Metz – Monaco (3-0) : La Metz Que Un Club Académie prend le Prince en J2

Moien les enfants de la haute,

A tous les mercato-sceptiques, les constipés du trognon, les encéphalogrammes plats, les disciples des « matchs de préparation ratés », les cracheurs de fiel, les partisans de la consternation, les amateurs complotistes, les supporters du FC Chouinerie, les chevaliers de la sinistrose, les sacrosaint-symphourien, les désabusés de la vie grenat, on vous emmerde. Allez vous faire traire le vier.

Oui, la Metz Que Un Club Académie est de retour en Liguain, et elle compte bien y rester.

N’en déplaise à tous ceux qui ne veulent pas y croire, à ceux qui jurent notre chute, qui espèrent notre déchéance. Le projet Grenat met les pieds où il veut, et c’est dans la gueule de la ConforUber Ligue. Et ce projet, c’est celui de la continuité. C’est la volonté assumée de démontrer qu’un groupe triomphant à l’ombre de la Ligue 2 en a d’assez grosses pour avoir sa place au soleil.

Pas de chambardements dans l’effectif donc. Les leaders conservés, les espoirs confirmés, et quelques touches correctives pour renforcer un groupe qui n’a qu’une envie, s’autoriser un peu de rêverie. Et les arrivées de Centonze (qui va nous donner autant de raison de l’aimer), N’Doram (suivi depuis qu’il a sept ans et demi), Cabit (le T ne se prononce pas) et Ambrose (parait-il fort de fruit) vont dans ce sens. Car pourquoi changer une équipe qui gagne et qui a l’air de s’éclater ensemble ? Même Nguette, pourtant en fin de contrat, a prolongé l’aventure avec ses potes Boulaya et Gakpa. On est si bien ensemble.

Si le calendrier de notre premier mois de bagarre en ConforUber Ligue pouvait faire trembler quelques fesses, c’est au forceps et avec de grosses gonades que le point du nul a été accroché en territoire cigogne. Et c’est un Monaco malade et pourtant pas si lointain demi-finaliste de Coupe d’Europe qui se présente pour la première de la saison dans la forteresse Saint-Symphorien.


2e journée : Metz – Monaco

Sans donc trop savoir à quoi s’attendre face à un opposant enrichi dans la semaine de Ben Yedder, Vincent Hognon envoie sur le pré un onze déterminé à arracher les têtes princières avec les dents, dans notre 4-3-3 le plus usité possible.


Metz Que Un Match :

La pluie et les tambours sont battants dans un Saint-Symph’ chauffé à blanc, et pourtant orphelin de sa Sud. Et la première banderille ne se fait pas attendre et aurait pu enflammer les débats si Badiashile n’est pas là pour sauver sur sa ligne une tentative de Diallo qui venait de se faire Lecomte (3e). Il n’a pas fallu longtemps non plus pour constater les premiers gargarismes de la VAR chez nous. Un ballon de Sunzu détourné par le bras de Glik donnera de l’ampleur aux nouvelles règles arbitrales qui veulent siffler dès que quelqu’un se tripote dans une surface. Il n’en déplait évidement pas à Sweet Habib Diallo, qui convertit avec réussite son 12e pénalty sur ses 12 dernières tentatives, 1-0 (11e).

L’entame est excellente, les Grenats disciplinés et généreux. Et le néo-monégasque Aguilar s’essaiera à rompre l’enthousiasme et la jambe de Nguette, ce qui n’est clairement pas au gout de l’arbitre qui n’hésite pas une seule seconde et sort le carton rouquin (38e). Le jeu s’ouvre et s’écarte comme les jambes des demoiselles en vitrine des quartiers d’Amsterdam, permettant à ce même Opa de servir un bonbon à Boulaya en pleine surface, mais la frappe ira maladroitement accrocher les tribunes plutôt que le but adverse (45e).

C’est un 1-0 qui sent bon la sérénité et la testostérone à la mi-temps. Le Metz Que Un Club a été aussi inquiété qu’un politicien français en fonction durant ce premier acte.

La seconde manche viendra rhabiller les visiteurs pour de bon. Au départ d’un coup franc de Cohade, c’est un cafouillage dans la surface qui permet à Double Sweet Habib Diallo de durcir la mise, 2-0 (53e). La fête du slip, jusque là superbe, devient totale. Puisque c’est notre vaillant Capitaine Courage, tout de chauverie et de décontraction, qui viendra enfin trouver ce chemin des filets qui l’a tant fuit la saison passée. A l’origine d’un centre de Centonze mal renvoyé par la défense, Dieu Cohade ne se pose pas de question et envoie la lourde tâcher un peu plus le slip de Lecomte, 3-0 (67e).

Le score n’évoluera plus, en dépit des efforts de Niane, Fofana ou Ambrose, tous trois très proches d’y aller de leur petit coup de bonheur mais contrecarré par Lecomte, et grâce à la vigilance d’Oukidja qui sortira les rares tentatives rouges et blanches.

Et il faut régulièrement jeter un coup d’oeil au tableau d’affichage pour s’assurer que oui, on est en train d’étaler une maestria dans la tronche d’un Monaco maladif, et qu’il s’agit bien de la réalité et non d’un rêve humide.

Réalisé sans trucage.

Quatre points en deux matchs quand les sceptiques juraient qu’on boufferaient déjà les pissenlits par la racine. Ce qui laisse toute la latitude de voir arriver le prochain déplacement à Angers avec l’appétit d’un promu ragaillardi.


Metz Que des Notes :

Oukidja, 5/5 :
Très peu inquiété, le flying ninja champion de la CAN a eu tout le loisir d’exhorter ses collègues sur le pré et de sortir les tentatives adverses éculées. Top 1 sur Fortnite et sur le terrain.

Delaine, 5/5 :
Ligue 2 ou Ligue 1, aucune différence pour Thomas. On a le meilleur latéral gauche du championnat.

Sunzu, 5/5 :
On n’est peut-être pas passé loin d’un penalty concédé en première période, mais la facilité avec laquelle il a bloqué les offensifs adverses est un bonheur. Stoppila Gandalf.

Boye, 5/5 :
Cette intervention phénoménale en toute fin de match est à l’image de son match, propre.

Centonze, 5/5 :
Vous en connaissez beaucoup vous, des gars à qui il faut seulement une mi-temps contre Strasbourg pour se faire à la Ligue 1 ?

Maïga, 5/5 :
Ratisser, définition : Prendre, ramasser entièrement ce qui se trouve quelque part. Exemple : Habib Maïga.
Remplacé par Fofana (74e), 5/5 : On bouffe le milieu adverse avec la simplicité d’un passage de relais entre Maïga et Fofana.

Angban, 5/5 :
Golovin est entré sur le terrain avec la réputation de prometteur russe créatif. Il l’a quitté avec celle de blonde peroxydée.

Cohade, 6/5 :
Le bonheur, c’est simple comme un but de Renaud Cohade. L’exemple, le patron, le Dieu, Papa. On t’aime Capitaine.

Nguette, 5/5 :
Coupé par Aguilar, décalé pour les autres.
Remplacé par Niane (73e), 5/5 : A deux doigts de pousser le ballon au fond sur la tentative d’Ambrose, le compteur d’Ibou ne devrait plus tarder à se débloquer.

Boulaya, 5/5 :
Il détonne dans un rôle défensif qu’on ne lui connaissait que trop peu, il a quand même entrepris beaucoup et ne mérite pas les sifflets reçus. Si son manqué avait connu une issue plus favorable, il aurait fermé bien des gueules.
Remplacé par Ambrose (87e), non noté : A quelques encablures de gonfler le score lui aussi, je suis sur qu’il aura bientôt une part du gâteau.

Diallo, 10/5 :
Clore le débat des sceptiques sur son efficacité en Ligue 1 par trois buts en deux matchs, c’est ce qu’Habib fait de mieux. Et s’il en met quatre, c’est pareil.

Oui, tout le monde a au moins 5/5, et alors ?

Immense plaisir que de voir ce FC proposer un tel niveau de jeu en Ligue 1 dans un Saint-Symphorien en fusion, ce qui donne un certain espoir concernant la suite de l’aventure. Point d’enflammade de l’appareil reproducteur propre à la gonorrhée, il nous faut simplement profiter. Profiter de ces moments de bonheur fugace, et porteur de rêves inavoués d’un maintien abordable.


Et sinon :

  • En attendant les matchs de ce dimanche, ne regardez pas ce classement où Metz est 3e. Cela pourrait causer des dysfonctionnements cardiaques et autre orgasmes incontrôlés.
  • Pour toujours plus de Metz Que Un Club exubérant, votre serviteur est sur le Touiteur. Généralement ivre de bonheur, de bière ou de folie.
  • Et si vous êtes de passage sur la capitale (celle de la France, pas celle de la Lorraine) et que vous êtes supporters ou sympathisants du FC, ne pas hésiter à me contacter pour venir trinquer au QG Messin à l’occasion des jours de matchs.

Klass & Deuch

Klass & Deuch

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

Un commentaire

  1. je ne me cautionnerai jamais le mode de fonctionnement de Serin cela fait plus de dix ans qu il nous mène en bateau avec ses beaux discours on connaît les résultats alors pourquoi continuer à lui faire confiance ? vous pouvez inscrire mon adresse mail j assume mes écrits à l inverse de beaucoup

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