Metz – Montpellier (2-0) : La Metz Que Un Club Académie respire encore

Cheick Cheick Cheick

Cheick Cheick Cheick

Cheick Diabaatéééé ! Cheick Diabaaaatéééé !!

 

Moien les Raoudis*,

Humeur Mosellane du moment

Profitons de cette première Metz Que Un Club Académie de 2017 pour vous souhaiter une belle et heureuse année. Et surtout la santé, car c’est important la santé. De la réussite dans vos projets, un peu de chance car il en faut, du bonheur pour chacun d’entre vous et votre club. Et puis de l’amour, car il n’y a rien de plus beau que l’amour dans la…

Ta gueule.

Non, en 2017, la Metz Que Un Club Académie ne changera pas. Telle est sa résolution. Elle demeurera résolument cynique, pas vraiment toujours à l’heure, déterminée à repeindre vos murs, vos coeurs et vos gonzesses en Grenat. Et toujours à la limite du footballistiquement correct. La Metz Que Un Club Académie vous souhaite du sang, de la chique, les trois points et le maintien. Et le moins de diarrhée possible.

 

Place au football. 2017 a démarré sous des auspices intéressants, avec les signatures d’un Fallou Diagne de retour à ses premiers amours et du légendaire Cheick Diabaté, porté par tous les supporters de France qui aiment la vie et le football sale mais efficace. En disgrâce en Allemagne et en Turquie, les deux forces de la nature noire viennent ajouter de la testostérone par palette de douze dans le jeu Messin. Ces deux entrées témoignent d’une rare mais néanmoins appréciable intelligence des dirigeants, passés rapidement à l’action pour renforcer la meute aux points faibles sus et connus de tous.

Seulement le karma négatif d’Hinschberger reviendra rapidement au galop et poussera Diabaté sur le flanc en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Grosbliederstroff, pour rejoindre une infirmerie pleine comme une tribune ouverte #OhWait.

Nous ne nous étendrons pas sur le non match de Coupe de France mené à Lens, où l’équipe B des U11 de Metz n’a que trop peu rivalisé pour rentrer au pays avec un 0-2 contre une Ligue 2 et des espoirs d’épopée en Coupe meurtris. On pourrait en dire plus sur la sortie en Coupe de la Ligue sur le terrain princier du PSG, que la presse nationale a décrit comme une solide résistance, notamment pour la première du Kawaï Shima dans les cages, qui n’empêchera toutefois pas Thiago Silva d’y aller de son doublé. Et l’on pourrait s’attarder un peu plus encore sur ce choc des extrêmes, le déplacement d’un dernier famélique chez un leader Niçois affamé. Nombreux, initiés comme néophytes, auraient pu parier sur un viol à l’étalage, et pourtant… Les observateurs Twittos se sont avancés, il s’agirait là du match le plus abouti défensivement depuis le début de la saison, pour un résultat nul et vierge qui fait presque du bien à la confiance.

 

21e journée, Metz – Montpellier

Le calendrier choisit de nous envoyer une Paillade en pleine panade. Fort d’un Président qui décharge son fusil à étron sur chaque intervenant de son club, et orphelin de l’un de ses meilleurs artilleurs depuis le départ de Sanson pour « l’OM Champions Project », les Montpelliérains arrivent pour révéler la forme du Metz Que Un Club. Une victoire servirait à prolonger le contrat de Philou Hinsch pour l’éternité, le promouvant au grade de Chevalier de St-Symphorien et donnant son nom à une aire d’autoroute entre La Maxe et Woippy. Une défaite poussant le tabouret de ses illusions, serrant la corde de ses discours alambiqués autour de son petit cou d’infâme traitre guitariste anarchiste de merde.

 

Erding et Jouffre dans le groupe, pour la première fois depuis 1937. Sans Assou-Ekotto par contre, puni pour être resté jusqu’à la fin du générique de son film. Un entrejeu Diagne-Philipps qui nous place quelque part entre l’Apocalypse et la Renaissance, Cohade en lieu et place attendue, et Cheick Diabaté en pointe, pour le bonheur des dames et des Bordelaises.

 

Le match : 

La police du ciel eut fort à faire au-dessus de St-Symph’ tant les hélicobites furent légions durant ces 45 premières minutes. Le Metz Que Un Club, en place et solide, sérieux et appliqué a multiplié les ogives sur la cage sudiste. Diabaté, Cohade puis Mollet de volée viendront chauffer les petits coeurs Grenats. Et c’est dès la 14e minute que le fabuleux, l’extraordinaire, le sexy en diable Cheick Diabaté vient mettre tous les pacemakers au diapason. Cohade, déterminé à distribuer de l’amour, s’écarte côté droit et va chercher 1m94 de force pure seule au second poteau, qui n’a plus qu’à placer sa tête et faire chavirer le Peuple Elu. Cheick Diabaté 1-0 Montpellier (14e).

Les visiteurs ont à peine le temps de se remettre de la première vague, que la déferlante malienne vient frapper à nouveau. D’un corner amoureusement botté, Renaud Statham trouve « Cheick sans limites » qui s’y prend à deux fois pour doubler la mise, et décupler le nombre d’enfants baptisés Cheick en Moselle. Cheick Diabaté 2-0 Montpellier (19e). 

St-Symph’ est déjà converti

Et voilà le FC Metz dans une position inhabituelle d’équipe menant logiquement et devant gérer son score, challenge inhabituel. Hilton sonnera le réveil Montpelliérain d’une frappe non cadrée, Didillon viendra ensuite faire grincer des slips sur une sortie beaucoup trop hasardeuse mais sans conséquence. Plus rien à se mettre sous la dent jusqu’à la mi-temps, si ce n’est une frappe fragile de Balliu échouant sur les terrains d’entrainement de l’autre côté de l’autoroute.

La seconde période ouvrira un bal de la saucisse dantesque, qui verra se multiplier les incursions sudistes sans pour autant porter un véritable danger. Tout laissait effectivement penser que 9 heures de jeux et 4 327 corners plus loin, le score n’aurait pas évolué, tant la maladresse des attaquants était criante. Car ce n’est pas la défense des locaux qui brillait par sa solidité, Milan multipliant les galettes et Balliu bouffant l’herbe régulièrement. Les entrées successives de Jouffre puis d’Erding n’apportèrent pas l’allant voulu, et c’est avec les fesses bringuebalantes mais réjouies que les Messins pouvaient signer la première victoire à domicile depuis fin aout. Une vive libération.

 

Metz Que Des Notes : 

Didillon (3/5) : Seconde clean sheet consécutif pour Didillon, bien mis en valeur par la maladresse adverse. Pourvu que ça dure.

Signorino (3+/5) : Un vrai bon match de la part de la blonde vétéran, gâché par une blessure au col du fémur en fin de match. Putain de prothèse chinoise.

Falette (3+/5) : Dieu sait où on serait sans les interventions décisives de l’ancien Brestois. Dans les entrailles de la Ligue 1 sans doute.

Milan (3/5) : C’est pas niveau Ligue 1, mais ça fonctionne.

Balliu (3/5) : La petite feuille de salade espagnole s’est bien fait tancer, mais a quand même su montrer quelques apports offensifs intéressants. Djoriv au panier.

Philipps (2/5) : Il fait le minimum. Et c’est pas plus mal, car quand il en fait plus, il se plante. Qu’on l’envoie en stage chez Goldman Sachs, il y sera plus utile.

Diagne (3/5) : Moins en vue qu’après son énorme match contre Nice, son acharnement au pressing fait plaisir à voir. A confirmer en améliorant les transitions avec l’attaque.

Nguette (2-/5) : Encore sous la malédiction de Patrick Montel, Opa Gouette se demande ce qu’il fout là. Et nous aussi. Rendez nous Opa Nguette, le vrai, celui qui fait des roulettes.

Remplacé par Jouffre (non noté), 60e : Sympa de le revoir sur le pré, mais assez transparent tant toute l’équipe ramait à ce moment du match. 

Cohade (4/5) : Un superbe match, dans une position qui lui convient parfaitement. Il a trouvé les décalages et sa nouvelle tour de contrôle en première mi-temps, avant de s’éteindre comme tout le monde en seconde.

Mollet (3/5) : Actif et disponible, le Roux manie bien son ballon et a fait son match. Un titulaire de plus en plus indiscutable.

Diabaté (4+/5) : Vingt minutes pour convertir le Temple St-Symphorien au Diabatisme. C’est beau, grand, fort, musclé, ça répand l’amour pendant et après le match. Lancez une cagnotte Leetchi pour lever l’option d’achat les enfants.

Remplacé par Erding (non noté), 69e : Le retour du Mev’, qui comme Jouffre, n’apportera rien qu’un peu de sourire. On a hâte de voir sa doublette avec Cheick piétiner la Ligue 1. 

45 minutes de plaisir, 45 minutes d’analité. Un match à deux vitesse qui prolonge l’espérance de vie d’Hinschberger. A confirmer en déplacement chez les Angevins le weekend prochain, pour un match couperet comme on les aime.

Kast & Deuch

* Afin de satisfaire le complot Luxembourgo-reptilien, votre serviteur glissera de temps à autre quelques bribes de patois local. Car il faut bien que les intérêts sur ses dividendes donnent quelque chose. Et puis un peu de culture inutile, ça ne vous fera jamais de mal. Ici, il s’agit simplement de vous saluer, bande de chenapans (raoudis). 

Que vous soyez Républicains ou Démocrates, Communiste ou Débile, n’oubliez pas de voter. Car voter n’est pas un droit, c’est un devoir. Le futur dépend de vous, les Van Nobel vous attendent.

Et pour prolonger le plaisir :

 – Votre serviteur est sur le Touiteur, suivez le et parlez en à votre psy.

Klass & Deuch

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

2 commentaires

  1. Vous voilà maintenant en possession de l’arme Sans Limite… mon petit cœur en forme de scapulaire oscille entre jalousie ou rancœur, de voir notre Perpétuel porter un autre maillot, et la joie, l’engouement pour vos couleurs même, maintenant que vous avez ramené l’Incommensurable devant les caméras de France. Votre avenir est désormais radieux, chaque match auquel va participer l’Omnipotent va être une fête. Vous allez rire, vous congratuler, chanter dans sa lumière… Je le sais en l’écrivant, tel Golum devant l’anneau, je souffre au fond de moi de voir d’autres personnes jouir du Merveilleux. Prenez-en soin.

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