Lille-Montpellier (2-1) : la Paillade Académie reprend les voitures

I know it was you, Fredo. You broke my heart.


Je ne crois pas qu’il en rougisse, le traître. Ou alors en privé, ce qui ne servirait à rien à part lui donner des couleurs. Je ne crois pas qu’il se sente coupable. Ou alors un peu, comme l’amant qui s’extirpe en douce au petit matin, heureux d’avoir baisé.

Car tu nous as bien baisés, tu le sais. Je ne dis pas ton nom pour commencer à ne plus te donner d’existence. Mais tu nous a baisés. Brisé le cœur. Qui se réparera vite, soit dit en passant. Pour ne pas trop donner d’importance à ta petite personne, veule et cauteleuse. Pour arriver à oublier.

Mais pas pardonner, sois en sûr. Et puis, pardonner quoi ? C’est ridicule, de se faire baiser comme ça. Par un coutumier du fait, qu’on croyait guéri mais non. Qui nous a emberlificotés de belles paroles, remplies d’amour, de promesses de fidélité, d’engagement physique et de leadership inspirant. Quelle honte finalement, de gâcher tout cela par un départ aussi sec que cruel. On voit bien à ton empressement que tu n’es que vénalité. Tes mots sont autant de bourrasques de tramontane sur la cité qui t’a accueilli en croyant que tu étais son avenir, son berger pour des cimes confinant aux cieux.

Mais, rien de tout ça. Parce que tu as choisi ce qui finalement te portait depuis tout ce temps, malgré tes cajoleries. L’argent. L’Europe ? La logique voudrait que tu la joues la saison prochaine (si tu ne reçois pas une autre offre entretemps qui agite la calculatrice qui te sert de cerveau). Mais cette saison, tu seras comme nous, comme ceux que tu as baisés. La promesse d’une meilleure équipe ? Aucun poids face à l’amour, la force que nous te donnions.

Alors il faudra sûrement se tourner vers le coach et le président, qui ont leur responsabilité, j’en suis persuadé. Qui ont fait des sorties sans finesse ni intelligence dans la presse, et sûrement fait autant en interne. Mais là n’est pas la question ni le temps. Car eux sont là.

Tu nous as bien baisés. Il n’y aura ni amnésie, ni compromis, ni nuance, ni pardon. Traditore.


Les notes :

Bertaud (2/5) : encore sur l’autoroute des vacances pour rater autant de sorties.

Cozza (3/5) : il commence à aimer ce poste et on commence à l’y aimer.

Sakho (2/5) : trois pas en avant, et le trou d’air.

Thuler (2/5) : des promesses, d’aube ou de crépuscule, à voir.

Sambia (1/5) : plus remarqué une fois son rouge pris qu’avant.

Chotard (2/5) : tant de balles perdues qu’on aurait cru à un règlement de comptes.

Ferri (3/5) : pas mal cette nouvelle recrue.

Savanier (2/5) : c’est toi le taulier maintenant, force à toi ma canaille.

Mollet (1/5) : mouais.

Laborde (3/5) : renard chenapan.

Mavididi (3/5) : faire un neuf avec un pas trop vieux.


Entrés en jeu :

Souquet pas trop, Ristic accroche, Wahi n’aime pas la pagaille et Estève pense à Roberto.


Le bisou vigneron (sauf au traître),

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

3 commentaires

  1. Grandiose, comme d’habitude ! A la différence de l’autre merde de traitre, qui transpire 1 milliard de fois plus de sueur que d’intelligence

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