pousser, et c’est peu avant le temps additionnel que Maupay, encore lui, vient inscrire son 6e but de la saison sur un corner magnifiquement frappé par Labidi. « Quel pied, quel pied, oh putain », comme disait l’autre. 2-1, c’est plié. Brest a Furlan, Reims a Der Zakarian. Et sur le terrain, ça s’est vu.

Bonus glissade : tout le monde est concerné et le staff s’amuse (Denis le Saint et JM Furlan n’en sont pas ces vieux aux genoux fragiles) allez y c’est par (merci footbrest.fr) 

Comme vous avez pu le voir, on a encore fini la rencontre très fort, je tiens à souligner le gros travail de notre préparateur physique. Après quelques années d’errements, on semble toucher du doigts le professionnalisme de ce côté. Pas certain qu’on tienne ce rythme sur l’année longue, mais pour l’instant, l’endurance permet de compenser le manque clair de densité physique des titulaires. On perd pas pour autant tant que ça de duel, ça se joue sur l’envie et l’engagement.
En témoigne le super tacle de Faussurier au milieu du terrain, après le 2-1 pour arrêter une contre attaque, on est là, du début  à la fin.

Et il reste de l’énergie en fin de match. Merci JM Louarn et www.foot29.com pour la belle photo

Les Joueurs:

Hartock 3/5 : pas grand chose à dire, si ce n’est qu’il concède un but imparable sur la seule véritable occasion adverse de la partie.

Pas mieux, il est fusillé aux 6m, elle lui arrive dessus on hurle à l’arrêt réflexe magnifique, là elle se glisse sous lui, moins de réussite, mais rien à faire.

Nganioni 3/5 : deux bons matchs de suite. Si, si.

C’est concentré, appliqué, toujours des difficultés dans son placement défensif (2 situations sur ce match) mais c’était propre sinon. Offensivement c’était timide, mais je préfère ça que de le voir se promener n’importe où et qu’il laisse son côté ouvert. Pour le moment. N’a pas pu combiner beaucoup avec Pelé qui a du mal a lâcher son ballon.

Diallo 4/5 : « Je fais que du sale sur Periscope ». Sur le terrain aussi, donc.

Quelqu’un a des nouvelles de Vieux Yaya Sané ? C’est pour lui rire au nez. N’hésite pas à faire quelques mètres avec le ballon et s’avancer quand il a de l’espace pour franchir la première ligne. C’est mieux pour lui car il se rapproche pour faire une passe courte (sur les longues il est moins à l’aise) et pour nous car ça donne de la vitesse au jeu. A une bonne lecture du jeu.

Castan 3/5 : combo « je file un corner, je me fais manger sur le duel, but ». Malgré ça, quelle classe.

C’est 2/5 pour moi, t’as pas le droit de laisser le gars tout seul comme ça dans ta zone sur un corner sans même essayer de le gêner. Surtout quand t’es à l’origine de la connerie. Enfin bon, dans le jeu c’est quand même propre et il a pu intercepter quelques passes dans le dos (téléphonées) en étant bien placé.

Belaud 3/5 : propre, comme toujours. C’est Madame qui doit être contente.

Pareil.

Coeff 3/5 : pas encore aussi essentiel que la bière du (presque) même nom.

Toujours quelques balles perdues étrangement, des passes de 15-20m directement dans les pieds adverses alors qu’il n’a pas de pression sur lui.

Battocchio 3/5 : c’est notre branleur magnifique à nous.

Oui faudrait voir à être un peu plus actif dans le jeu, l’intérêt de se faire oublier c’est quand on surgit à un moment donné, pas que tes partenaires tombent aussi dans le piège.

Faussurier 4/5 : le cœur et les poumons de l’équipe. Oui, tout ça à la fois.

Pas loin du 5, surtout pour son tacle qui m’a fait exploser à la fin du match. Il a été à l’initiative du renouveau brestois après une phase de domination rémoise entre la 10eet la 30e. Furlan l’a fait remonter d’un cran pour mettre plus de pression sur les milieux ce que n’arrivait pas à faire Battochio. Ils ont perdus tous leurs ballons à la suite et on a remis le pied dessus. POUR LEUR METTRE LE FEU.

Lavigne 3/5 : après Orléans, Reims. Les poteaux semblent carrés, mais seulement contre lui.

Ça va finir par rentrer, mais si la finition était là, il n’aurait jamais foutu les pieds à Le Blé.

Pelé 3/5 : toutes ces occasions, aucune au fond. Dommage Bryan.

Lâche ta putain de balle. Il s’est promené, les visiteurs n’ont vu que son cul, mais n’ont qu’à attendre qu’il oublie de faire sa passe pour la récupérer… Faut être plus propre, lever la tête.

Maupay 4/5 : le Maupay show, une fois de plus.

Nilmo sous son maillot allemand favori

Les Remplaçants :

Labidi (Lavigne 64e) : comme d’habitude, il rentre pour caser une passe dé sur corner (coucou Valenciennes). Machiavélique comme dans Dragon Ball.

Monrose (Coeff 73e) : bonne entrée en jeu, mais l’essentiel est ailleurs. Quelle classe au mic’ : « c’est un passement de jambes, sur le beat (il) flambe ».

Perez (Maupay 92e): a permis à Maupay de jouir d’une ovation. Altruiste.

Mèch Tuyot

Plus à l'Ouest qu'Alex Dupont Stade Brestois Vive le Leon Libre.

2 commentaires

  1. Bienvenue Thibault. Merci à Mèch pour tout.
    PS Coëff ( ou presque ) a la pression, je sais j’en ai déjà torché plus d’une.

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